Fayard

  • Lovée dans le décor magique de sa baie pourtant hantée par la silhouette du Vésuve, Naples a déployé sa magnificence et déroulé son histoire multiséculaire. Depuis sa fondation au viiie  siècle avant Jésus-Christ, elle peut s'enorgueillir d'être l'une des métropoles les plus anciennes du monde et l'une des plus originales, ne laissant personne indifférent, déchaînant des passions furieuses.
    De l'aube des temps au xxie  siècle, ce livre retrace les presque trois millénaires d'une histoire aussi prodigieuse que tourmentée. Une histoire d'une rare complexité, qui égale celle des plus grandes nations européennes. Mais Naples, c'est d'abord et avant tout un peuple. Turbulent et passionné, doué d'une singulière vitalité, il épouse et incarne sa ville en constante métamorphose. Laurent Bolard en suit les instants de bonheur ineffable comme les plus cruelles tragédies, sans rien négliger des ombres et des lumières, telles ces peintures baroques que les Napolitains ont tant aimées.
    Naples, une ville qui se dit, qui s'écrit, qui se crie.
     
    Historien, Laurent Bolard est docteur en histoire de l'art de l'université Paris  IV-Sorbonne. Spécialiste de l'Italie renaissante et moderne, il est l'auteur de Caravage (Fayard, 2010), d'un Voyage des peintres en Italie au xviie siècle (Belles Lettres, 2012) ainsi que des Portraits d'Italie. Les Italiens vus par les Français au temps du baroque (Belles Lettres, 2018).

  • Grenade résonne comme un Eden profane. Au gré de ce livre se découvre l'histoire d'une ville monde où tout commence et tout finit sur la colline de l'Alhambra qui la domine. À ses pieds s'étalent des monuments insignes, peuplés du souvenir de ses Illustres  : Ibn Zamrak, Salomon ibn Naghrila, Diego de Siloe, El Gran Capitán, Alonso Cano, Charles Quint et García Lorca... Ils sont maures, juifs, chrétiens ou athées. Ils sont artistes, poètes, vizirs ou empereur.
    Pour la première fois dans l'histoire, une civilisation - celle de l'Europe - accueillait un chef-d'oeuvre étranger à ses propres critères pour ce qu'il était, précisément parce qu'étranger, parce qu'il ne ressemblait à rien de ce qu'on admirait ailleurs, c'est-à-dire l'art antique. L'Alhambra fut reçue en palais arabe, et destinée à le rester. Ainsi, la conquête de Grenade rejoint la découverte de l'Amérique. L'une et l'autre témoignent d'un enchantement du monde, d'une piété rendue à la diversité des héritages humains et aux chemins innombrables de la beauté.
     
    Sophie Makariou est conservatrice générale du Patrimoine. Après avoir créé le département des arts de l'Islam dont la nouvelle aile a été inaugurée en 2012, elle a été nommée à la direction du musée national des arts asiatiques - Guimet en 2013. Ses recherches ont largement porté sur les interactions artistiques entre civilisations. Auteur de nombreux ouvrages, elle a assuré plusieurs commissariats d'exposition.
     
    Gabriel Martinez-Gros est professeur émérite d'histoire médiévale de l'Islam à l'université de Nanterre. Il a dirigé avec Lucette Valensi l'Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM/EHESS) à sa fondation, entre 1999 et 2002. Ancien membre de la Casa de Velázquez, il est spécialiste de l'histoire d'al-Andalus.

  • Histoire de la Havane

    Emmanuel Vincenot

    Fondée au début du xvie siècle, La Havane s'est très vite imposée comme une cité stratégique, vivant du passage des flottes, du travail des esclaves et du commerce du sucre et du tabac. Sa désignation comme capitale de Cuba en 1607, l'envol de la production de sucre après la révolution haïtienne de 1791, la fin de la présence coloniale espagnole en 1898 et les occupations militaires du début du xxe siècle comptent parmi les événements clés qui marquent son devenir.Avec l'entrée en scène de Fidel Castro et du Che, en 1959, commence à se construire le mythe de la ville révolutionnaire, bouillonnante, généreuse et effrontée. Quelques décennies plus tard, la fièvre retombée, La Havane devient un musée à ciel ouvert des espoirs déçus, que les touristes visitent à bord de pittoresques voitures hors d'âge. La normalisation des relations diplomatiques amorcée en 2015 va-t-elle inaugurer une nouvelle ère ?Emmanuel Vincenot nous propose une histoire formidablement vivante de cette ville au destin tumultueux, lié à celui de l'Europe, de l'Afrique et de l'Amérique. Parce que La Havane n'a jamais cessé d'inspirer les voyageurs et les artistes, son livre fait aussi la part belle aux représentations visuelles de la cité, des premières gravures aux visions cinématographiques contemporaines. Un portrait kaléidoscopique qui donne à comprendre cette ville complexe, lieu d'insouciance et de douleur, de nostalgie et d'utopie, de renaissance et de perdition.  Emmanuel Vincenot est agrégé d'espagnol et maître de conférences en civilisation latino-américaine. Il enseigne à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée et à Sciences Po Paris.

  • L'Auteur :
    Professeur émérite à l'INALCO, Marie-Claire Bergère est une sinologue de réputation internationale. Auteur d'une biographie de Sun Yat-sen (Fayard, 1994), traduite en plusieurs langues, elle a codirigé La Chine au XXe siècle (2 vol. Fayard, 1989 et 1990). Elle a également participé au catalogue sur l'exposition consacrée à "la concession française de Shangaï", prévue à la fondation Albert-Kahn (mars 2002).

    L'histoire d'une ville pilote qui a joué un rôle essentiel dans la modernisation de la Chine. Economiquement, politiquement, culturellement, elle a souvent été à l'avant-garde, ce qui lui a valu d'être appelée la New York chinoise .

  • Depuis un siècle et demi, la ville de Chicago attire et fascine les observateurs de l'Amérique tant elle incarne une modernité urbaine spectaculaire et triomphante. Barack Obama, qui s'y installa et y entama sa carrière politique, la qualifie de « ville éminemment américaine ». D'autres avant lui l'ont surnommée la « ville aux larges épaules », en référence à ses foules laborieuses.
    Car, pendant des décennies, c'est par centaines de milliers que des ouvriers d'Europe, mais aussi des Noirs du sud des États-Unis et des Hispaniques sont venus travailler dans ses abattoirs, ses aciéries et ses usines rugissantes, faisant de Chicago la capitale manufacturière du pays. Ils ont construit les gratte-ciel orgueilleux du centre-ville - le fameux Loop -, posé des kilomètres de rails, creusé des canaux et empli les bateaux de grain.
    À l'image de la violence des abattoirs, l'histoire politique et syndicale de Chicago est d'une grande brutalité, en partie parce que des richesses considérables y sont concentrées entre les mains de quelques-uns. La municipalité a ainsi longtemps été tenue par des « machines » politiques corrompues liées aux milieux d'affaires, et parfois à la mafia - celle d'Al Capone ou de ses successeurs. Au-delà de son statut de symbole industriel, la ville fut également un haut lieu du jazz et du blues, en même temps que « la ville la plus ségréguée du pays ». À ce titre, elle devint la capitale incontestée de l'Amérique noire au milieu du XXe siècle, jouant un rôle déterminant dans la lutte pour les droits civiques.
    Richement documenté et illustré, ce livre n'est pas seulement une histoire « populaire » de Chicago, des gens ordinaires qui y ont vécu, travaillé, consommé, prié ou joué de la musique. Il propose l'histoire sociale et politique, jusqu'à nos jours, d'une ville américaine à la fois archétypale et exceptionnelle.

  • Le Cap

    Van Der Cruysse-D

    « Auberge des océans », bout du monde et aboutissement d'un continent, Le Cap est une ville mythique dont la légende est sans doute mieux connue que l'histoire véritable. Lieu d'escale incontournable sur la route de l'Asie avant le percement du canal de Suez, elle a vu défiler d'illustres voyageurs qui l'ont parcourue et décrite avec admiration, comme Choisy, Bougainville, Cook, Bernardin de Saint-Pierre, Le Vaillant ou Darwin. 
    Site découvert par les Portugais alors qu'il est habité des seuls San et Khoi, Le Cap devient au milieu du XVIIe siècle une station de ravitaillement pour les flottes marchandes de la VOC, la Compagnie hollandaise des Indes orientales, dotée d'un grand jardin et d'un fort dont la garnison protège la baie de la Table. Autour de ce noyau se développe bientôt un hameau qui devient une ville lovée dans l'amphithéâtre des montagnes qui la protègent des tempêtes australes. L'époque napoléonienne voit la ville devenir et redevenir anglaise. Impériale et fière de l'être, elle vit vers la fin du XIXe siècle l'exaltante épopée de la ruée vers les diamants et l'or découverts au coeur du pays. 
    À la création de l'Union de l'Afrique du Sud en 1910, après la guerre des Boers, Le Cap devient la capitale législative de la nouvelle nation. C'est en 1948 que tombe sur le pays la chape de plomb de l'apartheid, imposé par un régime blanc crispé par la peur du swart gevaar (le « danger des Noirs », qui constituent les trois quarts de la population). Le Cap sera une cité phare dans la résistance à la ségrégation raciale, dans laquelle s'illustreront Desmond Tutu, le charismatique évêque anglican du Cap, et bien sûr Nelson Mandela, enfermé depuis 1964 à Robben Island dans la baie de la Table. 
    Sous la plume érudite de Dirk Van der Cruysse, l'histoire de cette ville « arc-en-ciel » de ses origines jusqu'à la fin du mandat d'Helen Zille (2009) prend des airs de roman d'aventures.Né en 1939, Dirk Van der Cruysse, de l'Académie royale de Belgique, est professeur émérite de l'université d'Anvers. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages d'histoire et l'éditeur de nombreuses relations de voyage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La vie dans la cité, cadre de notre vie quotidienne, ne devrait-elle pas constituer notre souci majeur ? Comment ne pas se pencher sur les problèmes de l'urbanisme qui est l'art de l'organiser ? La région parisienne - comme bon nombre d'agglomérations urbaines - souffre d'un gigantisme qui atteint gravement chacun de ses centres. Le cas de Versailles est particulièrement grave. Ville historique et ville d'art aux larges perspectives, Versailles est asphyxié par la concentration industrielle, la sur-densité de la population et l'accroissement incontrôlé du parc automobile. Quels moyens avons-nous de lutter contre ces fléaux qui compromettent profondément notre équilibre individuel et social ? Parviendrons-nous à dominer ce que nous avons forgé de nos mains et qui finit par nous dépasser ? Résisterons-nous à cette pression matérielle dont les apports ne sont pas, certes, tous négligeables mais qui posent des problèmes de toutes sortes. Prenant comme modèle Versailles, qui doit concilier son passé prestigieux et un avenir aux forces contraignantes, Alain Chambert nous livre le fruit de ses réflexions sur les possibilités qui nous sont données de « faire » notre cité et non pas de la « subir ». Avec beaucoup de pertinence et de rigueur, l'auteur montre qu'il est possible de concilier le passé et l'avenir de nos villes en un tout aussi raisonnable qu'harmonieux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Histoire de Gênes

    Graziani-A.M

    Gênes est « de toutes les Républiques commerçantes la plus enviée, la plus dénigrée et la moins connue », écrit Giuseppe Gorani à la fin du xviiie siècle. De fait, la dernière monographie consacrée à cette pièce-maîtresse du système économique méditerranéen date de plusieurs dizaines d'années. C'est que Gênes n'est pas Venise : rares sont ceux qui, comme Nietzsche ou Valéry, ont été saisis par l'« émotion génoise ». La ville, adossée aux montagnes et « jetée à la mer » (Jacques Heers), ne révèle pas facilement ses secrets, et la plupart de ses centaines de palais ne se visitent pas.
    Et pourtant quel destin que celui de la « cité du griffon » ! Dès le Moyen Age, les Génois parcourent l'ensemble du monde connu afin d'y nouer des relations commerciales. Ils s'imposent ensuite comme de brillants financiers, et, banquiers de la monarchie espagnole, ils dominent l'Europe au xviie siècle,
    baptisé « siècle des Génois ». Mais ce génie des affaires ne se traduit pas en politique, et la République génoise est sans cesse le théâtre de rivalités et de luttes intestines, de complots et de révoltes... Gênes, enfin, c'est la ville de l'essor économique risorgimentale, le grand port industriel italien, le haut lieu de l'industrialisation et des luttes sociales des xixe et xxe siècles.
    Antoine-Marie Graziani montre combien, tout au long de sa tumultueuse histoire, la cité bat au rythme d'événements plus vastes et d'équilibres fort lointains. Car si elle est enfermée derrière ses murs, menacée par des forces féodales ou de puissants voisins, victime de crises politiques, Gênes se réinvente en permanence et paraît, aux yeux de Fernand Braudel, « comme un monstre d'intelligence [...] condamné à s'approprier le monde, ou à ne pas être ».
    Antoine-Marie Graziani est professeur des universités à l'Université de Corse, membre senior de l'Institut universitaire de France. Il est notamment l'un des grands spécialistes de l'histoire de la Corse.

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