FeniXX réédition numérique (Montchrestien)

  • Décrit la situation actuelle de chacune de Républiques baltes et analyse les problèmes posés par la présence d'importantes communautés russophones.

  • Qu'est-ce que la présidence américaine ? Rien, dans la Constitution de 1787. Qu'ont voulu être les présidents ? Quelque chose, tout simplement, prétendaient-ils. Y ont-ils réussi ? Certes : ils sont aujourd'hui (presque) tout. En s'immisçant dans les silences de la Constitution, contre la volonté du Congrès et avec la bénédiction de la Cour suprême, ils sont devenus la clé de voûte du système politique.

  • Historiquement, la justice administrative s'est constituée comme un démembrement de l'exécutif, et cette entorse apparente au principe de la séparation des pouvoirs fait - aujourd'hui encore - l'objet de controverses. Présenter la justice administrative, c'est donc - d'abord - montrer pourquoi son existence ne va pas de soi, c'est aussi insister sur le statut particulier des organes chargés de rendre la justice administrative face au pouvoir politique ; c'est, enfin, mettre en évidence la fonction de régulation politique et sociale que remplit le juge administratif, au-delà de sa fonction première, qui consiste à trancher les litiges où l'administration est partie.

  • La démocratie est l'universel et indépassable horizon de l'époque. Ses principes officiels sont abondamment commentés. La révérence l'emporte alors sur le souci de l'explication. À moins que l'écart entre le modèle et la réalité ne conduise à dénoncer la « crise de la représentation ». Certes, l'étude des phénomènes politiques ne vaudrait pas une heure de peine, si elle ne permettait de porter un jugement un peu plus lucide sur la réalité et, éventuellement, d'envisager les moyens de sa transformation. Mais il faut pour cela tenter, préalablement, d'en élucider les structures et les « mécanismes ». Cet ouvrage s'efforce de comprendre quelques-uns des aspects essentiels de la démocratie représentative. Comment cette forme de gouvernement s'est-elle, historiquement, constituée ? Quelles sont les relations entre représentants et représentés ? Comment les citoyens peuvent-ils se faire entendre ? Contrôler leurs élus ? Leurs aspirations sont-elles prises en compte par les gouvernants ? Y a-t-il des différences entre la droite et la gauche ? Quel est le rôle des partis ? du Parlement ? de la télévision ? des sondages ? de la Constitution ? La corruption est-elle inhérente à la politique ? Y a-t-il un déclin de l'intérêt pour la politique ? Une perte d'emprise du politique ? Une défiance croissante à l'égard des partis ? Pourquoi la présidentialisation ? le contrôle de constitutionnalité ? le vote ? le militantisme ? La politique est-elle une compétition pour le pouvoir et les honneurs ? une carrière ? un jeu microcosmique ? un spectacle médiatique ? une lutte pour les principes ? le moyen de la transformation du monde ?

  • La Troisième République n'est pas seulement la plus longue expérience républicaine française. Les sept décennies de son existence - de 1870 à 1940 - l'inscrivent encore en position médiane dans une histoire qui, de 1789 à nos jours, est celle de la construction moderne de la sphère publique. Envisagée sous cet angle, son apport peut s'apprécier à un triple égard... Elle a d'abord oeuvré à la liquidation - non remise en cause depuis - de divers héritages. Elle inventa ensuite un modèle politique remarquablement stable qui, tant par les enracinements que sa longue durée a autorisés, qu'en fonction des réactions dont il fit ultérieurement l'objet, a marqué les expériences constitutionnelles de la seconde moitié du XXe siècle. Elle donna enfin vie à un État, où se lisent des traits sculptés par les siècles passés, mais qu'elle engagea dans des voies où il allait s'épanouir plus tard.

  • Confrontés aux limites de la régulation verticale, les pouvoirs publics sont amenés à diversifier leurs moyens d'action et à en imaginer de nouveaux.

  • On aurait tort de réduire l'Église catholique à n'être qu'un "véhicule du Salut", qu'un instrument du passage dans l'autre monde. Dans cette France du XXème siècle, que les années 1880 ont voulu rendre à la seule puissance de l'humain, l'institution romaine a clairement pris place dans l'arène politique : refusant de se laisser enfermer dans la simple administration du culte, elle s'est assignée de replacer la figure divine au fondement même de l'espace public. De ce projet antimoderne, est né un "catholicisme de mouvement", fait de théologies conquérantes et de mobilisations offensives : ce livre analyse, depuis sa constitution sous Léon XIII jusqu'à sa reviviscence sous Jean-Paul II, les grandes étapes de son histoire.

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