FeniXX réédition numérique (IFRI)

  • La fin de la guerre froide et les événements qui, jusqu'à l'intervention alliée au Kosovo, ont marqué la décennie écoulée ont pu laisser croire à un désengagement américain progressif vis-à-vis des alliances en général et de l'OTAN en particulier ; ce phénomène serait encore renforcé par l'émergence de l'Europe de la défense et par les évolutions structurelles de la société et de la classe politique américaines. A contrario, la présente note entend montrer que le maintien de la présence américaine en Europe et la survie de l'OTAN jusqu'à aujourd'hui s'expliquent par les fonctions essentielles remplies par l'Organisation qui, politiquement comme militairement, est tout simplement indispensable au leadership américain global. Pour cette raison, les différentes réformes de l'Alliance atlantique ont procédé, côté américain, d'un projet réfléchi ayant pour double objectif de préserver les avantages traditionnels de l'Alliance atlantique et d'adapter l'Organisation à un contexte interne et externe profondément transformé depuis dix ans. À plus long terme toutefois, la pérennité future de l'OTAN passera sans doute par un effort mutuel des Européens et des Américains en termes de flexibilité politique et d'inter-opérabilité militaire accrues.

  • Les enjeux immédiats de l'exception culturelle résultent du déséquilibre des échanges audiovisuels entre l'Europe et les Etats-Unis. Mais ils ne prennent leur pleine signification qu'à la lumière de polémiques plus anciennes, inscrites dans l'histoire du cinéma, et de l'expansion du champ des industries culturelles associées à la notion de multimédia.

  • La mondialisation constitue l'un des faits marquants de nos sociétés, à l'aube du XXIe siècle. Elle porte l'espoir d'un enrichissement mutuel des nations à partir de leurs différences. Mais elle induit aussi des remises en cause profondes, avec parfois le risque de déstabilisation économique, sociale et politique, voire d'appauvrissement, de populations entières. Une fois écartées la tentation stérile du repli sur soi et la facilité du laisser-faire, on se trouve confronté à un impératif d'ordre. Mais que serait un ordre international qui ne reposerait pas sur la stabilité monétaire ? Comment les échanges pourraient-ils être équilibrés quand la valeur des monnaies serait aléatoire ? Quels rapports de confiance les hommes et les communautés pourraient-ils nouer sur des bases taraudées par l'incertitude monétaire ? Il est donc urgent que le G7, qui porte une responsabilité particulière dans ce monde sans règles ni sanctions issu de la décomposition du système de Bretton Woods, prenne une initiative d'envergure en vue de mettre en place, progressivement si nécessaire, un système de « zones cibles » destiné à ordonner dans un premier temps les fluctuations des monnaies et à converger dans un second temps vers une véritable monnaie mondiale, comme en son temps la coopération monétaire européenne a ouvert la voie à la création de l'euro.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'ours russe est devenu baleine. Depuis une vingtaine d'années, la marine soviétique s'est répandue sur tous les océans, mettant fin à la suprématie navale américaine. Face à cette situation nouvelle pour eux, les stratèges anglo-saxons ont réagi de manière contradictoire et se sont enlisés dans des querelles byzantines sur les finalités de cette nouvelle dimension de la menace soviétique, à partir des écrits des stratèges soviétiques, notamment l'amiral Gorshkov. Ainsi posé, le problème est insoluble, tant les interprétations proposées sont diverses. En revanche, il est possible de dégager une image plus claire en partant des capacités et des déploiements de cette marine depuis son apparition en haute mer. On s'aperçoit alors que l'URSS a su devenir une puissance maritime à part entière : sa force océanique stratégique rivalise avec celle des États-Unis, sa flotte et son aéronavale menacent les positions et le trafic occidentaux et appuient sa diplomatie dans le monde entier. Les interventions en Angola, en Éthiopie, au Viêt Nam, les manoeuvres Okean sont des avertissements très clairs. Même si elle n'est pas exempte de points faibles, la puissance maritime soviétique modifie radicalement le système stratégique.

  • La crise multiplie l'interdépendance économique des nations et limite leur action autonome. L'inséparabilité de leur sort appelle une concertation accrue dans tous les domaines. En 1975 la France lança un nouveau dialogue des chefs d'État et de gouvernement des grandes démocraties industrielles. De Rambouillet à Versailles, les leaders de l'Europe, de l'Amérique du Nord et du Japon ont tenu huit sommets économiques. Quel est le bilan de ces rencontres ? Comment peut-on retrouver leur vitalité d'origine ? Que peuvent apporter les sommets à la solution des principaux problèmes économiques que confrontent encore les Sept ? La présente réflexion sur l'influence directe et indirecte des sommets économiques de 1975 à 1983 nourrit une ébauche de réponses à ces questions.

  • Etude de la crise qui a débuté le 11 avril 1996 avec le déclenchement de l'opération Raisins de la colère et qui s'est terminée le 26 avril par l'instauration d'un nouveau cessez-le-feu.

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