FeniXX réédition numérique (Le Passeur)

  • Assommés par la défaite éclair de leur pays, et désormais parqués comme des bêtes, derrière des barbelés, loin à l'Est, en territoire ennemi, beaucoup de prisonniers ne tardèrent pas à relever la tête. Refusant l'esclavage, le mot « évasion » prit rapidement en eux tout son sens. Ils n'eurent bientôt plus qu'une idée en tête : partir à tout prix, pour reconquérir leur liberté. Le virus est tenace. S'ils sont repris, ils n'ont qu'une hâte : « remettre ça » ! et ils résistent à toutes les menaces. Il en résulte une épopée aux mille péripéties, parfois cocasses, souvent émouvantes, mais toujours marquées du sceau du courage et de l'imagination. Ce livre, qui renferme 45 récits authentiques d'évasions réalisées par des Auvergnats, porte témoignage de la résistance opiniâtre des évadés à l'asservissement nazi. C'est le livre des « étoiles » filantes dans le ciel sombre de la captivité. Il constitue, en fin de compte, le parfait manuel du futur candidat à l'évasion, qu'il faut mettre entre toutes les mains.

  • Assommés par la défaite éclair de leur pays, et désormais parqués comme des bêtes, derrière des barbelés, loin à l'Est, en territoire ennemi, beaucoup de prisonniers ne tardèrent pas à relever la tête. Refusant l'esclavage, le mot « évasion » prit rapidement en eux tout son sens. Ils n'eurent bientôt plus qu'une idée en tête : partir à tout prix, pour reconquérir leur liberté. Le virus est tenace. S'ils sont repris, ils n'ont qu'une hâte : « remettre ça » ! et ils résistent à toutes les menaces. Il en résulte une épopée aux mille péripéties, parfois cocasses, souvent émouvantes, mais toujours marquées du sceau du courage et de l'imagination. Ce livre, qui renferme 45 récits authentiques d'évasions réalisées par des Auvergnats, porte témoignage de la résistance opiniâtre des évadés à l'asservissement nazi. C'est le livre des « étoiles » filantes dans le ciel sombre de la captivité. Il constitue, en fin de compte, le parfait manuel du futur candidat à l'évasion, qu'il faut mettre entre toutes les mains.

  • L'histoire de l'une des rares librairies cent cinquantenaire de province. Des photographies et des dédicaces parachèvent cet ouvrage pour en faire un véritable document.

  • Dans un genre crépusculaire - entre la confession et l'esquisse romanesque - Jean-Louis Lorge donne ici des fragments d'une vie. Ses seuls interlocuteurs, réels, furent des personnages de roman et des écrivains ; ils composèrent sa véritable famille. Ce Carnet, tenu de 1983 à 1984, montre un attachement viscéral à un univers unique, monde en soi : la littérature. Fulgurance de l'inachèvement, la tentative littéraire de Jean-Louis Lorge - qui s'est suicidé à 28 ans - nous révèle un important « journal de bord ». Dans le huis-clos d'une gestation impossible, où il ne s'alimente que de littérature, Lorge élabore une parole singulière, transcrite au fil des jours, entre la grâce et le cri.

  • État d'urgence ! Cri 1 000 fois étouffé ! Jean-Paul Trichet, arachnéen, tisse les filaments d'une brûlure en « rêvant du château d'If, plein coeur de ses cités anonymes ». Leitmotiv lancinant d'un prisonnier au labyrinthe de sa fascination, en pleine nausée de solitude. À l'apogée du désespoir, la jugulaire d'un passé agonise le présent telle une mort qui engouffre un peu plus. Seule l'écriture témoigne des fiévreuses nuits de veille dont les lueurs littéraires - pour l'auteur, Bataille, Borgès, ou encore le cinéaste Godard - se font l'écho des bruits de son silence. Dominique Lamargot

  • Dans Voyages immobiles, Daniel Soutif délaisse le discours critique traditionnel pour emprunter un chemin de traverse : celui de la fiction. Destinés à accompagner, au titre du catalogue, des expositions personnelles - Alain Fleischer, François Morellet, Christian Boltanski - ou collectives - Dispositif fiction, Simplon Express, l'Exotisme au quotidien -, les petits textes réunis dans ce livre mêlent délibérément le réel et l'imaginaire. L'art contemporain devient ainsi l'occasion de troublantes incursions dans divers petits mondes possibles suscités avant tout par le plaisir d'écrire.

  • « À gauche et à droite, la vase. Devant, derrière, à perte de pas et à perte de vue, la vase, partout. Coste remuait les orteils dans l'argile molle, fraîche et douce. Il s'enfonçait. Un grèbe passa, le vol rasant. Je dois partir. Fermi est sur la piste de Balmer, mon temps est compté. » Des noms bizarres vont et viennent, se croisent de justesse dans une mission impossible sur fond de géologie, de sciences, de littératures et de philosophies mêlées. Sur ces pistes mouvantes, avec ces genres dévoyés, l'auteur bâtit avec une belle assurance une oeuvre comme un empilement d'indices, comme un défi au hasard. À l'ombre de la forme tutélaire du Mont Saint-Michel, une vision du monde s'étage que réfracte une certaine Élizabeth Berg, « spectre » surgi de la nuit du temps. Figure clé de ce roman aux accents perequiens, cette créature synthétise dans le contexte prosaïque d'un faux polar toutes les ambitions de composition et affirme les partis pris esthétiques d'un nouvel écrivain qui nous livre sa formule : « Tout y étant arbitraire, il fallait que rien n'y fût gratuit ».

  • Emmanuel est un jeune étudiant ; il a des parents, des amis. Il occupe un petit appartement. Pourtant, il est seul, terriblement seul... Il rêvait une vie faite d'absolu, d'« extrême ». Spectateurs impuissants, nous suivons les dernières journées de ce garçon où alternent espoirs, moments d'euphorie et de détresse. L'énergie qui lui reste se concentre sur un seul objectif : « se terrasser ».

  • Fièvre des polders, écrit en 1939, est le troisième roman d'Henri Calet. Dans la lignée de ses deux premières oeuvres, La Belle Lurette et Le Mérinos, l'auteur nous livre d'une verve très audacieuse une chronique familiale incisive et amusée, confinée au périmètre d'un polder gagné sur l'eau d'un fleuve. Ses protagonistes y vivent ou y survivent, s'y lient ou s'y déchirent, fous ou malades de vivre dans cet étrange lieu d'eau, dépeints avec une férocité presque noire... Ici, comme Calet se plaisait à le dire, il dévoile « à ras d'homme » les tensions intérieures de ses personnages, dans un style vert et cynique, en des leitmotivs souvent apparentés à ceux de Céline. Parabole à mi-chemin entre la fiction et le récit d'expériences, Fièvre des polders est un roman habité, comme un trait d'union entre l'auteur et ceux qui y échouent. C'est le livre de son enfance, peut-être celui auquel il était le plus charnellement attaché.

  • Marcus Beltassar est un jeune ouvrier qui hérite un jour d'une maison. Avec elle, commence une nouvelle vie faite de découvertes mais ce qu'il y découvre est inattendu : enquête, rapport, compte-rendu, carte de visite, mode d'emploi, billet, poème, registre, nouvelle, court roman. Une traversée de l'univers de l'écrit.

  • « Perros n'est nullement un apôtre du néant. C'est un désespéré heureux. » C'est en ces termes qu'un de ses amis définit celui qui savait manier avec agilité et sensibilité, sous prétexte de paresse, la note et l'aphorisme. Avec En vue d'un éloge de la paresse (1955), Georges Perros défend, en maniant le paradoxe, une conception aventurière, originale et inattendue de l'acte de penser. Poésie et prose sont intimement liées pour servir une pensée anticonformiste, un nouvel art de vivre. Sur un ton plus intimiste, la Lettre préface (1950) dévoile un Perros plus rebelle, plus écorché, plus exigeant aussi. Refusant de jouer la comédie des apparences, il dénonce avec ardeur tout ce qui dessert l'authenticité. Ce parti pris l'amène à quitter Paris et le monde du théâtre pour se réfugier à Douarnenez où l'auteur des Papiers collés devient un véritable "poète-praticien".

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