FeniXX réédition numérique (Mercure de France)

  • Il y a quelques mois, des étudiants en médecine occupaient certains péages de l'autoroute du Sud. L'ambiance était chaude. Une femme qui patientait dans la file des voitures s'est jointe à cette manifestation. Un jeune homme s'est approché : "Vous lui reprochez quoi, à la médecine ?" Il était aussi beau que Pierre, son fils qui reposait à cinq cents mètres de là, dans le cimetière ombragé. La mère n'a rien répondu. Aurait-il compris ? Pierre, c'était son garçon, superbe, intelligent, heureux de vivre. A l'époque de la puberté, tout bascule peu à peu. Et c'est la chute lente, irréversible qui dure des années. On le dit pyromane, et on l'envoie en prison. Est-il schizophrène ? C'est alors la valse des hôpitaux psychiatriques qui ne feront qu'aggraver sa véritable maladie. Gâteux ?... Ce sera la mise au rebut à l'étage des grands. malades mentaux d'où il ne sortira plus. Personne n'a décelé le cancer du cerveau. Pierre est mort d'une erreur de diagnostic.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Issu d'une famille d'instituteurs dans la tradition socialiste, le jeune Mariano Constante a dix-huit ans lorsque éclate la guerre d'Espagne. Traqué par les franquistes, il rejoint les lignes républicaines à travers la montagne. Sabotages, attaques, coups de main, missions périlleuses, rien ne sera épargné au jeune soldat. Mais la défaite de son armée ne signifiera pas la fin des années rouges. La deuxième guerre mondiale éclate. Mariano Constante combat aux côtés des Français. La drôle de guerre. La débâcle. Mariano Constante est fait prisonnier, envoyé à Mauthausen. Dans le camp de la mort, Constante et ses camarades espagnols poursuivent la lutte contre le fascisme. 1944. La libération. Américains et Russes ne veulent pas s'occuper de ces républicains encombrants. Enfin, en 1945, c'est le retour en France, l'espoir de regagner un jour l'Espagne... Récit écrit à partir de notes prises au cours des combats et des épreuves, ce document révèle ce que fut le combat des républicains espagnols en Catalogne, en France et dans les camps de concentration. Réquisitoire, bien sûr, mais surtout prodigieux roman picaresque ; reportage vrai, de Barcelone à Mauthausen.

  • Le présent livre est le résultat d'une pratique et d'une réflexion. La pratique est celle de quatre instituteurs, d'un psychiatre et d'une assistante sociale qui pendant deux ans ont confronté leurs expériences pédagogiques. La réflexion est le résultat de cet échange, conçu selon un parti pris d'élaboration collective. A l'école, à l'hôpital, auprès des enfants inadaptés mais aussi dans la vie quotidienne, les auteurs dressent ici un tableau de ce que nous appelons éducation, tableau concret, riche d'anecdotes, florilège de nos erreurs et de notre incapacité à saisir l'enfance et à respecter son autonomie. L'éducation traditionnelle tend à agir sur l'enfant au lieu de le faire agir et à parler à sa place au lieu de lui laisser la parole. Dans une deuxième partie, les auteurs examinent, au contraire, ce que pourrait être une véritable éducation. Comment l'enfant peut-il s'exprimer et vivre sa vie d'enfant ? L'école mixte, l'éducation sexuelle, les rapports de l'enfance et des moyens de communication audio-visuels : il s'agit d'une contribution à une refonte totale de l'éducation, et peut-être de la société.

  • En janvier 1981, à Paris, eut lieu un grand procès. On y courait comme à l'Opéra. Une charrette de huit médecins, cela ne s'était encore jamais vu. Les peines prononcées furent jugées particulièrement sévères. Trois mille femmes défilèrent place de la République en scandant : "Pergola, médecins condamnés, ce sont les femmes qui sont visées." Sous un pseudonyme transparent, un de ces huit médecins nous raconte aujourd'hui comment il vécut l'affaire de la Pergola. Son témoignage est triple. C'est d'abord celui d'un gynécologue, acquis de longue date au principe du planning familial. Adepte de la méthode Karman, il fut l'un des premiers à l'appliquer en France après le vote de la loi Veil. Les situations qu'il décrit en détail répondent, par leur diversité, à toutes les questions qu'une femme peut se poser en matière d'avortement. C'est ensuite le récit d'une expérience aussi cruelle qu'inattendue. Trois mois de détention préventive à la centrale "modèle" de Fleury-Mérogis ont permis au docteur Henry Montjoie de se forger une opinion personnelle sur la condition carcérale à la fin du précédent septennat. Enfin, en établissant la collusion entre justice et politique dont furent victimes les médecins de la Pergola, le docteur Montjoie montre combien demeurent fragiles les conquêtes de la liberté.

  • Un éducateur spécialisé dans les problèmes de la jeunesse délinquante, Yves Charrier, et un spécialiste juridique, Jacques Ellul, collaborateur du journal le Monde, ont mis leur expérience et leurs connaissances en commun pour constituer un dossier. Le récit d'une approche d'une bande de délinquants, de ceux qu'on appelle les "blousons noirs", "les voyous", "les drogués", constitue un volet du livre. Journal intime d'un éducateur travaillant dans le sud de la France, c'est la présentation d'une aventure vécue dans ses difficultés quotidiennes. Mais l'ouvrage-document est aussi une réflexion à partir de l'expérience menée sur le terrain. C'est la deuxième partie du livre. Le tout forme un dossier. Comment, en France, s'occupe-t-on des jeunes marginaux ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il y a quelques mois, des étudiants en médecine occupaient certains péages de l'autoroute du Sud. L'ambiance était chaude. Une femme qui patientait dans la file des voitures s'est jointe à cette manifestation. Un jeune homme s'est approché : "Vous lui reprochez quoi, à la médecine ?" Il était aussi beau que Pierre, son fils qui reposait à cinq cents mètres de là, dans le cimetière ombragé. La mère n'a rien répondu. Aurait-il compris ? Pierre, c'était son garçon, superbe, intelligent, heureux de vivre. A l'époque de la puberté, tout bascule peu à peu. Et c'est la chute lente, irréversible qui dure des années. On le dit pyromane, et on l'envoie en prison. Est-il schizophrène ? C'est alors la valse des hôpitaux psychiatriques qui ne feront qu'aggraver sa véritable maladie. Gâteux ?... Ce sera la mise au rebut à l'étage des grands. malades mentaux d'où il ne sortira plus. Personne n'a décelé le cancer du cerveau. Pierre est mort d'une erreur de diagnostic.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Issu d'une famille d'instituteurs dans la tradition socialiste, le jeune Mariano Constante a dix-huit ans lorsque éclate la guerre d'Espagne. Traqué par les franquistes, il rejoint les lignes républicaines à travers la montagne. Sabotages, attaques, coups de main, missions périlleuses, rien ne sera épargné au jeune soldat. Mais la défaite de son armée ne signifiera pas la fin des années rouges. La deuxième guerre mondiale éclate. Mariano Constante combat aux côtés des Français. La drôle de guerre. La débâcle. Mariano Constante est fait prisonnier, envoyé à Mauthausen. Dans le camp de la mort, Constante et ses camarades espagnols poursuivent la lutte contre le fascisme. 1944. La libération. Américains et Russes ne veulent pas s'occuper de ces républicains encombrants. Enfin, en 1945, c'est le retour en France, l'espoir de regagner un jour l'Espagne... Récit écrit à partir de notes prises au cours des combats et des épreuves, ce document révèle ce que fut le combat des républicains espagnols en Catalogne, en France et dans les camps de concentration. Réquisitoire, bien sûr, mais surtout prodigieux roman picaresque ; reportage vrai, de Barcelone à Mauthausen.

  • Le présent livre est le résultat d'une pratique et d'une réflexion. La pratique est celle de quatre instituteurs, d'un psychiatre et d'une assistante sociale qui pendant deux ans ont confronté leurs expériences pédagogiques. La réflexion est le résultat de cet échange, conçu selon un parti pris d'élaboration collective. A l'école, à l'hôpital, auprès des enfants inadaptés mais aussi dans la vie quotidienne, les auteurs dressent ici un tableau de ce que nous appelons éducation, tableau concret, riche d'anecdotes, florilège de nos erreurs et de notre incapacité à saisir l'enfance et à respecter son autonomie. L'éducation traditionnelle tend à agir sur l'enfant au lieu de le faire agir et à parler à sa place au lieu de lui laisser la parole. Dans une deuxième partie, les auteurs examinent, au contraire, ce que pourrait être une véritable éducation. Comment l'enfant peut-il s'exprimer et vivre sa vie d'enfant ? L'école mixte, l'éducation sexuelle, les rapports de l'enfance et des moyens de communication audio-visuels : il s'agit d'une contribution à une refonte totale de l'éducation, et peut-être de la société.

  • En janvier 1981, à Paris, eut lieu un grand procès. On y courait comme à l'Opéra. Une charrette de huit médecins, cela ne s'était encore jamais vu. Les peines prononcées furent jugées particulièrement sévères. Trois mille femmes défilèrent place de la République en scandant : "Pergola, médecins condamnés, ce sont les femmes qui sont visées." Sous un pseudonyme transparent, un de ces huit médecins nous raconte aujourd'hui comment il vécut l'affaire de la Pergola. Son témoignage est triple. C'est d'abord celui d'un gynécologue, acquis de longue date au principe du planning familial. Adepte de la méthode Karman, il fut l'un des premiers à l'appliquer en France après le vote de la loi Veil. Les situations qu'il décrit en détail répondent, par leur diversité, à toutes les questions qu'une femme peut se poser en matière d'avortement. C'est ensuite le récit d'une expérience aussi cruelle qu'inattendue. Trois mois de détention préventive à la centrale "modèle" de Fleury-Mérogis ont permis au docteur Henry Montjoie de se forger une opinion personnelle sur la condition carcérale à la fin du précédent septennat. Enfin, en établissant la collusion entre justice et politique dont furent victimes les médecins de la Pergola, le docteur Montjoie montre combien demeurent fragiles les conquêtes de la liberté.

  • Un éducateur spécialisé dans les problèmes de la jeunesse délinquante, Yves Charrier, et un spécialiste juridique, Jacques Ellul, collaborateur du journal le Monde, ont mis leur expérience et leurs connaissances en commun pour constituer un dossier. Le récit d'une approche d'une bande de délinquants, de ceux qu'on appelle les "blousons noirs", "les voyous", "les drogués", constitue un volet du livre. Journal intime d'un éducateur travaillant dans le sud de la France, c'est la présentation d'une aventure vécue dans ses difficultés quotidiennes. Mais l'ouvrage-document est aussi une réflexion à partir de l'expérience menée sur le terrain. C'est la deuxième partie du livre. Le tout forme un dossier. Comment, en France, s'occupe-t-on des jeunes marginaux ?

  • Le Dr Claude-Henri Chouard, professeur agrégé à la Faculté de médecine, est oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux de Paris. Par là, il soigne, quotidiennement, depuis des années, des affections cancéreuses. Par là, il a appris à connaître cette autre maladie de notre siècle, aussi irraisonnée qu'était l'angoisse de l'an mil, aussi viscérale et obsessionnelle que fut au Moyen Age la terreur de la peste : la grande peur du cancer. Le cancer est d'abord un mythe avant d'être une réalité. Pour les profanes que nous sommes, le docteur Chouard fait ici justice de ce mythe en même temps qu'il nous initie à cette réalité. Car la grande peur du cancer ne repose pas seulement sur une attitude médicalement fausse : elle est aussi un danger. Elle peut affaiblir les moyens de défense de l'organisme et rendre la maladie plus foudroyante et plus incurable. Les relations du cancer avec le psychisme, l'attitude du médecin devant le malade, le mécanisme de la maladie, les perspectives de guérison dès maintenant entrouvertes (on peut parfois sauver certains cas de leucémies) : tels sont les thèmes de ce document exceptionnel où se trouvent des vérités neuves que chacun de nous doit connaître.

  • La romancière Suzanne Prou ne prétend nullement ici faire oeuvre d'économiste ou de sociologue : l'épicier de son quartier s'est raconté à elle et, à son tour, elle le raconte. Une vie ordinaire et un métier quelconque : le crémier du coin a des problèmes de famille, des difficultés de santé, des charges financières lourdes, une T.V.A. écrasante. Au jour le jour, Suzanne Prou le fait vivre, parler à ses clients, décider de sa prochaine cure thermale, et elle n'a pas eu l'impression de sortir du roman en abordant cet extraordinaire sujet de roman qu'est la vie d'un homme, surtout quand elle est liée à la crise d'une profession menacée dans son existence même. Qu'est-ce qu'un petit commerçant ? Quelle est la place de son métier dans notre société, face aux mutations modernes, à la menace des grandes surfaces, à la disparition de l'artisanat ? Les bribes de réponse qui sont ici apportées sont les pièces d'un puzzle qui reconstituent peu à peu une vie, une profession, un monde.

  • Dans la plupart des dictionnaires, la folie est définie comme l'aliénation mentale, et l'aliénation renvoie à la folie. Serions-nous tous fous ? Et pourquoi les régimes, les gouvernements et les polices créent-ils des institutions destinées à accueillir les malades ? Quels malades, de quelles maladies, selon quels critères ? Il s'agit moins au fond, de soigner que de réprimer tout ce qui sort des normes et des convenances de la société. Comment cette société a créé des instruments qui, sous couleur de médecine, sont destinés à assurer son bon fonctionnement, c'est ce que Jean-François Chaix et Nicole Boulanger nous apprennent ici, non pas du tout dans un essai ni au nom d'une idéologie : ce sont des témoignages concrets, de médecins, de psychiatres, de directeurs de centres de repos ou d'administrations pénitentiaires, dont le rôle est, en réalité, non pas de se protéger contre l'aliénation, mais d'abord de la fabriquer pour s'en protéger ensuite. Comment vit-on dans les centres d'éducation pour enfants arriérés ? Comment un médecin lucide analyse-t-il le rôle que les pouvoirs publics lui font jouer ? Voici des cas précis, qui paraîtront souvent monstrueux, et qui expliquent, par l'exemple, pourquoi la contestation qui remet en cause le principe même des asiles et des prisons n'est pas le fait d'un gauchisme désordonné mais est au coeur même des tentatives qui se font jour actuellement pour diminuer l'injustice et dénoncer le scandale.

  • Les hortillonnages, ces jardins picards traversés de canaux, sont demeurés à jamais associés, pour l'auteur, au souvenir d'une enfance heureuse. A la fois récit et réflexion sur l'époque contemporaine, ce livre a pour thème l'existence des Juifs en France, pendant l'Occupation allemande et aujourd'hui. En 1940, Ginette Hirtz était adolescente et vivait à Amiens, sa ville natale, que les bombardements incendiaires anéantirent presque totalement. Sa famille connut l'exode, le retour en Picardie  -  zone militaire  - , les persécutions raciales et finalement la rafle. Les parents, à deux reprises, sauvèrent leurs enfants en un combat à mains nues héroïque et secret. Tous deux furent massacrés à Auschwitz en janvier 1944 avec la grand-mère et l'enfant de huit ans, fils de résistants juifs autrichiens recueilli par eux. L'aînée des trois survivants raconte ensuite la vie quotidienne dans la clandestinité puis les batailles de la Libération sur les bords de la Seine. Trente-cinq ans après elle se souvient et sa parole la libère, lui permet d'édifier un tombeau pour les disparus. Professeur de lettres, Ginette Hirtz collabore à plusieurs revues pédagogiques. C'est son premier livre.

empty