Ex-Æquo

  • à la frontière

    Cendrine Bertani

    Suivez le guide. Je vous invite à parcourir les contrées américaines.
    Oh, ce n'est pas un voyage classique. Nous allons sortir des sentiers battus, explorer les bas-fonds, aborder des sujets épineux. L'Amérique veut nous montrer des sites majeurs, reflet de sa réussite. Votre guide, lui, aborde tous les thèmes. Je vous présente d'autres paysages. Des lieux de crime. Des scènes où des attentats ont été commis. Ne vous méprenez pas. Vous ne risquez rien. Vous êtes prévenus.
    Si vous vouliez contempler les chutes du Niagara, ou le Grand Canyon, il faut changer de file. Mon collègue propose ce style de circuit, moins aventureux. Vous êtes restés ? C'est que vous avez bon goût. Enfin, vous avez le goût du risque, j'entends. Je vous souhaite d'échapper aux cinglés dont le cerveau est lessivé par les drogues, aux machos qui ont reçu une éducation ultra-nationaliste, aux prédateurs qui ne sont pas tous des bêtes, et même aux esprits vengeurs.
    Cette société corrompue par nos déviances et notre volonté de maîtriser le monde, c'est évidemment la nôtre. Celle de demain, si nous ne réagissons pas maintenant. Alors ouvrez les yeux. Tenez à distance les alligators, ne prenez personne en auto-stop, ne laissez pas vos enfants chercher dans les substances illicites un paradis artificiel. Défendez vos valeurs, et non vos intérêts. Sinon les spectres de vos ancêtres reviendront vous hanter.
    Rassurez-vous. J'ai de l'humour. On va se marrer.
    Partez pour un voyage atypique qui montre, à travers de courts textes, les côtés les plus sombres de l'Amérique d'aujourd'hui.
    EXTRAIT
    Elle était partie sur un coup de tête. Au sens propre, comme au sens figuré. Son nez endolori s'était arrêté de saigner, mais une croûte brunâtre venait souiller sa lèvre supérieure, et elle n'avait pas pris le temps de se nettoyer le visage. Elle n'avait songé qu'à une seule chose : mettre le plus de distance possible entre son mari et elle.
    Quand la dispute avait éclaté, Théo était déjà attaché dans la voiture, occupé à jouer à Mario sur sa DS. Une chance. D'abord parce qu'il n'avait pas tout entendu. Ensuite parce qu'elle avait pu bondir dans la Nissan et démarrer sur les chapeaux de roue.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Cendrine Bertani est née en 1978. Elle est enseignante de lettres classiques et romancière. Ses textes analysent la société actuelle, avec cynisme, dans des fictions où l'auteure s'interroge sur la place que nous accordons à l'éducation, à la culture, et à l'héritage du passé.

  • Deux femmes cheminent ensemble jusqu'aux rebords de la vie.
    Line est mandatée par le tribunal pour protéger les intérêts d'une vieille femme précaire. Celle-ci refuse la tyrannie de la longévité à tout prix : elle ne veut plus végéter dans un mouroir les yeux rivés au plafond. Les deux femmes s'opposent puis concluent tacitement un terrible pacte. Elles vont cheminer ensemble sur le rivage de l'Atlantique jusqu'aux rebords de la vie.
    Dans un texte profondément humaniste, Anne Bert propose une réflexion sur le délicat sujet du dénuement de la vieillesse et de la fin de vie. La mort est aujourd'hui devenue plus taboue que le sexe. Mais la longévité a souvent un prix : celui de la pauvreté, de la solitude et de la misère. En évitant l'écueil du pathos, avec tendresse et même humour, ce roman bienvenu dérange et bouscule. (Ce texte est une 2ème édition, initialement paru sous le titre Épilogue aux éditions Edicool en format numérique, nominé pour le Prix du livre numérique 2013).
    A travers ce roman, découvrez une réflexion humaniste sur le dénuement de la vieille et de la fin de la vie.
    EXTRAIT
    Marguerite était douce et rugueuse comme une pierre ponce. Patiente, si patiente à s'user, longuement, interminablement... ne laissant filtrer que de microscopiques poussières témoins de son existence.
    Line allait à elle comme on va au rebord, à l'extrémité d'un équilibre, d'un corps, d'une existence. Voilà ce qu'était Marguerite : une vie en suspens. Une minuscule vie insignifiante de rien du tout qu'habitait le genre humain.
    Line ne savait pourquoi cette vieille femme plutôt que les autres - pourtant plus déglingués - retenait toute son attention. Peut-être parce que le corps et l'esprit étaient épargnés et que seules la misère, la solitude et la pauvreté l'avaient laissée sur le bas-côté. Sans doute aussi parce Marguerite était une femme en latence, tramant derrière ses petits yeux parcheminés quelque chose qui lui échappait. Certainement parce que Marguerite était vieille et lourde de tant d'années.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne Bert publie des romans et des nouvelles depuis 2009. Elle s'intéresse particulièrement à ce qui se passe derrière les écrans opaques de la bienséance. Après avoir écrit plusieurs livres érotiques, elle entend poursuivre l'exploration de ses thèmes de prédilection, l'intime, l'impermanence des choses et l'hypocrisie de la convenance. Elle tient le blog Impermanence et chronique également sur le webzine « le Salon Littéraire ».

  • Les héros se transforment parfois en bourreaux...
    « Dès que j'ai croisé Since, il ne m'a pas fait bonne impression. Il est grand et je déteste les grands. Surtout depuis que je sais que je ne grandirai plus. À quatorze ans, j'ai la taille d'un gosse de huit ans. Un truc héréditaire, incurable. Une maladie qui fait rire les autres et me bouffe l'existence. Une saloperie dont je me serais bien passé... »
    Souvent, tout commence par une rencontre. Belle ou mauvaise, nul ne le sait au prime abord. Mais ces premiers instants vont tisser la trame de ces faits divers noirs, surréalistes, voire même poétiques. Surprenant ? Je vous laisse juge. Mais pour cela, laissez-vous embarquer pour des voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image. Enfin, presque. Car derrière les masques se cachent bon nombre de fêlures, de doutes, d'envies qui font que ces héros se métamorphosent vite en bourreaux. Alors, tentés par l'aventure ? Vous n'en sortirez pas indemnes.
    Découvrez un ensemble de nouvelles qui sont autant de voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image : derrière les masques se cachent souvent des fêlures...
    EXTRAIT
    Le Snake 3 dansait à allure modérée. L'océan moutonnait dans sa livrée habituelle. Un mélange d'émeraude, de bleu anthracite et d'ivoire crémeux.
    Le soleil tapait déjà dur. Les hauts-fonds du Pratt approchaient.
    Mel Thorpe menait son embarcation avec assurance, guidé par les fanions qui se dandinaient sur les crêtes. Sous la lumière vive, les hommes n'avaient que faire de la beauté sauvage des éléments. Toute leur attention était centrée sur la besogne à accomplir.
    Tico Mendes repéra bientôt un premier casier aux couleurs de son patron. Une tête de mort sur un fond jaune.
    Thorpe l'aperçut à son tour. Le moteur décrut et le bateau vint se positionner face à la vague. À l'aide d'une gaffe, Mendes agrippa la perche au fanion et attira la bouée à lui. Puis il hissa le tout sur le pont et commença à remonter l'élingue. Lorsqu'il en eut dégagé une longueur suffisante, il l'enroula au palan et en actionna le moteur. La corde se tendit et fut bientôt aspirée sur un rythme plus soutenu. Parfois, une algue jaillissait des profondeurs. Tico la décrochait machinalement et la rejetait au loin sur la houle, comme s'il avait toujours effectué le job.
    Puis la masse sombre du casier creva la surface de l'eau. Tico joua avec les commandes du treuil et le déposa en douceur sur le pont.
    L'intérieur grouillait de crustacés. Il l'ouvrit et plongea la main au milieu des prises. Il écarta les araignées de mer qu'il rejeta à l'eau. Seuls les homards avaient de la valeur.
    De cette première nasse, il en sortit un de fort belle taille. Puis un deuxième. Au troisième, son coeur se souleva. Ces lambeaux de chair... Cette main... L'horreur le submergea tandis qu'il croisait le regard halluciné de Thorpe qui s'avançait vers lui, un croc à la main.
    Mendes se saisit de la gaffe, bien décidé à vendre chèrement sa peau...
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Patrick Morel vit dans la proche banlieue de Rouen. Romancier et nouvelliste reconnu, il livre ici une fresque du Nouveau Monde au travers de 13 nouvelles aussi noires qu'insolites. Ce recueil succède à son premier opus, Le coup de pied au cul dont la nouvelle a été adaptée sur les ondes de la R.T.B.F., il y a une vingtaine d'années.

  • Fécamp est mis sous cloche et coupé du reste du monde par une brume inquiétante...
    Une brume inquiétante envahit la côte d'albâtre. Fécamp et ses environs se retrouvent brutalement coupés du monde extérieur, comme mis sous cloche durant des jours, des semaines et des mois. La municipalité ne sait plus comment endiguer l'exode et la violence d'une population affamée. L'armée intervient mais ne peut empêcher les révoltes, les pillages et même les assassinats de notables.
    Jean-Mary, artiste peintre local, décide de fuir vers la Seine. En chemin il croisera des personnages surprenants puis une femme mystérieuse qui le ramènera au port.
    La brume obsédante semble vouloir nettoyer cette portion de terre, lessiver l'âme de ses habitants confrontés aux grands choix. Est-ce leur part d'ombre qui se cache au milieu des gouttelettes assassines ?
    A travers ce roman, découvrez comment les gouttelettes d'une brume obsédante fait ressortir la part d'ombre des habitants de Fécamp.
    EXTRAIT
    Il arriva à vive allure. À quelques mètres de la plage de galets, je pouvais maintenant me rendre compte qu'il ne s'agissait ni d'une vague géante ni d'un quelconque cyclone à l'horizontale. Haut d'une centaine de mètres, comme les falaises de craie, entonnoir géant ouvrant l'accès au port, il ressemblait à un mur obscur chargé de gouttelettes d'eau. Ce brouillard monstrueux s'approchait, oppressant, il touchait maintenant les escaliers de la digue. Je compris soudain mon erreur de ne pas avoir suivi le troupeau. Non seulement il me serait impossible de prendre la moindre photographie, mais ce nuage gigantesque qui s'apprêtait à recouvrir la ville me rendait soudain aveugle sous l'épaisseur de ses membres cotonneux qui me bandaient les yeux et enveloppaient mon corps de sa housse adipeuse et glaciale. M'agrippant à la statue de pierre, je me laissai dévorer par ce monstre humide et d'un coup, ne vis plus à un mètre de mes pieds. Je ne percevais absolument rien sinon le socle granitique et déformé de ma chère sculpture. Nous étions seuls sur la digue promenade, seuls dans le silence d'une nuit artificielle, engloutis à attendre la conclusion de ce cauchemar d'une fin d'après-midi estivale pas tout à fait comme les autres.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Rottier est depuis l'adolescence un passionné de l'écrit. D'abord travailleur social, son dernier métier sera d'occuper les fonctions de directeur des services municipaux de la ville de Fécamp sur le littoral normand.
    Après toutes ces années au service d'une population attachante, il gardera en mémoire bon nombre de témoignages et d'anecdotes qui nourriront son imaginaire. En retraite depuis 2015, il se consacre presque exclusivement à l'écriture et poursuit sa dissection des êtres d'une plume acérée et tendre. Dans ses livres, les paysages marins contribuent pour beaucoup à l'étrangeté des situations et à la complexité des relations humaines, comme si les marées et les tempêtes successives se chargeaient d'organiser la vie de ses personnages.

  • Une mystérieuse lettre, dont l'expéditeur est mort 40 ans plus tôt, échoue dans la boîte aux lettres de Pierre...
    C'est pour lui l'occasion de replonger dans son passé, d'évoquer son enfance pendant les frileuses années 50-60 et l'éblouissante histoire d'amour clandestine qu'il vécut avec Frédéric lorsqu'il était étudiant. Avec l'aide de Kate, une jeune Australienne qu'il héberge, il essaiera de résoudre l'énigme de ce déroutant message : qui a a pu le déposer chez lui ? Quelles sont les véritables circonstances de la mort de celui qu'il a tant aimé ? Outre les réflexions sur la vie, la mort, le droit à la différence, l'intégrisme religieux, le récit qui mêle émotion et rebondissements tient le lecteur en haleine jusqu'à la résolution finale pleine de surprises.
    Une enquête haletante qui évoque aussi des questions de société essentielles.
    EXTRAIT
    Bon, voilà, j'y suis devant ce maudit cahier que je viens d'acheter à Auchan, moi qui pourtant aime écrire, je me retrouve comme un imbécile devant cette première page blanche. Dieu sait que j'ai souvent essayé de repousser ce pensum, mais c'est une nécessité contre laquelle je renonce à présent de lutter. Elle s'est emparée de tout mon être et a balayé toutes les résistances que j'essayais de lui opposer. L'événement inexplicable et totalement incongru qui est venu perturber une vie dans laquelle j'avais cru pouvoir censurer définitivement le passé, vie que j'avais eu l'illusion de rendre sans aspérités, sans surprises, avec de petits bonheurs, disons plutôt de petits plaisirs sans conséquences et, pour le pire, quelques petites contrariétés sans gravité, en est la cause troublante.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Issu d'une famille d'enseignants, Jean-Luc Emmanuel Chassard est né en 1948 à Nancy où se déroule toute son enfance. Il poursuivra ses études secondaires et universitaires dans la capitale lorraine, avant d'exercer en tant que professeur de lettres classiques dans plusieurs établissements du sud de la France. À présent il se consacre à ses passions, la musique, c'est un brillant flûtiste, et l'écriture. Il est aussi l'auteur d'un roman policier Meurtre au collège largement inspiré de son expérience d'enseignant.

  • Les incestueux

    Jean-Paul Lebel

    Trois questions hantent ce roman. La vérité vaut-elle mieux que l'ignorance ? La répétition de l'inceste est-elle une fatalité ? La parole suffit-elle à guérir du silence ?
    Ces questions, Louise se les pose depuis 47 ans, depuis le jour de la colère, ce jour funeste où elle osa, contre toute prudence, enfreindre la loi du silence en révélant ce qui aurait dû être tu. Elle n'avait pas 15 ans. Quarante-sept années de mépris et de rejet plus tard, elle s'apprête pourtant à recommencer. Cette fois, pense-t-elle, elle le fera moins brutalement.
    Mais les évènements la rattrapent. De découvertes fortuites en retrouvailles inattendues, de confidences en révélations, la vérité de cette famille, par ailleurs lisse et sans histoire, apparaît. Elle est faite de drames anciens et de blessures jamais cicatrisées, de questions sans réponses et de silences contraints, de faux secrets et de curieux mensonges. Apparaissent également la fausseté des sentiments, la tyrannie du silence, le mélange des genres et des générations...
    Dans ce livre, où se mêlent intrigue familiale, conte métaphorique et enquête généalogique, l'auteur explore les failles et les problématiques d'une famille incestuelle.
    EXTRAIT
    C'est Louise qui a décidé de ce dernier combat. Comme un défi à cette histoire qui se répète. Elle sait pourquoi elle a bu. Elle sait pourquoi elle a arrêté. Elle sait ce qui la ferait recommencer, si elle n'y prenait garde.
    Les confidences de Lucille l'avait plongée dans un marécage de souvenirs glauques. Et de quatre. Ce n'était pas un hasard. Cela ne pouvait pas être un hasard. Il fallait comprendre, refuser la thèse du fatalisme, ou pire encore, de la coïncidence.
    Louise regarde la bouteille posée en évidence sur le coin droit du bureau, à portée de main. Elle a même ajouté un verre, un beau verre à whisky, aux formes avenantes. Une provocation. Un démon.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Paul Lebel est agrégé de Sciences sociales, et enseigne dans la région nantaise. Il a co-écrit et co-dirigé plusieurs manuels scolaires, aux Editions Hachette. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages parus aux éditions Ellipses, dont Lire Alain Touraine : Sociologie de l'action. Passionné par l'écriture, il publie ici son premier roman.

  • Un amour fusionnel sur fond de Mai 68.
    Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements. Ruptures... s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 - sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois - et la chute du Mur de Berlin. Parallèlement à cet argument historique, Ruptures... développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?
    Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements.
    EXTRAIT
    - Si nous n'avions pas lancé le mouvement, jamais vous n'auriez bougé ! Et si, par conséquent, les accords de Grenelle vous ont gâtés, c'est grâce à nous ! Dois-je te rappeler vos augmentations de salaire ? Non, peut-être pas, tu t'en es assez vantée ! Alors, te faire la liste des autres avantages que vous avez obtenus ? Dont la réduction du temps de travail et la possibilité, dans vos entreprises, d'élire vos représentants, des entreprises, par conséquent, où vous avez votre mot à dire désormais ? Par conséquent, au lieu de t'en prendre aux étudiants, tu devrais les remercier, ma chère !
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Romancière et essayiste d'origine mosellane, Madeleine Zimmermann-Munsch vit à Strasbourg. Ruptures... est son troisième roman après Quand la guerre s'en mêle, qui a obtenu le Grand prix de la Ville de Saint-Avold en 2013, et Puis vinrent les années grises.

  • Dix-neuf nouvelles, dix-neuf tranches de vie.
    Isabelle reçoit au réveil un texto lui annonçant le décès de sa mère. Il va lui falloir quitter son bureau avec baie vitrée pour se rendre à l'enterrement. Elle va retrouver son frère, il faudra parler de la maison à vendre, des objets à se partager, se souvenir de ce qui fut, mais ce retour aux sources sera aussi pour elle la découverte d'un passé enfoui.
    Madame Michu aime les voyages organisés mais là, décidément, non, ce n'est pas possible, c'est un scandale. Elle va tout raconter à Odette sa voisine...
    Badou perd un peu la mémoire, beaucoup la tête, elle ne se souvient plus très bien, elle ne se souvient plus du tout, pourtant des souvenirs vont resurgir mais pour quelle vérité, quelle réalité ?
    Les nouvelles d'En corps présent ne condamnent pas les êtres mais ne cachent rien de leurs troubles. Chacun vit sa vie comme il le peut. Ces histoires viennent explorer nos séismes personnels, quotidiens. De faible amplitude ou véritables tsunamis, ils font vaciller les existences qui ne seront jamais tout à fait pareilles ensuite. Parfois on rit, souvent on sourit, de ce sourire un peu ironique et pourtant indulgent. On contemple ces corps présents dans leurs simples tempêtes.
    Ces nouvelles décrivent avec délicatesse l'intensité de vies solitaires, fragiles, qui souvent indiffèrent. Le style coloré, parfois saccadé, toujours esthétique et chaleureux, apporte l'humanité qui manque à tous ces héros perdus, abandonnés. La plongée dans l'absurde ou dans la réalité mesquine de vies banales est d'une force saisissante, elle rassérène, envoûte, comme si elle avait le pouvoir discret de nous rendre meilleurs, plus attentifs, plus généreux...
    L'auteur explore avec une rare sensibilité nos tragédies ordinaires.
    EXTRAIT DE LE BUREAU AVEC BAIE VITRÉE
    « Ça y est, Maman est morte cette nuit, à trois heures seize. » C'est le message qui m'attendait ce matin sur mon Smartphone à sept heures, quand le réveil a sonné. J'avais très bien dormi. J'ai pensé à Martine qui aurait pu m'appeler tout de même. Maman est morte et je dormais. Quand je le dirai à Martine, elle me répondra : « Et qu'est-ce que ça aurait changé que je t'appelle ? Tu aurais fait quoi de plus ? Tu es à plus de cinq cents kilomètres. Tu aurais tourné en rond, en attendant le matin. Là, tu as dormi, tu es reposée, tu peux prendre la route, ou le train, réfléchis parce que les routes sont bonnes, mais à cette saison, ça peut vite changer. Et là, à huit heures, tu peux appeler ton grand patron, tu lui diras que ta mère est morte et que tu dois partir, lui, il dira "Sincères condoléances et bien sûr, bien sûr, allez-y", alors que si t'avais appelé en disant : "Je suis sur la route", il aurait dit pareil, mais il aurait pas aimé être mis devant le fait accompli, à cause de toutes tes réunions prévues qu'il aurait dû annuler, alors ça sert à rien que je t'appelle à trois heures du matin pour t'annoncer que Maman est morte, il valait mieux ce matin ». Et je ne répondrai rien parce qu'elle a raisonnablement raison. J'appelle Martine.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Dietrich a débuté par l'écriture théâtrale. Ses pièces L'impasse, Le Cinquième Train, Esquisses ont été montées par la Compagnie du Verseau et 5.905 inchs par la compagnie Artemis. Il a ensuite découvert l'écriture de nouvelles notamment grâce à la Maison de l'Écriture. En corps présent est son premier recueil.

  • L'arTmistice

    Gilles Perraudeau

    Au chevet d'un artiste mourant, Béranger Milcent plonge dans la vie d'un homme et l'histoire d'un pays...
    Béranger Milcent, jeune professeur, se souvient. Sur la route qui le conduit vers un vieil artiste agonisant, le passé ne cesse de ressurgir. Dans la chambre mortuaire, commenceront alors trois journées de rituels funéraires, de souvenirs et d'une longue messe de sépulture. Où l'on découvrira progressivement les secrets d'un homme aussi ardent que discret dans ses manifestations ; d'un époux zélé au milieu de nombreuses figures féminines. Où l'Art et l'Histoire se côtoieront parfois dangereusement. Où quelques secondes tragiques du premier conflit mondial sembleront décider de l'orientation de toute une vie d'homme.
    Avec talent, l'auteur mêle art et guerre dans ce récit poignant.
    /> EXTRAIT
    Éployée sur le vieux chêne d'une table, j'en avais toute une trâlée. « Mais tu n'avais pas mis un plastique en dessous ! » C'était ma pointilleuse mère qui ne manquait jamais de surgir.
    Je me souviens. Donc encombrant la table de Môman - au fond d'une souillarde ! - toute une trâlée de photos sur ce pays de terre et d'eau. L'alliance de mots semble faire fi de mes prétentions du moment. De trâlées, ici, on connaîtrait plutôt celles de saloperies. Et surtout, de gosses. Je crois me rappeler que trâlée descendrait d'un vieux mot - la traille - qui désignait un filet de pêche. Ce qui me ramène à mon sujet : mes photos. Sur la berge d'un étier, des joncs courbes et brisés ont fulguré des poissons-volants. Là, un agneau se désaltère dans le miroir d'une onde claire. J'ai renversé le cliché cul sur tête. Mais où est le reflet et où se trouve maintenant la bête ? Sur la table précieuse, mes photos commencent à rebiquer aux angles après une journée estivale de séchage. Je les ai tirées dans la nuit.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gilles Perraudeau est né en 1947 à Bois-de-Céné (85) dans un milieu rural. Il a été enseignant en lettres et option théâtre. Il a longuement recueilli et publié la tradition orale du Marais breton-vendéen et du Pays de Retz. On lui doit de nombreuses collaborations chez Geste et l'Harmattan. Il a signé une vingtaine d'ouvrages, tant essais que fictions dont : Gars et filles de l'Ouest (Le cercle d'or, 1986), Les bourrines du Marais nord-vendéen (Séquences, 1988), Quand la mer reviendra (Geste, 1991) L'homme infidèle (Geste 1997), Et Waldeck fit la loi (Théâtre, Sol'air, 2001), La berge aux vierges de Grand-Lieu (Nouvelles, Petit-Pavé, 2004), L'invention du Marais nord-vendéen (Geste, 2006), Contes du Pays de Retz (Geste, 2007), Le printemps des massacres (Durand-Peyroles, 2013), Maraîchins, nous voilà ! (Geste, 2014).

  • Green man

    Pierre Athanaze

    Un trio d'activistes en cavale...
    Responsable de la mort d'un chasseur, un naturaliste fuit l'Ardèche pour échapper à la justice. Dans son exil jurassien, il rencontrera une jeune artiste néo-païenne et un septuagénaire haut en couleur avec qui il formera un trio activiste hétéroclite mettant à mal constructions illégales et projets destructeurs. Défiant bien-pensants, gendarmes et politiciens dans un parcours semé d'embuches, de belles rencontres et de rites païens, le drôle de gang s'organise pour détruire un barrage hydraulique, point d'orgue de leurs aventures.
    Ce roman d'aevntures rend hommage aux personnes qui s'impliquent activement dans la protection de la nature.
    EXTRAIT
    Cela ne faisait pas cinq minutes que Jean-Jean avait quitté le groupe pour se rendre sous la falaise, qu'il entendit un coup de feu. « Veinard ! » pensa-t-il. Mais quelques secondes après, il entendait les cris désespérés de Maurice qui hurlait : « Dédé ! Dédé ! Au secours, j'ai tué Dédé ! » « Vite, vite, venez ! » C'est le plus vite possible que le père Jean descendit le chemin, puis remonta jusqu'au départ des sentiers où déjà deux autres chasseurs arrivaient. Tout trois remontèrent le passage entre la dense végétation arbustive. Ils arrivèrent au décroché du chemin. Maurice était à genou le visage blême. À côté de lui, gisait le corps d'André Dessaigne et ce qui lui restait de tête. Une mare de sang au sol, et des éclaboussures écarlates tout autour. Maurice ne pouvait plus prononcer un seul mot intelligible. Il était en état de choc. C'est lui qui avait tué Dédé. Il était tombé, et le coup de feu était parti. Dans la mauvaise direction. C'est ce qu'ils comprirent au bout de quelques minutes. Il n'y avait plus rien à faire pour ce pauvre André.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Naturaliste forestier, Pierre Athanaze milite au sein d'organisations et associations de protection de la nature depuis plus de 30 ans. Un parcours qui l'a amené à côtoyer scientifiques et militants, naturalistes et activistes. Et parfois des ministres...
    Auteur de 3 essais sur la protection de la nature : « Le livre noir de la chasse », « Qui veut la peau du lynx ? » et « Le retour du sauvage », il publie aujourd'hui son premier roman en hommage à l'engagement des protecteurs de la nature de toutes sortes et de toutes obédiences. A la condition que leur engagement soit sans compromission.

  • L'ivre mort

    Alain Bourmaud

    Peut-on se sauver par la fuite ?
    Jean-Baptiste Bardouin, professionnel de la presse écrite à la dérive et auteur en panne d'inspiration, ne supporte plus rien ni personne. Spectateur de sa propre déchéance intellectuelle, morale et sociale - il ne travaille plus ou presque depuis sa dépression, depuis qu'il a cessé de boire deux ans auparavant -, Bardouin a décidé de tout quitter : femme, enfants, Paris, et ce qui le constituait : son métier. Mais faut-il (se) renier pour renaître ? Et peut-on se sauver par la fuite ? Car Bardouin a planifié sa disparition, prévue pour ce samedi, premier jour des vacances pascales. Profitant du départ dans le Médoc de son épouse qui conduit les enfants chez leurs grands-parents maternels, Bardouin prépare son sac mais tous ses actes et ses gestes sont l'occasion de raviver les souvenirs et d'un appel au bilan d'une existence en up & down. Un passé surgissant comme un boomerang ; le jour de son départ, Bardouin se remet à boire...
    Accompagnez Bardouin dans une réflexion difficile, ponctuée de souvenirs, bons et mauvais, qui le fera retomber dans ses vieux démons.
    EXTRAIT
    Ça faisait vingt-quatre mois, cent quatre-vingt-sept jours, cinq heures et maintenant cinquante-neuf minutes que JiBé luttait, même en rêve, non plus contre l'envie d'alcool, mais contre le seul souvenir de l'ivresse.
    Clairement : Bardouin n'avait pas su transformer cette sobriété en une ébriété nouvelle.
    L'abstinence, cette béquille pour marcher droit, qui l'empêchait de faire le premier pas.
    L'abstinence, ce Subutex de l'alcoolique.
    L'abstinence, ce mot que Bardouin se refusait à dire quand il parvenait à parler.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en Vendée, voici un demi-siècle, Alain Bourmaud a d'abord embrassé le métier de journaliste. Une aventure entamée au sein du quotidien nantais Presse-Océan, puis poursuivie à Paris, où il rencontre, au début des années 90, Thierry Ardisson, qui l'engage alors aux poses de chef d'édition d'Entrevue. Depuis lors, Alain Bourmaud a poursuivi sa carrière d'auteur pour animateurs auprès de Stéphane Bern, Yann Artus-Bertrand, Éric Naulleau... Il travaille aujourd'hui avec François Busnel, présentateur de La Grande Librairie sur France 5. Il est aussi l'auteur de la première biographie de Valérie Trierweiler, La Dame de pique, parue aux éditions First.

  • Dire le vieillissement de la mère est difficile.
    Dire le vieillissement de la mère est difficile. L'urgence de l'écriture s'est imposée sur plusieurs saisons, pudique, entre tâtonnements, tendresse et silences.
    Plongez dans ce roman pudique, entre tâtonnements, tendresse et silences.
    EXTRAIT
    A l'intérieur de ma tête ça tourne à vide. Une poulie ou je sais quoi, des mots et des choses que j'essaie d'effacer. Mais tu lis dans ma tête et je lis dans la tienne, ma fille, quand on se parle comme aujourd'hui. Avec notre langage à nous, le langage de nos doigts qui se rencontrent et qui s'étreignent sous la tablette où sont posés mon étui à lunettes, mon goûter chocolat pain d'épice et le programme télé que je feuillette même pas.
    On s'absente des autres si les autres sont là, on les entend plus on est comme seules toi et moi. Nos doigts se disent tellement de choses maintenant ! Et nos yeux aussi. Plus que dans toute notre vie ensemble et après. C'est vrai que je cause pas, que tu causes pas, c'est vrai que je fais que te regarder et que tu fais que me regarder. C'est vrai que nous plongeons dans les pensées de l'autre très loin si loin comme jamais nous n'avons plongé. C'est vrai que tu lis en moi et que je lis en toi. Tout est devenu simple on dirait. Si simple que les mots ne servent à rien et qu'on se rejoint comme quand je te portais dans mon ventre (...)
    Tes doigts me rassurent ils sont aimants. J'ai toute ta main dans la mienne sur mes genoux maintenant...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ecrivain pluri-indisciplinaire, Thérèse André-Abdelaziz explore toutes les formes d'écriture, de la poésie à la dramaturgie en passant par les nouvelles, le roman et les faits de société. Elle a publié sept ouvrages dont Quelque part une île (1980) Ed. du Cerf, Je, femme d'immigré (1987) Ed. du Cerf, réédition (2004) La Part Commune, Je m'appelle Atlantique (2006) Ed. La Part Commune, ainsi que L'Estuaire (2011) et Moi, Julienne David, corsaire nantaise jamais soumise (2012) Ed. Ex Æquo.
    Elle est l'auteur également de sept pièces radiophoniques et neuf pièces théâtrales.

  • Il n'a pas choisi le bon endroit pour mourir. Par contre, pour vivre...
    Sa maîtresse vient de le quitter. Effondré, il a fui dans la nuit, quittant femme et enfants pour se retrouver seul au petit matin dans une clairière, un révolver à la main. Il a décidé d'en finir. Hélas, dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l'on veut, y compris lorsqu'on veut mettre fin à ses jours. Il n'a pas choisi le bon endroit pour mourir. Par contre, pour vivre...
    « Que la brume était belle ce jour-là. Quel écrin. Imaginez ce corps de femme, élancé, flanqué de formes généreuses et parfaites, élégantes, d'une démarche féline et sensuelle, vous brisant l'âme d'un seul regard, d'un seul sourire. Qu'auriez-vous fait ? Moi, je l'ai aimée. Intensément. »
    Plongez dans un roman qui livre l'histoire d'un homme dont le destin bascule le jour où il décide d'en finir avec la vie.
    EXTRAIT
    Son regard, son doux et si beau regard changea. La déesse de la brume devint l'espace d'un moment, une femme blessée. Elle me regarda droit dans les yeux, une expression de déception sur le visage et dit :
    - Mais qu'est-ce que je fais là??...
    Que cette phrase m'a fait mal. Comme j'ai eu mal, honte, de lui déplaire, de la blesser. Comme je m'en suis voulu. Je m'en veux toujours.
    Bien qu'un peu désemparé, j'ai quand même su trouver les mots pour l'apaiser, non par flagornerie, mais parce que je voulais qu'elle soit bien. Je n'ai jamais voulu que ça d'ailleurs. Qu'elle soit bien avec moi.
    J'étais si bien aussi à ses côtés. Oh, comme j'étais bien.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Patrice Woolley est auteur, mais aussi graphiste et scénariste. Il vit à Monaco.

  • Des nouvelles noires et décalées, où règnent l'humour et le cynisme
    Quatre nouvelles, quatre proses, pour illustrer le court en littérature. Des textes qui se composent et des êtres qui se décomposent : crus ou cuits. Mais toujours en petits morceaux ! Dans ce recueil de "fables tragiques", on excuse volontiers les assassins tant les victimes sont odieuses.
    Véronique Cohu démontre ici que le chemin le plus court est le meilleur, quoiqu'on en dise !
    EXTRAIT
    Marcel est laid. Il pue, il est gros et bouffe des madeleines à longueur de temps. Il a des goûts bizarres. Rien ne le met plus en joie que l'odeur suave de la lessive. Dès qu'il hume une émanation de poudre blanche, il en bave de plaisir. Ses lèvres humides et pendantes deviennent encore plus luisantes. Ce qui ne le rend pas particulièrement séduisant. Mais tout le monde - ou presque - s'extasie devant lui !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Véronique Cohu est journaliste et romancière. Après des études littéraires à Orléans, elle s'est formée aux métiers de l'information à Strasbourg. C'est dans cette ville qu'elle obtient le Prix spécial du jury de la Nouvelle, organisé par le Crous, pour son court récit "Sans traces". La scène l'attire ; elle écrit et interprète sketchs et chansons pour diverses revues de cabaret. Son premier roman "Rêvez... je ferai le reste" est publié en 2014 chez Grasset. Nourrie aux polars américains à la Chandler, cette auteure installée en Gironde manie un humour des plus corrosifs. Elle excelle dans la Nouvelle et son recueil "Histoires courtes pour personnes raccourcies" est un bijou du genre.

  • Un regard plein de naïveté et de poésie sur le monde.
    Georges n'est pas comme vous et moi. Il porte sur le monde, notre monde, un regard d'enfant, plein de naïveté et de poésie. Empreint d'une certaine lucidité aussi. Au fil de sa plume apparaissent des personnages qui l'accompagnent dans son quotidien. Son fidèle copain Franz, qui a tendance à briser les envolées utopiques de Georges. Rose, la boulangère, dont Georges est amoureux. Véronique, la fleuriste, chez qui Georges passe tous les matins pour commenter les nouvelles compositions. Le Docteur Monsieur Maurice, très bienveillant, qui suit Georges à l'hôpital. Louisette, une autre thérapeute, qui accueille Georges dans son groupe de parole. Ou encore Ernestine, une très vieille voisine de son oncle et sa tante, qui lui fait découvrir son magnifique jardin.
    Le manuscrit de Georges est un récit rafraîchissant, à la fois drôle et émouvant, qui nous questionne sur notre propre rapport aux choses et aux personnes qui nous entourent. Une autre façon, également, de percevoir la « différence ».
    Découvrez un récit rafraîchissant, à la fois drôle et émouvant, qui nous questionne sur notre propre rapport aux choses et aux personnes qui nous entourent
    EXTRAIT
    Quand je retourne à l'hôpital tous les jeudis à 9h00 en passant devant la gendarmerie, je pense à Grégoire et mon coeur se serre un peu, juste un petit peu comme s'il était pris dans un petit étau d'un établi. C'était un bon copain, Grégoire. Quand je suis parti de l'hôpital, il m'a pris la main et il m'a dit :
    - Sois prudent, Georges, bonne chance !
    Je ne sais pas pourquoi il m'a dit ça. J'ai toujours été prudent moi. Ce n'est pas comme certains qui traversent la rue n'importe où alors qu'il y a des voitures qui roulent dans les deux sens. Moi j'attends que le feu soit rouge et que le petit bonhomme soit vert. Je suis prudent moi. J'ai toujours été prudent.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Cousin est né à Paris en 1962. Il a passé son enfance à Epinay sur Seine en région parisienne. Après des études de géographie physique à Jussieu, il devient instituteur et s'installe en Touraine. Il est depuis une vingtaine d'années instituteur spécialisé, travaillant auprès d'enfants en difficulté scolaire. Il est également peintre, et c'est l'une de ses encres qui a été choisie pour la couverture de ce livre.
    Il a publié aux éditions Ex Aequo, Le tireur de sable, Le dernier cerf et La forêt du Dessous.

  • Instants de vie de Maxime, Tania, Clémence et Gabriel.
    Le temps d'un automne, quatre personnages - Maxime, Tania, Clémence, Gabriel - évoluent avec leurs doutes, leurs questionnements, leurs espoirs. Ils se rencontrent, se croisent, se cherchent, explorent leur passé pour construire leur avenir. Par petites touches, ils reviennent sur des blessures, des erreurs, des souvenirs, pour mettre au jour ce qui les unit et leur permettre de tisser les fils de leur vie future. Chacun d'eux suit sa trajectoire et cherche à donner un sens à sa vie, à se réconcilier avec son passé ou à éclaircir des secrets oubliés. Pour trouver le chemin vers l'autre et vers la paix.
    Découvrez, le temps d'un automne, les destins croisés de quatre personnages, et partagez leurs doutes, leurs questionnements et leurs espoirs.
    EXTRAIT
    La vieille maison était froide, silencieuse. Joseph avait quitté Rodez après le déjeuner pour rendre visite à ses parents âgés qui vivaient à une heure de là, dans une petite commune de l'Aubrac. Il y resterait un jour ou deux. D'ordinaire, Clémence s'accommodait fort bien de ces moments de solitude. Sa vie avec Joseph était faite de complicité et de partage, mais aussi d'indépendance et de liberté. C'était sans doute la clé de la longévité et de l'équilibre de leur couple. Pourtant, ce soir, elle aurait eu besoin de sa rassurante présence. Très droite, la main glissant sur la rampe de bois, elle gravit lentement l'escalier qui menait à l'étage. Ses épais cheveux noirs ramenés en chignon sur la nuque, sa haute silhouette un peu raide, son pas solennel lui donnaient une apparence sévère qui intimidait facilement les étrangers et forçaient le respect de ses proches.
    Clémence Séverac était née de père inconnu et sa mère, Louise, l'avait abandonnée à l'âge de quelques mois. Durant la majeure partie de son existence, elle avait refusé d'entendre parler de cette femme qui, pour vivre sa vie d'exploratrice, de photographe et de journaliste, avait renoncé à être mère.
    Parvenue à l'étage, Clémence pénétra dans la bibliothèque. La pièce était restée très semblable à ce qu'elle avait été au début du siècle précédent. Son grand-père maternel, Émile Séverac, en avait fait un refuge à son image, sombre et austère. Elle se souvenait très peu de lui mais savait combien il s'était montré sévère pour son entourage. Marthe, sa grand-mère, fille cultivée d'un intendant de lycée, ne fut sans doute pas très heureuse à ses côtés. Comme bien des femmes de sa génération, elle ne trouva jamais la force de braver les interdits de l'époque et se consacra pleinement à son rôle d'épouse soumise et de mère dévouée. Clémence ne voulait pas chercher là une explication au comportement de Louise qui, à l'opposé de Marthe, avait refusé de rester engoncée dans la respectabilité, allant jusqu'à sacrifier son enfant à sa liberté.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Après une carrière d'enseignante, Suzanne Max a d'abord écrit pour les enfants. Elle publie avec son partenaire Alain Benoist la série des aventures de Liann l'enfant faune, l'occasion pour elle de délivrer en douceur un message de protection de l'environnement dans trois petits romans riches en péripéties. Avec Un puissant murmure, elle signe ici son premier roman. Provençale d'origine, Suzanne Max vit désormais dans le Sud-ouest, dans une région rurale entre Landes et Gers.

  • L'habit de sang

    Béatrice Couturier

    Roman de sang, de larmes et d'amour.
    Manolo, issu de la communauté tsigane et Etienne, fils de notable, habitent Nimar, une petite ville du Sud de la France. Ils fréquentent la même école et se lient d'amitié. Un jour, un drame terrible touche la famille de Manolo. Seize ans plus tard, Etienne enquête pour aider son ami miné par la tragédie et rechercher la vérité. Que trouvera-t-il au bout du compte ?
    L'habit de sang est un roman choral où chaque personnage, y compris le narrateur, exprime sa vision de la réalité et un roman de sang, de larmes et d'amour, pour les bêtes comme pour les hommes.
    Découvrez l'histoire d'amitié de Manolo et Etienne, et plongez dans un roman choral où chaque personnage prend la parole pour exprimer sa vision de la réalité.
    EXTRAIT
    Étienne a eu du mal à retrouver la trace des garçons premiers nés de Solomiya, d'ailleurs il n'a localisé que Mirko, à cause des affiches. Paco, à ce moment-là est en mission à l'étranger.
    Les frères ne se voient guère, une ou deux fois par an, au hasard des tournées du cirque, et ils échangent juste une accolade, sans rien se dire. Ils se comprennent : la vie continue vaille que vaille, ne pas se retourner sur le passé.
    La lettre attend Mirko à la fin de sa journée de travail, sous la porte de la caravane. Il lit, hoche la tête et jette le courrier, mais les souvenirs affluent, à son corps défendant. Il est seul pour accueillir l'enfance qui refait surface. Il sort de sa poche une boite de cigarillos, les mêmes que ceux de Solomiya. Évidemment, il l'ignore.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Béatrice Couturier est messine d'origine et vit à Gérardmer dans les Vosges. D'abord enseignante dans le premier degré, elle a exercé ensuite les fonctions de psychologue scolaire. Elle consacre une grande part de son temps aux ateliers d'écriture et à la pratique du théâtre.
    Elle a publié deux autres ouvrages, La Beluga, pacifier les effets-mère et Cas d'écoles.

  • Un grand manège de cultures, de générations et d'idées.
    Julien Redoul, enseignant à la retraite, voit sa vie basculer par la remontée à la surface d'un passé tumultueux. À l'origine des drames à venir, Sibylline, sa vieille mère acariâtre et revancharde qui vit dans une maison de retraite médicalisée. Ramata, éditrice franco-sénégalaise, et François-Xavier, comédien à la Comédie de Caen, personnages solaires de cette histoire familiale imprégnée de secrets et de sentiments refoulés, tenteront de relier les fils et de colorer l'horizon.
    Le grand manège des cultures, des générations et des idées restera malgré tout vertigineux...
    Découvrez une histoire familiale imprégnée de secrets et de sentiments refoulés.
    EXTRAIT
    La standardiste des « Jonquilles » venait de lui annoncer avec une sorte d'ironie ambiguë la visite d'un charmant jeune homme. Sibylline se demanda dès lors s'il s'agissait d'une farce salace insinuant sa transformation en couguar à la mode ou d'une véritable rencontre souhaitée par un quelconque préposé des postes ou d'une compagnie funéraire en mal de clients. Elle savait que la jeune Jasmine était coutumière de ce genre de mascarade, d'ailleurs, souvent d'un goût douteux. Depuis qu'elle occupait cette fonction, après un an de formation, la jeune chargée d'accueil, en plus d'avoir appris à sourire au téléphone, avait retenu qu'il fallait amuser les vieux résidents, leur muscler les zygomatiques et stimuler leurs neurones par des charades ou blagues à tiroir non seulement pour les maintenir en vie, mais surtout pour prévenir la décrépitude physique et morale habituellement favorisée par la vie en institution.
    Dans le doute, et se préparant à toute forme d'équivoque, Sibylline bien campée sur son fauteuil Voltaire, remit en ordre sa chevelure immaculée puis saisit une revue afin de prendre une pause convenable.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Rottier est depuis toujours un passionné de l'écrit.
    D'abord travailleur social, son dernier métier sera d'occuper les fonctions de directeur des services municipaux de la ville de Fécamp sur le littoral normand.
    De ses années au service d'une population attachante, il garde en mémoire bon nombre de témoignages et d'anecdotes qui nourrissent son imaginaire. En retraite depuis 2015, il se consacre presque exclusivement à l'écriture et poursuit sa dissection des êtres d'une plume acérée et tendre. Dans ses livres, les paysages marins contribuent pour beaucoup à l'étrangeté des situations et à la complexité des relations humaines, comme si les marées et les tempêtes successives se chargeaient d'organiser la vie de ses personnages.

  • Des destins croisés, des vies remplies de drames, de courage, de volonté, mais aussi de violence, de peurs et de haine.
    Doit-on toujours dire la vérité ? Jusqu'à quel point un secret de famille peut influer sur la vie des autres ?
    Eliane, chef d'entreprise, reçoit inopinément, la visite de Paul son jeune frère, qu'elle n'a pas revue depuis trente-cinq ans. Celui-ci lui annonce que son père, gravement malade, souhaite la revoir avant de mourir. Cette rencontre la bouleverse et lui fait faire un retour dans son passé, lui rappelant les raisons qui lui ont fait quitter son village. L'entrevue avec ses parents est difficile et la révélation qu'ils vont lui faire la sidère et l'anéantit.
    Parallèlement, Etienne fatigué de sa vie qu'il juge monotone, change de continent pour vivre une vie plus proche de la nature et des grands espaces, près de Louis, un ami rencontré lors de leur service militaire. Un accident remet tout en question mais la solidité de l'amitié entre les deux hommes permet à Etienne de retrouver le goût à la vie.
    Les deux personnages principaux vont se rencontrer au cours d'un voyage et unir leurs destinées. Des destins croisés, des vies remplies de drames, de courage, de volonté mais aussi de violence, de peurs et de haine. Deux héros ordinaires que rien ne prédestine à des destins particuliers, vont vivre des vies riches en émotions et en rencontres.
    Découvrez le parcours de deux héros ordinaires que rien ne prédestine à des destins particuliers, mais vont pourtant vivre des vies riches en émotions et en rencontres.
    EXTRAIT
    Les loups étaient dans la place. Aux abois, prêts à bondir. Les yeux brillants, avides de chair fraîche. La fête foraine battait son plein. La plupart des villageois se pressaient entre les stands de tir, les manèges et autres attractions. Au milieu de la place entourée d'arbres, une piste de danse improvisée où des couples tournaient au son joyeux de l'accordéon. Il faisait beau. Le solstice d'été était toujours la date choisie pour cette fête des conscrits. Le village lové dans les contreforts de la colline offrait une vue magnifique sur la ville étalée en contrebas, brillant de mille feux. Le jour, par temps clair on pouvait voir au loin toute la chaîne des Alpes avec le Mont-Blanc qui se détachait majestueusement.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Eric Thevenot est né en 1953 à Lyon. Il vit à Saint-Cyr au Mont-d'Or où il est engagé dans de nombreuses institutions professionnelles ou associatives.
    Passionné de littérature il publie chez Ex Aequo son premier roman.

  • Onze nouvelles écrites à quatre mains où le fantastique s'invite dans le banal...??
    Le quotidien, parfois, nous joue des tours. ?En témoignent ces nouvelles insolites dans lesquelles on croise des personnages surpris par la vie. La tonalité « réaliste fantastique » de l'écriture s'inscrit dans une tradition d'inspiration latino-américaine. Ces textes illustrent bien l'idée que Julio Cortázar se faisait du récit bref : un jeu magique. Il ne tient au lecteur, pour s'en convaincre, que de pousser la porte. À ses risques et périls...??
    Une expérience d'écriture originale, riche en jeux de langage.??
    EXTRAIT DE LE CIMETIÈRE DES LOCOMOTIVES
    Il pensa aux réfugiés. À tous les laissés pour compte qui fuyaient la misère, la mort et la guerre. Ils auraient pu trouver, dans ce cimetière de locomotives aux flancs gros de voyages avortés, un asile sûr. Il y avait bien longtemps qu'aucune correspondance ne laissait plus à quiconque le loisir de caresser des rêves de destinations heureuses...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Le lecteur est invité à voguer par-delà d'authentiques sentiments alors même que des notes fantastiques se dispersent au gré de l'imagination fertile des deux amis. Leur amour de la langue et de la poésie est ici réellement palpable. - Ange77, Babelio
    À PROPOS DES AUTEURS
    Max Alhau est nouvelliste, poète et traducteur de l'espagnol. Il collabore à plusieurs revues littéraires et poétiques.
    Romancier, nouvelliste, essayiste et poète, Michel Lamart se consacre entièrement à l'écriture après avoir enseigné les lettres et la philosophie en Classes Préparatoires scientifiques et commerciales.

  • Au nom de Sarah

    Armel Veilhan

    La tragique destinée de Sarah, qui rêvait secrètement d'un destin français.
    Enfant de l'Algérie coloniale du siècle dernier, fille d'un petit cordonnier mort dans les tranchées de Verdun, Sarah rêvait secrètement d'un destin français. Devenue jeune fille à la beauté convoitée, elle se laissera séduire par un officier héros de la guerre de 14-18 avec qui elle décide de partir s'installer à Paris. Bien des années plus tard, en 2002, Vincent, éditeur parisien, se rend en Bretagne, chez Maryvonne, vieille écrivaine célèbre qui vient de lui confier son dernier roman. En retard, Vincent lira le manuscrit dans la nuit avant de retrouver Maryvonne au petit déjeuner. Comme à leur habitude, l'auteur et l'éditeur parleront du livre en cours d'écriture. Un roman pas comme les autres pour Vincent qui se découvre partie prenante avec les personnages de la fiction. Peut-être une dernière fable pour Maryvonne qui dévoile peu à peu à son ami et éditeur le destin tragique de Sarah, la grand-mère de Vincent.
    Découvrez un roman mettant en scène, Vincent, qui se découvre partie prenante avec les personnages de la fiction en cours d'écriture qu'il s'apprête à publier...
    EXTRAIT
    Une nuit, elle se dresse, dévale l'escalier au bas duquel elle enfile le grand burnous de son oncle avant de s'engouffrer dans la ruelle. Un rat trotte le long d'un caniveau, Sarah crispe ses doigts sur l'étoffe en pressant l'allure. Sous le ciel bourré d'étoiles, une furieuse exaltation ordonne à ses membres, et bientôt, elle se faufile dans le cimetière où au loin, entre les cyprès, elle devine déjà la tombe de son père. Puis, elle s'agenouille sur la pierre, elle l'enjoint de pardonner sa folie, lui dit tout son amour, toute sa reconnaissance, jurant de lui être fidèle. Elle lui énumère, sans en oublier aucune, toutes les plus belles notes de ses frères. Elle lui promet de veiller à leurs études, puis, d'une voix plus basse encore, presque inaudible, elle lui avoue enfin sa rencontre avec l'étranger, son espoir fou qu'il revienne, qu'il l'emporte et l'enlève à jamais au ghetto de son enfance.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Armel Veilhan est né en 1964 à Strasbourg et vit aujourd'hui dans le Morbihan (Bretagne) depuis plus de dix ans. Il est metteur en scène et dramaturge associé de la Cie Théâtre A. Il a réalisé notamment plusieurs adaptations pour le théâtre et a publié en 2006 Un enfant dans l'hiver (roman) aux éditions Albin Michel. Puis en 2008, il a mis en scène sa première pièce Brouillages (aux éditions pour la jeunesse Les Mandarines). Depuis, il a continué d'écrire pour le théâtre Blanches (inédit- 2011), Les herbes hautes (inédit - 2016), ainsi qu'une forme journal : Journal d'une saison au Triton, à paraître prochainement dans le cadre de sa résidence d'écrivain en Île-de-France 2016. En janvier 2017, au théâtre, sa dernière mise en scène Si bleue si bleue la mer de l'auteur allemand Nis-Momme Stockmann sera jouée au Centre Dramatique Nationale de Besançon et de Franche-Conté, ainsi qu'au Théâtre de l'Échangeur de Bagnolet en mai 2017.

  • Découvrez une nouvelle biographique !
    Parce qu'il y a des mots qui, mal employés, blessent à vie ;
    parce qu'il devient plus facile de s'excuser plutôt que d'être juste ;
    parce qu'il y a des pensées irréfléchies qu'on devrait parfois garder pour soi ;
    parce que la bêtise a cela de supérieur à l'intelligence qu'elle n'a pas de limites ;
    parce que j'aimerais plus de profondeur dans le silence et moins de superficiel dans les mots ;
    parce que victime de ces adages, sans doute comme beaucoup d'entre nous, je me suis imposé - d'écrire- La mutité des sentiments.
    « Un jeune homme ayant construit sa vie dans l'honnêteté et la noblesse des sentiments se retrouve seul face à un ultimatum affectif... un choix s'impose à lui ».
    EXTRAIT
    J'ai toujours essayé de sourire face aux malheurs que la vie peut nous envoyer... tentant de les prendre comme une leçon... sans jamais les rejeter, mais justement les affrontant de face. Ne doit-on pas respecter son destin pour le vivre pleinement?!?
    J'arrive à 23 ans d'une vie remplie de petits problèmes, sans doute trop vite réglés par des solutions mal adaptées... vous devez sans doute me trouver un peu « vieux jeu » à vouloir me caler comme ça, mais il m'a fallu être assez démerdard pour en arriver là où j'en suis... sans trop d'expérience forcément, vu mon âge, je le sais, mais je me sors seul et plutôt pas trop mal de ces emmerdes que l'on rencontre tous à chaque jour qui nous fait vieillir.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Lancé très jeune dans la vie active, autodidacte nourri par de nombreux métiers (maçon-couvreur, éducateur sportif, serveur, mannequin, comédien et d'autres), une curiosité maladive et une soif de découverte, Matthieu Becker, après un parcours plus que chaotique est devenu écrivain. De belles rencontres lui permettent aujourd'hui de partager sa passion de l'écriture qui l'a, jusqu'ici, tenu en vie et reste un besoin vital à son existence et à son équilibre. Il est également l'auteur de scénarii et d'une pièce de théâtre jouée à Paris et à Lyon.

  • Retrouvez Spencer Byron Westwood des Mystères de Paddington Street.
    Dans ce petit recueil, Spencer Byron Westwood tire sur toutes les idées reçues et autres lieux communs que la bourgeoisie londonienne affectionne en cette fin de siècle. Harry Cunningham, son fidèle ami, présente ici quelques-unes de ses célèbres réparties. Il faut dire que lorsque le Secrétaire de la reine Victoria en personne sera surpris en train de lire ces aphorismes, le Tout Londres va alors très vite les adopter.
    Maintenant c'est à vous de jouer. Et si vous avez connu le vrai Spencer dans Les mystères de Paddington street, vous comprendrez probablement que chacune de ses cartouches n'est peut-être pas destinée à qui l'on croit...
    Découvrez un recueil dans lequel Spencer Byron Westwood tire sur toutes les idées reçues de la bourgeoisie londonienne et Harry Cunningham présente quelques-unes de ses célèbres réparties.
    EXTRAIT
    Ce qui est détestable dans la logique, c'est qu'elle donne l'illusion de comprendre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Frédéric Bessat est né en 1962 à Lyon. Il est d'origine italienne et provençale et a suivi des études de sciences économiques à Clermont-Ferrand et à Paris Assas avant d'intégrer une banque à Poitiers. Nouvelliste, il est également auteur de théâtre.

  • Grâce à un précieux souvenir d'enfance, Jeanne éprouve un très fort attachement pour la légende du Père Noël.
    « Jamais une guerre n'a été déclarée en son nom » dit-elle « mais grâce à lui des millions de familles se réunissent chaque année, passent quelques heures dans l'amour et la sérénité, et se bâtissent ainsi de beaux souvenirs. Et pour cela, son existence dans nos coeurs ne peut être contestée ».
    Assise sur un banc face à la mer, Jeanne revisite sa longue vie qu'elle a toujours su embellir en transformant de jolies rencontres et des événements joyeux ou graves en contes de Noël réconfortants. Mais un jour une tragédie insurmontable a plongé Jeanne dans une peine infinie et a imposé le silence au vieux Bonhomme en rouge... jusqu'à ce qu'elle rencontre Lucas, un petit garçon d'une dizaine d'années, à la mèche rebelle et aux grands yeux bleus qui passait devant chez elle sur son petit vélo rouge.
    Un roman touchant, comme un souffle d'espoir.
    EXTRAIT
    De ma petite enfance, je garde le souvenir confus d'une rentrée scolaire. Ma mère me tient la main. Nous nous dirigeons vers un grand bâtiment qui occupe tout le côté ensoleillé de la place de la Halle. Une femme portant une blouse à petits carreaux bleus et blancs se tient, souriante, sur le pas d'une porte grande ouverte sur une cour sablée. Il y a beaucoup d'enfants accompagnés de leur maman, certains pleurent, les mamans les consolent et moi, je fonds en larmes. Ma mère se penche vers moi, son regard iceberg se plante dans mes yeux et m'impose le silence. Puis elle salue rapidement la dame qui me regarde en souriant, lâche ma main et s'en va de sa démarche légère et pressée. Elle ne se retourne pas... Ma mère ne m'aime guère.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dominique Bailly est née en 1950 à Pithiviers. Elle y a passé toute son enfance et son adolescence. C'est quelques années après son mariage qu'elle s'est installée, avec sa famille, dans un petit village enroulé autour de son clocher, au milieu des champs, à seulement quelques kilomètres de sa ville natale à laquelle elle est très attachée.
    Après une longue carrière dans le secrétariat, elle a passé quelques années au sein du journal hebdomadaire local au titre de correctrice, tout en écrivant quelques piges.
    Le Noël de Jeanne est son premier roman.

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