Ex-Æquo

  • Monasphère

    Catherine Redelsperger

    • Ex-æquo
    • 9 Février 2021

    En 2118, la communauté écologique expérimentale de Monasphère est tombée dans l'oubli. C'était sans compter sur Niko, réparateur de caméras de jeux de reality show qui va bouleverser l'équilibre de la géode...
    « Le Futur doit être dangereux. »
    Sur l'île Sainte-Hélène encerclée par le fleuve Saint-Laurent, Monasphère abrite une communauté expérimentale écologique, fondée sur des rites et légendes inspirés par la vie de Jeanne Mance.
    En un siècle, les règles du jeu sont devenues des règles de vie.
    De l'autre côté du fleuve, dans la ville de Montréal, les règles de vie sont devenues des règles de jeu.
    De part et d'autre de la frontière, matérialisée par une épaisse couche de pollution, deux mondes figés coexistent dans l'ignorance l'un de l'autre.
    Ils ont en commun le refus des crises, la peur du changement et la peur d'autrui.
    Un jour, sur l'île, une panne survient.
    Ses habitants découvriront ensemble le salut par le déséquilibre.
    Découvrez ce roman d'anticipation qui fait le lien entre notre destinée et celle des habitant de Monasphère...

  • La rose oubliée

    Alexandre Geoffroy

    • Ex-æquo
    • 30 Janvier 2017

    Quand on traque le Diable, jusqu'où faut-il aller ?
    Quand le Diable en personne vous a choisie, faisant de vous sa petite poupée, que feriez-vous si vous parveniez à vous échapper?? Mélanie, elle, a décidé de revenir en Enfer et de détruire ces hommes, ces démons qui ont volé et souillé son enfance. Mais quand on traque le Diable, jusqu'où faut-il aller?? Maintenant, imaginez un instant que celui-ci ait changé de visage...?
    Plongez dans thriller haletant et découvrez le parcours de Mélanie, qui retourne en Enfer pour détruire ceux qui ont souillé son enfance.
    EXTRAIT
    Après quelques pas fragiles dans les cailloux, elle s'écroula dans l'herbe, sur un petit talus, surplombant parfaitement la scène de crime. Renversée sur le dos, elle tâcha de reprendre son souffle, carbonisé par l'effort violent qu'elle avait dû accomplir, puis elle fixa le ciel, étoilé pour un soir.
    Elle y vit un signe, le signe de sa victoire. De sa revanche conquise au prix fort. Et pour se féliciter, elle s'alluma une cigarette, bien méritée. Elle pompa sur le petit cylindre de papier avec une profonde inspiration, s'étirant ainsi de tout son long sur le sol humide et glacé, sa tête plantée en arrière profitant de cette fraîcheur inespérée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alexandre Geoffroy est diplômé de l'École Hôtelière de Bordeaux, ancien restaurateur dans le Lot-et-Garonne, il est aujourd'hui exilé au Pays basque, partageant son temps entre l'amour de la gastronomie, et l'écriture du Noir.
    Son premier roman, Les Roses Volées, paru en 2014 aux Éditions Ex Aequo, a remporté le Prix du « Balai de la Découverte 2015 », Meilleur Premier Roman - Concierge Masqué.
    La Rose oubliée est un thriller sombre et éprouvant, dont vous ne ressortirez pas indemne.

  • Désordres

    Jonathan Gillot

    • Ex-æquo
    • 30 Janvier 2017

    Parachuté dans une ville de province pour couvrir un fait divers, Quentin Viessenthal, journaliste sans ambition, va vite regretter sa venue...
    La cité, peu à peu privée de ses autorités morales et politiques, va devenir la proie d'une puissante organisation qui n'a que la barbarie pour moyen et la domination pour fin.
    Faisant preuve de lâcheté ou de courage, de dédain ou de sacrifice, Quentin se trouvera au milieu d'un désastre comme l'Histoire sait parfois en produire : une République au bord de l'abîme, des monstres engendrés par la violence de la vie, des innocents enchaînés par centaines. En fin de compte, des lendemains qui déchantent, dans une ville qui déjante.
    Avec ses compagnons d'infortune, il devra rivaliser d'ingéniosité pour sauver une ville, qui pourrait un jour être la vôtre.
    Un thriller apocalyptique haletant et criant de réalisme. 
    EXTRAIT
    Romuald Fréquot sentait les gouttes de sueur perler sur son large front. L'ennui, avec l'électronique artisanale, était qu'un petit défaut pouvait facilement changer la donne. Bien sûr, les tests effectués avec des dispositifs similaires avaient toujours donné un résultat conforme aux attentes. Toutefois, il restait l'appréhension du jour J. En tant que technicien gazier, il était officiellement intervenu pour une visite de routine et, avec le conseil qui se déroulait en ce moment même, personne n'avait porté attention à ses allées et venues. Pour preuve, l'agent d'accueil avait même omis de lui demander l'habituel récépissé de visite d'entretien. Il songea que, plus tard, ce serait toujours un indice en moins.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce roman singulier fait d'éléments personnels et d'une plume engagée absorberont tout un chacun dans une lecture effrénée. - Rose Azaidj Bonafin, Culturebox
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jonathan Gillot, 29 ans, est né en Haute-Marne, à Chaumont. Il a toujours été passionné par l'astronomie et la physique, et a suivi un long cursus qui s'est terminé en 2013 avec l'obtention d'un doctorat de physique. Il a entamé la rédaction de cet ouvrage vers la fin de sa thèse. Le goût de l'écriture est venu pendant la composition de son manuscrit de doctorat et, à ce titre, il pense être l'un des très rares doctorants au monde qui ait trouvé agréable la rédaction de sa thèse ! Dorénavant, ayant terminé ses études, il a pour objectif de poursuivre ses recherches en physique tout en entamant une carrière d'écrivain.

  • L'aube du diable

    Arnaud Zuck

    Un récit glaçant qui décrit les évènements qu'une paroisse a connus en 1956.
    1956. L'Église catholique découvre, révulsée, le crime de sang hors norme commis par l'un des siens, jeune curé d'une trentaine d'années. Revivez de l'intérieur ce drame humain authentique et bouleversant, enfin romancé !
    Jeune prêtre charismatique au charme inimitable, l'abbé Henri Breger, est vénéré par ses fidèles. Avec son style moderne, il réveille, dans une presque idylle, la vie de la paroisse encore meurtrie par les récentes blessures de la guerre achevée une décennie auparavant. Mais... dans l'ombre de son dévouement, entre les prônes et les confessions, le rock'n'roll et les fêtes du village, le père Henri partage avec ses paroissiennes éperdues bien d'autres plaisirs.
    Pris à son propre piège, l'abbé va s'acharner à étouffer un secret qui le dévore, susceptible de le conduire à sa perte... Il s'apprête à commettre l'horreur insoutenable, proche de le mener à l'échafaud.
    L'Aube du diable ravive, dans ses moindres détails, un souvenir déchirant qui continue de glacer le sang, 65 ans après. On assiste, impuissant, à la dérive de la raison jusqu'à l'éclosion du mal...
    Plongez-vous dans ce roman, à cheval entre la fiction et le fait divers et comprenez enfin ce qu'il s'est réellement passé en 1956.

  • Les roses volées

    Alexandre Geoffroy

    • Ex-æquo
    • 20 Février 2017

    Un homme à la recherche du meurtrier de sa fille.
    Un soir de pluie glaciale à Biarritz, un homme recherche le meurtrier de sa petite fille. Cloîtré dans sa voiture, avec une bouteille de vodka pour seule compagnie, ce père se demande s'il sera capable d'ôter la vie à celui qui a détruit sa famille. Une chasse à l'homme désespérée, un face à face gluant, où chaque round plonge Paul toujours plus profond dans la folie. La sienne et celle des autres...
    Découvrez un thriller haletant et suivez le parcours de Paul, un homme désespéré qui sera plongé toujours plus profond dans la folie, la sienne et celle des autres.
    EXTRAIT
    Me suis éveillé, enfin, échoué dans cette maudite bagnole. Pas la peine de checker : mal de crâne, ébloui, assoiffé.
    La même gueule de bois depuis des mois. Peut-être même une année. Je coule toujours plus profond, ancré à un énorme rocher. Pas moyen de savoir quand sera la fin. Que je la rejoigne enfin.
    Ciel d'hiver, vent incessant et pluie glaciale, pas de doute le mois de février tient ses promesses. Et ici, à Biarritz, dans le magnifique quartier de l'hôtel du Palais, à minuit c'est le no man's land. Les restaurants saisonniers sont bouclés comme des tombeaux, leurs terrasses pleines l'été ressemblent ce soir à un cimetière de chaises. Pas même une vieille dame pour promener son cabot. À croire que les petits chiens, ici plus qu'ailleurs, ont une plus grosse vessie, de quoi tenir jusqu'au matin.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alexandre Geoffroy est issu d'une famille de restaurateurs, diplômé de l'École Hôtelière de Bordeaux, il a marché dans les pas de ses parents en ouvrant son propre restaurant à Agen. Une première vie courte, mais passionnante, qui sera le décor de son premier roman.
    Aujourd'hui, à 37 ans, il vit au Pays Basque. En grand fondu de Polars, l'idée originale a mûri dans son esprit pendant des années ; avant qu'il ne libère et prenne le temps de figer sur le papier cette histoire brute, éprouvante et viscérale.

  • L'envol du flamand rose

    Jerôme Idelon

    • Ex-æquo
    • 9 Février 2021

    Théo, dix ans, orphelin de père, n'a plus que Rose, sa mère pour grandir. Il l'adore au point d'accepter d'entrer dans son monde, à mille lieues de celui que nous connaissons tous...
    Devant le regard innocent et amoureux de son fils, Rose plonge petit a` petit dans la folie qui la dévore. Atteinte de bipolarité sévère, elle change peu à peu de réalité, arrange la sienne, fantasque et excentrique. Pour supporter la maladie de sa me`re, The´o, dix ans, se protège en composant avec les maux de Rose. Il va alors l'accompagner dans ses phases de démence, embrasser son extravagance et suivre chacune de ses danses. Il déploiera des trésors d'inventivité, d'humour et de tendresse pour aider sa mère à contenir sa folie. Cependant, un jour, des adultes en costume voudront savoir pourquoi il y a tant de rires, de bruits et de larmes dans leur monde. Effrayée à l'idée que Théo soit coupé du sien, Rose prendra une décision qui aura raison de leur royaume.
    En délaissant les jouets de son âge pour jouer avec les mots, Théo nous entraîne dans un univers mêlant poésie et surréalisme. Grâce à son âme d'enfant, son histoire, pourtant dramatique, deviendra au fil des pages aussi légère que sa plume.
    Plongez dans un monde onirique où les roses ne fanent jamais.
    Cette histoire vous arrachera le coeur, vous bouleversera, vous amusera. Tout y est : la tendresse, l'humour, la peur, l'amour inconditionnel, la tragédie...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Avec les mots d'un petit garçon pour décrire les douleurs des adultes, Jérôme Idelon nous dépeint un univers que les yeux d'enfant rendent carrollien. Si Alice a pleuré au point de presque se noyer dans ses larmes, Théo ne pleure pas. Pas souvent. Moi par contre... Comme Alice, j'ai débordé. de détresse, de joie, de ces éclats de sentiments bruts brillants comme les plumes des oiseaux. L'auteur raconte avec un talent extraordinaire, une plume incroyablement juste et précise, la maladie, la mort, la folie à travers le prisme étincelant de l'enfance, quand tout est magique, quand tout est possible pour peu qu'on y croit. - GabrielKevlec, Babelio
    On est transporté dès les premières pages par un tourbillon de folie, un vent d'allégresse teinté de larmes, qu'un petit garçon débordant d'amour pour sa maman essaie de contenir.
    A mi chemin entre "En attendant Bojangles" et "La vie devant soi", cette épopée fabuleuse, bouleversante et pleine de tendresse, où l'on se demande sans cesse quand cette folie cessera d'être douce, nous fait voyager hors du temps et de la normalité, sur un chemin créé uniquement par l'amour d'une maman pour son fils. - Alisouuu, Babelio
    J'y ai retrouvé du Musso et du Boris Vian... mais avec une fraicheur et une simplicité qui fait du bien. Pas besoin de démêler des intrigues compliquées pour commencer à se faire plaisir, se retrouver les larmes aux yeux ou à rire aux éclats.
    L'auteur joue avec les mots et les émotions pour nous faire découvrir une histoire touchante, à la fois sombre et lumineuse, quel bonheur!
    Ouvrage poétique, astucieux et brillant, je recommande vivement. - Bruno78, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR

  • Un roman historique d'aventure où vengeances et secrets se mêlent faisant monter la pression.
    Mars 1652
    Au milieu du XVIIe siècle, Alexandre d'Embrelat, un jeune homme d'à peine dix-huit ans, se met en tête de retrouver les mercenaires qui ont assassiné son grand-père et son père dix ans plus tôt.
    Sachant bien qu'il ne peut conduire sa quête seul, il forme un équipage aussi hétéroclite que complémentaire. Ensemble, ils devront découvrir les activités secrètes de son aïeul avant de se confronter aux arcanes de la politique menée par le Cardinal Mazarin. La Fronde, avec ses intrigues, complots et autres conjurations, refait surface et le jeune enquêteur risque de compromettre, par son enquête, la paix civile qui vient d'être conclue par le premier des ministres du tout jeune roi Louis XIV. Mais pour une raison qu'il ignore, le Cardinal décide de laisser Alexandre continuer ses investigations, au risque de faire remonter à la surface des secrets qu'il serait préférable de garder enfouis. Durant cette aventure, Alexandre devra faire preuve de sagesse, de ruse et d'habileté, épée en main. Ses amis seront là pour l'y aider, avec bienveillance, n'en doutons pas.
    Laissez-vous happer par les aventures d'Alexandre et de ses compagnons dans ce roman pleins de rebondissements !

  • Fécamp est mis sous cloche et coupé du reste du monde par une brume inquiétante...
    Une brume inquiétante envahit la côte d'albâtre. Fécamp et ses environs se retrouvent brutalement coupés du monde extérieur, comme mis sous cloche durant des jours, des semaines et des mois. La municipalité ne sait plus comment endiguer l'exode et la violence d'une population affamée. L'armée intervient mais ne peut empêcher les révoltes, les pillages et même les assassinats de notables.
    Jean-Mary, artiste peintre local, décide de fuir vers la Seine. En chemin il croisera des personnages surprenants puis une femme mystérieuse qui le ramènera au port.
    La brume obsédante semble vouloir nettoyer cette portion de terre, lessiver l'âme de ses habitants confrontés aux grands choix. Est-ce leur part d'ombre qui se cache au milieu des gouttelettes assassines ?
    A travers ce roman, découvrez comment les gouttelettes d'une brume obsédante fait ressortir la part d'ombre des habitants de Fécamp.
    EXTRAIT
    Il arriva à vive allure. À quelques mètres de la plage de galets, je pouvais maintenant me rendre compte qu'il ne s'agissait ni d'une vague géante ni d'un quelconque cyclone à l'horizontale. Haut d'une centaine de mètres, comme les falaises de craie, entonnoir géant ouvrant l'accès au port, il ressemblait à un mur obscur chargé de gouttelettes d'eau. Ce brouillard monstrueux s'approchait, oppressant, il touchait maintenant les escaliers de la digue. Je compris soudain mon erreur de ne pas avoir suivi le troupeau. Non seulement il me serait impossible de prendre la moindre photographie, mais ce nuage gigantesque qui s'apprêtait à recouvrir la ville me rendait soudain aveugle sous l'épaisseur de ses membres cotonneux qui me bandaient les yeux et enveloppaient mon corps de sa housse adipeuse et glaciale. M'agrippant à la statue de pierre, je me laissai dévorer par ce monstre humide et d'un coup, ne vis plus à un mètre de mes pieds. Je ne percevais absolument rien sinon le socle granitique et déformé de ma chère sculpture. Nous étions seuls sur la digue promenade, seuls dans le silence d'une nuit artificielle, engloutis à attendre la conclusion de ce cauchemar d'une fin d'après-midi estivale pas tout à fait comme les autres.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Rottier est depuis l'adolescence un passionné de l'écrit. D'abord travailleur social, son dernier métier sera d'occuper les fonctions de directeur des services municipaux de la ville de Fécamp sur le littoral normand.
    Après toutes ces années au service d'une population attachante, il gardera en mémoire bon nombre de témoignages et d'anecdotes qui nourriront son imaginaire. En retraite depuis 2015, il se consacre presque exclusivement à l'écriture et poursuit sa dissection des êtres d'une plume acérée et tendre. Dans ses livres, les paysages marins contribuent pour beaucoup à l'étrangeté des situations et à la complexité des relations humaines, comme si les marées et les tempêtes successives se chargeaient d'organiser la vie de ses personnages.

  • Rouge Baiser

    Benoît Herbet

    • Ex-æquo
    • 30 Janvier 2017

    Derrière le site « Rouge Baiser » se dissimulent Aurélie, Poppée, Cassiopée et Salomé. Ces quatre jeunes strasbourgeoises louent leurs charmes à des messieurs en manque de tendresse ou de passion.
    Un soir, l'une d'entre elles est assassinée par un meurtrier insaisissable que les médias ont baptisé Le Tueur aux dés. Les trois survivantes de « Rouge Baiser » se rendent alors à l'évidence. Le Tueur aux dés est un de leurs clients habituels !
    Tandis qu'elles s'engagent dans une course-poursuite hasardeuse, la liste des victimes s'allonge...
    EXTRAIT
    Il était une fois... Une jolie princesse. Princesse en son royaume, et reine dans les coeurs. Une princesse au corps idéal comme un printemps ensoleillé, doux comme un soleil d'été se couchant par-delà une mer chaude, et qui regardait son reflet dans le miroir.
    Miroir, joli miroir, dis-moi que j'ai l'air d'une pute...
    Et le miroir, complice, de lui renvoyer l'image qu'elle espérait.
    Miracle de l'union profane entre la viscose et l'élasthanne. Sa robe la serrait de partout. Sa robe était trop. Trop courte, couvrant à peine l'exquis rebond de ses fesses. Trop moulante, épousant sa silhouette jusqu'à se confondre avec son corps. Trop échancrée, comprimant et exhibant ses seins ronds.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après « L'ombre de la Chimère », « Rouge Baiser » est le deuxième roman de Benoit Herbet. Cette nouvelle intrigue, aux confins du thriller psychologique, du conte de fée moderne et du roman d'épouvante, vous emmènera bien plus loin qu'il vous est possible d'imaginer...

  • Les légions de Senghor

    Karfa Diallo

    • Ex-æquo
    • 5 Décembre 2017

    Un recueil de poèmes en hommage à l'un des plus grands poètes africains.
    Écrire pour Senghor, aujourd'hui, c'est écrire pour la rencontre souhaitée, rêvée, vécue avec l'Ancêtre.
    Écrire pour Senghor, se sortir du souvenir de tout ce qui obsède et rentrer au village.
    Écrire pour son Royaume d'enfance, quitter les formes et les couleurs d'aujourd'hui.
    Écrire pour rendre grâce à l'Ancêtre qui nous inspire ce que nous sommes aujourd'hui.
    Écrire pour déplier et étaler la mémoire des mots qui nous ont fait naître, qui nous enracine, nous ouvre.
    Écrire pour Senghor, rendre ses Légions autrement visibles dans notre regard actuel et dans celui des autres.
    À tous ceux qui gardent encore en mémoire, les temps de déportations, de fuites obligées, les temps d'exils et de changements imposés. Aux autres aussi qui regardent tous ces départs précipités. Aux nègres premiers !
    Dans ses poèmes doux-amers, Karfa Diallo fait vivre la mémoire à vif de l'Afrique.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Essayiste, activiste et poète, Karfa Diallo est né à Dakar en 1971 et réside à Bordeaux depuis 1996 où il a fondé l'Association Internationale Mémoires & Partages. Considéré par Jeune Afrique comme « le Sénégalais qui veut réveiller la conscience de Bordeaux », Karfa Diallo, depuis vingt-ans, travaille la mémoire oubliée de la négritude à travers des manifestations, des ouvrages et des expositions dont la dernière est Senghor, l'Africain Universel. Son premier recueil de poèmes, Matins noirs, essai poétique pour une nouvelle négritude, est publié en 2011.

  • Dans un dialogue émouvant, Jean-Marie Choffat nous raconte par petites touches et beaucoup de courage son combat contre la maladie.
    Le caractère profond d'un homme se révèle, parait-il, dans les situations les plus critiques de la vie. Confronté depuis plus de 20 ans à la maladie sous la forme d'un cancer rarissime qui ne lui laisse guère de répit, Jean-Marie Choffat a choisi dans cet ouvrage de dialoguer sur le thème de son existence.
    Cette conversation, lucide, sans subterfuge, nous divulgue la vie d'un homme passionné de montagne, combattant la maladie depuis de nombreuses années.
    Le récit anecdotique conduit à une analyse lucide, sorte de réflexion sur la condition humaine, où l'auteur s'est imposé de regarder la vie en face et d'envisager sa destinée avec sérénité, même dans ce qu'elle a de plus cruelle.
    Ainsi, l'alpinisme et l'escalade ne sont pas des activités sportives comme les autres : elles sont mode de vie et armes dans le combat que Jean-Marie doit livrer chaque jour.
    Au-delà de la maladie, cette dure réalité à laquelle chaque homme est confronté un jour ou l'autre dans sa chair ou celle de ses proches, il y a un nécessaire et un immense amour de la vie sans lequel il n'y aurait jamais eu de commencement.
    Au terme de son dialogue sur la vie et la mort, Jean-Marie nous invite à accepter, à vivre et à nous épanouir en célébrant la beauté du monde qui nous entoure.
    Rendons-lui grâce pour cette leçon de vie.
    Un témoignage fort et plein d'espoir sur le combat d'une vie.
    EXTRAIT
    La vie est tout de même bizarre. On la commence d'une certaine façon et l'on croit qu'elle va se poursuivre invariablement. Soudain survient un événement, une chose qui vous écrase, qui vous terrasse, qui vous meurtrit. Cela s'appelle le malheur.
    D'un seul coup, votre existence prend une autre route, une autre dimension. Des choses auxquelles vous ne pensiez pas deviennent primordiales et d'autres, qui faisaient l'essentiel de votre existence, paraissent dérisoires. En regardant derrière vous, vous vous reconnaissez, bien sûr, mais en même temps ce n'est plus tout à fait vous. Cette rude épreuve vous a mûri, transformé, durci sans doute. Comment aurais-je pu imaginer que, par un froid matin de décembre, il y a tout juste cinq ans, ma vie allait complètement basculer, que désormais il y aurait un avant et un après ?
    Rien assurément, ne me préparait à vivre le cauchemar de la maladie. Qui est prêt à vivre cela ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce livre m'a impressionné par la qualité du témoignage. - Patrick Poivre d'Arvor,Ex-Libris
    Son ouvrage ressemble fort, bien qu'il s'en défende, à une leçon de courage, d'amour de la vie. - Didier Joly, L'Est Républicain
    Un message qui fait du bien dans ces périodes d'incertitude. - Alain Roy, Le Pays de Franche-Comté
    C'est un combat qui force l'admiration. Uni à la montagne par un lien plus fort que tout... - Christian Neyrat, Le Dauphiné Libéré
    À PROPOS DES AUTEURS
    Né à Belfort, Jean-Marie Choffat est l'auteur de 1200 ascensions dont de nombreuses premières. Ancien vice-président du G.H.M, membre de l'Alpine Club, il est l'auteur d'une douzaine de livres dont beaucoup ont été primés.
    Haut-Savoyarde, Claudie Guimet est écrivain et pasteur en milieu carcéral, ainsi qu'auprès des personnes en fin de vie.

  • Le sang des uniformes

    Denis Leypold

    • Ex-æquo
    • 20 Février 2018

    Entre l'armée allemande et l'armée française, les jeunes Alsaciens doivent choisir...
    Ils sont issus d'une même famille originaire d'Alsace que la guerre de 1870 sépare et que celle de 1914 oppose.
    Henri, 19 ans, est soldat dans l'infanterie allemande. Comme plusieurs de ses camarades, il est natif d'une vallée des Vosges alsacienne et il sera opposé aux forces anglaises. Charles, qui a passé son enfance dans le Gard, est capitaine dans l'armée française. Chacun d'eux connaîtra la douloureuse expérience des champs de bataille, des aubes de fer, des pluies d'obus, de la fureur des engagements et de la fragilité de la vie.
    L'histoire romancée de leur vie, du Tonkin au Nord de la France, avec leurs pensées, leurs désirs blessés de fraternité et de partage avec tous les hommes, librement interprétée sur la base de souvenirs familiaux et d'archives, porte le témoignage d'une tragédie humaine et familiale qui n'est pas moins la conséquence revancharde de la guerre de 1870.
    Le récit poignant d'une famille alsacienne déchirée par la guerre.
    EXTRAIT
    Neuve-Chapelle, 1915
    Sous le ciel bas de ce matin glacé de février, deux formes allongées dans le lit marneux de la terre se dissimulaient derrière le parapet de la tranchée ainsi que des statuettes de glaise figées dans la rétine du temps. Elles semblaient tenir le monde au bout de leur fusil. Ne venaient-elles pas de surprendre un mouvement suspect, en face ? Une sensation pénétrante et mortifère de vulnérabilité venait les asservir, les saisissant dans sa gueule, les portant à concentrer toute leur attention sur un pauvre petit bout de terre ravagé, questionnant son relief crevé d'entonnoirs, leur trouble bondissant comme des couteaux dans la poitrine. Ces moments d'extrême tension usaient les hommes, les attachaient à la sécheresse des solitudes que pouvaient abreuver des déluges de fer, les emprisonnant dans leur attente.
    Mais tout tardait à venir, rien ne se passait, là, en face, rien ne se décidait, rien ne se redressait pour venir les frapper d'un redoutable coup de faux. Était-ce une feinte ? Alors, lentement, à force de ne rien entendre d'autre de plus ordinaire que le chant continu des tirs qui marchait sur l'horizon, on se mettait à porter devant soi le rêve fou d'espérance que les choses pourraient bien rester ainsi jusqu'à la fin de la guerre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Denis Leypold est docteur en histoire et responsable scientifique au Musée de minéralogie de l'Université de Strasbourg. Fils et petit-fils de forestier, il se passionne pour la nature, la poésie, la photographie, l'histoire et l'architecture médiévale, ainsi que pour l'écriture à laquelle il a consacré son premier roman Johann de Salm publié en 2013, et un ouvrage d'art Églises - Kirchen, voyage photographique - eine Fotoreise en 2014, puis Le manuscrit de Wittenberg ; L'écuyer noir en 2016 ; Le chant de Livia en 2017 chez Ex Aequo. Né en Alsace en 1953, il vit près de Strasbourg.

  • Une mystérieuse lettre, dont l'expéditeur est mort 40 ans plus tôt, échoue dans la boîte aux lettres de Pierre...
    C'est pour lui l'occasion de replonger dans son passé, d'évoquer son enfance pendant les frileuses années 50-60 et l'éblouissante histoire d'amour clandestine qu'il vécut avec Frédéric lorsqu'il était étudiant. Avec l'aide de Kate, une jeune Australienne qu'il héberge, il essaiera de résoudre l'énigme de ce déroutant message : qui a a pu le déposer chez lui ? Quelles sont les véritables circonstances de la mort de celui qu'il a tant aimé ? Outre les réflexions sur la vie, la mort, le droit à la différence, l'intégrisme religieux, le récit qui mêle émotion et rebondissements tient le lecteur en haleine jusqu'à la résolution finale pleine de surprises.
    Une enquête haletante qui évoque aussi des questions de société essentielles.
    EXTRAIT
    Bon, voilà, j'y suis devant ce maudit cahier que je viens d'acheter à Auchan, moi qui pourtant aime écrire, je me retrouve comme un imbécile devant cette première page blanche. Dieu sait que j'ai souvent essayé de repousser ce pensum, mais c'est une nécessité contre laquelle je renonce à présent de lutter. Elle s'est emparée de tout mon être et a balayé toutes les résistances que j'essayais de lui opposer. L'événement inexplicable et totalement incongru qui est venu perturber une vie dans laquelle j'avais cru pouvoir censurer définitivement le passé, vie que j'avais eu l'illusion de rendre sans aspérités, sans surprises, avec de petits bonheurs, disons plutôt de petits plaisirs sans conséquences et, pour le pire, quelques petites contrariétés sans gravité, en est la cause troublante.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Issu d'une famille d'enseignants, Jean-Luc Emmanuel Chassard est né en 1948 à Nancy où se déroule toute son enfance. Il poursuivra ses études secondaires et universitaires dans la capitale lorraine, avant d'exercer en tant que professeur de lettres classiques dans plusieurs établissements du sud de la France. À présent il se consacre à ses passions, la musique, c'est un brillant flûtiste, et l'écriture. Il est aussi l'auteur d'un roman policier Meurtre au collège largement inspiré de son expérience d'enseignant.

  • Face de lune

    Valérie Allam

    Quel est donc l'incroyable secret de Face-de-Lune ?
    Pavlos est un nouvel élève dans la classe de CP de Sébastien. On le surnomme Face-de-Lune. Il est un peu bizarre et dessine d'étranges schémas qui sont rapidement convoités par Quentin et sa bande du CM2. Sébastien et ses copains vont s'organiser pour protéger les dessins de Pavlos. Mais ils sont loin de se douter de l'incroyable secret de Face-de-Lune...
    Suivez les aventures de Quentin et sa bande, et découvrez un roman qui aborde des thèmes tels que l'amitié et le pouvoir !
    EXTRAIT
    Et qui se trouve tranquillement sur le toit de l'école ? Face-de-Lune ! Je ne l'aurais pas reconnu si la pâleur étrange de son visage ne ressortait pas autant sous le clair de lune. Il était là, debout à contempler la lune et on aurait dit qu'il lui causait comme à une vieille copine. Toni et moi, on le regardait sans rien dire (et j'avais même la chair de poule de le voir là-là-haut), mais nos deux chiens, eux, ne sont pas très discrets. Ils l'ont vite repéré et se sont mis à aboyer dans sa direction.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Valérie Allam est née à Paris en 1972 et vit aujourd'hui dans le Sud de la France où elle partage son temps entre l'écriture et son métier d'enseignante spécialisée. Face-de-Lune est son 3ème ouvrage pour la jeunesse.

  • Histoires d'une bête insaisissable.
    Lorsque Charles Perrault publia Le petit Chaperon Rouge en 1697, il était sans doute loin de se douter que son conte trouverait une forme de réalité près de 70 ans plus tard dans des attaques cruelles et féroces perpétrées par une bête insaisissable dans le Gévaudan entre 1764 et 1767. Les auteurs de Gévaudan - petites histoires de la grande bête sont tous deux spécialistes de cette tragédie et nous livrent ici une oeuvre singulière en choisissant de faire le récit du côté des victimes. Ils réalisent une enquête très complète et documentée sur les circonstances des attaques effroyables dont furent victimes les habitants de la région obligés de s'armer pour tenter de faire face et de se protéger maladroitement. Cet ouvrage est une sorte d'hommage à tous les enfants, femmes et hommes sauvagement mordus, voire tués par le monstre. On peut suivre son parcours sur le vaste territoire équivalent à l'actuel département de la Lozère et comprendre comment la Bête déjoua toutes les battues mises en oeuvre pour faire cesser ses actions. Cet ouvrage vous donnera peut-être envie d'aller sur place pour suivre les traces encore vivaces du passage de la Bête en chantant dans les bois « Loup y es-tu, que fais-tu ? »
    Découvrez une enquête très complète et documentée sur les circonstances des attaques effroyables dont furent victimes les habitants du Gévaudan entre 1764 et 1767.
    EXTRAIT
    N'ayant pas eu le temps d'en faire mention dans le procès-verbal, je vous supplie de vouloir bien m'envoyer un certificat particulier sur cette observation, joint aussi avec l'oeil droit et le côté représentant la même blessure qu'il a reçue de moi tant de la balle qu'il a à l'oeil que des postes. Je vous prie de trouver bon que je paye au peintre, au sculpteur ce tableau et toutes les dépenses concernant ce loup, et que j'aie l'honneur de vous en présenter un comme un hommage qui vous est si légitimement dû sur toutes les bontés dont vous m'avez bien voulu honorer, ce qui n'est pas étonnant, étant parent de mes plus chers bienfaiteurs.
    Ledit loup bien représenté tant par le sculpteur en bois, doit y prendre le contour de ce loup, au-dessus de la peau, et plus fort qu'il n'est, parce que quand la peau de ce loup sera passée en la posant sur ledit modèle en bois dudit loup, ce que ladite peau ne pourra pas recouvrir, il sera [assez ?] à temps d'ôter le superflu du bois que ladite peau ne pourra pas contenir, ainsi il sera bien recouvert de sa peau après qu'elle aura été passée, le représenter debout sur ses quatre pieds, après quoi nous l'emporterons à Versailles pour être vu du Roi, des princes et des ministres.
    A PROPOS DES AUTEURS
    Alain Bonet effectue des recherches sur la Bête du Gévaudan depuis 2001. Il a mis en ligne la « chronodoc », la plus importante documentation sur l'affaire en accès libre, utilisée par de nombreux chercheurs et auteurs.
    Benoît Baud'huin, vétérinaire et connaisseur de la chasse, a effectué l'essentiel des recherches nouvelles en Gévaudan et dans les archives, et a eu la chance de découvrir des témoignages pas ou peu connus.

  • Le 4x4

    Mireille Maquoi

    Les retrouvailles de trois amies d'enfance se transforment en commando meurtrier...
    Mia, Rosine et Chloé se connaissent depuis l'école maternelle. A présent trentenaires, elles se retrouvent, à chaque changement de saison, pour une soirée riche en confidences. Cette année, elles font toutes trois l'expérience d'une relation déstabilisante, qu'elles se racontent au fil des rendez-vous. Mia craint pour l'équilibre de sa famille depuis l'arrivée surprise d'un premier enfant ignoré de son mari. Chloé vit une passion chaotique avec son patron libraire, marié à une femme dépressive, et Rosine, riche propriétaire, subit les caprices de son bel amant. Le rendez-vous de l'hiver a lieu dans un restaurant où les trois femmes font la connaissance de Célie, la serveuse. Cette rencontre cristallise leur révolte et leur désir de se venger des abuseurs. Elles se liguent en un commando meurtrier à bord d'un allié d'exception : le 4x4 de Rosine.
    Découvrez les récits de vie de trois femmes qui, blessées par des relations déstabilisantes, se liguent pour assouvir leur désir de vengeance.
    EXTRAIT
    Les jours suivants toutefois, son empressement s'attiédit. Et son humeur devint fantasque. Quand Rosine se hasardait à demander des nouvelles du cousin, la réplique était cinglante :
    - Tu crois qu'il n'a que ça à faire ? C'est facile, pour toi, de commander !
    Elle eut de plus en plus souvent les larmes aux yeux. Il envenimait leurs meilleurs moments de petites phrases assassines, ?achète donc des chaussures plus élégantes que ces savates, tu peux te le permettre, non ? Et puis, si tu pouvais t'habiller un peu plus sexy, franchement...? Des piques qu'elle mettait sur le compte de ses angoisses, l'acheteur du bar ne se décidait pas, et Stéphane devait encore compter sur elle pour aller de l'avant. Beaucoup profiteraient sans scrupules de cette chance, se disait-elle, mais lui, il est de ces hommes dont la fierté consiste à ne rien demander à personne, un destin contraire l'y force et il se venge sur moi quand son orgueil souffre trop. Elle s'expliquait ainsi chaque coup d'épingle, en espérant toujours que ce serait le dernier.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mireille Maquoi est docteur en philosophie et lettres. Elle a travaillé au Fonds National de la Recherche Scientifique puis enseigné dans une école de futurs officiers à Bruxelles et à l'Atelier de français qu'elle avait créé à Namur. Elle se consacre actuellement à l'écriture. Elle a publié trois romans et deux récits de vie.

  • Les héros se transforment parfois en bourreaux...
    « Dès que j'ai croisé Since, il ne m'a pas fait bonne impression. Il est grand et je déteste les grands. Surtout depuis que je sais que je ne grandirai plus. À quatorze ans, j'ai la taille d'un gosse de huit ans. Un truc héréditaire, incurable. Une maladie qui fait rire les autres et me bouffe l'existence. Une saloperie dont je me serais bien passé... »
    Souvent, tout commence par une rencontre. Belle ou mauvaise, nul ne le sait au prime abord. Mais ces premiers instants vont tisser la trame de ces faits divers noirs, surréalistes, voire même poétiques. Surprenant ? Je vous laisse juge. Mais pour cela, laissez-vous embarquer pour des voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image. Enfin, presque. Car derrière les masques se cachent bon nombre de fêlures, de doutes, d'envies qui font que ces héros se métamorphosent vite en bourreaux. Alors, tentés par l'aventure ? Vous n'en sortirez pas indemnes.
    Découvrez un ensemble de nouvelles qui sont autant de voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image : derrière les masques se cachent souvent des fêlures...
    EXTRAIT
    Le Snake 3 dansait à allure modérée. L'océan moutonnait dans sa livrée habituelle. Un mélange d'émeraude, de bleu anthracite et d'ivoire crémeux.
    Le soleil tapait déjà dur. Les hauts-fonds du Pratt approchaient.
    Mel Thorpe menait son embarcation avec assurance, guidé par les fanions qui se dandinaient sur les crêtes. Sous la lumière vive, les hommes n'avaient que faire de la beauté sauvage des éléments. Toute leur attention était centrée sur la besogne à accomplir.
    Tico Mendes repéra bientôt un premier casier aux couleurs de son patron. Une tête de mort sur un fond jaune.
    Thorpe l'aperçut à son tour. Le moteur décrut et le bateau vint se positionner face à la vague. À l'aide d'une gaffe, Mendes agrippa la perche au fanion et attira la bouée à lui. Puis il hissa le tout sur le pont et commença à remonter l'élingue. Lorsqu'il en eut dégagé une longueur suffisante, il l'enroula au palan et en actionna le moteur. La corde se tendit et fut bientôt aspirée sur un rythme plus soutenu. Parfois, une algue jaillissait des profondeurs. Tico la décrochait machinalement et la rejetait au loin sur la houle, comme s'il avait toujours effectué le job.
    Puis la masse sombre du casier creva la surface de l'eau. Tico joua avec les commandes du treuil et le déposa en douceur sur le pont.
    L'intérieur grouillait de crustacés. Il l'ouvrit et plongea la main au milieu des prises. Il écarta les araignées de mer qu'il rejeta à l'eau. Seuls les homards avaient de la valeur.
    De cette première nasse, il en sortit un de fort belle taille. Puis un deuxième. Au troisième, son coeur se souleva. Ces lambeaux de chair... Cette main... L'horreur le submergea tandis qu'il croisait le regard halluciné de Thorpe qui s'avançait vers lui, un croc à la main.
    Mendes se saisit de la gaffe, bien décidé à vendre chèrement sa peau...
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Patrick Morel vit dans la proche banlieue de Rouen. Romancier et nouvelliste reconnu, il livre ici une fresque du Nouveau Monde au travers de 13 nouvelles aussi noires qu'insolites. Ce recueil succède à son premier opus, Le coup de pied au cul dont la nouvelle a été adaptée sur les ondes de la R.T.B.F., il y a une vingtaine d'années.

  • Le monde selon Flambeau

    Claude Dantan

    Et si un radiateur racontait ce qu'il avait vu et entendu durant un siècle d'existence ?
    Nul ne saura pourquoi Flambeau, majestueux radiateur de fonte, est sorti de sa condition d'objet inerte pour emprunter la pensée des humains ! En un siècle d'existence à Paris, il aura accumulé de multiples vécus, des plus heureux aux plus terrifiants. D'abord éveillé aux sentiments par Momo Cavetoux, un aimable plombier qui l'installe et le met en eau, il partage la vie du jeune Joseph Poulait et de sa mère jusqu'à la fin de la guerre. À leur départ, l'appartement est transformé en cabinet de psychanalyste. Flambeau découvre alors Edmée Missoufle qui exerce devant lui et il passe plusieurs décennies à l'écoute des patients. Au décès de celle qui est devenue son mentor, il entre dans un état d'isolement et d'errance mentale. Dans le bureau abandonné puis saccagé par des marginaux, il affronte la violence et la destruction. Remis à neuf, devenu un quasi objet d'art, ce Penseur de fonte se penche avec sensibilité et humour sur ses cent années d'amours, de souffrances et de rêves : Flambeau nous dit tout sur l'enfance, le doute, le destin, le corps, la folie, le deuil, la solitude et la mort.
    Découvrez le témoignage étonnant d'un majestueux radiateur de fonte qui se penche avec sensibilité et humour sur ses cent années d'amours, de souffrances et de rêves.
    EXTRAIT
    C'est là que Missoufle apparut. Elle faisait mine de ne pas me voir, s'asseyait derrière son bureau, se contentant de répéter ses gestes habituels. A peine étais-je surpris de ne pas avoir entendu le bruit des clés, de ne pas l'avoir vu passer la porte et accrocher son vêtement au porte-manteau. Rien ni personne dans la pièce et d'un seul coup, elle était là, au milieu de ses objets familiers. A sa table, le dos à demi tourné, elle travaillait à son livre inachevé... Je guettais le moment où elle tendrait la main pour chercher les reliefs qu'elle aimait. Là, sur le haut de mes épaules, les petites courbures ciselées qu'elle suivait de son index. Mais juste sa présence silencieuse...
    Elle disparaissait aussi vite qu'elle était venue. Deux heures plus tard ou le lendemain, Edmée était là de nouveau. Combien de fois ai-je essayé, par la seule force de ma pensée, de la conserver sous mes yeux ! Je ne suis jamais parvenu à la moindre maîtrise de ses apparitions. Les premières fois que cela arriva, je ne sus pas que c'était le fruit de mon trouble. Les années passées auprès d'elle m'avaient tout appris sur les capacités de l'âme humaine à se forger des illusions, mais je savais Edmée trop rigoureuse pour singer sa présence auprès de moi.
    Alors je cessai de me poser des questions, j'acceptai simplement qu'elle soit là. J'avais bien eu dans le passé, des croquemitaines buvant goulument mon eau. Pourquoi pas l'irruption externe, de l'ectoplasme de mon Edmée ?
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Claude Dantan vit à Niort où il a travaillé comme psychologue clinicien dans des établissements d'accueil et de soins pour enfants. Son goût pour la créativité l'a conduit, entre autres, aux plaisirs de l'écriture. Le monde selon Flambeau est son premier roman.

  • Qui est vraiment le Père Noël ?
    Et si le Père Noël n'était pas vraiment celui que l'on croit ? Thomas a 8 ans et se pose bien des questions à son sujet. Alors, c'est décidé : il va mener son enquête. Mais il est bien loin de se douter des surprises qui l'attendent.
    Une histoire qui allie humour et mystère, et qui tiendra en haleine petits et grands.
    Découvrez cette histoire pleine de suspense et de mystères à la recherche de la vérité sur le Père Noël. Un conte de Noël pas comme les autres !
    EXTRAIT
    Thomas avait 8 ans et ne croyait plus au Père Noël. Ou, du moins, se posait de nombreuses questions à son sujet. Dans sa chambre, au premier étage d'une jolie maison résidentielle de Saint-Rémy, il collectionnait les articles en lien avec le célèbre personnage au costume rouge et les rangeait dans un album dédié à cet effet. À l'approche du jour J, il le consultait dans l'espoir d'y déceler un indice, une preuve de l'existence du Père Noël qui lui aurait échappé jusqu'alors. Malheureusement, tout ce qu'il y trouvait ne le confortait que dans l'hypothèse inverse : le Père Noël n'existait pas. Ainsi, un article relatait qu'il avait été renversé par une voiture à Tokyo tandis qu'un autre passage du journal mentionnait sa présence au même moment dans un orphelinat français. Comment pouvait-il être à deux endroits en même temps ?
    De même, en une seule nuit, comment un homme seul pouvait-il distribuer des cadeaux aux enfants du monde entier ? En comptant qu'il y avait environ deux milliards d'enfants sur la planète, cela faisait beaucoup de foyers à visiter en une seule nuit ! Soit vingt-sept mille sept cent soixante-dix-sept maisons par seconde ! Sans parler de la vitesse de transport. Comment des rennes pouvaient-ils voler aussi vite que la lumière ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur d'histoire en Belgique, Clara Reynaert est depuis toujours passionnée par l'écriture. Particulièrement friande de romans policiers, elle fait partager à ses jeunes lecteurs le plaisir d'une intrigue savamment menée, et signe ici son premier livre jeunesse, une séduisante enquête sur fond de conte de Noël... pas vraiment comme les autres !

  • La baie de Somme comme cadre de ce recueil de nouvelles surprenantes !
    Que feriez-vous si vous offriez par mégarde un billet de loterie gagnant à votre beau-frère ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez un mot d'amour sur la tombe de votre conjoint ?
    Au fil de ces nouvelles noires, Guillaume Lefebvre explore les déviations de la nature humaine, tel que le faisait La Bruyère en son temps. Mais cette fois, les protagonistes sont sadiques, acariâtres, manipulateurs, naïfs ou présomptueux. Ne dites pas que vous ne connaissez pas au moins une personne qui leur ressemble. Notre quotidien est la meilleure source d'inspiration.
    En lisant ce recueil, vous vous laisserez charmer par l'univers pittoresque de la baie de Somme. Les personnages peuvent, eux aussi, être attachants, mais attention à la dernière marche, la chute sera surprenante.
    Plongez-vous dans ce recueil de nouvelles noires au coeur de la baie de Somme et laissez-vous surprendre par la chute de chacune de ces histoires.
    EXTRAIT DE Les cabines de plage
    Cayeux sur mer, le 8 juillet à 16 h 22.
    Un goéland argenté profitait des courants d'air ascendants pour sillonner le cordon de galets sur toute sa longueur. Les ailes largement déployées, il planait plus qu'il ne volait. Ses yeux perçants scrutaient le sol à la recherche de nourriture. Soudain, un chien le prit en chasse en aboyant. Si bruyante fut-elle, cette attaque ne parut pas l'inquiéter, il conserva son allure majestueuse et se contenta d'incliner les ailes pour prendre un peu d'altitude. Un coup de bec aurait suffi pour arracher un oeil au roquet ; mais pour l'heure, il n'avait pas de temps à perdre en agressivité inutile : il avait faim.
    - Félix, reviens ici ! cria Adeline Poireau. Il est terrible ce chien, il ne peut pas voir un goéland sans lui courir après.
    Félix était un boxer anglais de petite taille. Son museau atrophié ne lui donnait pas une allure engageante, deux crocs fins comme des aiguilles lui remontaient les babines vers la truffe. La crainte qu'il inspirait tenait essentiellement de sa laideur et de son arrogance, car il n'avait jamais mordu autre chose que les biscuits de sa maitresse. Grand amateur de déjections canines, il explorait régulièrement la base des pylônes électriques du quartier, un espace qu'il considérait comme son territoire.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Natif de la Baie de Somme, Guillaume Lefebvre eut une enfance bercée par les récits de marins. Le soir, il lisait les aventures de Pierre Loti, de Jack London, de CS Forester ou d'autres auteurs qui avaient connu le vent du large. Leurs récits lui permettaient de supporter l'atmosphère restreinte de l'internat du lycée. Après un baccalauréat scientifique, il fit des études supérieures afin d'obtenir son brevet de capitaine de navire. Dès lors, il n'a cessé de parcourir les océans pour réaliser ses rêves, les terres lointaines, tant désirées, apparaissaient maintenant sur la ligne d'horizon. Les personnages rencontrés au cours des escales ou durant sa carrière furent une source d'inspiration inégalable, ce qui l'incita à prendre la plume.

  • Presages

    Benjamin Van Hyfte

    • Ex-æquo
    • 27 Novembre 2018

    Perdu dans une tempête, un gardien de phare entend des voix...
    Bretagne, début du vingtième siècle. Auguste est le gardien du Cap Noir, un phare bâti sur un éperon rocheux en pleine mer. Alors que la tempête fait rage, et que le phare est coupé du monde pendant plusieurs jours, Auguste se met à entendre des voix. Simple hallucination, ou présage d'un drame à venir ?
    « Le père d'Auguste, fervent catholique, n'aimait pas les croyances qui prenaient leur source ailleurs que dans la Bible, et n'avait que dédain pour les histoires de bonnes femmes, comme il les appelait. Sa mère, au contraire, était superstitieuse : elle voyait le monde comme un réseau de signes, qui annonçaient soit la bonne fortune, soit un destin funeste. Auguste avait hérité de ces deux influences : il refusait de croire qu'un esprit lui rendait visite chaque nuit, mais il récitait, par précaution, des couplets occultes destinés à conjurer l'influence des morts. »
    Découvrez sans plus attendre ce roman, court et intense, sur les traces de phénomènes mystérieux au large des côtes bretonnes.
    EXTRAIT
    Une bourrasque le tira du sommeil en pleine nuit. Il alluma son bougeoir à tâtons et se redressa, trempé de sueur. Une peur sans cause le tenaillait. La brutalité du changement lui causait peut-être des insomnies. Il fallait encore qu'il s'habitue à l'impression de solitude exceptionnelle que l'on éprouvait au Cap Noir.
    En attendant de retrouver son calme, il feuilleta son livre de chevet. Il avait commencé les « Aventures de Tom Sawyer ». Le jeune héros devait repeindre la barrière de sa tante, mais par un étonnant stratagème, il parvenait à s'acquitter de cette corvée sans faire le moindre effort, tout en gagnant plus d'argent que prévu. En quelques pages, Auguste sentit la fatigue revenir.
    Au moment d'éteindre le bougeoir, il entendit des craquements répétés. Il crut d'abord au vent qui frappait au carreau, mais en écoutant plus attentivement, il s'aperçut que c'étaient des coups, faibles et réguliers, qui venaient du plancher, comme si l'on marchait dans une pièce en dessous de sa chambre.
    Les coups s'atténuèrent, mais il entendit quelque chose d'autre. Une voix. Un soupir... Quelqu'un pleurait, là-dessous. Des sanglots étouffés. Il fallait tendre l'oreille pour les saisir. Cela ressemblait aux pleurs d'une femme ou d'un enfant qu'on aurait bâillonné.
    Auguste savait que c'était impossible. Il n'y avait rien sous la chambre. Rien du tout. Rien que les fondations. Quand bien même il y eût une cachette secrète, personne n'aurait pu s'y trouver. Le Cap Noir était à deux milles de la côte : seuls les gardiens du phare y posaient le pied.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1995 à Villeneuve D'Ascq, Benjamin Van-Hyfte est étudiant en commerce à Lille. Il se consacre en parallèle à sa passion pour l'écriture. Il s'inspire des légendes bretonnes pour son nouveau roman Présages.

  • Belle de vie

    Sarah Poulain

    • Ex-æquo
    • 27 Février 2019

    Entre la douleur du deuil et la nécessaire découverte de la sexualité, l'adolescence de l'héroïne se révèle être une période unique.
    Texte d'autofiction, « cette promenade sinueuse et hâtive dans les chairs d'une jeune femme aux abois », raconte avec fraîcheur et naïveté les tribulations d'une adolescente qui a grandi dans le Perche au sein d'un lotissement pavillonnaire. L'essentiel du récit se déroule au coeur d'un chef-lieu de canton rural, où son père est cantonnier, sa mère femme de ménage. L'année de ses quatorze ans, tout bascule : son frère meurt ; elle découvre les strass de la Côte d'Azur. Entre humour et violence, dans un style acéré, la narratrice relate un deuil impossible, la déflagration d'une cellule familiale, mais aussi l'apprentissage sauvage du sexe et de la politique. Malgré les années S.I.D.A, la jeune fille explore des corps à corps de plus en plus tordus affectivement et sexuellement. Elle affronte aussi et tente d'assumer sa condition de prolétaire provinciale en jouant toutes les gammes émotionnelles et charnelles d'une partition que seule l'adolescence autorise. Entre souffrance et curiosité littéraire, parviendra-t-elle à conjurer l'ordalie qui caractérise sa jeunesse ?
    Découvrez, au travers d'une autofiction originale, le récit d'une jeune fille qui découvre la sexualité en même temps que les déchirures d'une famille en deuil.
    EXTRAIT
    Cet été-là, j'ai quatorze ans et tout bascule. Je séjourne à Grasse chez tata Gertrude et oncle Smirnoff. Ils ont la gentillesse de m'accueillir dans leur pavillon de location qu'ils appellent villa. De ma Normandie natale, j'imaginais une maison énorme, une piscine et des palmiers. C'était sans compter sur l'univers de tata Gertrude, spécialiste de la double vie. La sienne ne lui suffit pas, alors elle s'arrange avec son passé, gomme ses origines et se soustrait à la réalité. Pour entretenir un bronzage permanent, tata Gertrude s'expose sans crainte au soleil et se dandine en string le plus souvent possible. La nocivité des rayons U.V ne l'atteint pas.
    Tata Gertrude, il faut l'imaginer revenir dans sa ferme natale, les cheveux blonds bouclés à la Polnareff, le teint hâlé de Dalida, vêtue de cuir, toute son élégance juchée sur des talons-aiguilles, au bras d'un ami qui a traversé la France pour lui permettre de revoir sa famille. Une fois sur deux, l'ami est un amant qui renouvelle sa garde-robe. C'est pourquoi chaque année, elle se déleste de vêtements dont elle nous fait cadeau dans une valise aux allures de coffre-fort. Tailleurs, bustiers, jupes, pantalons en cuir, chemisiers en dentelle, mais aussi bijoux en or ornés de saphir, d'émeraude ou de rubis, ce butin nous fait oublier Eram et Pantashop.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Sarah Poulain est née en 1973 dans le Perche, où elle a choisi de rester vivre. Auteure de nouvelles, amatrice d'ateliers d'écriture et animatrice de cafés-littéraires, Belle de vie est son premier roman, après la participation en 2017 au roman collectif Le dernier voyage du Lancastria.

  • Avec ce recueil, découvrez un inventaire poétique et étonnant des tranches les plus singulières du quotidien...
    Que reste-t-il ?
    Trois fois rien, et pourtant, sur le bord d'une assiette, sous la table d'une salle de classe, ou bien là sur la peau, à la commissure des lèvres d'un jeune homme amoureux : partout autour de nous, des recoins dans lesquels l'instant passé s'accroche en une trace, une miette... Un monde d'échos fragiles fait de témoins discrets. Un microcosme hésitant, ni contemporain, ni caduc, où le temps n'a pas su trancher.
    Au gré d'un inventaire inattendu, ce recueil nous révèle la singularité de ces petits vestiges du quotidien où se racontent en creux les histoires et les bouts de vie.
    Par un jeu de mise en page judicieux, cet ouvrage nous laisse ressentir, imaginer, suspecter la nature du sujet abordé et parfois nous tromper et emprunter de fausses pistes comme des faux-semblants, pour mieux nous surprendre au détour de la page suivante.
    Car ici les choses ne disent pas leurs noms.
    Laissant le lecteur aborder chaque nouveau chapitre sans idée préconçue, les textes ne dévoileront leurs titres -et par là même leur sens véritable- qu'une fois la page tournée.
    Grâce à une mise en page astucieuse, ce recueil vous emportera pas à pas dans son microcosme inédit et surprenant, semé de fausses pistes !
    EXTRAIT
    5
    Un jour, une forêt.
    Puis un million d'années dans le noir, enfermée,
    pour se voir un beau jour extirpée de sa tombe.
    Ça devait forcément porter malheur,
    remonter à l'air ce fantôme.
    5 : Pétrole
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Renaud de Chaumaray vit dans son pays Basque natal avec sa femme et ses deux filles. Il y exerce la profession de conseiller en écoconstruction. Contemplatif assidu, son environnement proche est pour lui une source intarissable d'inspiration. Que reste-t-il est son premier recueil à être publié.

  • Deux enfants veulent jouer les justiciers pour lutter contre tous les méchants de leur village, ils prennent le nom de "Bébés Flingueurs" !
    Zack et Malouka, 10 ans, sont inséparables. Ensemble ils décident de devenir des justiciers anonymes pour lutter contre l'égoïsme, l'intolérance ou la méchanceté. Sous le nom de code "les Bébés Flingueurs", le duo intrépide décide de donner une bonne leçon à plusieurs personnes de leur village quels que soient leur âge et leur position ! Pour un monde plus juste.
    Mais leurs interventions "un peu spéciales" créent pas mal de remous. Une enquête est ouverte. Les deux enfants seront-ils démasqués ?
    Lecteurs de 8/11 ans
    Ce livre d'action et d'aventures, à découvrir dès 8 ans, suit l'attachant duo dans des aventures qui créent la zizanie dans tout le village. Pourront-ils échapper aux enquêteurs et assouvir leur soif de justice ?
    EXTRAIT
    Mais si Zack et Malouka ont décidé de donner une bonne leçon aux trois adolescents, c'est en raison de leur cruelle habitude de s'en prendre aux chats de la ville. Plusieurs fois en rentrant de l'école, les deux amis ont vu la bande jeter des pauvres chats dans l'étang du parc Millefeuilles situé derrière le stade.
    - Ze ne zupporte plus de voir zes pauvres bêtes rezortir de l'eau trempées jusqu'aux oz ! se lamente Zack.
    Plus grave encore, il y a quinze jours, Jojo et sa bande ont rasé le chat persan de Madame Douceur. Et hier, Monsieur Rudesku a retrouvé sa chatte tigrée peinte en rouge et vert !
    - Elle était trop chou en rouge et vert, la chatte de Rudesku, ricane Jojo.
    - La prochaine fois, c'est au tour du chat de la mère Chandail de passer à la casserole, renchérit Marvin.
    - Et les trois chatons des Duraton, faudra pas les oublier, s'esclaffe Tanguy.
    Les trois garnements se sont bien trouvés. Jamais en manque d'idées lorsqu'il s'agit d'être cruels.
    - Trop z'est trop ! s'emporte Zack
    C'est décidé les deux justiciers vont passer à l'action !

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