Entreprise, économie & droit

  • À travers l'histoire tourmentée du capitalisme la social-démocratie, cette très vieille formation politique, surgit et resurgit comme une tendance historique durable, toujours capable de rebondir. La force de « la poussée vers l'égalité » semble soutenir et rythmer son parcours historique. Cependant, aujourd'hui, dans cette période de turbulences, où les identifications partisanes s'affaiblissent, la social-démocratie est devenue une force politique vulnérable qui a perdu son assurance et son aplomb. Tout indique qu'on assiste à la fin d'un cycle politique et social, à un processus de bouleversement et de « refonte » des social-démocraties européennes. Les partis sociaux-démocrates, en voie de « désocial-démocratisation », ne sont plus, et depuis déjà quelque temps, des formations à identité sociale, politique et organisationnelle forte... La « nouvelle social-démocratie » in statu nascendi, tributaire, plus que par le passé, de la personnalité de ses leaders, sera plus composite socialement et culturellement, plus faible organisationnellement, plus instable électoralement que la social-démocratie « ancienne ».

  • La monarchie constitutionnelle, ou monarchie limitée, a été en France l'avatar, tôt avorté, de la monarchie pure, ou monarchie absolue : tentée maladroitement par Louis XVI en 1789, cette transformation aboutit alors rapidement, en 1791, à une démocratie royale, impraticable et éphémère, renversée dès 1792. Imposée de nouveau en 1814-1815, puis en 1830, comme bouclier contre la démocratie et la république. cette solution de compromis par le haut. entre le roi et les notables fortunés, fut définitivement condamnée en 1848. Pourquoi est-ce la France qui fut en Europe le premier pays à rejeter cette formule, alors que celle-ci a conduit, dans quelques autres pays, à des formes de démocratie royale qui ont survécu ?

  • L'identité ethnique ou nationale et la question connexe du nationalisme sont aujourd'hui omniprésentes dans les débats qui agitent nos sociétés. Points de cristallisation de sentiments forts et conflictuels, ces questions sont malheureusement souvent abordées avec des lexiques approximatifs qui obscurcissent le débat. La présente étude s'efforce de montrer qu'identité et nationalisme sont des concepts complexes, ambigus et souvent « piégés » vis-à-vis desquels il est nécessaire de se garder de tout manichéisme. À partir de quelques exemples choisis dans des régions qu'il connaît bien, l'auteur tente ici une utile clarification débouchant sur un certain nombre de pistes en vue de trouver des solutions aux problèmes les plus brûlants en la matière.

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