Littérature générale

  • Ce n'est pas un manifeste; seulement la remise en ordre d'idées reçues, la réhabilitation d'un peuple épars, d'une caste discrète.

  • Les temps sont durs, les idées sont molles. La guerre des looks remplace l'affrontement des projets de société. Droite et gauche se divisent sur les moyens de réaliser les mérites valeurs. Alors fin des révoltes, des utopies et des systèmes ? Fin des idéologies ? Ou, au contraire, triomphe de la soft-idéologie ? La soft-idéologie, c'est le business et les droits de l'homme, le reaganisme et la génération morale, le socialisme libéral et le libéralisme social, la Bourse et la tolérance, l'individualisme et la charité-rock, Tapie et Coluche, le minitel et le contrat social... Bricolée avec les restes intellectuels des décennies précédentes, la soft-idéologie mêle gestion conservatrice et rêves soixante-huitards, idées confuses et moralisme vague, odes à la modernité et retour aux idéaux du XVIIIe siècle. Elle assure un consensus apathique sur l'essentiel. Elle prône la résignation à la force des choses et exalte les petits bonheurs. C'est la pensée sénile d'une époque fatiguée du vacarme de l'histoire. C'est l'entracte... Pour combien de temps ?

  • Comme chaque année, à l'occasion de la foire du livre de Brive, la publication d'un recueil de nouvelles de huit auteurs (Michel Peyramaure, Claude Michelet, Denis Tillinac, Gilbert Bordes, Yves Viollier, Jean-Guy Soumy, Colette Laussac et Martine Marie Muller) sur un thème donné. Cette année : un jour de bonheur.

  • En juin 1989, P. Franceschi saute en parachute au-dessus de la Nouvelle-Guinée, pays des Papous, coupeurs de têtes. Un exploit, une expérience de survie dans des conditions extrêmement dangereuses.

  • 4 septembre (Fontaine-la-Verte), un an. Un an déjà que je tiens ce journal... Le temps n'a pas d'épaisseur. Il est transparent comme l'aile de l'abeille. Les reflets des nuages ou les irisations de l'eau font, quelquefois, croire qu'il a du corps. Il présente des nervures. Il émet des bourdonnements. Ce sont des simulacres. Temps qui passe, graminée jaunie, l'odeur du soleil dans l'herbe. J'ai vu des spectacles de nature prodigieux sur la Calypso de Cousteau. J'en ai contemplé de sublimes dans la vieille Europe. J'ai voulu chanter la splendeur discrète ou triomphante des herbes et des insectes, des lézards, des oiseaux et des arbres. Ils recèlent des secrets plus subtils que des miracles. Trois cent soixante-cinq jours de suite, fidèlement, avec scrupule et ravissement, j'ai noté ce que j'ai observé au hasard de mes lieux de vie, de la Côte d'Azur à la Normandie, de Paris à la Flandre, des montagnes de la Savoie aux collines du Lazio italien. J'ai tenté de transcrire les couleurs, les mouvements, les parfums et les sons. J'ai mêlé la science à la littérature, la poésie à la botanique, la zoologie à la philosophie. J'ai cherché à retrouver l'esprit des Rêveries de Jean-Jacques Rousseau, du Journal de Thoreau et des Journaux de Basho. Avec des méditations sur le sens des choses et des haikus pour le plaisir. Questions de science et traits d'ironie. Hors de tout genre. Avec des photographies que j'ai prises comme des croquis sur le terrain...

  • Les huit auteurs faisant partie de l'école de Brive (Michel Peyramaure, Claude Michelet, Denis Tillinac, Gilbert Bordes, Yves Voillier, Jean-Guy Soumy, Colette Laussac et Martien Marie Muller) ainsi que leur éditeur, Jacques Peuchmaurd, racontent, chacun à sa manière, leurs rentrées des classes.

  • Jean Huguet est vendéen. Vendéen des Sables-d'Olonne, la seule ville qui, dans la Vendée insurgée, demeura républicaine - on disait alors patriote - au milieu de la tourmente politique et militaire de 1793 et de 1794. De cette position particulière, il a appris à considérer ces années tragiques d'un oeil plus serein que la plupart de ses compatriotes : son essai, Un coeur d'étoffe rouge, publié en 1985, est la première tentative de réconciliation des frères ennemis - et l'on voit, jour après jour, son rayonnement modifier les esprits dans tout l'Ouest français. En 1986, Jean Huguet a publié Les tambours de la Bourguignonne, roman-chronique de L'An I de la Vendée, dont Émilia est la suite naturelle. Émilia, roman-chronique... Roman, parce que certains des personnages, dont Émilia et le jeune officier bleu, Caïus Rambert, sont imaginés. Chronique, parce que les principaux acteurs, ou témoins du drame, sont historiques : François Servanteau, André Collinet, le député Gaudin, le général Boulard, le général Turreau (l'homme des colonnes infernales), vingt autres. Chronique, encore, car, vécu par ces hommes et ces femmes, jour après jour, ce récit est la relation fidèle des événements qui, du printemps 1793 au printemps 1794, font de la Vendée le théâtre de la plus grande guerre civile de l'histoire de France (en quatorze mois, près d'un demi-million de morts, Blancs et Bleus)... Émilia et Caïus Rambert vivent leur roman ; d'autres écrivent l'histoire avec le sang des victimes ; Servanteau et Collinet en tiennent la chronique, et tentent de comprendre l'horreur qui se déchaîne sous leurs yeux... Roman-chronique : tel est ce livre à nul autre pareil qui, tour à tour, décrit le quotidien et prend de la hauteur. Il est, en quelque sorte, l'illustration vivante d'Un coeur d'étoffe rouge. Du roman, il a la puissance et l'émotion ; de la chronique, l'intelligence des faits et le poids de la réflexion.

  • Marie de Saint-Exupéry était très proche de son fils sur lequel elle a exercé une grande influence. M. Persane-Nastorg, qui a personnellement connu la mère de St-Ex, fait revivre pour nous cette grande dame, profondément attachante et humaine, dont la personnalité éclaire d'un jour nouveau celle du créateur du Petit Prince.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Grâce à une subtile et brillante manipulation financière, Jean Feldwald, le héros du $$Piège suisse$$, a réussi à récupérer les dix millions de dollars volés à son père...

  • Son premier roman $$L'Ile des oubliés$$ (Laffont, 1984) a obtenu un grand succès et reçu le grand prix Jules Verne du roman d'aventures 1985.

  • Elle avait tout pour séduire : la beauté, un des plus vieux noms de l'aristocratique Angleterre, la fortune. Elle les séduira tous : lord Ellenborough, son premier mari ; le prince Felix Schwarzenberg, son premier amour ; le roi Louis Ier de Bavière, son premier roi. Et aussi le baron Karl von Venningen, le comte Siridion Théotoki, le roi Othon de Grèce. Et puis le général Pallikare Cristodoulos Hadji Petros, héros de l'indépendance grecque, moitié brigand moitié soldat ; et puis le cheikh Medjuel el-Mesrab, un bédouin dont elle fera son quatrième mari. Elle avait tout pour fasciner : l'esprit le plus vif, la passion la plus intransigeante, l'âme la plus romantique dans un caractère de fer. Elle fascina Balzac (il en fera l'une des héroïnes du "Lys dans la vallée"), Edmond About (il fera d'Hadji Petros le Roi des Montagnes)... Pourtant Jane Digby, née avec le romantisme, morte alors que Victoria régnait dans sa gloire, ne pouvait que scandaliser une époque puritaine où les hommes seuls avaient le droit d'être exceptionnels. Femme de passion et femme libre, femme d'audace et d'aventure, romanesque et sentimentale, méprisant les conventions et sacrifiant tout à l'amour, elle est l'héroïne byronnienne par excellence. À travers ses conquêtes, à travers ses maris, au bout de ses voyages - de la vieille Angleterre à la Grèce à peine née, et jusqu'à cet Orient fabuleux où elle dort aujourd'hui son dernier sommeil -, que cherchait Jane Digby ?

  • J'ai attendu une minute, deux minutes et même trois minutes, mais en faisant des mouillettes... L'oeuf à la coque ! Toujours trop long avant de retrouver la saveur de l'enfance. Hier encore, nous disposions d'une chanson l'Écharpe, interprétée par Fanon, qui nous donnait un temps de cuisson idéal, une attente enchantée... Je passe de la coque à l'âme, mais la mort ! L'attente de la mort ! Pour celle-ci, pas de chansonnette. En tout cas, pas assez longue. Alors, des attentes enchantées, d'autres pas !... Je choisis tout de suite l'enchantement. Et j'opte pour l'oeuf à la coque. Et je dis qu'il ne tient qu'à nous que l'attente de la mort soit, elle aussi, enchantée. Cette attente-là n'est en fait que la vie elle-même, tissée de toutes les attentes. On peut penser l'attente, la désirer, l'aimer. Elle ouvre sur le seuil de tous les inattendus de la vie. Moi je crois qu'il y a carrément de l'âme dans l'attente. Oui, j'en suis sûre, c'est dans l'attente que mijote la vie. Et si on se la mitonnait aux petits oignons ! Et puis, vous le savez bien : On ne perd rien pour attendre. Alors profitons-en. Vite ! Attendons.

  • Grand parrain sicilien, Basilio Salvo évite les clans de la drogue et leurs règlements de comptes sauvages. Il a bâti sa fortune sur les travaux publics, les spéculations financières et le trafic d'armes. Hélas, le scandale du cyclotron de Palerme le prive, ces derniers temps, des adjudications les plus juteuses. L'Iran et l'Irak ayant cessé de se faire la guerre, et les factions libanaises de s'entre-tuer, le trafic d'armes n'est plus ce qu'il était. Les temps sont durs... Salvo ne se laisse pas abattre. Entre sa somptueuse villa de la côte ligure et Venise, entre Gênes et Monaco, entre Milan et Tokyo, il tisse les fils d'un grand jeu qui doit lui rapporter des millions de dollars. Les algues et la Bourse de New York y tiennent une grande place. Mais la réussite de ses projets dépend aussi d'un émir jordanien, d'un informaticien de génie, d'un yakuza - parrain de la pègre japonaise -, de chercheurs généticiens. Et de quelques jeunes femmes qui ne manquent pas d'arguments. Bien que parfaitement au point, le grand jeu du Sicilien capote. Pauvre Basilio Salvo ! Pour son bonheur, Saddam Hussein vient d'envahir le Koweït. De beaux jours s'ouvrent de nouveau au trafic d'armes. Il était temps ! Humour et imagination, action et vérité : un thriller très singulier...

  • Décrit de l'intérieur, et du point de vue des femmes, la vie quotidienne d'une famille bordelaise en proie à une double guerre, celle de deux femmes, la mère et la fille, amoureuses du même résistant, et la Seconde Guerre mondiale. Portraits de femmes restituant toute l'atmosphère de cette époque, avec les tentations politiques, la résistance des humbles, la collaboration des médiocres.

  • On est seul à savoir pour soi. Je l'ai toujours su. Même dans le sommeil. Même dans le demi-sommeil de mes actes les plus cinglés. Même le jour où j'ai eu ce truc dans les mains, dur, noir, dangereux, lâche-ça, Jeanne... Et quand le coup de feu est parti, j'ai su aussi. Su que j'étais en train de défaire l'oeuvre de Dieu et des mamans. C'est un sacrilège de tuer. Je le savais. Même hors de moi. Même dans le frisson où j'ai tiré. C'était plus fort que moi mais c'était moi. L'oeil de Dieu n'a pas suffi. Ni celui de ma mère. Un oeil qui laisse faire est un regard complice. Il aurait fallu un bras pour m'arrêter. Après quatre ans d'emprisonnement pour meurtre, Jeanne sort à l'air libre avec ses comptes à régler et ses questions, sa peur de rien et sa peur de tout. Mais les fantômes du passé, parfois, resurgissent là où on ne les attend pas. Il est de nouvelles rencontres qui sont de vieux pièges. Entre la forfanterie, la crainte, le désir de plaire et celui de se plaindre, l'entorse à la Loi et l'entorse à la cheville, où trouver la ligne de partage qui les déjoue... ?

  • Ninon de Lenclos fut l'égérie, l'initiatrice et l'amie des hommes les plus célèbres de son temps, de Molière à Richelieu.

  • En pleine cohabitation, un ministre très lié au chef du gouvernement, s'entiche du personnage du Président. Une faute signera sa perte.

  • Onze portraits d'écrivains ou d'artistes célèbres du XIXe siècle composent ce livre. Mais il ne s'agit pas de biographies, les leurs sont trop connues. L'auteur a préféré puiser dans la vie - souvent tumultueuse - de ces génies, les éléments susceptibles de graver, par touches successives, leurs profils psychologiques. Et comme les singularités de leur psychisme ont présidé au choix de ces grands esprits, c'est en fait une série d'études psychopathologiques qu'il présente. Aucun d'eux n'était fou, mais chez la plupart on trouve un terrain névrotique ou psychotique (masochisme, psychasthénie, paranoïa ou anomalie sexuelle), souvent exalté par une tare acquise : alcoolisme, toxicomanie, syphilis, épilepsie. Dans quelle mesure le déséquilibre mental a-t-il pesé sur leur oeuvre ? L'auteur analyse ce point capital en appuyant ses arguments sur une documentation rigoureuse. Il ne le résout pas pour tous, mais propose au lecteur des solutions propres à susciter réflexion et discussion. Ainsi, les toiles de Van Gogh eussent-elles été empreintes d'onirisme sans l'épilepsie temporale ? Chopin ne doit-il pas à l'impuissance sexuelle sa désespérance romantique ? Jusqu'à cet ouvrage de Guy Godlewski, on croyait bien connaître ses héros, et on les découvre sous un éclairage nouveau, réaliste, indiscret, ni indulgent ni hostile, lumineusement clair et probant. Seul un médecin pouvait décrire de la sorte ces grands esprits fragiles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Raconte l'éducation sentimentale d'un jeune homme dans le Paris de l'Occupation.

  • De Hong-Kong à la Sicile, deux êtres que tout oppose vont tenter de vivre le présent d'une passion absolue.

  • L'ingénieur-vendeur sorti de Centrale, devenu le président d'IBM World Trade Corporation et membre du Comité de direction de la maison mère, raconte une expérience de trente-six ans vécue dans la plus dynamique des multinationales. Le livre enthousiaste et optimiste d'un grand patron qui veut communiquer ses recettes de succès et faire du partenaire européen l'égal des États-Unis. Un must pour tous ceux qui veulent réussir dans le développement, le management, le marketing, l'organisation de l'entreprise.

  • Sur la toile de fond de l'Europe menacée par Hitler, trois personnages, un homme et deux femmes, séduisants et désinvoltes, se livrent à une sorte de pas-de-trois en marge de la loi et font courir en vain toutes les polices de France. "Copyright Electre"

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