FeniXX réédition numérique (L'Aube)

  • Analysant les modes d'écriture et discours qui ont été créés par les différents groupes raciaux, culturels, identitaires, et qui se sont succédé depuis le début de la colonisation, cet essai d'anthropologie historique aide à la compréhension des enjeux actuels de la vie politique sud-africaine.

  • « Comment dites-vous déjà ? Socialisme, communisme, totalitarisme, stalinisme ? Nos hésitations et nos cafouillages, nos rudes empoignades d'hier et sans doute de demain autour du nom de la « chose » en disent long bien, sûr, quant au mystère de ce qui s'en va avec l'évaporation du « socialisme réel » en Europe de l'Est, la montée du chaos en Union soviétique et la déréliction du mouvement communiste international. En effet, avec et dans l'événement-cassure, ce sont différentes séquences, différentes durées qui viennent se coaguler, qui entrent en collision. Car enfin : quelle est la page, le chapitre, le tome qui s'achève là ? quelle histoire ? celle qui commence avec Yalta ? celle qu'inaugure octobre 2017 ? ou peut-être celle qu'inaugure Le Manifeste communiste ? le messianisme jacobin ? Ou bien encore, pourrait-on dire, suivant le fil d'Hannah Arendt, est-ce là le terme de l'ère noire des mouvements totalitaires qui a pris corps, sur le terreau européen au début des années trente ? »

  • Abed Charef a décidé, dès 1993, de devenir « Grand reporter » dans son propre pays. Grand reporter était certes son métier, quand il était journaliste. Il avait même lancé en 1992 l'hebdomadaire La Nation, aujourd'hui dirigé par Salima Ghezali et interdit de publication. En 1994, il dut quitter l'Algérie pour quelques mois. Mais vivre en exil, spectateur passif du drame que vivait son pays, lui était insupportable. Il est donc retourné vivre avec sa famille « quelque part tout près d'Alger », d'où il nous a fait parvenir ce manuscrit. L'originalité et la force de ce livre se construisent à partir de la plus terrible réalité, vécue d'évidence jour après jour, pour nous mener peu à peu à une compréhension profonde de l'Algérie ! d'aujourd'hui. Mais Abed Charef n'est pas sans espoir Il s'agit de trouver les moyens de surmonter la crise : en regardant vers l'avenir. En préférant la justice au règlement de compte. En parlant de paix avant de parler de guerre Il ne s'agit pas ici de naïveté. Cette relative espérance est au contraire l'aboutissement du récit d'un épouvantable massacre dans les monts du Dharha. « Abdelkader Zeraoula est seul face à son drame. Seul face aux dix-sept cadavres de membres de sa famille, alignés dans la poussière, sous le terrible soleil du mois d'août ». La violente chronique est suivie d'une enquête rigoureuse, d'une analyse implacable des forces en présence, des responsabilités de chacun, des mythes nés de la crise algérienne. Voici donc un bouleversant témoignage de la douleur de l'Algérie, mais aussi un formidable souffle de vie pour ce pays

  • Une attaque en règle de la démographie institutionnelle en France, dont les statistiques et analyses sont dévoyées par un parti pris politique. Basée sur une analyse minutieuse du vocabulaire et des méthodes de calcul employées, une mise en garde contre les manipulations de l'opinion publique.

  • Grèves de la faim, passages à la télé, photos publicitaires dénudées, mais aussi SDF quêtant dans la rue ou expert portant sa compétence partout avec lui... nous sommes entrés dans une ère où de plus en plus le corps individuel s'émancipe du groupe pour devenir notre moyen principal de communication et de relation sociale.

  • « Finalement l'ombre disparaît et, par fines touches, des teintes naissent en de multiples points de la voûte haute du ciel, alors, là se découpent des nuages, ils deviennent enfin presque visibles pour celui qui est encore là, pour celui comme moi qui n'a peut-être rien d'autre à faire que d'être là, assis sur le pas de la porte à guetter le premier nuage dans le ciel du matin. L'espace se reconstruit morceau par morceau jusqu'à transformer l'horizon deviné en ligne réelle, les cris d'oiseaux en taches blanches et le bruit des vagues en ondulations visibles. Ainsi, le matin allait finir par arriver, espoir indicible, je n'aurais pu dire que je l'attendais vraiment, non plus que je le désire tellement d'ailleurs, simplement, comme fatalement, cette nuit-là aussi allait finir par s'achever et le temps maintenant allait pouvoir enfin s'organiser en quelque chose qui ressemblerait probablement encore une fois à une journée, journée à venir nouvelle, nette et propre, identique, sortie d'un moule naturel et sain. » Un murmure d'amour et de solitude, sur une petite île de Bretagne perdue dans l'océan. Louis Maspero mêle fantasmes et réalité, pour nous donner un roman onirique qui nous emmène, seuls à notre tour, sur les rives de notre imaginaire...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « - En voyant la multitude des vices que le torrent de la Révolution a roulés pêle-mêle avec les vertus civiques, j'ai tremblé quelquefois d'être souillé aux yeux de la postérité... L'immortalité s'ouvrait devant nous. - À tes appels je suis venu, fantôme de la postérité - Et avec qui crois-tu dialoguer ici ? - Avec un fantôme, une figure du passé que j'ai poursuivie parmi des archives. - Avec un Robespierre de papier : tu viens de le suggérer. » Un Robespierre de papier, est une adaptation très libre de Robespierre, derniers temps de Jean-Philippe Domecq, paru aux Éditions du Seuil en 1984. De l'oeuvre originale, Pierre Béziers a gardé l'esprit, et souvent la lettre, tout en inventant de toutes pièces les personnages du drame

  • Le Guide bleu de 1943 chante Marseille touristique. Autour de lui, J.-L. Parisis fait resurgir l'ambiance sombre et tragique de la ville où se pressèrent tant de ceux qui voulaient échapper au nazisme... Avec des textes d'Artaud, Breton, Cendrars, Charles-Roux, Giono, Gracq, Montherlant, etc.

  • Une réflexion sur la spécificité créatrice en Méditerranée, tant d'un point de vue historique que contemporain.

  • Ce livre est un essai bâti du quotidien d'une vie. La femme qui s'y exprime parle autant de son expérience que de son savoir et c'est cette double dimension qui donne sa force à ce livre. Car, dit-elle, « Corps, esprit, âme... Doit-on fatalement confiner l'Algérienne dans un seul de ces éléments au détriment des deux autres, ou bien lui sera-t-il loisible un jour d'assumer les trois à la fois ? Loin d'être seulement la beauté séductrice, la dynamique compagne ou la dévote austère telles que la perçoivent ou la veulent ses compatriotes masculins, loin d'être la femme soumise, esclave et cloîtrée, ou encore l'odalisque oisive et sensuelle, telles que l'ont vue ou la voient encore des yeux étrangers, la femme algérienne peut vivre tout cela à la fois, ou combiner en elle plusieurs de ces facettes. » Se poser ces questions dans le contexte actuel n'est évidemment pas neutre. Et le travail de Rachida Titah, en nous entraînant dans la poésie algérienne ou la peinture coloniale, dévoile peu à peu cette figure de l'absente qui pèse si lourd sur la société algérienne, et sur les femmes algériennes en particulier. Une contribution forte à un enjeu décisif.

  • Le service militaire n'étant plus obligatoire, il était temps d'en écrire l'histoire et de s'interroger sur les manières dont cette institution a transformé la société française. Depuis toujours, parce qu'il touche à la vie, à la mort, aux libertés, le service militaire a déchaîné passions et polémiques : caserne éducatrice ou avilissante ? Moyen de préserver la paix ou facteur de guerre ? Garantie démocratique ou fantasme d'une armée populaire visant à conjurer la hantise des prétoriens ? Illusions et légendes sont tenaces ; et complexes les relations entretenues entre le citoyen, le soldat et l'idée républicaine. Plus qu'aucune autre institution, le service militaire fut objet de mythologies politiques, investi d'images qui l'ont ancré dans les moeurs. La caserne fut l'une des matrices de l'unité nationale, creuset complémentaire de l'école publique. Mais aussi symbole d'égalité, incarnation du régime républicain. Et consécration de virilité puisque les femmes en étaient exclues. L'imaginaire collectif en a été marqué en profondeur. À la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire culturelle, cet ouvrage retrace, pour la première fois, des origines à nos jours, les fonctions, perceptions et représentations de ce mode de recrutement, de ce rite singulier. À la fois érudit et accessible, cet essai permet de comprendre les mutations d'aujourd'hui et leurs enjeux. Il ouvre à une réflexion sur la société de demain, celle où les jeunes des deux sexes découvriront l'âge adulte de la même manière.

  • Fils d'un résistant fusillé par les nazis, Bruno Etienne, spécialiste du monde arabe et de l'islam, retrace son parcours d'intellectuel marqué à jamais par la guerre d'Algérie, explicite sa vision républicaine de la politique et plaide en faveur d'un statut de l'islam en France.

  • Du passé, ou de l'avenir, surgissent les devenirs possibles d'une femme, Antonia. Connue, inventée, rêvée parfois ? Mais toujours vivante. Mêlant fantasmes, rêves et réalité, Louis Maspero, dans ce second roman, poursuit sa quête d'un imaginaire plus ancré, cette fois, dans la réalité.

  • La ville est aujourd'hui l'objet de nombreux questionnements. Dans l'actualité, dans la gestion urbaine, dans la recherche. L'originalité de ce petit livre réside dans ce regard porté sur les analyses des chercheurs et les expériences des praticiens venant de collectivités territoriales ou d'entreprises. L'auteur a assisté à un colloque à Cerisy organisé par la RATP avec le soutien de la Communauté européenne. Elle en tire un récit vivant et documenté des différentes écoles de pensée, de l'apport des débats entre praticiens et chercheurs, de l'évolution de ce qu'on appelle aujourd'hui la gouvernance urbaine. Un livre rapide et percutant d'où ressort la nécessité de créer un nouvel espace public où la ville et ses services deviennent des lieux de coopération et de coproduction entre salariés et consommateurs. Pour engendrer une nouvelle citoyenneté urbaine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'exil d'un jeune Algérien en France raconté à travers sa mémoire et ses souvenirs : la grand-mère Zina, conteuse des montagnes kabyles, la tante Fatiha et le trouble des corps de femmes au hamman, Leïla, la petite fille aux yeux verts, le berger Azzedine qui charme les scorpions à l'harmonica...

  • Témoignages de femmes élues, ce livre veut rendre compte de l'intérêt qu'elles ont trouvé à être élues, des problèmes, du regard des autres, des conséquences familiales de ce choix, des problèmes de temps, de vie de couple, d'écoute dans la sphère politique.

  • En l'an 40 de notre ère, deux jeunes paysannes à dos d'éléphant ont chassé de leur pays l'occupant Han, le plus grand empire de l'Antiquité. En cette année 1965 du calendrier impérialiste, le masque a encore une fois changé d'empereur et, encore une fois, filles de dragon et fils de fée font face... Nous sommes au Viêt Nam ; Maman Nymphéa a perdu tous ses enfants, l'un après l'autre, dans cette guerre terrible contre la plus grande puissance du monde. Seule survivante, Loriot-du-Saule, la petite soeur, se jette de toutes ses forces dans la bataille. Et si elle est sûre d'y rencontrer la mort, elle ne s'attend certes pas à y découvrir l'amour... Amour et haine, qui jamais ne pourront faire bon ménage ; Salangane et Point-Virgule en feront à leur tour l'amère expérience avant que l'Amérique comprenne enfin qu'elle est vaincue par la ténacité de ce peuple inflexible. Un roman (mais est-ce un roman ?) fascinant, foisonnant, tendre et violent, comme un coup de poing venu de ce Viêt Nam qui ne cesse de résonner dans nos mémoires...

  • Dans une ville grise, un jardin public. Le narrateur, assis sur un banc, est témoin d'une scène étrange : des hommes bien mis, parmi lesquels il croit reconnaître des personnalités en vue, disparaissent comme par magie dans les entrailles de la terre. Il les suit, et les surprend en train de creuser frénétiquement des galeries, le regard absent. Revenu chez lui, il est soumis à la terrible pression d'une enquête policière. Un récit kafkaïen, où l'absurde se joue du politique...

  • "Ce charmant petit livre n'a pas besoin d'introduction. Aussi ne dirai-je rien de son contenu. Le lecteur découvrira lui-même à chaque ligne la poésie parfois délicate, parfois rude, qui se dégage de ces lignes. Avec la licence permise au poète, Rivolier nous apporte aujourd'hui un ensemble de courts récits fondés sur des observations précises, qui rappellent plus d'une fois les Histoires comme ça du grand Kipling", écrit Paul-Émile Victor. Les chiens sont les personnages principaux de ces récits, chiens de travail certes, chiens de traîneau mais d'abord des chiens observés finement et avec amour. Avec l'aide de sa femme, Jean Rivolier apporte ici une contribution affectueuse à l'observation du monde animal, cruel, féroce parfois mais aussi poétique et touchant. Rivolier, en partie par pudeur, raconte les chiens qui furent pendant un an ses compagnons indispensables en terre Adélie, plutôt que de décrire les hommes ; mais les similitudes de comportement y sont parfois troublantes. À lire en famille !

  • Le procès de Maurice Papon a été voulu par un homme qui y a consacré sa vie : Michel Slitinsky, qui a échappé de justesse à la rafle de 1942 dont son père et son frère ne sont jamais revenus. Lui, le « petit » grâce à qui, finalement, le puissant préfet de police des années soixante, l'ancien ministre de la Ve République, se retrouve enfin devant des juges. Ce livre, unique, est celui d'une double mémoire. Celle de 42. De Bordeaux, de la rafle, de la survie, des responsabilités de l'époque, de Vichy, de cette République qui servait les nazis. Mais il est aussi celui de l'incroyable lutte menée pendant un demi-siècle pour qu'enfin Maurice Papon soit inculpé de crimes contre l'humanité. Et aujourd'hui jugé. Michel Slitinsky nous raconte tout cela, non par esprit de vengeance, mais par volonté de justice, et pour que nous retrouvions la mémoire des responsabilités de la haute administration de l'époque. Un livre indispensable qui fera référence.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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