FeniXX réédition numérique (Ramsay)

  • Il aime les faibles, les tarés, les infirmes. Il est ébloui par les splendeurs de la nature. Il connaît les vertus du vice et les vices de la vertu. Il croit à Dieu. Il croit aussi au diable. Il bascule tour à tour dans le cauchemar et la lucidité, dans la haine et l'amour, dans l'horreur de l'oppression, l'obsession des supplices et de la mort. Nous sommes dans la Flandre du XVIe siècle, dépecée, pillée, brûlée, violée par l'occupant espagnol. Les atrocités succèdent aux massacres. Dans une maison bourgeoise, auprès de sa jeune épouse bien-aimée, l'Enragé sent peu à peu la vie le quitter. Il n'a plus beaucoup de temps. Pieter Breughel, sur son lit de mort, se souvient...

  • Mademoiselle de Mustelle goûte peu l'enseignement du lycée Molière, aussi ne cache-t-elle pas sa joie à la veille d'un nouvel été au château. Mais les leçons ne sont pas finies ; celles-ci, moins académiques, demandent des dons que Monsieur de Boeme, Madame de Mustelle, Miss Ketty, Maurice, Justine, Firmin et Sir Archibald, ses professeurs, s'entendront à révéler. Mademoiselle de Mustelle, cet été-là, fut une élève modèle...

  • Un laboratoire dans lequel on voit jouer les mécanismes de la création. Le fruit de l'Oulipo, Ouvroir de la littérature potentielle fondé en 1960 par François Le Lionnais et Raymond Queneau.

  • « À l'heure où j'écris ces lignes, l'offensive musulmane et la contre-offensive serbe se préparent. À l'heure où ces lignes paraîtront, les deux opérations auront ou n'auront pas eu lieu, auront donné l'avantage ou la victoire à l'un ou l'autre camp. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura eu des morts des deux côtés... » Depuis les débuts de la guerre en Yougoslavie, désinformations, falsifications, discours simplistes, manichéens se sont succédé dans les médias et parmi les intellectuels. On s'est plu, dans un abus de bonne conscience et souvent dans une ignorance totale des faits, à ne désigner qu'un seul coupable pour tous les crimes perpétrés au cours de ce conflit : les Serbes. Dans ce texte, littéraire, nostalgique, souvent ironique aussi, Patrick Besson évoque la Yougoslavie d'avant les combats et les déchirements, et dénonce l'absurdité du consensus anti-serbe, sans pour autant prendre parti pour l'un ou l'autre camp. Coup de gueule contre les calomniateurs de la Serbie est avant tout un livre clairvoyant en faveur de la paix et la réconciliation.

  • Sacré Clovis ! Cela fait 1 500 ans que ce chef barbare, opportunément baptisé à Reims, nous en fait voir de toutes les couleurs. Sur ce personnage douteux, la France de la tradition royaliste a fondé sa mythologie de fille aînée de l'Église. Pour ces mêmes raisons, la France de 1789 l'a voué aux gémonies, voyant en lui le symbole détestable de la tyrannie des rois. Cette querelle rebondit aujourd'hui. Et Dominique Jamet n'a pas trempé sa plume dans l'eau bénite pour nous décrire les enjeux, les ridicules et les travers d'une commémoration où la République donne la main au Vatican. Un essai décapant et lucide qui dessine un autre Clovis entre l'encens et le soufre. Et qui dresse surtout le portrait de la France de 1996 prompte à rejouer à l'échelle nationale un de ces Clochemerle dont elle a le secret.

  • Ce troisième millénaire si attendu, si redouté, que sera-t-il ? L'avenir ne se prophétise pas, il se rêve, mais il est désormais possible d'entrevoir certaines réalités futures. Aussi Jacques Séguéla a-t-il croisé - c'est une première - les hypothèses scientifiques des futurologues et les données sociologiques des études prévisionnelles que la pub mène aux quatre coins du monde. Le résultat est fascinant. L'Asie (la Chine ou l'Inde ?) ravira aux États-Unis leur leadership économique. Les valeurs, elles aussi, s'inverseront : le prochain millénaire sera féminin ou ne sera pas. Notre vie s'allongera, nous mourrons tous centenaires en bonne santé. Nous cultiverons des pommes de terre carrées et géantes. Nous travaillerons deux fois moins par an et deux fois moins d'années. Nous vivrons cyberconnectés à l'ensemble de la planète. Les robots seront nos femmes de ménage, nos chauffeurs, nos aides-soignantes. L'ordi sera roi et la télévision sa reine. Accouplés, ils constitueront le plus grand magasin du monde. Dès 2020 un achat sur deux, comme un emploi sur deux, se fera à domicile. La pub, elle, quittera ses techniques actuelles pour s'abonner au tout interactif. Ce n'est pas un livre, c'est plutôt une haletante exploration de notre futur quotidien. Bon voyage...

  • Accusé de complot contre la Marquise de Pompadour, le jeune Latude, âgé de vingt-trois ans, fut enfermé à la Bastille sur lettre de cachet de Louis XV. Trente-cinq ans plus tard, à l'époque où se situe ce récit, il demeure emprisonné, sans procès, sans jugement. Sur lui repose la pierre éternelle du silence. Un matin de l'hiver 1781, Henriette L. ramasse dans un caniveau le manuscrit perdu de cet infortuné Latude. Bouleversée par les confidences du prisonnier autant que révoltée par l'aberration de cet enfermement, Henriette L., la petite mercière, décide de rompre ce silence. Mais que peut une femme de sa condition face à une monarchie absolue ? « ... trois ans de suite, elle suivit son but avec une opiniâtreté inouïe dans le bien, mettant à poursuivre le droit et la justice, cette âpreté singulière du chasseur ou du joueur, que nous ne mettons guère que dans nos mauvaises passions... » écrit Michelet qui lui rend grandement hommage dans son Introduction à la Révolution Française. Le récit de Chantal Villepontoux-Chastel recrée avec force l'atmosphère des rues et des salons du XVIIIe siècle. Il nous plonge dans ce climat de décadence où l'intrigue et le complot règnent en maîtres, et dégage admirablement le portrait d'une des rares femmes du peuple ayant joué un rôle important à cette époque.

  • Max Jacob, qui fut son ami, appelait Carlo Rim « l'Arlequin de sa génération », parce qu'il a fait tous les métiers. Ce méridional bon teint a été dessinateur, essayiste, journaliste, romancier, photographe, directeur de revue, scénariste (Justin de Marseille, Hercule, le Mort en fuite) et enfin auteur réalisateur (la Maison Bonnadieu, Virgile, Escalier de Service, les Truands, le Petit Prof et cette fameuse Armoire volante qui reste l'un des meilleurs rôles de Fernandel). Avoir fréquenté tout le monde et tous les milieux permet à Carlo Rim d'évoquer aussi bien Marcel Pagnol que Céline, Simenon que Cendrars, Raimu que Montherlant, le gangster Carbone qu'Antonin Artaud ou Robert Desnos, en observateur attentif, amical ou féroce. i

  • Ce sont les questions que l'on pose souvent à une femme qu'on sait libre, sinon libérée. Les copines, les amies, les dames les plus respectables se sentent fort démunies quand un mâle les prend dans ses filets - ou tombe dans les leurs... L'amour, la passion, la galanterie, le commerce des sens, les unions libres, les liaisons dangereuses, tout cela repose sur un principe simple : l'équilibre et la réussite d'une union, même temporaire, dépendent de la communication qui s'établit entre les deux partenaires. Comprendre, savoir, prévoir, dialoguer. J'ai réuni mes observations ainsi que mes recettes personnelles, fruits de quelques années d'anthropologie masculine pendant lesquelles je crois avoir fait le tour de beaucoup de problèmes et vécu la plupart des situations, en un manuel qui doit être utilisé comme une sorte de guide touristique ou un livre de cuisine, lorsqu'on se trouve à court d'imagination ou en manque de renseignements utiles. Je vous préviens tout de suite : ce grimoire est destiné aux femmes et réservé à leur usage exclusif. Les messieurs qui se seraient égarés dans ces pages sont priés de bien vouloir regagner leurs quartiers. N.P.

  • Pour avoir consumé entre ses bras tous les hommes du village de Paterna, en Andalousie, une belle juive aux yeux verts, doucement folle, fut condamnée à périr. Déjà morte d'amour, elle brûla vive en place publique au début du XIXe siècle. Telle est la légende flamenca de la Petenera. À Séville, dans un bar du quartier gitan, quelques générations plus tard, Josépha Isadore conquiert, par la grâce de sa danse, Nacho, matador de taureaux. Jeune cantatrice française, Josépha est promise comme lui à une belle carrière. Nacho cependant doit lutter contre sa peur pour affronter le taureau. Il venge ainsi son frère aîné, Quito, torero lui aussi, cloué pour toujours sur une chaise roulante à la suite d'un coup de corne. Alors que Nacho combat de plus en plus souvent dans l'arène, Quito s'insinue dans la vie de Josépha, maintenant déchirée entre les deux hommes. Un autre, dans les coulisses, cherche à éprouver son pouvoir sur la jeune femme. C'est Reichmann, un ancien amant, écrivain, désabusé et en mal d'inspiration. Il se propose un jour de l'aider à remonter le cours de ce passé qui la hante étrangement. Quel est le lien entre Josépha et la Petenera ? Les figures mythiques de l'opéra, du flamenco, de la tauromachie traversent l'intrigue, corrigée par les coups de plume cyniques d'un vieil écrivain brillant et corrompu. Le brio des descriptions, la maîtrise architecturale et l'érudition donnent à ce premier roman une puissance singulière, d'un lyrisme baroque et cramoisi, aux couleurs de l'Andalousie qui l'inspire.

  • En cette fin de XVe siècle, au coeur de la Bretagne, Erika, jeune orpheline, fille de l'écorcheur Blanchelain, est recueillie au château du baron du Couédic par un guérisseur alchimiste. Celui-ci l'élève comme sa propre fille et l'initie aux secrets des plantes. Beauté épanouie, elle se lie d'amour avec Armel, le fils du baron. Un vassal de François II, qui convoite la jeune fille, défie Armel aux joutes. L'issue est tragique : Armel perd la raison et le vassal meurt empoisonné. Craignant une vengeance du souverain, Erika prend la fuite. Semé de rencontres prestigieuses, son chemin la mène à Paris où elle connaît le meilleur et le pire : séquestrée par les tenanciers d'une maison close, emprisonnée au Châtelet, dont elle s'échappe grâce à l'aide du poète François Villon, Erika se retrouve à la cour de Louis XI dont elle deviendra, déguisée en garçon, l'ami et le confident. L'amour d'un bel Italien, l'ambassadeur milanais, l'entraîne dans une passion orageuse. Reviendra-t-elle en Bretagne où l'attend Armel ? Avec un art inimitable, Monique Clément nous plonge dans l'univers médiéval breton, en des tableaux d'époque remarquablement documentés. L'héroïne, un peu Angélique Marquise des Anges, un peu Fleur de Marie (Les Mystères de Paris), et l'intrigue, menée avec maestria, ont de quoi séduire le public amateur de grandes sagas romanesques.

  • Et si, demain, la folie des hommes, leur inconséquence devant les dangers qu'ils ont créés, donnaient lieu à une terrible explosion atomique doublée d'une catastrophe écologique ? Que deviendrions-nous si la mort nous épargnait ? « Les Créatures » est un roman à vivre comme un rêve fou où se croisent dans un univers onirique les éternels mythes de nos civilisations. Un voyage imaginaire et initiatique, peuplé de Créatures, vertes comme les divinités des mythologies qui hibernent aux Enfers, comme l'émeraude, pierre de Lucifer, comme cette pluie radioactive qui s'est soudain mise à tomber et a détruit les êtres humains... Ces créatures venues des ténèbres, étrangement femmes, castratrices, fleurs carnivores uniquement mues par leur obsession à dominer ces hommes-esclaves, juste bons pour la reproduction, seront le châtiment infligé pour nos errements. Ce roman d'anticipation est un conte philosophique - entre féerie cruelle et sensuelle réalité - dénonçant la dégradation et la déshumanisation de la planète. Un cauchemar voluptueux bâti comme un film d'aventures où suspense et temps forts peuvent aussi rimer avec poésie et espoir.

  • Depuis la fin de la guerre du Viêt-nam, l'Extrême-Orient est devenu le carrefour des hégémonies contemporaines. Coincées dans l'espace et dans l'histoire entre une Chine qui s'éveille et l'Union Soviétique qui multiplie démesurément son potentiel militaire, les nations qui constituent l'identité géopolitique de cette partie du monde hésitent, incertaines et fragiles. Théorie des dominos ou politique des blocs, détente ou non-alignement sonnent dès lors comme autant de slogans désuets, incapables de rendre compte des enjeux économiques, humains ou idéologiques. Contre les prophéties tapageuses et les diagnostics bâclés, ce livre réclame donc, pour lui, le privilège de l'analyse et du témoignage. François Missoffe, ancien ministre du Général de Gaulle, y affirme sereinement sa sensibilité de témoin et son expérience de diplomate pour interroger, à l'horizon de notre dernier quart de siècle, les chances de la guerre et celles de la paix.

  • « À dix-huit ans, je croyais la trouver, la tranquillité, en entrant au Club comme homme de ménage. La bonne plaisanterie ! J'y ai tout connu : l'aventure et les aventures, le rire et la rigolade, les drames, les paris tenus, les loupés grotesques, les émotions éclatantes, les belles histoires, des gens fantastiques, et beaucoup de bonheur, le mien et celui des autres. Mais la tranquillité, jamais ! » Ali Imane, personnage légendaire du Club Méditerranée, défraie la chronique depuis dix-neuf ans, chez les « GO » comme chez les « GM ». Autoritaire, exigeant ? Ou hypersensible et marchant au coeur ? Orgueilleux, ou n'aimant simplement pas les médiocrités ? Mû par un dévorant appétit de vivre, l'amour des femmes et le goût des nuits blanches, ou par un idéal altruiste ? Aimé, admiré, imité, jalousé, souvent incompris, Ali Imane raconte ici son exceptionnelle histoire, celle d'un petit Arabe secret et rieur, devenu, en une fulgurante carrière, le chef de village le plus célèbre du Club Méditerranée. Un personnage hors du commun, dans la très particulière ambiance du Club.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En ce matin de mars 1945, vous êtes à bord d'une forteresse volante avec neuf hommes d'équipage. Vous allez bombarder Walden pour anéantir la résistance allemande. Votre avion est en tête de la plus gigantesque opération montée par l'US Air Force ; et aux commandes, un homme : le général Forster. Qui est-il, ce loup solitaire, craint et admiré à la fois ? Qui est-il, ce personnage légendaire qui depuis 20 ans porte au fond de lui-même une plaie que rien ni personne ne peuvent soulager ? Quelle est cette douleur secrète qui le poursuit jour après jour, heure après heure, dans le silence, dans le combat, peut-être aussi dans la mort qui sans cesse le frôle ?... Quelle tragédie se noue ou se dénoue dans ce rendez-vous avec le destin qui l'attend au-dessus de Walden ? Drame de la guerre, de l'amour et de la solitude, un souffle puissant anime cet ouvrage où les grands espaces libres et les longs parcours dans le temps ne sont pas sans rappeler les vastes décors qui étaient ceux de Joseph Conrad et d'Herman Melville. Forteresse solitude est le premier roman de Pierre Barluet.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici l'histoire d'Andréi Parocki, qui naquit d'un couple impossible dans un pays impossible : la Pologne du début de notre siècle. Voici comment, dans un monde ébranlé par l'effondrement des Empires et le jaillissement des idées nouvelles, il se lança dans la lutte révolutionnaire et la guerre. Tour à tour agitateur, bagnard, proscrit, soldat de fortune, il chercha sans relâche à donner un sens à sa vie, à trouver son identité. Pologne... Russie... Turquie... Moyen-Orient. Notre cavalier de l'espoir galopa aux quatre coins du monde, vivant intensément l'amour et bravant ouvertement la mort, dans une fabuleuse chevauchée de l'Empire des tsars à la Terre Promise...

  • L'Église vole en éclats. Que reste-t-il aujourd'hui de la forteresse élevée minutieusement, pierre par pierre, depuis le concile de Trente ? Un autre concile, celui de Vatican II, a baissé les ponts-levis, ouvert grandes les fenêtres. Jean XXIII prédisait une "nouvelle Pentecôte" : en se mettant à jour, l'Église devait se rajeunir, s'embellir, retrouver la pureté de ses origines. Pour Mgr Lefèbvre, au contraire, le concile, oeuvre satanique, risque d'entraîner l'Église à sa perte. Et si les deux avaient raison ? Si le concile offrait une chance inouïe à l'Église de mourir, sous une certaine forme, pour renaître autre ? Les chefs de l'Église, effarés par la décomposition du catholicisme et tourmentés par les menaces d'un schisme intégriste, hésitent devant le choix. Sauter dans le vide demande un acte de foi et de courage. En attendant, l'Église est déchirée.

  • 1939-1940 : c'est la drôle de guerre... J'ai quatorze ans. Ma poitrine bat la chamade : « Et je serai à Huez. Heureux si vous le voulez, malheureux s'il vous plaît. » Le coeur chaviré, je lis et relis ce message. En cette année-là le monde gronde et vacille... Et moi, j'étais cette jeune fille en fleur et je croyais être amoureuse ! C'est le début du récit que Danielle Mitterrand fait de sa vie : ses émois d'adolescente très vite balayés par la tourmente de la guerre, son engagement auprès de ses parents dans le maquis, sa rencontre avec un homme fascinant, François Mitterrand alias Morland pour la Résistance, leur mariage follement accéléré dans la joie de la Libération... Danielle Mitterrand raconte son itinéraire de jeune épouse, de mère, puis de première dame de France - un destin de femme marqué par son attachement à un homme politique exceptionnel, par les rêves, les idéaux, les victoires et les revers partagés - ses rencontres avec les grands témoins et acteurs de l'Histoire de ces dernières décennies. Elle se livre tout entière aussi dans son autre combat, comme présidente de la fondation France-Libertés, sur le terrain humanitaire et partout où les Droits de l'homme sont menacés, aux côtés des Kurdes, du Dalaï-Lama, de Nelson Mandela ou de Fidel Castro, fustigeant la politique de tout gouvernement si sa conscience de femme libre le lui dicte. Un destin et une mémoire hors du commun.

  • Georges Montaron a traversé l'histoire du vingtième siècle en homme de foi et de conviction. Aujourd'hui âgé de soixante-quinze ans, ce militant, issu d'un milieu populaire, s'est exprimé avec courage et parfois même véhémence sur les grandes crises qui ont marqué notre époque : la guerre d'Indochine, la guerre du Vietnam, l'Algérie, le conflit israélo-arabe... Directeur de Témoignage chrétien depuis 1949, il a incarné le mouvement et les combats des chrétiens de gauche : il a été proche de Mendès France et compté parmi ses relations des hommes comme François Mitterrand qui s'exprime ici à son sujet. Georges Montaron, qui préfère une action discrète et efficace à un usage abusif des médias, a pris position haut et fort lors de l'accession des socialistes au pouvoir en 1981, il a soutenu les prêtres ouvriers et Mgr Gaillot. Il n'a pas hésité non plus à s'opposer à la politique de Jean-Paul II lorsqu'il l'a jugé nécessaire. À travers le récit de cette vie, Cécile Hamsy trace le portrait d'une époque et d'un homme fidèle à ses engagements.

  • 1632. Milan. Des lansquenets portent dans son palais le cadavre du général de Watteville, grand seigneur franc-comtois au service de l'Espagne. Poignardé dans le dos. Son fils Juan, quatorze ans, jure de faire couler "la fontaine de sang". A dix-huit ans, Juan est nommé mestre de camp et commence sa vie de séducteur et d'aventurier. Il tue un homme en duel, s'enfuit à Paris, se fait moine, s'échappe de deux couvents, reprend du service à Milan, aime une femme soldat, tue encore, se fait prêtre, gagne l'Espagne. Après un nouveau duel, il se réfugie dans un couvent de femmes, enlève une nonne, s'embarque pour la Turquie, y devient pacha, trahit les Turcs, s'établit en Franche-Comté pour une nouvelle vie d'intrigues. Quatre-vingt-quatre ans d'une existence insolente et passionnée. Histoire ? Légende ? Peut importe. Seul, compte le plaisir de redécouvrir un personnage extravagant, oublié depuis Saint-Simon.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre s'adresse d'abord à tous ceux qui ont puisé dans le roman de Paulo Coelho, L'Alchimiste, des joies, des forces, un réconfort inattendu. Ensuite, à ceux qui, surpris par son exceptionnel succès, se posent la question du Secret, de la magie qui leur a échappé. Lilas Voglimacci propose ici, dans une écriture fluide et inspirée, son analyse éclairée des clefs du bonheur que procure L'Alchimiste : les ingrédients de la recette de l'or transmuté. En puisant aux sources des contes, de la Bible, du Grand OEuvre, voilà que Paulo Coelho a réveillé les images enfouies dans la mémoire et dans le coeur du lecteur, à son insu. L'Alchimiste n'était qu'un conte, le texte de Lilas Voglimacci l'est aussi... laissez-vous prendre par la main.

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