FeniXX réédition numérique (Economica)

  • Au-delà des clivages politiques et des remous de la conjoncture, un large consensus s'établit progressivement sur cette idée simple : l'avenir des nations européennes repose sur leur capacité à maîtriser l'évolution technique. Si tel est bien l'avenir auquel nous sommes confrontés, alors l'efficacité des modes d'action susceptibles de pourvoir à cette maîtrise mérite une attention passionnée. Les grands programmes civils sont l'un de ces modes d'action, le plus glorifié et le plus vilipendé tout à la fois, placé au coeur de mainte polémique, rarement évalué avec objectivité. Nous avons tenté, dans ce texte, un effort d'appréciation objective, une analyse des mérites et des inconvénients d'une démarche spécifique et, à travers l'expérience accumulée, la définition à son endroit de règles de bon usage.

  • Dans tous les pays développés, les États fournissent aides et soutiens aux entreprises. Le lecteur trouvera ici la première analyse comparative des systèmes d'aides à l'industrie en France et chez nos principaux concurrents. Les déficits publics, les prélèvements obligatoires et les aides aux entreprises en difficulté ont trop longtemps focalisé l'attention au détriment d'une vision globale des aides et des charges. Cette étude des pratiques étrangères, demandée par le directeur général de l'industrie, J-F Saglio, est riche d'enseignements. Les États industrialisés mènent des politiques offensives que la France ignore ou qu'elle juge de manière microéconomique et morale au lieu de les intégrer à une approche macroéconomique et stratégique. Le système français concentre les aides sur un petit nombre d'entreprises ; il se crée un fossé avec la masse des autres entreprises. Ce différentiel a eu des effets majeurs sur l'évolution du solde de notre commerce extérieur. Les exemples et rangers montrent qu'il n'est pas besoin d'opposer aides et charges : le soutien à l'industrie ne se limite pas à une réduction de l'Impôt sur les sociétés. La refonte du système français est aujourd'hui une nécessité impérieuse ; elle doit être menée ouvertement car l'Europe ne se construira que dans la transparence.

  • Les formes de concertation complémentaires : d'une part, dans l'entreprise, pour réguler les intérêts divergents des partenaires sociaux, d'autre part, au niveau régional ou national, pour l'évaluation des grands choix en matière de politique de recherche et d'innovation.

  • Permet de choisir la forme d'évaluation la plus adaptée selon que l'action évaluée est plus ou moins innovante, que les acteurs sociaux sont ou non prêts à coopérer ou encore que les processus observés sont simples ou complexes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'insertion et la modernisation, le social et l'économique : deux perspectives actuellement cloisonnées dans notre pays, ce qui risque de conduire tôt ou tard à l'explosion. L'arsenal toujours plus sophistiqué des mesures d'insertion tourne à vide, rejetant de plus en plus de jeunes dans le « traitement social », faute de peser sur une évolution économique apparemment inexorable ; quant à la modernisation, si indispensable à notre système productif, elle est mise en oeuvre au seul avantage de ceux disposant d'un emploi stable, qui sont de moins en moins nombreux. Doit-on se résigner à cet antagonisme ? Patrice Sauvage répond : non. Car, loin de s'opposer, l'insertion et la modernisation peuvent au contraire se féconder mutuellement. C'est ce dont témoignent les expériences présentées dans cet ouvrage, qui ont rendu des jeunes en difficulté acteurs de la création d'entreprise et de la modernisation du tissu productif. Mais ces initiatives, annonciatrices d'une nouvelle relation entre l'économique et le social sont aussi pour lui un révélateur. Elles mettent à nu les blocages et les retards de l'économie et de la société française, dont l'exclusion des jeunes n'est en réalité qu'un symptôme. Aussi préconise-t-il une démarche globale de modernisation solidaire dans laquelle devrait plus naturellement s'inscrire une perspective d'insertion. Dynamiser le tissu économique à partir du potentiel de tous : ce projet suppose certes une profonde recomposition sociale et culturelle, mais n'est-ce pas le défi sur lequel pourraient se mobiliser les forces vives du pays ?

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