FeniXX réédition numérique (Loris Talmart)

  • Évocations - lancinantes - et autopsie d'une passion. Éphémère. Mais qui n'eut jamais d'équivalent, ni en d'autres lieux ni en d'autres temps. Comme toujours.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout à la fois une histoire d'amour du théâtre, et celle d'une passion à trois, Combat avec l'ombre s'anime sans cesse du ton naturel des personnages, de leurs mouvements au quotidien et par l'intrigue dramatique qui se joue. Engagés malgré eux dans des destins parallèles, en quête chacun d'une vérité difficile à admettre par l'autre, et comme manipulés par leur propre destin, ils iront au bout de leur route, seuls. Installé dans l'apparente tranquillité que lui confère une confortable célébrité, en proie aux seuls problèmes de sa création théâtrale, Étienne semble ne plus prendre plaisir qu'à mettre en scène son oisiveté d'amant blessé et, tel Dorian Gray, à détruire - dans sa victime - toute apparence de pureté. Déployant - avec délectation - un égoïsme sans bornes, Pygmalion tyrannique, amusé de se provoquer lui-même et prêt, comme Don Juan, à relever ses propres défis avec une rare cruauté, Étienne mènera Patrick et Olivier jusqu'aux limites où il n'aura pas eu le courage d'aller. Le Combat avec l'ombre, c'est aussi de vraies tendresses et des émotions fortes, simples et sincères, même si elles ont du mal à cacher le combat sans merci des personnages, distribués dans des rôles complexes et contradictoires tout à la fois. Combat avec l'ombre, c'est l'aventure de deux êtres qui se sont aimés à contretemps. L'histoire d'un malentendu. C'est aussi un crime parfait.

  • Entre la corne de l'Afrique et l'Europe, des milliers de kilomètres, que l'esprit peut franchir instantanément, pour peu qu'un souvenir, un doute, ou un espoir le pousse à voyager. Le narrateur de ce livre insolite se faufile au coeur d'événements sur lesquels il n'a aucune prise. Il ne sait d'ailleurs jamais trop bien où il se trouve, même s'il se laisse aller à décrire, avec tendresse, les terres qu'il découvre et les gens qui l'entourent. Une marche forcenée, l'errance d'une voix troublée, au travers d'un continent meurtri par la sécheresse et la guerre. Le livre de l'ubiquité et des certitudes jamais acquises.

  • Un statut familial, un standing social, une réussite professionnelle, vont de pair, en 1983 comme en d'autres époques, avec une certaine morale : on doit jouer le jeu. Il arrive que cette armature, ou cette armure, subie ou voulue, devienne un obstacle à un accomplissement plus personnel, plus essentiel, plus impérieux, que les positions raisonnables, réalistes, soient bousculées par la violence des sentiments : les protections sont abattues, le conflit va aux extrêmes. L'auteur relate un drame contemporain, vécu dans un monde parisien discret, dont les acteurs se connaissent bien, se surveillent et se contrôlent. Le lecteur peut mettre un nom sur chacun des personnages, tant ils nous sont proches. D'aucuns regretteront, sans doute, que ce même bonheur fou ne leur ait pas été proposé - ils auraient été disposés à le payer très cher.

  • Récit en trompe l'oeil, où il est difficile de démêler le vrai de l'imaginaire, où se heurtent, se fondent, les impressions, les suggestions, où passent d'évanescentes et inquiétantes silhouettes (Adam le trop aimé, Elfaniel au regard de laser et son double l'équivoque Laurseen, Ophelia la fille des dunes, Quetzal le destructeur), mais où, en fin de compte, le personnage principal est - peut-être - le morceau de miroir brisé, grâce auquel le narrateur se regarde et se démultiplie.

  • Comment empêcher le temps de détruire, de créer, le monde de changer, notre personnalité de se modifier ? Peut-on vaincre la mobilité universelle, en menant délibérément une existence de cloporte, en comptabilisant, dans un journal tenu sans relâche, les plus infimes variations de son moi, en consacrant ses forces à des travaux d'érudition si vastes qu'on n'en verra jamais la fin ? Que peuvent les thèses très savantes, les 17 000 pages de notes accumulées au fil des années, les habitudes les mieux enracinées, quand une femme, tout à coup, tombe dans votre vie, quand l'amour, ce raz de marée, vous submerge ? Doit-on accepter de succomber ? Est-il possible de résister ? Quel prix faut-il payer pour rester soi ? Sommes-nous inexorablement voués à l'éparpillement ?

  • Thérèse Vaillant, abandonnée par son mari avec deux enfants, est employée comme contre-maîtresse dans un laboratoire pharmaceutique. Au fil des mois, elle prend conscience du plan - discrètement prévu et systématiquement appliqué - pour avantager un des partenaires aux dépens de tous les autres. En dépit des menaces à peine voilées de la Direction, elle présente sa candidature au Comité d'entreprise. Le risque qu'elle prend ainsi affecte gravement sa vie personnelle. Et lorsque la Direction passe à la contre-attaque, c'est le drame. Avec un réalisme sans complaisance, tout en gardant un souci constant d'objectivité, l'auteur nous révèle les aspects pittoresques - ou attristants - de la vie quotidienne dans une firme française d'importance moyenne. Son humour cinglant évoque les égoïsmes, vengeances, rivalités, tout un bouillonnement - plus ou moins camouflé en conflits hiérarchiques ou sociaux - couvert par de bonnes raisons ou de convaincantes excuses.

  • Parce qu'il est impassible, distant, taciturne, parce que sa situation de chef comptable lui donne - dans son quartier - beaucoup de prestige, Albert Motte, sans le vouloir, suscite les confidences. Chacun lui soumet ses problèmes, lui demande conseil. Et parce que, pour lui, par l'analyse et la déduction, on peut, sans difficulté, découvrir les éléments qui constituent les individus, les mécanismes qui les propulsent, les solutions les plus adaptées à chaque cas, il n'hésite pas à formuler des avis, à donner des directives. Il décrète. Il ordonne. On lui obéit avec empressement. Les hommes ne sont bientôt plus, à ses yeux, que des pantins dont il est grisant de tirer les ficelles. « Si je le voulais, songe-t-il avec orgueil, je ferais faire n'importe quoi à n'importe qui. » Mais que savons-nous réellement des autres ? Quand nous croyons les comprendre parfaitement - grâce à l'habileté de nos raisonnements - est-ce que nous ne les façonnons pas, en grande partie, avec des matériaux fournis par notre sensibilité ? Avons-nous le droit, sur des bases aussi incertaines, d'intervenir dans leurs destinées ?

  • « Il était une fois, accrochés aux murs, semblables à de royales icônes, des portraits multiples représentant une seule et même jeune femme d'une très grande beauté. Ces peintures observaient le seul être humain en leur présence, Tristan qui, après de longues et muettes contemplations, s'approcha des tableaux, caressa l'image du bout des doigts, et appuya son front contre la fine couche de peinture, la séparant de la toile blanche originelle, comme si cette mince épaisseur pouvait être franchie... » La voix du narrateur est douce, grave, rauque, parfois chaude. Parfois aussi, il bégaie ou s'écarte un peu de l'histoire, mais Ulysse écoute patiemment, en auditeur attentif qui veut surtout entendre la fin du conte, avant de s'endormir.

  • Un jeune homme erre, de place en place, rues, bars, cafés, squares, piaules, drogues, filles, rêves, extases, à la recherche de sa propre vie, dont il ne sait pas s'il l'a jamais connue. À vrai dire, ce qu'il recherche est assez indéfinissable, il ne sait pas ce qu'il veut, mais il le veut avec toute la violence d'une bête traquée, allez savoir pourquoi. Les mots lui manquent, bien sûr, aussi essaie-t-il d'écrire.

  • Indexical, ale, aux adj. (linguistique). Qui ne prend de signification que par le contexte. Termes indexicaux, nommés aussi déictiques ou shiftears (embrayeurs) : termes dépendant de l'instance du discours, indexés à l'énonciation. Exemple : je, tu, ici, hier, maintenant. Expressions indexicales : « Expressions dont le sens ne peut être décidé par un auditeur sans que, nécessairement, il sache ou présume quelque chose de la biographie et des objectifs du locuteur, des circonstances de l'énoncé, du cours antérieur de la conversation, de la relation particulière et des interactions actuelles ou potentielles existant entre celui qui parle et celui qui écoute » (Harold Garfinkel, commentant Husserl). Indexicalité n.f. (ethnométhodologie). Caractère de ce qui est indexical. Indexicalité restreinte : état de certains mots et de certaines expressions. Indexicalité généralisée : état du langage et des actions. « Le langage tout entier est soumis à l'indexicalité » (Paul Loubière). « La nature indexicale du langage pose la généralité de l'indexicalité » (Jacqueline Signorini). « Le corrélat naturel de l'indexicalité des expressions, c'est l'indexicalité des actions » (Alain Coulon). « Les indexicalités sont des polysémies infinies, assorties d'une large imprévisibilité » (Yves Lecerf) (Lexique encyclopédique des sciences humaines). L'indexicalité fondamentale du langage et des comportements ne permet qu'une connaissance approximative des êtres. C'est une source d'infinis malentendus. Un homme et une femme qui s'aiment peuvent-ils s'en affranchir ?

  • Mi-corse, mi-wallon, ayant passé dix ans de sa vie à naviguer, Horace Pérès aime la variété et les contrastes. D'où, en littérature, sa prédilection pour les nouvelles, qui permettent d'observer et de décrire le monde d'une infinité de façons. L'accueil favorable des connaisseurs à ses trois précédents ouvrages, lui a donné - après quelques années de silence - l'envie de revenir à ce genre très apprécié des Anglo-Saxons, peu aimé chez nous, mais qui est, pour lui, par rapport au roman, ce que le quatuor à cordes est à la musique symphonique : la quintessence de l'art. Le volume qu'il nous offre a pour thème majeur l'indifférence, dans laquelle il voit un excès de passion.

  • « Sauve ton âme ! » m'avait crié Marijke dans la gare de La Haye, au moment où le train démarrait. Je réalisais tout à coup combien ce souhait correspondait à une vision étriquée de mon devenir. Pouvais-je me contenter d'une seule âme, moi, Cyril, l'éternel assoiffé de résurrections ? C'était dérisoire. Une évidence m'envahissait : j'avais - je pouvais avoir - une multitude d'âmes. Il me fallait tenter de les faire éclore toutes. Parabole ou confession - il est impossible de le savoir exactement - l'ouvrage posthume de Cyril Ferroud, achevé par Hubert de Luze, nous fait assister aux tentatives d'un homme hanté par la crainte d'être unique, pour se détruire et se recréer perpétuellement. Même au risque de sombrer dans l'infamie. Mais peut-on échapper à l'identité ? Devenir, à volonté, une infinité d'autres ?

  • À mi-chemin de la cybernétique et de la vie cellulaire, ces textes nous plongent dans un monde froid et cruel, où la menace est constante, où le vivant ne connaît pas de répit. L'hostilité de l'environnement contraint les Babilou, Fafaf, Borbos, Bourru et autres créatures déréglées à se replier sur leur espace intérieur, tantôt réduits à l'impuissance pitoyable d'un nain au rire méchant, tantôt pris d'une folie salutaire, tantôt fortifiés par ce contexte, mariés à la machine, et prêts à détruire tout ce qui passe à leur portée. Il arrive qu'on trouve - au fond de ces grottes retranchées, ou dans l'espace intersidéral - des situations étranges, comiques ou sérieuses, qui ne sont pas évoquer le présent du monde où nous vivons.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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