Fayard (réédition numérique FeniXX)

  • Dans ce livre, le Professeur Pierre Debray-Ritzen, directeur de la présente collection, ne se place pas sur le plan idéologique ni sur le plan éthique. La rigueur méthodologique est son seul propos. C'est dire que le ton de l'ouvrage n'est pas celui du polémiste mais du logicien - sans toutefois exclure la sévérité. Une véritable démonstration adresse à la psychanalyse un des argumentaires critiques les plus nourris et les plus charpentés qui aient été bâtis en ce domaine. Remontant au XIIIe siècle, le mot « scolastique » signifie : raisonnement logique et systématisé à partir de vérités révélées. (Ce que Claude Bernard considérait précisément comme le contraire de la méthode expérimentale). Dans le champ, bien mystérieux encore, de la psychologie et de la psychiatrie fleurissent maintes mythologies dont les vérités révélées du freudisme : le ça et le moi, les pulsions, le développement de la sexualité, l'inconscient, l'interprétation des rêves, la monomanie oedipienne, la relation d'objet, etc. A la lumière des données modernes de la neuro-psychologie et selon les critères de certitude, habituels aux sciences expérimentales, toutes ces notions sont remises en question. De même sont contestés, dans leur mécanisme scolastique, les procédés de développement du discours psychanalytique, en particulier : le déguisement pseudo scientifique, le recours aux « écritures consacrées », la démonstration par le symbole - toutes méthodes de ce système clos de pensée que réalise, parmi d'autres, l'entreprise freudienne. L'auteur insiste ensuite sur la gravité des prolongements nosographiques. En effet ces derniers, face aux disciplines biologiques, dispensent un véritable obscurantisme. Cependant, les prolongements philosophiques, avec leurs extravagances, enténèbrent un peu plus les esprits, chauffent des serres de passion et animent la fine fleur de la cuistrerie contemporaine. L'auteur affirme en terminant l'intérêt exploratoire et thérapeutique de la relation interhumaine en s'interrogeant sur le rôle qu'une psychanalyse assagie et auto-contrôlée pourrait effectivement y jouer, dans une perspective résolument scientifique.

  • Dans les temps présents, les interférences de l'engagement dans les ordres et de la vie sexuelle sont de plus en plus à l'ordre du jour. La sexualité est envisagée dans ce livre sous son aspect le plus étendu comprenant non seulement la vie sexuelle proprement dite mais aussi la vie affective. Psychiatre et psychanalyste, Marcel Eck a eu l'occasion de rencontrer professionnellement plus de mille personnes déjà engagées dans la vie religieuse. Il a voulu s'en tenir uniquement à sa documentation personnelle et faire part des réflexions suggérées par ces rencontres. Après une discussion sur le célibat des prêtres, il étudie successivement les problèmes particuliers que posent, face au sacerdoce, les sexualités qui ne sont pas orthodoxes, la situation du prêtre inséré dans une vie de travail de type laïc, les difficultés d'ordre purement affectif que peuvent connaître les prêtres engagés dans la vie sacerdotale. Quelles sont ces difficultés ? Ont-elles une solution ? L'auteur ne prétend pas aller au-delà de ce qu'il a pu constater. Il élargit cependant le débat en insistant sur l'esprit de contestation, ses apports positifs et négatifs, et aussi sur la trop fréquente remise en question de la fidélité aux engagements.

  • Dans les temps présents, les interférences de l'engagement dans les ordres et de la vie sexuelle sont de plus en plus à l'ordre du jour. La sexualité est envisagée dans ce livre sous son aspect le plus étendu comprenant non seulement la vie sexuelle proprement dite mais aussi la vie affective. Psychiatre et psychanalyste, Marcel Eck a eu l'occasion de rencontrer professionnellement plus de mille personnes déjà engagées dans la vie religieuse. Il a voulu s'en tenir uniquement à sa documentation personnelle et faire part des réflexions suggérées par ces rencontres. Après une discussion sur le célibat des prêtres, il étudie successivement les problèmes particuliers que posent, face au sacerdoce, les sexualités qui ne sont pas orthodoxes, la situation du prêtre inséré dans une vie de travail de type laïc, les difficultés d'ordre purement affectif que peuvent connaître les prêtres engagés dans la vie sacerdotale. Quelles sont ces difficultés ? Ont-elles une solution ? L'auteur ne prétend pas aller au-delà de ce qu'il a pu constater. Il élargit cependant le débat en insistant sur l'esprit de contestation, ses apports positifs et négatifs, et aussi sur la trop fréquente remise en question de la fidélité aux engagements.

  • Dans ce livre, le Professeur Pierre Debray-Ritzen, directeur de la présente collection, ne se place pas sur le plan idéologique ni sur le plan éthique. La rigueur méthodologique est son seul propos. C'est dire que le ton de l'ouvrage n'est pas celui du polémiste mais du logicien - sans toutefois exclure la sévérité. Une véritable démonstration adresse à la psychanalyse un des argumentaires critiques les plus nourris et les plus charpentés qui aient été bâtis en ce domaine. Remontant au XIIIe siècle, le mot « scolastique » signifie : raisonnement logique et systématisé à partir de vérités révélées. (Ce que Claude Bernard considérait précisément comme le contraire de la méthode expérimentale). Dans le champ, bien mystérieux encore, de la psychologie et de la psychiatrie fleurissent maintes mythologies dont les vérités révélées du freudisme : le ça et le moi, les pulsions, le développement de la sexualité, l'inconscient, l'interprétation des rêves, la monomanie oedipienne, la relation d'objet, etc. A la lumière des données modernes de la neuro-psychologie et selon les critères de certitude, habituels aux sciences expérimentales, toutes ces notions sont remises en question. De même sont contestés, dans leur mécanisme scolastique, les procédés de développement du discours psychanalytique, en particulier : le déguisement pseudo scientifique, le recours aux « écritures consacrées », la démonstration par le symbole - toutes méthodes de ce système clos de pensée que réalise, parmi d'autres, l'entreprise freudienne. L'auteur insiste ensuite sur la gravité des prolongements nosographiques. En effet ces derniers, face aux disciplines biologiques, dispensent un véritable obscurantisme. Cependant, les prolongements philosophiques, avec leurs extravagances, enténèbrent un peu plus les esprits, chauffent des serres de passion et animent la fine fleur de la cuistrerie contemporaine. L'auteur affirme en terminant l'intérêt exploratoire et thérapeutique de la relation interhumaine en s'interrogeant sur le rôle qu'une psychanalyse assagie et auto-contrôlée pourrait effectivement y jouer, dans une perspective résolument scientifique.

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