FeniXX réédition numérique (Fayolle)

  • Après Mao, la Chine est rentrée dans la logique de l'efficacité économique. Pour devenir une grande puissance à la fin du siècle et même dépasser les États-Unis. Les « managers » ont gagné la guerre de succession commencée en 1976. Les Chinois vont désormais conjuguer le verbe produire à tous les temps. La fête révolutionnaire est-elle finie ? Le nouveau chef des 800 millions de Chinois, le président Hua Kuo Feng veut même arracher les racines de « ce mal » : c'est l'écrasement de la « Bande des Quatre » et la violente campagne contre les proches de Mao, notamment sa femme. Toutes les actions sont pourtant justifiées par la pensée de Mao : « La droite au pouvoir pourrait utiliser mes paroles pour devenir puissante pendant quelque temps. Mais la gauche pourrait utiliser d'autres de mes paroles et s'organiser pour renverser la droite », écrivait le grand timonier en 1972, dans une lettre adressée à sa femme.

  • Le 22 octobre 1977, un seul titre à la « une » des journaux : un milliardaire arabe vient de racheter le « France ». Et se déchaînent aussitôt des commentaires aigres doux à fort relent de racisme. Chacun en oublie que le navire, désarmé, est depuis des mois à l'abandon et qu'un ministre français est à l'origine de ce rachat. Par préjugé, par ignorance, la France, une fois encore, est en retard d'une guerre. Là où elle s'obstine à ne voir que play-boys milliardaires, fortunes perdues au casino et appartements de luxe, se déroule un changement capital des donnés politiques et économiques de notre pays. Les émirs sortent de Harvard, les appartements cachent télex et ordinateurs, les play-boys sont des hommes d'affaires parmi les plus efficaces du monde. Que la France se rassure : l'invasion des pétrodollars ne la menace pas. Ils préfèrent aller ailleurs : aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et en Italie. Et c'est bien là le drame... Cet ouvrage présente un bilan précis des échanges et des investissements franco arabes. Un bilan d'une faiblesse inquiétante qu'expliquent maladresses et erreurs des responsables politiques et économiques français. Or - et que cela plaise ou non -, il faut désormais compter avec le monde arabe. Une nouvelle puissance géopolitique est née, dont on peut déjà analyser les « grandes ambitions ». Ce nouveau monde a besoin, et envie, de collaborer avec l'Occident. Et, dans cette relation nécessaire, la France aurait pu - pourrait peut-être encore - avoir une place privilégiée. Comment admettre, par exemple, qu'en Algérie la France se soit laissée dépasser par les États-Unis ? Pour la première fois, et parce qu'il s'agit d'Arabes, l'argent aurait-il une couleur, comme le disait un homme d'affaires saoudien ? Un livre qui détruit bien des préjugés, bien des idées reçues.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le 25 août, Jacques Chirac démissionne bruyamment de son poste de Premier ministre. Quatre jours plus tard, dans la Creuse, il prépare, avec Pierre Juillet, Marie-France Garaud et Jérôme Monod, le lancement du Rassemblement pour la République. Une machination, le RPR ? Une simple opération de Chirac-Rastignac à qui l'on doit aussi le coup de poignard à Chaban, le coup d'Etat à l'UDR, le coup de pied à Giscard et le pied-de-nez à d'Ornano ? Une machinerie, le RPR ? Ses rouages au Parlement, en province, dans les usines, les universités, etc., ont l'air bien huilés, mais qui paie l'huile ? La mécanique paraît efficace, mais, pour en arriver là, combien d'anciens gaullistes, d'anciens pompidoliens n'a-t-elle broyés ? Le moteur ronronne, mais qui en tient vraiment les leviers ? Un machin, le RPR ? Comment faire cohabiter les gros bras du SAC et les penseurs du brain trust ? Comment rassembler tant de dissemblances ? Comment payer tant de dépenses : avec l'argent du patronbat, des promoteurs immobiliers, des Arabes ou des militants ? Une machine, le RPR ? Certainement, et d'abord une machine de guerre électorale qui ressemble comme deux gouttes d'eau à son fondateur : mi-locomotive, mi-rouleau compresseur. C'est pour répondre à toutes ces questions que deux journalistes, P. Crisol (de RTL) et J.-Y. Lhomeau (de l'ACP), ont entrepris ce véritable « voyage à l'intérieur du Rassemblement pour la République ». Ils en rapportent ce livre.

  • Est-on si sûr de bien connaître les socialistes ? Cet Attali, dont on parle tant, d'où vient-il ? Ce Dayan, un vieil ami de Mitterrand, à ce qu'on raconte, quel est son rôle ? Ce Delors, qu'on a vu, il y a peu, au cabinet de Chaban Delmas, que fait-il aujourd'hui au PS ? Ce Laurent Fabius, ce Roger Fajardie : des barons ? Non, les vrais barons, ce sont François Mitterrand (un ancien de la SFIO ? On ne sait plus bien), Gaston Defferre (ex-Monsieur X, l'homme de la FGDS), Michel Rocard (au fait, qu'est devenu le PSU ?), Jean Pierre Chevènement (enfin, si ce n'est pas le PS, c'est le CERES) et quelques autres qui seront demain, si tout se passe bien, ministres. Oui, mais si tout se passe mal ; que deviendra ce rassemblement composite d'hommes aussi divers ? S'apercevra-t-on que le PS, en fait, n'existe pas qu'il n'est qu'un conglomérat d'intérêts, une réunion d'individus liés non par le ciment idéologique, mais par un ciment stratégique, bref, une baronnie ! ? Gilles Martinet, un baron, l'a confié lui-même aux auteurs de ce livre : « Le PS est un rassemblement. Ce n'est pas tout à fait un parti. »

  • Marginal, marginaux sont des mots trop employés depuis mai 1968. Les marginaux, qui sont-ils ? Que disent-ils ? Que font-ils ? La mouvance et la force des thèmes nées dans la marge des partis politiques, secouent la vie française contemporaine. Des luttes nouvelles, des actions et des réflexions originales agissent sur notre histoire immédiate. Combat des femmes pour l'avortement légal, combat des écologistes, tentative de vie différente, collectifs urbains, retour à la terre, communautés, écoles parallèles, pratique du travail alternatif. Refus des centrales nucléaires, marche sur le Larzac, sur Lip. Partout des mouvements de contestation expriment les nécessités et les désirs de changements profonds et qualitatifs. Une force politique informelle déborde la gauche traditionnelle mais aussi le gauchisme. Marginaux politiques. Libertaires ? Utopistes ? Ne seraient-ils pas en fait, les chercheurs de nos lendemains qui ont bien besoin de chanter ? Un courant radical, des pratiques, des attitudes, se dégagent des idéologies dominantes. Elles remettent en question le quotidien et l'avenir...

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