FeniXX réédition numérique (La Nef de Paris)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Par quels cheminements de l'existence Georges-Henri Guiraud se retrouve-t-il, début 1947, en Extrême-Orient ? Le roman qu'il publie aujourd'hui se veut discret sur ces sortes de problèmes. D'ailleurs, beaucoup plus qu'une autobiographie, « Aux frontières de l'Enfer » apporte le bilan humain d'une guerre perdue. Langue ample, riche, fourmillant d'images ; récit brutal d'un univers sadique - mais écrit avec le coeur ; - un certain « ton » où perce une nostalgie construite de réminiscences spirituelles ; une foi certaine dans la libération des peuples opprimés. L'on a torturé dans les deux camps : au nom de quoi justifier l'injustifiable ? Ni l'épopée tricolore pour les uns, dont le romancier se sépare, ni le combat national pour les autres, à l'égard desquels il ne cache pas sa sympathie, ne peut être appelé à la barre par une impensable défense : pour l'Indochine comme pour l'Algérie, Georges-Henri Guiraud se place lui-même au-dessus de sa conviction historique, et ainsi la définit intégralement ; il s'inscrit en faux contre les faussaires de la conscience morale, contre les stratèges qui méprisent l'humanisme. Car c'est dans le souffle très pur de cette tradition éternelle, de. cette exigence du coeur et de la raison, que cet ouvrage capital puise sa force de réquisitoire. Au débouché d'une route aride, bouleversante, que le lecteur parcourt passionnément jusqu'au bout et dont il sort épuisé, très las, vient le besoin d'horizons respirables : le langage étonnant de la camaraderie tranchée net par la mort, le cri des âmes douloureuses qui hantent les marais et les rizières, dressent le faisceau d'une prière impossible vers une divinité à laquelle l'auteur ne croit plus.

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  • Dans ce presbytère du Danemark septentrional, Éliane, jeune Française élevée à la diable, est en rebellion contre le rigorisme d'Axel, son mari, pasteur luthérien. Bientôt une intimité coupable naîtra entre Éliane et Werner, le cousin d'Axel, un vigoureux chirurgien sur qui les enseignements austères n'ont pas eu prise. Las des échanges contraints sous les regards d'un entourage patriarcalement sévère, les deux êtres, harmonieusement complémentaires, pris dans l'engrenage de leur passion, auront recours au mensonge et à l'imposture. Pour se délivrer du mari gêneur, Éliane acceptera le principe d'un plan criminel dont elle ignore les détails. Axel trouvera la mort au cours d'une excursion en montagne en compagnie de son cousin Werner. Werner et Éliane s'installent à l'écart, avec la trop confiante mère de leur victime, dont les propos, parfois, pèseront sur eux comme un verdict. Lancinant ou en sourdine, le remords harcèle Éliane. Cependant, la hantise d'une malédiction sur elle et les siens disparaîtra lorsque, parmi les papiers d'Axel, elle découvrira ce message posthume : « Accomplis ou en puissance, que leurs péchés chargés d'écarlate redeviennent blancs comme neige. »

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  • Trop souvent, on n'éprouve que du mépris pour un être tombé dans la pire déchéance. Or, l'envoûtement d'une passion crée un état pathologique tel que, bien souvent, cet être s'y enlise de plus en plus, au point de renoncer à toutes les valeurs qui font la dignité humaine. Comment cette jeune fille, d'une excellente famille bourgeoise, va-t-elle, de chute en chute, devenir une épave rejetée par sa famille elle-même ? Comment, finalement, va-t-elle triompher de sa passion ? C'est le « suspense » qui maintient le lecteur en haleine, depuis le commencement du livre jusqu'à la fin. Envoûté lui-même par ce captivant récit, il suit avec passion toutes les phases de cette authentique histoire, souhaitant, avec la malheureuse héroïne, la fin de ses épuisants combats. D'une lecture aisée et attachante en même temps, il dépeint parfaitement les affres d'un être momentanément obnubilé par la passion de boire, - mais qui reste sympathique malgré ses rechutes répétées, au bout desquelles vient enfin la rédemption souhaitée par le lecteur, et dont il se réjouit. Ce récit, tranche de vie d'une esclave de l'alcool, que ses origines, son milieu familial devaient maintenir dans un univers de bonheur, est une autobiographie qui frappe par son absolue franchise et ses profonds accents de vérité. Cette femme a connu toutes les déchéances qu'elle décrit ; l'agonie morale qui suit chaque reprise de son vice, malgré les épuisants combats qu'elle lui livre pour l'écarter, - sa détresse physique devant les portes qui se ferment l'une après l'autre - et, enfin, l'asile d'aliénées où les cures de désintoxication doivent se succéder pendant des années, avant d'aboutir à un résultat. D'une lecture facile, ce livre est, en outre, un document inestimable pour tous ceux qui s'intéressent à la psycho-pathologie.

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  • Parmi la pléiade de saintes qui illuminent la longue histoire du christianisme, Restitute, vierge romaine martyre à Sora, scintille d'un éclat fascinateur. Il est de ces fleurs, aux parfums des plus suaves et dont la beauté est exaltante, qui restent pourtant dans l'ombre de la renommée. Telle Restitute, violette au jardin de Dieu. J'ai lu le récit de sa vie tout à fait par hasard, ce hasard qui porte la griffe de la Providence. Dès le livre fermé, j'avais déjà décidé la composition d'un drame chrétien, qui ressusciterait la noble et vaillante destinée de Restitute. J'ai mis tout mon soin, toute ma foi en ce travail. J'ai passé, en la compagnie de ma pure héroine, des semaines de joie profonde. Puisse cette joie être communiquée à tous les coeurs épris d'un idéal, quel que soit son nom ! Puisse le témoignage de Restitute les pénétrer intimement de la puissance radieuse de l'amour, de l'irrésistible victoire de l'esprit au long de luttes tragiques, enfin de la grandeur du pardon chrétien. En ces temps troublés, où le matérialisme s'acharne à dessécher les âmes, je souhaite avec ferveur que l'exemple de la vierge de Sora apporte un désir plus exigeant d'aller boire à la Source d'eau vive, la seule qui rafraîchisse et apaise...

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  • Les progrès de la science devraient permettre à l'humanité tout entière de jouir d'une vie toujours plus agréable dans la sécurité, dans la paix... or, il n'en est rien, même dans les pays les mieux organisés. Nul individu ne jouit de cette assurance de quiétude, de sécurité. Bien au contraire, les dangers grandissent en même temps que la science. Même s'ils cherchent à s'étourdir en jouissant égoïstement du présent, les hommes conscients comprennent qu'il y a un problème urgent à résoudre. L'auteur s'est senti attiré par cette question capitale. Dans cette oeuvre, qui tient à la fois du roman d'anticipation et du conte philosophique, il présente des idées très audacieuses. Il fait parler deux êtres de conditions sociales très différentes, mais imprégnés d'un même idéal : Julien est un modeste travailleur de notre monde. Dédy est une intellectuelle géniale, venue d'un monde plus évolué que le nôtre... Bientôt, il faudra choisir entre les solutions qu'elle nous propose, et... l'abîme.

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  • Dans un livre paru en 1945, Jacques Minart évoquait les événements militaires de 1939-1940, tels que l'on s'était efforcé d'y faire face aux échelons les plus élevés du Haut-commandement français. Le même auteur se penche aujourd'hui sur l'avant-guerre, montrant que l'affaire du désarmement qui, au lendemain de 1918, s'était inscrite au premier plan des préoccupations politiques - notamment en France et en Angleterre - a, en définitive, contribué à précipiter le monde libre dans une deuxième guerre, encore plus sanglante que la précédente.

  • Lorsque le passant croise un enterrement, il se recueille un court instant devant la dépouille mortelle, et compatit honnêtement au chagrin de ceux qui la suivent. Si le cortège est long, somptueux, avec un cercueil disparaissant sous les gerbes de fleurs cravatées, suivi d'une foule importante, plus ou moins recueillie, il s'attarde au spectacle. À la vue du faste, des toilettes et des personnalités, il présume que l'on enterre quelqu'un de riche et d'important, mais peut-il supposer que cette cérémonie termine une vie souvent mouvementée ? Peut-il savoir que, depuis la veille, des intérêts s'affrontent, des passions se soulèvent, que ces gens éplorés, unis dans le deuil, sont déjà adversaires et que leur chagrin ne cache que haine et jalousie, que ces amis sont faussement émus et, enfin, que ce cortège n'est qu'une manifestation mondaine parmi tant d'autres, où la sympathie manifestée envers le mort n'est que factice et à l'usage des vivants ? Oui, s'il lit ce roman ! Il connaîtra les réactions diverses de l'entourage immédiat du mort pendant les quelque trente heures qui ont suivi son décès. D'un style alerte, direct, parfois brutal, ce livre est un réquisitoire violent contre une société en décrépitude. Évoluant dans le Midi viticole et le négoce du vin, son intrigue est vivement conduite et constamment soutenue. Ses personnages hauts en couleur sont impitoyablement campés.

  • Elle s'appelait Minnie, Minnie Minniver. La moitié du monde la connaissait. À vingt ans, elle était venue chercher fortune à Hollywood. Les magnats de « Sunset Boulevard » s'étaient trouvés face à face avec « une fille au blue-jean », créature mi-Ève, mi-Femelle, et qui n'était faite que de courbes. Son premier grand film « La déesse nue sous le cygne » avait fait ahaner les foules concupiscentes de l'Ancien et du Nouveau monde. Maintenant, elle avait atteint la puissance et la gloire. Tout aurait été bien s'il n'y avait eu Percy Pew, « une vieille lune, une sale vieille lune blanche ». Elle croyait bien l'avoir tué. Mais il n'était pas mort, pas tout à fait. Et maintenant, sur cette petite plage de l'Italie du Sud, voilà que le destin le suscite à nouveau en face d'elle... C'est sur ce thème « grand public » des amours et de l'échec sentimental d'une vedette, que Jean Boulmer, après « Johny sur la plage », a écrit un nouveau livre étonnant, qui réinvente le roman avec des moyens d'une désarmante simplicité. Il ne s'agit pas là, en effet, d'une oeuvre « expérimentale », mais d'une oeuvre achevée et passionnante, qui tranche sans effort sur la grisaille et la laborieuse obstination des « spécialistes » du nouveau roman. Le récit se déroule à une allure folle : pas un mot de trop, aucune concession aux anciennes ni aux nouvelles modes littéraires. Pourtant, un subtil contrepoint fait de lenteurs savantes, et de répétitions explosives, révèle la vigoureuse et attachante personnalité de l'auteur, et ses liens avec la jeune école du roman anglo-saxon complètement ignoré en France. Carrément réaliste, mais faisant la part belle au rêve, facile à lire, mais tout à fait nouveau par le ton et l'écriture, « grand public », mais prenant pour cible un des phénomènes essentiels du monde moderne (le mythe de la vedette) - dont les implications littéraires, sociologiques et même politiques - sont évidentes, dramatique mais riche d'un sombre humour, franchement drôle jusqu'au burlesque, mais plus sérieux qu'il ne paraît, ce nouveau livre classe - sans conteste - Jean Boulmer comme un des auteurs les plus féroces, les plus sensibles et les plus originaux de la jeune génération. Si le plaisir de lire est trop rare, celui de découvrir l'est plus encore. Bientôt, tout le monde parlera de ce roman et de son auteur.

  • « Non, la guerre n'est pas toujours fraîche rigoulade », ainsi que l'affirmait tristement le sire de Vaubricourt, miraculeusement échappé à la bataille de Poitiers (1356). Mais elle présente l'inappréciable avantage d'exalter les guerriers, parfois de les révéler à eux-mêmes. À travers les âges, l'auteur s'honore d'avoir connu certains d'entre eux, parmi les plus valeureux et les plus sympathiques, de Chanterelle, cadet du collège de La Flèche, qui, sous la Révolution, autour des armées en bataille, emporta la victoire par une action d'éclat, au Capitaine Salvagnac, commandant l'Escadron volant, qui prit part à la dernière guerre nucléaire de 1993. Curieux esprit que ce capitaine Salvagnac. À peine sorti de la dernière guerre, il pensait à la suivante. Il prévoyait une guerre des cavernes, en étudiait l'ordonnancement et en cherchait les lois quand, au cours de la reconnaissance tactique d'une grotte, un bloc de stalactite se détacha subitement, tomba sur son crâne et l'étendit raide mort. L'auteur croit pouvoir dire que le Capitaine Salvagnac prévoyait de petits engagements à effectifs limités, genre combat des Horaces et des Curiaces. Dès lors, la question se pose. Ne serait-il pas plus pratique de sauter quelques-unes des phases de l'évolution guerrière, et de passer directement (ou de revenir), au combat des trois Horaces et des trois Curiaces ? Il appartient au lecteur d'en juger !

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  • Une chambre. Déjà il n'y a plus rien à dire ; et pourtant... Rêves, souvenirs qui brûlent les lèvres, regrets, amour ; cette dernière fois... Un tel livre ne se résume pas ; ce serait mentir. On le lit - ceux qui savent lire, le reliront - puis on s'écoute. Et c'est alors que tout recommence en soi, comme dans ce roman : « Peut-être... »

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