FeniXX réédition numérique (Union générale d'éditions)

  • Le pari le plus audacieux de l'histoire humaine : transformer l'homme lui-même - le rêve des alchimistes et des visionnaires - est devenu une réalité de laboratoire. Jean Rostand définit les derniers obstacles et dévoile les hallucinantes perspectives de cette métamorphose, plus proche peut-être qu'on ne le pense.

  • De 1519 à 1530, Maître Nicolas Versoris a tenu son livre de raison. Pluies et gelées, mariages, décès, mauvais garçons, spectacles de la rue - supplices et pendaisons - et, planant sur le tout, l'ombre de la peste : tel est, surgissant du fond des ans, l'univers quotidien, à la fois proche et lointain, que nous restitue ce journal, captivant en sa modestie, d'un Français moyen de la Renaissance.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De René Char à Edmond Jabès, de Bernard Noël à Georges Bataille, d'Yves Bonnefoy à Michel Deguy, de Paul Celan à Rainer Maria Rilke et jusqu'à l'aujourd'hui d'Anne-Marie Albiach et de Jean Daive, voici le récit d'une profération, commune et propre, singulière et anonyme, où, de plus loin que le sens, l'émotion, quelque chose parle, sans origine et sans au-delà, fermé et ouvert dans sa langue, déjouant tous les commentaires, les assignations à demeure, continuant à avancer vers nous comme la rumeur de la mémoire et le silence de l'oubli.

  • Le marxisme s'est scindé en des théories particulières - théories marxistes qui ne sont plus le miroir de l'unité des instances telles que philosophie, économie, stratégie, sociologie, politique... Et parfois même le manque de préférence à la réalité quotidienne leur interdit une pratique permettant un changement positif de la société. L'auteur, à travers l'exposé critique des différents penseurs de la nouvelle gauche : Althusser, Bloch, Marcuse, Debray, Mao Tsé-toung, trouve le silence de leur incommunicabilité mais, chez certains aussi, un Marx qui n'est pas totalement oublié.

  • Rencontre impossible entre l'Afrique impénétrable, close sur elle-même et une Antillaise cherchant un double passé. Maryse Condé balaie le folklore africain et nous conduit dans un monde ésotérique où conflits, intrigues politiques et révolution n'ont pour l'étranger aucune réalité. « Quel sens ma présence ici ? Le soleil est immobile. Quel sens ? Je suis venue chercher une terre non plus peuplée de nègres mais de Noirs. C'est-à-dire que je suis à la recherche de ce qui peut rester du passé. Le présent ne m'intéresse pas. Mon entreprise est absurde. »

  • Tous les systèmes traditionnels de morale sont en perte de vitesse. Que faire ? Dans cette évanescence du bien, le beau reste un but et une norme. Un art de vivre s'impose. Que peut donner, soit à l'individu, soit à la cité, l'action résolument orientée ainsi ? Instauration artistique de soi-même ; harmonisation résolue des rapports humains ; possession esthétiques des biens ; médiation des hommes pour une oeuvre commune concertante ? Une introduction à la vie sublime.

  • Sous prétexte d'on ne sait quels « échangements », nombreux sont ceux qui renoncent à la dictature du prolétariat. Le projet autogestionnaire n'est que l'aboutissement de cette stratégie de « la main tendue ». Mais les dernières expériences révolutionnaires (Chili, Portugal) confirment que la bourgeoisie n'a pas, elle, renoncé à sa propre dictature. Et ce n'est pas en baissant le poing que le prolétariat l'en convaincra. C'est à le montrer, à partir de l'expérience du mouvement ouvrier, que s'attache l'auteur du présent ouvrage.

  • Ce ne sont pas des figures de peintres que ces textes voudraient faire apparaître, mais des figures de la peinture elle-même. Non pas des noms propres, mais des formes de l'art actuel. Les noms propres sont pourtant là, par une sorte de nécessité. Ils sont d'abord nécessaires pour nommer les oeuvres. Ce sont celles de peintres jeunes : Cremonini, Kermarrec, Adami, Velickovic, Poli, Télémaque, Monory, Cueco, Rouan ; d'autres sont celles de peintres reconnus depuis plus longtemps : Cézanne, Mondrian, Picabia, Duchamp, Dubuffet. Toutefois, la suite de ces oeuvres ne fait pas palmarès. Si le livre les réunit, c'est que chacune d'elles peut valoir comme repère formel dans l'ensemble bariolé de l'art contemporain. Toutes ensemble, elles permettent d'esquisser quelques-uns des traits forts d'une problématique de l'art du temps présent.

  • Carthage, Pompéi, Ithaque : trois villes où genres et espèces se mêlent. Dieux et hommes, passé et présent, morts et vivants. Trois images composites qui continuent de hanter les pratiques urbaines, mais qu'ignorent les théories de l'urbanisme contemporain. En analysant de près ces théories, de la sémiologie au marxisme et à ses dérivés, l'auteur de Cinévilles montre que cette lacune les conduit à des impasses. Car c'est bien la mélancolie active d'une mémoire vague, diffuse, informelle qui investit le présent bétonné et permet à une pratique « oblique » de s'exercer, malgré et à travers les circuits et les codes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le pari le plus audacieux de l'histoire humaine : transformer l'homme lui-même - le rêve des alchimistes et des visionnaires - est devenu une réalité de laboratoire. Jean Rostand définit les derniers obstacles et dévoile les hallucinantes perspectives de cette métamorphose, plus proche peut-être qu'on ne le pense.

  • Sans doute, quand il s'agit d'hommes comme Marx et Engels, on ne saurait les isoler de la conception du monde qu'ils ont élaborée et du combat qu'ils ont mené pour la faire triompher. Encore convient-il que leur oeuvre ne nous dissimule pas leur réalité humaine. Qui étaient donc Marx et Engels ? C'est à cette question que ce livre tente d'apporter une réponse, de satisfaire sans prétention, mais aussi sans "bigoterie pro-marxiste" la curiosité bien fondée d'un public qui n'est pas celui des spécialistes. L'auteur a songé avant tout à ceux qui n'ont ni le temps, ni l'envie de dépouiller les milliers de volumes et d'articles qui, en toutes langues, ont été consacrés à Marx et Engels et qui veulent tout bonnement savoir de quoi et de qui il retourne.

  • On ne présente plus William Irish, alias George Hopley, de son vrai nom Cornell Woolrich (1903-1968). On peut seulement rappeler qu'à côté de vingt romans inoubliables, il nous a laissé quelque 250 nouvelles qui lui ont, justement, valu d'être surnommé l'Edgar Poe du XXe siècle. Avec Irish Murder, "Grands détectives" entame la publication d'une série de volumes consacrés aux nouvelles essentielles de William Irish.

  • De très hautes personnalités du monde des affaires, de l'administration publique et des élus locaux, de la presse, de la recherche et de l'université se sont réunies à l'appel de Lucien Sfez, pour débattre les 1er et 2 décembre 1978, de la décision et du pouvoir dans la société française. Résultats : un colloque surprise. Ainsi des journalistes se sont-ils déclarés hors pouvoir ; des fonctionnaires ont-ils souhaité que l'État change ; des industriels et « hauts technocrates » européens se sont-ils retranchés derrière les contraintes et régulations internationales ; des élus locaux ont-ils crié contre l'État qui les prive de pouvoir ; des intellectuels sont-ils apparus comme observateurs attentifs d'une situation dans laquelle ils ne pouvaient s'impliquer.

  • Cette Frontière belge avait tout, en 1965, pour être couronnée par un Grand Prix de Littérature policière : elle le fut. Et Boileau-Narcejac, tout pour tresser des lauriers à son auteur, Nicolas Freeling : ils n'y ont pas manqué. Intello, iconoclaste et gourmet, l'inspecteur Van der Valk, du Bureau central de police d'Amsterdam, est le héros d'une série de dix romans exceptionnels à plus d'un titre : études de moeurs, description d'un pays, intrigues issues de conjonctures humaines poignantes, Van der Valk méritait bien sa place au gotha des "Grands détectives" ; 10/18 est fier de la lui donner.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sans doute, quand il s'agit d'hommes comme Marx et Engels, on ne saurait les isoler de la conception du monde qu'ils ont élaborée et du combat qu'ils ont mené pour la faire triompher. Encore convient-il que leur oeuvre ne nous dissimule pas leur réalité humaine. Qui étaient donc Marx et Engels ? C'est à cette question que ce livre tente d'apporter une réponse, de satisfaire sans prétention, mais aussi sans "bigoterie pro-marxiste" la curiosité bien fondée d'un public qui n'est pas celui des spécialistes. L'auteur a songé avant tout à ceux qui n'ont ni le temps, ni l'envie de dépouiller les milliers de volumes et d'articles qui, en toutes langues, ont été consacrés à Marx et Engels et qui veulent tout bonnement savoir de quoi et de qui il retourne.

  • On ne présente plus William Irish, alias George Hopley, de son vrai nom Cornell Woolrich (1903-1968). On peut seulement rappeler qu'à côté de vingt romans inoubliables, il nous a laissé quelque 250 nouvelles qui lui ont, justement, valu d'être surnommé l'Edgar Poe du XXe siècle. Avec Irish Murder, "Grands détectives" entame la publication d'une série de volumes consacrés aux nouvelles essentielles de William Irish.

  • Le roman américain est un NON tonitruant. Non à la « syphilisation » (Marc Twain, déjà). Non aux institutions, aux mythes, aux valeurs dominantes, aux manipulations de mots et d'images. Pourtant, la remise en question est rarement radicale : le romancier s'attaque moins aux fondements du système, qu'à ses déformations, moins aux sources de l'aliénation qu'à ses manifestations - propageant ainsi une idéologie dominante nettoyée de ses excès. Exemple : l'inégal rapport entre les êtres est dénoncé, en même temps qu'est naturalisé le rapport de domination entre l'homme et la femme, le parent et l'enfant, le Blanc et le Noir. L'écrivain invite à explorer des espaces-temps jusqu'alors interdits. Il proclame l'égalité dans la folie, la liberté dans l'aliénation. Il fixe le seuil de tolérance dans les limites à la fois supportables par le système, et nécessaires à son fonctionnement. C'est le grand normalisateur. Son rôle est ambigu. Comme celui du journaliste, de l'enseignant ou du médecin. Comme eux, il est piégé et, comme eux, responsable de sa production. Les polarités sont claires : collaboration et résistance, mais les prises de position individuelles des romanciers sont nuancées. Ce qui frappe en dernière analyse, c'est la stabilité des institutions littéraires et politiques, qui oscillent entre l'affirmation et la contestation, le renforcement mutuel du pouvoir des mots et des choses, la capacité d'absorption d'un système toujours plus autoritaire, qui prend le masque d'une tolérance toujours plus répressive.

  • Cette Frontière belge avait tout, en 1965, pour être couronnée par un Grand Prix de Littérature policière : elle le fut. Et Boileau-Narcejac, tout pour tresser des lauriers à son auteur, Nicolas Freeling : ils n'y ont pas manqué. Intello, iconoclaste et gourmet, l'inspecteur Van der Valk, du Bureau central de police d'Amsterdam, est le héros d'une série de dix romans exceptionnels à plus d'un titre : études de moeurs, description d'un pays, intrigues issues de conjonctures humaines poignantes, Van der Valk méritait bien sa place au gotha des "Grands détectives" ; 10/18 est fier de la lui donner.

  • De très hautes personnalités du monde des affaires, de l'administration publique et des élus locaux, de la presse, de la recherche et de l'université se sont réunies à l'appel de Lucien Sfez, pour débattre les 1er et 2 décembre 1978, de la décision et du pouvoir dans la société française. Résultats : un colloque surprise. Ainsi des journalistes se sont-ils déclarés hors pouvoir ; des fonctionnaires ont-ils souhaité que l'État change ; des industriels et « hauts technocrates » européens se sont-ils retranchés derrière les contraintes et régulations internationales ; des élus locaux ont-ils crié contre l'État qui les prive de pouvoir ; des intellectuels sont-ils apparus comme observateurs attentifs d'une situation dans laquelle ils ne pouvaient s'impliquer.

  • Sous prétexte d'on ne sait quels « échangements », nombreux sont ceux qui renoncent à la dictature du prolétariat. Le projet autogestionnaire n'est que l'aboutissement de cette stratégie de « la main tendue ». Mais les dernières expériences révolutionnaires (Chili, Portugal) confirment que la bourgeoisie n'a pas, elle, renoncé à sa propre dictature. Et ce n'est pas en baissant le poing que le prolétariat l'en convaincra. C'est à le montrer, à partir de l'expérience du mouvement ouvrier, que s'attache l'auteur du présent ouvrage.

  • Le roman américain est un NON tonitruant. Non à la « syphilisation » (Marc Twain, déjà). Non aux institutions, aux mythes, aux valeurs dominantes, aux manipulations de mots et d'images. Pourtant, la remise en question est rarement radicale : le romancier s'attaque moins aux fondements du système, qu'à ses déformations, moins aux sources de l'aliénation qu'à ses manifestations - propageant ainsi une idéologie dominante nettoyée de ses excès. Exemple : l'inégal rapport entre les êtres est dénoncé, en même temps qu'est naturalisé le rapport de domination entre l'homme et la femme, le parent et l'enfant, le Blanc et le Noir. L'écrivain invite à explorer des espaces-temps jusqu'alors interdits. Il proclame l'égalité dans la folie, la liberté dans l'aliénation. Il fixe le seuil de tolérance dans les limites à la fois supportables par le système, et nécessaires à son fonctionnement. C'est le grand normalisateur. Son rôle est ambigu. Comme celui du journaliste, de l'enseignant ou du médecin. Comme eux, il est piégé et, comme eux, responsable de sa production. Les polarités sont claires : collaboration et résistance, mais les prises de position individuelles des romanciers sont nuancées. Ce qui frappe en dernière analyse, c'est la stabilité des institutions littéraires et politiques, qui oscillent entre l'affirmation et la contestation, le renforcement mutuel du pouvoir des mots et des choses, la capacité d'absorption d'un système toujours plus autoritaire, qui prend le masque d'une tolérance toujours plus répressive.

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