FeniXX réédition numérique (Calmann-Lévy)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la collection "Questions d'actualité", cet ouvrage d'Edmond de Fels, publié en 1936 dans un « Paris nationaliste, revanchard, cocardier », est présenté sous la forme d'un échange de courriers entre Franc-maçons qui abordent les différentes thématiques politique de la situation du pays ; tous les sujets y sont abordés : politique pure, éducation, Dieu, nationalisme, classes sociales, gouvernants en place...

  • Dans la collection "Questions d'actualité", cet ouvrage d'Edmond de Fels, publié en 1936 dans un « Paris nationaliste, revanchard, cocardier », est présenté sous la forme d'un échange de courriers entre Franc-maçons qui abordent les différentes thématiques politique de la situation du pays ; tous les sujets y sont abordés : politique pure, éducation, Dieu, nationalisme, classes sociales, gouvernants en place...

  • Silencieuse en France depuis la fin du conflit algérien, l'extrême droite a pris, en 1981, la voix d'un homme que l'on croyait rentré dans l'ombre. Le Pen existe : les électeurs l'ont prouvé à plusieurs reprises. Phénomène de société ou bien épiphénomène politique, l'ascension du champion des slogans nationalistes au palmarès des scores électoraux, n'est toutefois pas une course en solitaire. L'extrême droite présente plusieurs autres visages, qu'il est nécessaire de découvrir pour mieux comprendre la France des années 80. À la lumière d'une connaissance rigoureuse des faits, des idées et des hommes, Alain Rollat brosse le portrait du Front national, et de sa figure centrale, Jean-Marie Le Pen, ainsi que celui de ses frères ennemis, le Parti des forces nouvelles, le Mouvement nationaliste révolutionnaire, l'OEuvre française, le groupe Militant, les néo-nazis français et leurs correspondants européens. Il décrit les scissions et les rivalités multiples, analyse les programmes. Il éclaire le rôle précurseur mais distinct de la nouvelle droite et du Club de l'horloge, montre l'implantation de l'extrême droite dans des partis comme le C.N.I.P., mais aussi dans les milieux catholiques, ainsi que la tendance à une certaine hégémonie de ses idées dans le domaine culturel. Ce nouveau panorama n'aura été rendu possible que par l'arrivée de la gauche au pouvoir. Aussi bien s'interroge-t-on : l'extrême droite a-t-elle un avenir ? Bouleversera-t-elle l'échiquier électoral lors des prochaines consultations nationales ? Sera-t-elle l'enjeu de nouvelles alliances ? Livre d'actualité et de référence, l'ouvrage pertinent et impertinent d'Alain Rollat fournit des réponses à une interrogation qui, à juste titre, préoccupe les Français.

  • L'Allemagne change. Pendant une génération, la République fédérale d'Allemagne a été un modèle de prospérité économique, de relations sociales apaisées et de stabilité politique. Cette réussite, qui fut aussi une restauration, est incarnée par trois chanceliers : Adenauer, Brandt et Schmidt. Depuis quelques années tout a été remis en question. La crise économique multiplie le nombre des chômeurs et des faillites. Le fonctionnement du système politique, d'abord menacé par un terrorisme sanglant, est altéré par l'apparition de mouvements écologistes et antinucléaires, dont la contestation violente s'étend à tous les aspects de la société libérale. L'ancrage à l'Occident, fondement immuable de la politique extérieure depuis Adenauer, est mis en cause par la montée du pacifisme et du neutralisme, dont bénéficient l'U.R.S.S. et ses clients. Il y a plus grave : c'est l'ensemble des valeurs traditionnelles de la société allemande, quarante ans à peine après l'écroulement du nazisme, qui est atteint. Sa connaissance de l'Allemagne qualifiait Joseph Rovan pour présenter, au lendemain des élections allemandes, l'Allemagne du changement. Il décrit les institutions et les partis politiques. Il nous donne un portrait attachant, et sans complaisance, des principaux dirigeants : Schmidt, Kohl, Strauss, Vogel. Après le bilan de l'ère social-démocrate, il analyse le sens profond de la mutation des valeurs qui affecte la société allemande, et de ses conséquences pour l'avenir de ce pays. Cet avenir est aussi en partie le nôtre.

  • Trop d'impôts, trop de cotisations sociales, trop de prélèvements obligatoires ! L'allergie fiscale est une réaction répandue chez les Français. Il est difficile, cependant, de découvrir le remède approprié. Faire des économies ? Indubitablement. Dans la fonction publique, la protection sociale, les collectivités locales, les entreprises nationalisées. Mais l'application d'un tel régime, seule, est insuffisante. Il faut également favoriser la croissance, par une vigoureuse politique d'aide à l'investissement privé. Privilégier le travail, l'effort, la compétitivité. En bref, diminuer le poids de l'État dans l'économie. En faisant le bilan de santé de notre système fiscal, Philippe Auberger propose, avec clarté et simplicité, comme le dit Jacques Chirac dans sa préface, un véritable programme de rétablissement face à la crise. Il préconise d'adapter nos institutions aux exigences d'une démocratie moderne, de laisser davantage d'initiative et de responsabilité aux citoyens, et de leur permettre de s'exprimer plus souvent. Un livre concret, constructif, et une solution au blocage actuel de l'économie française.

  • Économiste de formation et fonctionnaire international de carrière, Pol Quentin-Radlé a, lors de ses nombreux voyages en Chine Populaire, posé sur ce pays fascinant le regard d'un observateur attentif et averti. Son livre est essentiel pour tous ceux, industriels, étudiants, ou simples curieux, qui souhaitent percer quelque peu le mystère de l'économie chinoise. Car, dans ce domaine, pourtant étroitement lié à l'organisation de la vie quotidienne, les dirigeants se montrent avares d'informations et de statistiques. L'auteur a pu réunir des éléments et des chiffres inédits en France, et provenant de différentes sources. Il propose une approche concrète, tant des questions monétaires, industrielles, scientifiques et commerciales, que de l'existence des 850 millions de citoyens auxquels le gouvernement a réussi à assurer une protection - contre l'inflation, aussi bien que la famine et les catastrophes naturelles. Cette réussite économique n'a rien de miraculeux. Elle se fonde sur des données techniques précises. Aujourd'hui, après onze ans de Révolution culturelle, la Chine change de cap. C'est la revanche des gestionnaires et des économistes sur les politiques, des managers sur les idéologues. Priorité est donnée à la modernisation, à la productivité. Le pays s'ouvre au monde extérieur. Mais la Chine de Hua ne va-t-elle pas se placer dans la même situation que les pays capitalistes ? La question reste posée. La Chine, demain, sera peut-être l'égale des plus grands, notamment dans le domaine de l'exportation pétrolière. Aucun industriel à la recherche de marchés nouveaux, aucun futur visiteur de la Chine ne peut l'ignorer. L'ouvrage de Pol Quentin-Radlé représente, pour eux, un guide précieux.

  • Fléau de l'État ou soupape de sécurité économique, le travail noir, qualificatif imagé des activités clandestines, est à la une de l'actualité. C'est pourtant loin dans les siècles passés qu'il faut chercher ses racines, ainsi que le fait Alfred Sauvy en un historique coloré. En vérité, le travail noir est né avec la première loi sur le travail. Clandestin par nature, le travail noir se prête mal à évaluation. Or, ces activités souterraines se sont étendues dans tous les types de société, sous les formes les plus diverses, voire les plus déconcertantes. De la France, dont Alfred Sauvy analyse longuement la situation, à l'Italie, patrie du travail noir, en passant par la Suède, championne des vertus sociales, il n'est guère de pays qui échappe aux troubles de cette économie parallèle. Pas plus les États-Unis et leur libéralisme, que l'Union soviétique et sa planification, ou les pays en développement. Qu'il soit interdit, toléré, ou même encouragé, le travail noir a d'importantes conséquences économiques, sociales, politiques sur la vie d'un pays. Les avantages (pour l'économie) contrebalancent-ils les inconvénients (pour les finances de l'État) ? Comment l'opinion publique réagit-elle, surtout en période de crise ? Et le gouvernement ? Les migrations clandestines ne sont-elles pas, de toutes ces activités, celles qui, illustrant la marche amorcée du Sud vers le Nord, risquent de perturber le plus la planète ? À ces questions, Alfred Sauvy répond avec sa clarté et sa sagesse habituelles. D'un sujet qui nous concerne tous, mais que chacun a tendance à examiner sans recul, il montre les implications mondiales, sans jamais sacrifier l'anecdote et le pittoresque. Un ouvrage essentiel et passionnant.

  • Hier mythe à la mode, le tiers mondisme est aujourd'hui contrebattu et dénoncé. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les mouvements de libération nationaux (Viêt Minh, F.L.N. algérien, etc.) profitent de l'affaiblissement de l'Europe et de l'esprit du temps, ils imposent l'indépendance du monde asiatique et africain. L'européocentrisme, naguère triomphant, est contesté et rejeté. C'est l'émergence de peuples conquis, dominés, qui furent longtemps cantonnés dans ce que le grand écrivain mexicain Octavio Paz a nommé les faubourgs de l'histoire : qu'il s'agisse de l'Égypte, de l'Inde, du Maghreb, de l'Angola, du Mozambique, et autres. Leur réapparition violente, en tant que sujets de l'histoire active, est une réalité majeure de notre temps. Il n'est pas possible de sous-estimer l'importance de la fin de la période coloniale, de la prise de conscience des rapports Nord-Sud et de la situation particulière des pays d'Asie, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique latine (Chili, Bolivie, Brésil, etc.). Désormais, le reflux de l'idéologie tiers-mondiste est à peu près total. Ce phénomène est dû à une conjonction de facteurs : fin de l'illusion lyrique (Algérie, Cuba, Palestiniens, etc.) ; émergence d'États dont la nature est tyrannique ou totalitaire (Ouganda, Guinée, Cambodge de Pol Pot, Iran de Khomeny) ; oppression de minorités (Kurdes, comme hier Arméniens, etc.) ; développement économique médiocre, et réalités politiques aux antipodes le plus souvent des déclarations de principe. Ce reflux est aussi dû à une meilleure appréciation du totalitarisme soviétique, et de l'échec de l'utopie chinoise. Il est dû, enfin, aux conséquences multiples de la crise économique, et du renforcement de la puissance militaire de l'U.R.S.S. et de l'opposition qu'elle suscite (Afghanistan, Pologne, etc.). Le présent ouvrage évalue, pour la première fois, ces thèmes sans manichéisme et regroupe (dans une seconde partie) une série de textes, de 1965 à nos jours, qui retracent un itinéraire et une époque à travers le tiers monde.

  • Blumsztajn Seweryn, né en 1946 à Wroclaw (Pologne). Enfance modèle au sein des scouts rouges. Adolescence marquée par la recherche de l'idéal révolutionnaire. Entrée dans l'âge adulte aux côtés d'Adam Michnik et de Jacek Kuron, initiateurs de l'opposition politique polonaise, et début d'un parcours contestataire jalonné de mesures discriminatoires, arrestations et procès. Cible privilégiée de la propagande et du pouvoir polonais, qui voient en ce membre du Comité de défense des ouvriers (KOR) et du syndicat Solidarité animé par Walesa, en ce Juif compagnon de lutte du catholicisme militant, l'incarnation de toutes les menaces envers l'intégrité du communisme. En France depuis que, répondant à l'appel de syndicalistes français, il est surpris durant son séjour par le coup d'État du général Jaruzelski en décembre 1981. Choisit de rester à l'Ouest pour témoigner, informer, coordonner l'action en faveur des victimes de la répression. Dirige pendant trois ans le Bulletin d'information de Solidarité publié à Paris. Signe très particulier : décide de rentrer dans son pays en janvier 1985, avec tous les risques que cela représente pour lui. Car, malgré la chaleur de l'accueil que la France lui a réservé, c'est là-bas qu'est sa place, là-bas que sont ses racines. Et c'est là-bas que doit continuer son combat en faveur de la liberté. Témoignage humain et politique irremplaçable, ce livre, qu'il laisse derrière lui comme une étape de sa vie, éclaire de l'intérieur, à travers sa trajectoire, la Pologne d'aujourd'hui et les espoirs qu'elle porte.

  • La crise produite dans l'O.T.A.N. par les décisions draconiennes du gouvernement français crée l'occasion unique d'aboutir à une réforme de l'alliance qui avait été inutilement tentée depuis plusieurs années. Dans cette circonstance, il importait qu'une personnalité particulièrement informée des problèmes de l'O.T.A.N. présentât une solution constructive qui permette de sortir des difficultés actuelles et d'éviter qu'elle ne débouche sur certaines solutions très fâcheuses qui se dessinent actuellement. C'est ce qu'a fait le général Beaufre en écrivant ce livre. La solution qu'il présente a pour avantage de tenir compte des divers impératifs contradictoires exprimés dans l'alliance et de définir une formule qui puisse à la fois reconstituer une solidarité atlantique et jeter les fondations d'un système de défense européenne.

  • Demain on dira : « C'était avant Lip ». Un peu comme, aujourd'hui, on dit : « C'était avant guerre ». Car la mutinerie de Besançon marquera une date dans l'histoire des luttes politiques et sociales de notre pays. François-Henri de Virieu a enquêté à Besançon. Il montre comment 1 200 hommes et femmes qui avaient décidé de rester ensemble, contre toute logique et au besoin en renversant cette logique, ont réussi à mettre en difficulté le gouvernement et le patronat national. Comment ils ont forcé un pays tout entier à s'interroger sur ses comportements, sur la valeur de ses institutions, de ses objectifs et de ses lois. Et pourquoi Lip, contrairement à ce qu'affirme le Premier ministre, ce n'est pas fini.

  • Une sous-préfecture de province à l'heure de la « révolution de mai » et pendant la campagne électorale qui suivit. Abandonnant provisoirement les grands sujets de politique étrangère et d'histoire contemporaine qu'il a l'habitude de traiter pour l'Express, le Monde Diplomatique, l'auteur des Carnets secrets de la décolonisation nous conte les péripéties des « Orages de mai » dans l'arrondissement de Vendôme, en Loir-et-Cher, pris comme circonscription-type de la France rurale. Une explosion de grèves locales et de manifestations dont l'ampleur, à Vendôme, surprend tout le monde. La grande peur des notables et la désapprobation de la population paysanne, qui se retournent contre le député sortant, membre de la Fédération de la gauche. Pour deux cents ou deux cent cinquante circonscriptions de province, les événements de mai-juin ont dû se passer, à peu près, comme Georges Chaffard les a vus en Vendômois, et comme il les rapporte dans ce récit alerte où le souci de mener une enquête sérieuse n'exclut pas un sens de la couleur et de l'humour. En nous présentant sans parti-pris la photographie d'une circonscription-étalon aux heures chaudes du printemps 1968, Georges Chaffard montre comment les événements qui, vus de Paris, semblaient ébranler la Ve République, ont, en province, peu pénétré ce que l'auteur appelle « le tissu coriace de la France rurale ».

  • Pénétrant tête haute dans les institutions de la bourgeoisie, le parti communiste italien, après trente années de longue marche vers le pouvoir, se trouve aujourd'hui en mesure de conditionner les choix politiques et économiques de la société italienne. En effet, le plus puissant des P.C. européens (1 750 000 adhérents ; 34,5 % des suffrages aux élections de 1976), le parti de Gramsci, Togliatti et Berlinguer, est tout simplement devenu un élément indispensable au fonctionnement de la démocratie. Auteur du « compromis historique » - la seule stratégie nouvelle élaborée par le mouvement communiste international depuis les "fronts populaires" de 1935 - il a été mal compris par la gauche européenne à laquelle il renvoie l'image de son sectarisme et de ses innombrables échecs. Cette voie démocratique, progressive, autonome à l'égard de Moscou, qui, pour éviter la coupure du pays en deux et la conquête du pouvoir avec 51 % des suffrages, prend à contre-pied l'union de la gauche et le programme commun de gouvernement, aboutit à ce résultat paradoxal de proposer une alliance avec l'adversaire, avec celui qui pense "autrement", c'est-à-dire, en Italie, les catholiques et le parti démo-chrétien. Peut-on, avec le compromis historique, faire la révolution sans révolution, sans quitter l'OTAN, sans abolir certains mécanismes de l'économie de marché, et en se compromettant dans la résolution de la crise économique ? Le compromis historique offre-t-il une recette pour gagner des voix ? Enrico Berlinguer et le P.C. italien proposent-ils ce que Leonid Brejnev appelle, dit-on, un « socialisme hypothétique » ? L'analyse de Marcelle Padovani, correspondante à Rome du Nouvel Observateur, permet de mieux comprendre la situation politique unique d'un pays vers lequel sont tournés tous les regards, à l'Ouest comme à l'Est.

  • Dans une suite d'ouvrages, William Pitt, Wellington, le Siècle de Victoria, Winston Churchill et l'Angleterre du XXe siècle, M. Jacques Chastenet, grand connaisseur des choses d'Outre-Manche, a brossé le tableau de l'évolution de la Grande-Bretagne entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XXe. Le voici qui, sous le titre l'Angleterre d'aujourd'hui, nous donne une fresque d'immédiate actualité. L'ouvrage commence par un résumé de l'histoire politique anglaise pendant les vingt dernières années jusques et y compris les débuts du ministère Harold Wilson. Suivent une série de chapitres consacrés à l'aspect physique de la Grande-Bretagne contemporaine, à ses difficultés économiques, aux changements récents manifestés dans les moeurs et coutumes, dans le comportement de la jeunesse, dans les rapports entre les sexes, dans l'éducation, dans la pratique religieuse, dans la conception des relations internationales et du Commonwealth, etc. Pour finir, l'auteur nous donne un aperçu panoramique du mouvement intellectuel, littéraire et artistique. Nous connaissons mal l'Angleterre d'aujourd'hui. La représentation que les Français se font de leurs voisins est le plus souvent conventionnelle et en tout cas dépassée. Le chapeau melon, le parapluie roulé, l'oeillet à la boutonnière, le flegme et le goût de la litote sont assurément la marque d'un certain nombre de Britanniques ; mais ils n'existent qu'en minorité décroissante et la grande majorité ne leur ressemble pas. Le livre de M. Jacques Chastenet, livre documenté, complet, en même temps vivant, de lecture facile et semé de touches piquantes, aidera sans doute à modifier quelques-unes des idées toutes faites ayant cours en France au sujet des Anglais : il aidera aussi à mesurer l'étendue de l'effort qu'il leur faut poursuivre, non pas certes pour retrouver une primauté à jamais perdue, mais pour s'adapter à l'univers contemporain et s'y assurer une Place honorable. Les souvenirs du passé et, plus encore, le souci de l'avenir, commandent une bonne entente entre les Anglais et nous. Puisse l'Angleterre d'aujourd'hui contribuer à dissiper des malentendus nés surtout de l'ignorance.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La question du renouvellement du socialisme et de son adaptation aux problèmes d'aujourd'hui provoque des discussions passionnées dans de nombreux pays. Elle est à l'ordre du jour en France, en particulier depuis la fondation du Parti Socialiste Unifié, à la suite d'une fusion du P.S.A., de l'U.G.S. (Union de la Gauche Socialiste) et de communistes dissidents groupés autour du journal « Tribune du communisme ». Édouard Depreux, ancien ministre de l'Intérieur et de l'Éducation nationale, a adhéré à la S.F.I.O. à l'âge de 20 ans, en 1918 après avoir été démobilisé ; à deux reprises président du groupe parlementaire socialiste il a quitté en septembre 1958 la S.F.I.O.pour devenir Secrétaire général du P.S.A. Il est aujourd'hui le Secrétaire national du P.S.U. Dans ce livre, Édouard Depreux précise son attitude face aux questions d'actualité (crise paysanne, constitution de la Ve République, guerre d'Algérie) mais il définit en même temps les principes, traditionnels et toujours neufs, à partir desquels doit se rénover le socialisme, grâce à la planification dans la liberté. Doctrinal et polémique à la fois, l'ouvrage d'Édouard Depreux est appelé à avoir un grand retentissement dans tous les milieux politiques.

  • Il n'y a plus en France de secret de l'impôt depuis le 1er juillet 1974. Il y a de moins en moins de secret médical, de moins en moins de secret de l'instruction judiciaire, de moins en moins de secret bancaire. Les gadgets d'espionnage électroniques atteignent aujourd'hui la perfection. Les fichiers sont de plus en plus nombreux, de mieux en mieux tenus. Bientôt, grâce à l'ordinateur, ils pourront être réunis en un seul grand fichier central. Il n'y aura plus alors de secret du tout. Plus de vie privée. Il est certes normal que la collectivité se protège contre ceux de ses membres qui seraient tentés de la détruire ou de la piller. Qu'elle cherche à identifier ceux qui complotent. Qu'elle mesure la solvabilité de ceux qui lui empruntent de l'argent et qu'elle se renseigne sur la santé de ceux qui demandent à être soignés gratuitement. Mais cette intrusion collective dans la vie privée prend aujourd'hui des proportions inquiétantes. A cause des fantastiques possibilités offertes par l'électronique. Demain, quelques hommes, quelques fonctionnaires disposeront du pouvoir exorbitant de tout savoir sur tous les autres. Et pour toujours. Car la mémoire électronique ne connaît pas la défaillance. Elle ne sait pas ce que pardonner veut dire. C'est grave. Car sans pardon, il n'est pas de vie sociale possible. Giscard d'Estaing l'a compris. Il a demandé au gouvernement de préparer un code des libertés fondamentales de l'individu. Mais n'est-il pas trop tard ? Gérald Messadié, rédacteur en chef de Science et Vie a enquêté aux États-Unis où le problème se pose depuis dix ans déjà... Il fait des révélations proprement effarantes sur ce qui nous attend, nous Français, si le gouvernement n'invente pas très vite une parade, un droit radicalement nouveau qui rendrait chaque individu propriétaire des données relatives à sa vie privée, données dont personne ne devrait pouvoir disposer sans son consentement.

  • Ce que je sais du XXe siècle ? Ce qu'en saurait tout enfant d'une époque convulsive et sans pardon, considéré comme terroriste, réchappé à vingt ans du peloton d'exécution, auteur en 1950 d'un premier roman qui s'ouvrait sur des enfants juifs conduits à la chambre à gaz de Mauthausen et qui verrait, trente-cinq ans après, les tortionnaires du père Popieluszko ressembler comme des frères aux SS qu'il a connus. Ce que je sais ? Que la gauche est fautive. Fautive de n'avoir pas encore osé reconnaître, à la mort de Koestler, Sperber et Souvarine, à quel point ils ont eu les premiers raison. Fautive de ne pas assez s'interroger sur un pacifisme qui ne peut se réclamer de Jaurès parce qu'il blanchit les agresseurs, confond Auschwitz et Hiroshima et ignore le seul acquis en Europe de la victoire de 1945 : la réconciliation franco-allemande. Fautive encore de regarder l'avenir à la lumière de la première révolution industrielle, de ne pas avoir l'audace de désespérer Billancourt, quand la lutte des classes a besoin d'une France prospère et efficace pour garder un sens. Ce que je sais du XXe siècle ? Qu'il a anéanti les rentes qu'une nation comme la nôtre tirait de son passé. Il faut changer notre outillage mental et culturel. C'est la leçon des poètes que j'ai connus et dont j'ai été l'ami : Aragon, Éluard, Picasso. Ont-ils payé trop cher d'accéder aux ouvertures de la modernité sur le grand large ? Mais quelle est donc notre note à payer en cette fin de siècle, alors qu'il dépend de nous qu'il y ait un XXIe siècle ?

  • Périodiquement, la radio et la presse se font l'écho d'attaques dirigées contre le « colonialisme russe ». La question d'une « décolonisation » peut-elle se poser au-delà du rideau de fer ? L'auteur - éminent spécialiste de l'Islam, et qui a voyagé dans les pays musulmans de l'U.R.S.S. - répond à une interrogation actuelle. La désislamisation - condition sine qua non de l'assimilation du musulman au marxisme - que le Kremlin, poursuivant l'effort des tsars, semble avoir réussi aujourd'hui à imposer dans ses marches orientales, n'était pas seulement affaire de dogme et question sociale. L'industrialisation et le développement de l'agriculture dans des régions hier déshéritées sont les conditions premières de l'adhésion des masses au matérialisme historique, mais ils ne la déterminent pas absolument. C'est la pression d'un ensemble technique, politique, sociale et économique qui a opéré une certaine implantation en Islam.

  • Quand il était un très jeune préfet de la Haute-Loire, puis de la Haute-Marne, Edgard Pisani militait déjà pour le développement régional, se posant ainsi une question qui devait aboutir à celle qui est débattue publiquement avant de faire l'objet d'un référendum. Les responsabilités qu'a assumées l'ancien ministre de l'Agriculture, sa politique de modernisation, sa large expérience dans le domaine administratif et son sens des traditions, des réalités et des perspectives françaises l'ont conduit à écrire un livre important, appelé à un grand retentissement, sur une question, on ne peut plus d'actualité, et vitale entre toutes. Dans un pays comme la France, « étatiste » et centralisateur, où le Pouvoir n'a cessé d'étendre son emprise, le poids de l'appareil public devient excessif et finit par l'emporter sur le politique. L'entreprise nationale s'étiole au moment même où s'ouvrent nos frontières ; l'Université se fonctionnarise, les collectivités locales sont inadaptées à la vie réelle. Paris polarise les forces, les richesses, les espoirs. Edgard Pisani estime nécessaire la réforme régionale mais il sait aussi qu'elle est difficile et il se pose loyalement la question de savoir si elle est possible chez un peuple toujours en proie aux contradictions : nous voulons la réforme communale et aussi la sauvegarde de toutes les écharpes, la création d'une collectivité publique de Plein exercice et aussi le maintien du préfet comme exécutif régional... Nous voulons, en même temps, l'autonomie locale, qui nous flatte, et l'omniprésence de l'État, qui nous rassure. Nous sommes tous des Jacondins, mi-jacobins, mi-girondins. Et le gouvernement n'est pas le seul responsable de ce qu'il y a d'incertain et d'informe dans la réforme projetée, lui à qui il appartient cependant de rendre possible le nécessaire.

  • Tenir tête aux pollueurs... Protéger les rivages, les rivières, l'air, le sol, le sous-sol de la cupidité des industriels et des constructeurs... Bâtir des villes qui soient belles et habitables... Lutter contre le bruit... Est-ce possible dans notre société libérale, guidée par le souci de la rentabilité et la recherche systématique du profit maximum ? Est-ce supportable par l'économie d'un pays qui a déjà bien du mal à réussir son industrialisation ? C'est possible et c'est même indispensable, répond Robert Poujade. La société libérale est en train de jouer son avenir sur la question de savoir si elle résoudra ou non le problème de l'environnement et de la protection de la nature. Mais ce ne sera pas là tâche facile. Robert Poujade le sait, qui a créé en janvier 1971, à la demande de Georges Pompidou, le ministère de la Protection de la nature et de l'Environnement, devenu ministère de la Qualité de la vie. Pendant un an, il s'est tu. Aujourd'hui, il raconte son expérience, son combat pendant trois ans contre l'esprit de lucre des uns, la négligence, la routine ou l'égoïsme des autres. Son combat contre l'industrie privée bien sûr, mais aussi contre l'inertie de l'administration, jalouse de ses prérogatives et de ses traditions ; contre les entreprises publiques, comme l'E.D.F. qui plante "autoritairement ses pylônes aux plus mauvais endroits". Ce que Robert Poujade raconte dans son livre, c'est l'aventure étonnante et par bien des côtés inquiétante de ce "ministère de l'impossible" qui dérangeait trop de gens pour qu'on lui donne tous les moyens d'agir.

  • Voici l'heure du « franc lourd » : à dater du 1er janvier 1960, toute la France va compter en « nouveaux francs ». Que signifie cette révolution monétaire ? Quelles conséquences aura-t-elle dans notre vie quotidienne ? Que vaut le franc lourd par rapport au franc d'hier et d'avant-hier ? René Sédillot, qui ne s'est consacré à l'histoire générale qu'après avoir étudié l'histoire des monnaies, revient à un sujet qui lui est familier en retraçant, à l'occasion de l'« alourdissement », toute la carrière du franc, depuis la loi de germinal jusqu'aux tribulations de notre siècle : une carrière qu'ont vécue cinq générations de Français, les premières dans la sérénité, les dernières dans le tourment. À la vérité, le franc lourd n'est plus le franc. Il est une unité nouvelle, dont l'apparition clôt un chapitre d'histoire. Le moment est donc bien choisi pour embrasser ces cent soixante années d'aventures monétaires ; et quand, sous la plume de René Sédillot, on voit Bonaparte, consul, puis Charles de Gaulle, président, modelant et remodelant le franc, on ne peut s'interdire, sinon des rapprochements, au moins des confrontations.

  • Nul n'était plus qualifié que M. Bernard Winter, depuis dix ans journaliste en Allemagne, pour nous apporter un témoignage probant sur Berlin, enjeu et symbole d'une Allemagne libre. C'est avec compétence qu'il évoque ce problème crucial qui est au premier plan des préoccupations mondiales. Depuis dix ans en effet, l'Est et l'Ouest se disputent les morceaux de cette ville qui fut la capitale de l'Allemagne... quand il y avait « une » Allemagne. Deux millions d'Occidentaux y vivent, encerclés par l'empire soviétique. Ces Berlinois de l'Ouest ont toujours proclamé leur attachement au monde libre et ils voient dans les garnisons américaine, britannique et française, les plus sûrs et même les seuls garants de leur liberté. Mais M. Khrouchtchev vient de remettre en cause les accords de 1944 et 1945 qui ont autorisé la présence des Américains, des Anglais et des Français à Berlin. Quelles garanties auraient alors les Berlinois de ne pas connaître, un jour, le sort des habitants de Prague en 1948 ? M. Khrouchtchev se sert de Berlin comme d'un levier pour soulever tout le problème de l'Allemagne, et l'auteur nous montre avec force combien l'enjeu de la partie engagée est immense, car « qui tient Berlin tient l'Allemagne, et qui tient l'Allemagne tient l'Europe ».

empty