FeniXX réédition numérique (Cheminements)

  • Lingots de sang aurait pu être un roman policier. C'est avant tout - au coeur d'un des plus beaux, mais aussi des plus rudes pays de Provence - le récit d'un drame au sein d'une petite communauté rurale. Dans un contexte digne d'une tragédie antique, les protagonistes se côtoient, s'affrontent ou se déchirent. De sentiments divers, couvant souvent à l'état larvaire, vont naître des conflits et passions qui iront jusqu'au crime. Qui a tué Francis et Didier Bouscarle... ? Les inspecteurs Baldi et Topin, avec des méthodes policières qui leur sont propres, sont chargés d'élucider cette affaire d'amour, de sang et d'or...

  • Zabelle vit une enfance heureuse au sein de la Beurrière, quartier de marins-pêcheurs, dans un Boulogne où la misère côtoie le luxe d'une station balnéaire réputée. Elle va et vient, entre la tiédeur de son lit-armoire, et la rue qui sent bon la corde mouillée et la marée fraîche. Que deviendrait-elle sans son grand-père, qui a fait campagne à Terre-Neuve et qui remplace, chaque matin, sa mère qui part travailler comme fileuse à la maison de salaison de Capécure ? Septembre 1939, la guerre éclate et détruit cette vie modeste mais paisible. Zabelle et sa famille, jetées sur les routes de l'Exode, vivent des jours difficiles. De retour dans Boulogne détruit, Zabelle épouse à son tour un marin-pêcheur. Les années passent et la mer, toujours, apporte son lot de joies et de misères. À travers cette saga familiale, l'auteur, habile conteuse, brosse un tableau haut en couleur d'une région, décrit la dure condition des femmes de marins-pêcheurs, à la fois résignées et courageuses, le tout composé d'après les archives boulonnaises, les documents d'époque, les albums de famille, les confidences des anciens et les témoignages des travailleurs de la mer aujourd'hui.

  • Un nom de légende, celle d'un village à l'abri des temps modernes, et pour lequel la vie semble avoir réservé ses personnages les plus cocasses, les plus farfelus, les plus extravagants. On y découvre Malnommé, le rebouteux et sa fameuse huile d'aspic Bijiji. Polonais d'origine et victime d'une sangsue vorace, Trompette, ancien caporal-clairon, qui continue de vivre sa guerre, la belle marquise Estelle de Piétraucourt, sans compter Tantine, la folle du pays, la Poularde, le Bêtiau, ainsi que Sulpice Debout et son fameux bélier Tête de fer. Cachemignonne est un livre sentant bon le terroir, où se multiplient les situations drôles, parfois gauloises et rabelaisiennes, mais toujours racontées avec humour. Une jouvence de bonne humeur et de joie de vivre.

  • Claudius a quatre ans lorsque la Seconde guerre mondiale éclate. La mère tient la maison, le père, plombier-zingueur, écrit des romans qui ne seront jamais publiés. Défile alors l'enfance de Claudius, de son frère, sa soeur, et de leurs copains à Dinan et dans ses environs, pendant et après l'Occupation. Ils côtoient les Allemands, observent émerveillés les forains poser leurs tréteaux et manèges sur la place Du Guesclin, assistent fascinés aux exploits d'un contorsionniste, d'un avaleur de grenouilles, de lutteurs de foire et d'un gigantesque briseur de chaînes, qui empêche les avions de décoller avec ses dents, et deviendra l'ami de Claudius. Mais, pour les enfants de cette époque, quoi de plus exaltant que la guerre ? Aussi, pendant que les adultes achèvent la grande, Claudius et ses amis s'exercent à la petite, affrontant une bande rivale autour des tanks américains éventrés, sans réaliser qu'un de leurs camarades, condamné par la médecine, ne partagera plus longtemps leurs jeux. Dans ce roman aux multiples rebondissements, qui nous rappelle irrésistiblement La guerre des boutons, Yves Jacob nous présente des garnements cocasses et hauts en couleur. Il nous conte aussi avec force, émotion, et parfois cruauté, ce qui a été, pour la plupart d'entre nous, les plus belles années de notre vie.

  • Comme je l'ai fait à l'intention de mes fidèles auditeurs, pendant tant d'années, permettez-moi de vous saluer de mon traditionnel : « Chers amis... bonjour ! » En effet, je serais comblé si, en découvrant ces souvenirs, vous aviez l'impression d'entendre ma voix en train de vous les raconter. C'est pourquoi, en ma compagnie, je vous invite à entrer dans les coulisses des grandes émissions de « l'âge d'or de la radio » : le Crochet, et Reine d'un jour, les jeux : Quitte ou double, Magnéto-stop et Emportez-les avec vous etc., sans oublier mes feuilletons : Vas-y Zappy ou Ça va bouillir (le « tonneau » vous y attend). Suivez-moi dans les tournées du fabuleux orchestre de Jacques Hélian et du Radio-Circus. Pénétrez en ma compagnie dans les studios de cinéma. Rencontrez avec moi de nombreuses personnalités, telles que l'abbé Pierre ou l'académicien Maurice Genevoix, tous deux concurrents inattendus de mon jeu Quitte ou Double. Et encore Maurice Chevalier, Tino Rossi ou l'inénarrable Francis Blanche, ainsi que toutes les vedettes de l'écran et du théâtre, qui m'ont fait l'honneur d'être mes partenaires. Accompagnez-moi sans hésiter dans tous les challenges de ma vie privée, puisque je me suis promis de ne rien vous cacher. Ensemble, revivons les événements - heureux ou malheureux -, du XXe siècle, qu'ont été l'Occupation, le Service du Travail Obligatoire ou la Libération... Entre autres. Alors, j'en suis persuadé, la découverte de mes souvenirs terminée, nous serons devenus de vrais « copains ». Je vous fais la « bise »... à Zappy.

  • Un nom de légende, celle d'un village à l'abri des temps modernes, et pour lequel la vie semble avoir réservé ses personnages les plus cocasses, les plus farfelus, les plus extravagants. On y découvre Malnommé, le rebouteux et sa fameuse huile d'aspic Bijiji. Polonais d'origine et victime d'une sangsue vorace, Trompette, ancien caporal-clairon, qui continue de vivre sa guerre, la belle marquise Estelle de Piétraucourt, sans compter Tantine, la folle du pays, la Poularde, le Bêtiau, ainsi que Sulpice Debout et son fameux bélier Tête de fer. Cachemignonne est un livre sentant bon le terroir, où se multiplient les situations drôles, parfois gauloises et rabelaisiennes, mais toujours racontées avec humour. Une jouvence de bonne humeur et de joie de vivre.

  • Claudius a quatre ans lorsque la Seconde guerre mondiale éclate. La mère tient la maison, le père, plombier-zingueur, écrit des romans qui ne seront jamais publiés. Défile alors l'enfance de Claudius, de son frère, sa soeur, et de leurs copains à Dinan et dans ses environs, pendant et après l'Occupation. Ils côtoient les Allemands, observent émerveillés les forains poser leurs tréteaux et manèges sur la place Du Guesclin, assistent fascinés aux exploits d'un contorsionniste, d'un avaleur de grenouilles, de lutteurs de foire et d'un gigantesque briseur de chaînes, qui empêche les avions de décoller avec ses dents, et deviendra l'ami de Claudius. Mais, pour les enfants de cette époque, quoi de plus exaltant que la guerre ? Aussi, pendant que les adultes achèvent la grande, Claudius et ses amis s'exercent à la petite, affrontant une bande rivale autour des tanks américains éventrés, sans réaliser qu'un de leurs camarades, condamné par la médecine, ne partagera plus longtemps leurs jeux. Dans ce roman aux multiples rebondissements, qui nous rappelle irrésistiblement La guerre des boutons, Yves Jacob nous présente des garnements cocasses et hauts en couleur. Il nous conte aussi avec force, émotion, et parfois cruauté, ce qui a été, pour la plupart d'entre nous, les plus belles années de notre vie.

  • Comme je l'ai fait à l'intention de mes fidèles auditeurs, pendant tant d'années, permettez-moi de vous saluer de mon traditionnel : « Chers amis... bonjour ! » En effet, je serais comblé si, en découvrant ces souvenirs, vous aviez l'impression d'entendre ma voix en train de vous les raconter. C'est pourquoi, en ma compagnie, je vous invite à entrer dans les coulisses des grandes émissions de « l'âge d'or de la radio » : le Crochet, et Reine d'un jour, les jeux : Quitte ou double, Magnéto-stop et Emportez-les avec vous etc., sans oublier mes feuilletons : Vas-y Zappy ou Ça va bouillir (le « tonneau » vous y attend). Suivez-moi dans les tournées du fabuleux orchestre de Jacques Hélian et du Radio-Circus. Pénétrez en ma compagnie dans les studios de cinéma. Rencontrez avec moi de nombreuses personnalités, telles que l'abbé Pierre ou l'académicien Maurice Genevoix, tous deux concurrents inattendus de mon jeu Quitte ou Double. Et encore Maurice Chevalier, Tino Rossi ou l'inénarrable Francis Blanche, ainsi que toutes les vedettes de l'écran et du théâtre, qui m'ont fait l'honneur d'être mes partenaires. Accompagnez-moi sans hésiter dans tous les challenges de ma vie privée, puisque je me suis promis de ne rien vous cacher. Ensemble, revivons les événements - heureux ou malheureux -, du XXe siècle, qu'ont été l'Occupation, le Service du Travail Obligatoire ou la Libération... Entre autres. Alors, j'en suis persuadé, la découverte de mes souvenirs terminée, nous serons devenus de vrais « copains ». Je vous fais la « bise »... à Zappy.

  • Zabelle vit une enfance heureuse au sein de la Beurrière, quartier de marins-pêcheurs, dans un Boulogne où la misère côtoie le luxe d'une station balnéaire réputée. Elle va et vient, entre la tiédeur de son lit-armoire, et la rue qui sent bon la corde mouillée et la marée fraîche. Que deviendrait-elle sans son grand-père, qui a fait campagne à Terre-Neuve et qui remplace, chaque matin, sa mère qui part travailler comme fileuse à la maison de salaison de Capécure ? Septembre 1939, la guerre éclate et détruit cette vie modeste mais paisible. Zabelle et sa famille, jetées sur les routes de l'Exode, vivent des jours difficiles. De retour dans Boulogne détruit, Zabelle épouse à son tour un marin-pêcheur. Les années passent et la mer, toujours, apporte son lot de joies et de misères. À travers cette saga familiale, l'auteur, habile conteuse, brosse un tableau haut en couleur d'une région, décrit la dure condition des femmes de marins-pêcheurs, à la fois résignées et courageuses, le tout composé d'après les archives boulonnaises, les documents d'époque, les albums de famille, les confidences des anciens et les témoignages des travailleurs de la mer aujourd'hui.

  • Historique du mouvement mutualiste agricole dans le Morbihan, né après la guerre du refus des agriculteurs de se voir fondre dans le régime général de la sécurité sociale. Un système indépendant fut donc mis en place, afin de gérer les soins, les retraites et les allocations familiales du monde agricole, et ce jusqu'à aujourd'hui encore.

  • Mais qui a bien pu tuer Montigné-sur-Breuse, le petit Mont Saint-Michel angevin ? Village de rêve « formant comme une pyramide humaine, écrit l'auteur, chaque toiture épaulant les murs porteurs d'une autre, nombreuses à la base, plus rares au sommet et, pour finir, seule, majestueuse, royale, l'abbatiale Saint-Florent qui semble penser que tous ces efforts ne sont là que pour elle ». Qui a tué Montigné-sur-Breuse et pourquoi ? Coups de théâtre, rebondissements, suspense, Martine de Bony nous les fait vivre comme un auteur de romans policiers. Au dernier chapitre, on comprend enfin, et on a envie de relire le livre pour voir comment, exactement, les choses ont commencé. Car, a priori, tout le monde aime Montigné : Claire, idolâtre de sa maison d'enfance ; la superbe Amélie qui vit dans l'ancien Logis de l'Abbé, non loin de son fils, le potier aveugle, tous deux rêvant d'un grand orgue pour l'église abbatiale, joyau du gothique Plantagenêt ; l'érudit Alphée, un brin maniaque du passé de Montigné ; les édiles : maire, conseiller général, ministre (enfant du pays) avec leurs visions entreprenantes et dynamiques ; les viticulteurs, commerçants, retraités, qui l'aiment sans toujours savoir pourquoi, parce qu'ils en vivent et le font vivre, parce que c'est leur village et qu'ils l'ont toujours connu ; les touristes et photographes du dimanche. Et pourtant, l'assassin est parmi eux. Montigné, comme tous les villages de France, est un microcosme. Martine de Bony (rompue aux questions et aux législations relatives au patrimoine bâti) a le talent d'animer ce petit monde, de le mettre en situation avec une tendresse parfois ironique. Car, derrière les événements, il y a les sentiments et les caractères qui s'affrontent : rancoeur, esprit de caste, appétit de puissance ; mais aussi dévouement, invention, générosité... Le récit est mené rondement, entrecoupé de dialogues percutants dans lesquels sont respectés le vocabulaire, le ton, de ceux qui les prononcent. Montigné n'est pas mort par hasard, et, on se prend à penser qu'une bonne part du Patrimoine de l'Humanité pourrait, si l'on ne se réveille pas, disparaître pour les mêmes raisons.

  • On appelle Gavots, les bonnes gens de Provence qui vivent dans les vallées de beauté et d'équilibre depuis Castellane et Forcalquier jusqu'à Gap et Allos. De méchantes langues les prétendent taciturnes comme leurs rochers et rustres à la façon des sangliers des collines. Pures médisances ! Paysans courtois, d'anciennes traditions, nos Gavots sont attentifs aux propos de leurs interlocuteurs. Observateurs à l'oeil vif, sachant toute chose de leur contrée, ils ajustent longuement leurs propos pour une remarque ou une critique. Avec des images de poète et des mots précis, ils se gaussent des travers et des prétentions de leur entourage et des mille mensonges et tartuferies de la vie quotidienne. Aussi des minauderies et des cachotteries de leurs aimables compagnes et de petits cocus infortunés. Toi, lecteur gavot, que ces nouvelles te fassent rire de bon coeur si tu t'y reconnais. Et toi, lecteur complaisant, amuse-toi de ces récits légers un peu osés, en te souvenant que les Gaulois étaient assurément, les ancêtres des Provençaux.

  • « Naissance d'un romancier », c'est en ces termes que Louis Chaigne célébrait le 17 juillet 1937, la publication du roman écrit par Valens Dubreuil. Valens Dubreuil ? Un nom de plume qui trouva en Jean Yole un préfacier de choix qui comprit tout ce que cette oeuvre apportait de haut, de fort, de souriant, de poignant, dans le concert des romans déjà parus de René Bazin à Marc Elder, de Gilbert Dupé et Henri Pitaud, tous consacrés à ces marais vendéens qui conservaient alors leurs coutumes savoureuses, leur langue drue, leurs traditions. C'est que Valens Dubreuil, de son vrai nom Laurent Milcent, appartenait à l'une de ces grandes familles de la Rive de Monts. Il avait connu dans sa prime jeunesse les grandes différences qui existaient alors entre « ces maraîchins, grands éleveurs qui vont aux foires et à la messe dans une carriole traînée à vive allure et vivent dans l'aisance et les gens des bourrines, ces gagne-petit sobres et liardeurs », comme Jean Yole le soulignait dans sa préface. C'est aux confins de ces deux castes, sur cette ligne de fracture de deux mondes si contrastés que l'auteur situe son roman dont la trame simple est rapidement dépassée sous l'afflux des puissances secrètes et des forces profondes d'un riche terroir. François Martineau aime Joséphine Bardet que convoite et épouse Jean-Marie Pelloquin. Ce dernier rend malheureuse la jeune femme. En voulant prendre sa défense François la tue d'un coup qu'il destinait à son mari. Et Louis Chaigne d'enchaîner : « François Martineau est beaucoup plus qu'un maraîchin laborieux et rêveur, terrible et bon, sentimental et justicier, il est tout le marais ondoyant et divers ». Cette réédition de l'unique livre de Laurent Milcent, comporte un document émouvant, écrit par Michèle Monjauze, la fille de l'auteur. À travers le héros du livre, elle retrouve un père dont elle conserve un souvenir amer : « Beau Celte aux yeux clair et doux, au coeur d'or, généreux, vaillant, violent, tenace et vainqueur », à la carrière chaotique et lointaine. L'avant-propos rédigé dans l'angoisse des découvertes, quête voulue et redoutée, complète merveilleusement ce roman, qui se meut à travers une réalité mouvante et tangible toujours d'actualité.

  • « La jeune femme revint vers le carrefour où elle tourna à gauche. Elle reconnut alors l'endroit, c'était Munet. Elle était déjà venue par là. Julie Lantilly roulait maintenant dans la campagne. Des rangées de peupliers efflanqués bordaient la route. Les prés étaient inondés. Elle commençait à se sentir un peu soulagée quand... elle la vit apparaître dans le rétroviseur. L'autre était tenace et il avait retrouvé sa trace. La jeune femme écrasa la pédale de l'accélérateur. Il s'en fallut de peu qu'elle ne heurte de plein fouet une 2 CV qui s'apprêtait à s'engager sur un pont à voie unique. La peur lui étreignait le ventre. »

  • Monographie d'un village du Saumurois établie par un docteur en histoire, membre de plusieurs associations savantes d'Anjou et de Touraine.

  • Après trente ans de service, un sapeur-pompier angevin professionnel à la retraite raconte ses interventions.

  • Lorsque la passion des vieilles pierres entraîne une famille dans l'aventure de la restauration d'un château en Anjou, toute sa vie s'en trouve bouleversée. Or cette famille n'est pas n'importe laquelle. Partagée entre la passion d'un père architecte et amoureux du patrimoine et celle tout aussi dévorante d'une mère pianiste, qui passe à un tout petit pas de la célébrité, elle se trouve un terrain commun dans la restauration du vénérable château, devenu dépendance de ferme. Chacun devra se définir une nouvelle place dans cette cellule où les sentiments essentiels s'expriment mal, frôlant parfois la rupture. Pendant que le vieil édifice reprend peu à peu sa force pour affronter de nouveau le temps, les comptes se règlent entre enfants et parents, à travers un récit d'une lucidité fendre, parfois cruelle. La Lettre de château, expression traditionnelle qui désigne le mot de remerciement adressé à son hôte au lendemain de son invitation, devient un roman dans lequel une artiste fragile et insaisissable lutte pour préserver son aura face à un amoureux de ses pierres, que sa passion épargne d'une tourmente qu'il a inconsciemment lui-même provoquée...

  • Le mystère est au bout du sentier. Partir à sa recherche sur le chemin des fées, c'est aller à la rencontre des légendes oubliées, de monuments étranges, de personnages fantastiques. Après le Saumurois et le Baugeois, voici le tome Il des « Mystères des Pays d'Anjou » consacré à la région des Mauges : de Cholet jusqu'à la Loire, avec quelques incursions en Vendée, Loire-Atlantique, Deux Sèvres. Dans les branches des chênes, au pied des menhirs, tout en haut des collines, à l'ombre des chapelles ou à l'intérieur des châteaux en ruines se cachent les ombres de Mélusine et de Gargantua, de Charlemagne et de Barbe-Bleue, de Saint Florent et de Bélénos, du Diable et du Bon Dieu. C'est toujours le pays des druides, des sorcières, des loups-garous, des bergères, des lutins, des soldats en sabots, des saints guérisseurs, des vierges miraculeuses, des chevaliers de Malte. On y trouve le Saint Graal, de vraies mines d'or, une cité perdue, des histoires de trésors, le jardin du Bouddha, une église engloutie, des galeries souterraines, des fontaines merveilleuses, des croix pour faire marcher les petits enfants et mille autres merveilles, vieilles de plus de vingt siècles, échos mystérieux d'un monde disparu.

  • Gisèle Casadesus, Lise Delamare, André Tainsy, Catherine Allégret, Martine Sarcey, Roland Giraud, Bérangère Dautun, Daniel Volle, Pierre Michaël, Ariette Didier, William Coryn et bien d'autres ont animé les beaux soirs des « Tréteaux de la nuit » ou Patrice Galbeau avait le don de faire vivre aux milliers d'auditeurs de France Inter des heures de suspense et de mystère. Ce recueil garde l'éclat et le brillant de ces dramatiques originales et que l'on retrouve avec la même émotion. Lauréat de cinq prix littéraire dont le « Goncourt du polar », le prix du quai des Orfèvres avec « Péril en la demeure », Maurice Périsset nous dévoile ici un aspect différent de son talent.

  • Dans l'organisme, le cerveau doit s'allier aux glandes pour réaliser l'équilibre des fonctions, car un équilibre, par définition, ne peut s'effectuer sans contrepoids. Le sommeil ne provient donc pas du cerveau. Il est induit par l'hypofonction de la glande thyroïde qui, épuisée par ses multiples oxydations diurnes, doit se régénérer par le repos nocturne, à l'instar de toutes les autres glandes qui sont amenées à la même hypofonction. Cette hypofonction thyroïdienne déclenche des automatismes de relais selon le principe d'équilibre qui gère les rapports entre les glandes et le système nerveux. Ils compensent les déficits hormonaux qui, sans cette compensation automatique, mettraient la vie du sujet en danger ; d'où l'activation cérébrale du sommeil paradoxal qui n'a rien à voir avec les rêves. Les rêves sont des imageries fulgurantes au moment du réveil. Ils proviennent d'une soudaine activation thyroïdienne au moment où le sujet quitte le sommeil par un réveil naturel ou provoqué. Cette activation thyroïdo-neuronale met en lecture les centres nerveux remplis de mémoire qui reproduisent ces images sur la rétine dans la phase intermédiaire entre le sommeil et le réveil, soit pendant deux ou trois secondes. Jean du Chazaud nous livre enfin le véritable secret fonctionnel des différentes qualités des rêves, des cauchemars, du somnambulisme, de l'hypnose, du ronflement, et ce, d'une manière parfaitement logique et satisfaisante pour l'esprit. Un séisme dans nos connaissances actuelles sur le sommeil et les rêves.

  • Paul Cèze, fils d'un cheminot, évoque la laborieuse montée du train des Pignes (Nice-Digne-les-Bains) vers le haut pays provençal, le brinquebalement ferraillant du wagon, les interminables attentes dans l'ombre froide d'un quai des petites gares montagnardes, l'assaut des cols enneigés, et toutes les manoeuvres pour se délester d'un wagon, changer de locomotive, faire le plein d'eau.

  • Dans ce coin de Loire Atlantique, du côté de Préfailles, les pêcheurs amateurs ont coutume, dès qu'ils ont débouché la première bouteille de leur journée en mer, d'en verser quelques gouttes dans l'océan, pour se concilier les bonnes grâces de Neptune, dieu de la mer et d'Éole, dieu des vents. En mai 1968, l'auteur installe sa famille à Nantes où ils apprécieront, loin de Paris, le rythme apaisant des villes de province. Découverte aussi, sur la falaise, en face de Noirmoutier, à Préfailles, d'une maison isolée, sans le moindre confort mais dont le charme et la situation sont tels que Philippe et Danièle d'Argis en deviennent amoureux fous. Lui, s'initie à la navigation, à la pêche en mer et va traquer les requins bleus au large de Belle île. Elle, s'ingénie à faire de La maison de Préfailles un havre accueillant pour les marins qui rentrent de leurs expéditions. Ce livre aurait pu être seulement le récit de leur rencontre avec la pierre, la mer, le vent, la lande, l'horizon... Mais les épreuves sont arrivées et le bonheur passé a laissé à tous les membres de la famille la vague à l'âme.

  • Une enquête sur le voyage du Magellan, un trois-mâts où se sont embarqués 300 miséreux de l'ouest de la France. La ruée vers l'or de la Californie ne tiendra pas ses promesses de fortune pour tous.

  • Illustre le temps de l'effervescence et de la rébellion des paysans bretons dans les années 60 en pays gallo, à l'est de l'Armorique. Prix littéraire des écrivains ruraux 2000.

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