Sciences humaines & sociales

  • A travers l'histoire des derniers rois d'Europe, et celle de l'évolution des idées monarchistes, P. Miquel nous fait découvrir les racines des problèmes politiques contemporains.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De 1940 à 1988, Jacques Brosse a rencontré, à Paris ou à New York, à Rome ou à Moscou, nombre d'hommes et de femmes exemplaires. Considérant, sa moisson engrangée, qu'il avait eu beaucoup de chance, il entend aujourd'hui nous la faire partager, en évoquant devant nous, tels qu'ils furent dans l'intimité, Saint-Exupéry, Stravinski, Saint-John Perse, Dali, Rouault, Camus, Bachelard, Jouhandeau, Cocteau, Michaux, bien d'autres encore. Ces portraits qui bougent et qui parlent de ceux que nous ne pouvons plus connaître que par leurs oeuvres, seront autant de découvertes, car déjà la mémoire collective les a statufiés. Observateur bien connu de la nature, Jacques Brosse scrute ici, avec la même attentive curiosité, la nature humaine en chacun de ses modèles. Sous son regard d'entomologiste, s'élabore une petite comédie humaine, l'image véridique, et donc insolite, d'une époque.

  • L'histoire singulière d'un homme et de son ambition, entre fascination et répulsion pour la politique ; un homme fragile pour les uns, dur et tenace pour les autres. La chronique de la renaissance de la gauche, de ses déchirements, à travers les combats d'un personnage à la recherche de son propre destin, entre Mendès et Mitterrand. Le bilan au pouvoir d'un Premier ministre au double visage, à la fois réformateur presque utopiste et gestionnaire sceptique sur le pouvoir réel du politique... Le mystère Rocard pose, sur le candidat probable du PS à la prochaine élection présidentielle, un regard aigu, non dénué d'ironie, sans complaisance ni parti pris critique. Ce livre donne ainsi les clés du cheminement qui a conduit Michel Rocard, après plus de quarante années de vie politique marquées par une complicité exceptionnelle avec l'opinion, à sa situation d'aujourd'hui, inattendue et paradoxale.

  • Un essai sur la violence et la cruauté humaine, à travers la mémoire de Marek Halter, juif polonais, qui se souvient...

  • Alfred de Musset avait donné pour titre à ses souvenirs : Confession d'un enfant du siècle. L'image est juste : il est vrai que le siècle où nous existons enfante une grande part de notre personnalité. [...] Il fut, le siècle, dramatiquement incertain dans ses rebondissements, d'une violence extrême insupportablement horrible souvent, et presque toujours très décevant, mais aussi il fut superbement décapant et il apporta avec lui des nouveautés très singulières. Une telle confusion nous habite à son propos que, à l'heure où il approche de son terme, il nous laisse, à vrai dire, pantois et abasourdis. Mais si le XXe siècle est un Cyclope à la taille géante, il est bien évident que nous n'avons pas su être Ulysse. Deux exceptionnels événements courent à travers le siècle, fils rouge tissés dans sa trame, et qui donnent un sens à son dessin compliqué. Le déclin de l'astre-Capital, la montée de l'astre-État. Et le fait que, désormais, les individus, les simples individus sont devenus à part entière des participants de l'Histoire. Grandiront-ils, et à temps, à la mesure du siècle ? Mais, à côté de la mémoire événementielle, il existe une seconde mémoire, d'importance tout aussi grande, on le sait bien, quant à l'influence exercée : la mémoire émotionnelle. D'où, pour tenter de l'éveiller, la forme adoptée pour ce livre et qui pourra surprendre. Finalement, c'est la démocratie, tellement décriée, si souvent mise à mal et à sac, qui tire, de la manière la plus honorable, son épingle du jeu politique du siècle. Rarement autant qu'aujourd'hui, elle était apparue pour ce qu'elle est : un bien aussi précieux que fragile. Comment, alors, essayer de faire que les individus de notre époque se saisissent d'elle, la fassent participer à leur vie de tous les jours, en nourrissent la substance de leur personnalité ? Car (et sans doute c'est la vraie leçon du siècle) dans la société d'individus qui vient, ou bien nous serons tous sauvés ou bien personne ne le sera. Chacun grandira ou personne ne grandira. Élites, craignez les ilotes que vous auriez créés !

  • Georges Hacquard, dont le nom est inséparable de l'École alsacienne qu'il dirige, est un des maîtres les plus écoutés de la pédagogie contemporaine. C'est son expérience - c'est-à-dire non seulement des idées, mais aussi des réalisations - qui a servi de base à cet ouvrage. Ouvrage d'une totale objectivité idéologique, où la passion, pourtant, perce en bien des endroits et, partout, l'amour et l'infini respect des enfants. Tous les problèmes concernant l'école - formation des maîtres, rôle des parents, discipline scolaire, méthodes d'enseignement, contrôle des connaissances, contenu des programmes, architecture scolaire - sont évoqués et débouchent sur des solutions pratiques, qui sont toutes (Georges Hacquard le souligne) des solutions de bon sens.

  • L. Chevalier, historien, spécialiste de Paris, poursuit l'évocation tumultueuse entreprise dans Montmartre du plaisir et du crime sur les traces de Zola, Mac Orlan, Miller et Céline.

  • Si Henri Michel - éminent spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale - a choisi d'étudier particulièrement les six premiers mois du gouvernement de Vichy, c'est qu'au cours de cette période furent prises les trois options fondamentales du régime, qui devaient définitivement l'engager : l'instauration de la « Révolution nationale », la rupture avec la Grande-Bretagne, la collaboration avec l'Allemagne - options qui ne découlaient pas nécessairement de la demande d'armistice. Qu'il s'agisse de l'Assemblée nationale du 10 juillet, des mesures de répression prises par le nouveau régime, de l'application de la convention d'armistice par le vainqueur, des vues de Hitler et de Mussolini sur la France, des divergences qui ont pu s'élever entre Weygand et Laval, du rôle de Darlan, des idées personnelles de Pétain, de la vie à Vichy, des réformes sociales et économiques, des relations avec la Grande-Bretagne et avec les États-Unis, tous ces problèmes, et bien d'autres encore, s'éclairent d'un jour nouveau. Naturellement, c'est à retracer la « collaboration », sa genèse, l'idée que s'en faisaient les gouvernements de Vichy, les résultats qu'ils en escomptaient, que Henri Michel s'est surtout appliqué. L'exploitation des documents allemands et des documents américains lui permet de déceler les intentions et les arrière-pensées, de comprendre pourquoi a eu lieu l'entrevue de Montoire, et de retrouver les véritables raisons du renvoi de Pierre Laval. La politique du gouvernement de Vichy n'est pas jugée d'après l'optique de la victoire alliée en 1944, mais replacée dans la sombre lumière du moment où elle fut conçue ; ainsi apparaissent les erreurs de prévisions qui sont à son origine. Mais, même la relation des premiers gestes de la résistance clandestine, tirée des papiers des troupes d'occupation, n'a jamais été traitée de cette façon, qui montre comment elle est née d'une réaction spontanée de la population.

  • La série télévisée Les brigades du Tigre fait revivre les premiers exploits des « brigades mobiles », corps d'élite de la police créé en 1907 par Clemenceau pour lutter contre une criminalité - déjà - grandissante. En ces temps héroïques, le courage et le zèle des « mobilards » devaient suppléer à des méthodes encore artisanales et à des moyens matériels souvent dérisoires. Aujourd'hui, le tableau a bien changé : les brigades mobiles (baptisées S.R.P.J., ou Services Régionaux de Police Judiciaire) sont devenues de puissantes organisations dont l'équipement va de la voiture radio à l'ordinateur. Mais, pendant ces années où l'outil s'est modernisé et perfectionné, ce sont avant tout les qualités professionnelles des policiers qui ont été mises à l'épreuve au cours de milliers d'enquêtes. C'est précisément à travers plus d'un demi-siècle d'affaires célèbres - depuis les agressions de la bande à Bonnot et les crimes de Landru jusqu'aux mystères de l'affaire Markovic - que Marcel Montarron nous raconte l'histoire vivante et véridique des brigades mobiles. Une histoire faite de beaucoup de difficultés rencontrées, de périls surmontés, de quelques échecs et des nombreuses réussites qui sont venues récompenser parfois la chance des policiers, plus souvent leur patience et leur ténacité.

  • La Roumanie est à l'ordre du jour : politiquement et touristiquement. Sa situation particulière dans le monde communiste et la beauté de ses sites attirent vers elle un nombre croissant de voyageurs et de touristes : Mamaïa devient une grande station européenne. P.-F. Degeorges et son ami Pierre Tairraz - dont 50 photographies illustrent ce livre - l'ont parcourue en tous sens, du delta du Danube à la Transylvanie, des grandes plaines à blé aux gisements de pétrole et à Bucarest. Ils en ramènent mille anecdotes et images qui font de leur livre la meilleure introduction à votre prochain voyage en Roumanie.

  • La planète-Poupat, une famille de petite bourgeoisie, se consume progressivement sous l'emprise de son propre passé, des stéréotypés inconscients qu'elle perpétue chez ses membres, des expiations imaginaires qu'elle leur inflige. Ce monde en constante représentation vit dans le temps bloqué des prisons - une prison dont Henriette, la mère, serait la souveraine tyrannique. Les enfants y sont condamnés à devenir des ratés comme papa, ou des sacrifiés comme maman. Mais ce crépuscule de dieux, ô combien modestes, s'inverse en renaissance par les vertus de l'écriture. L'auteur fictif du récit est en effet Lyvia, la fille d'Henriette, que le système-Poupat, au seuil de l'adolescence, a conduite au bord de la folie, et qui parvient, cependant, à rompre le cercle infernal de la répétition en revivant, ou plutôt, redisant son enfance, avec une férocité joyeuse qui désenchante les tabous et fait tomber les masques. On voit ainsi, au fil des pages, Alexandra (dite Miaoû), Henriette (maman), Armand (papa), Sylvain (dit Vévé), le guérisseur La Chaume, et divers comparses - oncle et tante, chien et chat, élèves du cours Mermoz - surgir comme autant de protagonistes d'une très meurtrière revue de fin d'année... Aussi bien ce livre marie-t-il, tout à la fois, une vision remarquablement acérée, un subtil projet littéraire et une verve d'écriture éblouissante, qui, malicieusement, met à nu les ressorts du parler-Poupat (où il nous arrive, bien souvent, de nous reconnaître...). Avec cet ouvrage, Nadine Sautel réussit ainsi la gageure d'un récit dense et secret qu'on lit d'une traite, entre rire et jubilation.

  • La France, depuis 1958, s'est plus transformée économiquement, socialement et politiquement qu'entre 1870 et 1958. Elle est passée d'une majorité rurale (80 % naguère) à une majorité urbaine : en vingt ans, 25 % de la population a été urbanisée ; aujourd'hui 75 % des Français vivent en ville. Il y a vingt ans, plus de la moitié des citoyens, paysans, artisans, membres des professions libérales, étaient libres dans leur travail comme dans leur droit de vote. Aujourd'hui, si le droit de vote est toujours libre, 80 % des Français sont salariés, donc sujets dans leur travail. Cette distorsion est insupportable et, tôt ou tard, entraînera une explosion. On assiste déjà aujourd'hui à la manifestation plus ou moins violente de mouvements - écologistes, régionalistes, libertaires - qui trahissent ce malaise. La France saura-t-elle trouver les solutions indépendantes et originales qui s'imposent, ou se réfugiera-t-elle dans une social-démocratie maniaco-européenne qui ne peut nous conduire qu'à la catastrophe ? C'est la question que pose, dans le sillage de Charles de Gaulle, Alexandre Sanguinetti. Cri d'alarme, mais aussi message d'espoir : la France peut-elle redevenir elle-même ? Sous peine de la voir se dissoudre, chacun d'entre nous doit choisir rapidement sa réponse.

  • Ecrivain et journaliste, Philippe de Saint Robert, qui a eu maintes fois le privilège de s'entretenir en privé avec le général de Gaulle et Georges Pompidou, peut faire d'importantes mises au point et des révélations inattendues sur leurs « septennats interrompus ». Analyser par exemple la nature « monarchique » de la Ve République, exposer les idées et les nostalgies du général de Gaulle à ce sujet, lever un voile sur ses rapports avec le comte de Paris. Mais les éléments les plus neufs concernent Georges Pompidou. Avec ce dernier, Philippe de Saint Robert, qui entretint avec lui une correspondance et des rapports réguliers, peut donc non seulement apporter de l'inédit sur sa politique, mais donner du Président un portrait nouveau et nuancé. Le témoignage de Philippe de Saint Robert est d'un écrivain et d'un essayiste. Passionnant comme un récit, contenant des anecdotes et des confidences inédites, des portraits vifs et nets, il contribue de façon magistrale à enrichir le débat politique d'aujourd'hui. Il nous permet de connaître les hommes qui nous gouvernent et l'enjeu des choix qu'ils opèrent. A l'heure des batailles politiques, il faut lire ces « Mémoires » de notre proche passé.

  • Algérie, automne 1959. Entre le barrage électrifié et la frontière tunisienne, un bataillon d'infanterie. Des officiers de carrière mal remise de l'Indochine, qui somnolent ou qui rêvent ; des petits sous-lieutenants, cyrards ou rappelés, d'accord ou pas, qui font le travail avec les gars du contingent. Le travail : marcher, veiller, boucler, ratisser, attendre - attendre, surtout. Le P.C. du bataillon, des postes, une compagnie opérationnelle et un commando de chasse. Et à la tête du commando, un lieutenant, un Breton nommé Kerlann qui n'a qu'une idée en tête : capturer Amar l'Indochine, chef de katiba rebelle. Le décor est posé, les personnages sont en place : en quarante-huit heures, le drame va se jouer... Voici le roman vrai de la guerre d'Algérie, celle des djebels. Tous ceux qui ont fait cette guerre-là la reconnaîtront, celle qu'elle était, dans sa nudité. Les autres la découvriront et apprendront que ceux que Jean Mabire appelle les hors-la-loi , ce n'étaient pas seulement les rebelles.

  • Il est six heures, ce 20 juillet 1944, lorsqu'un groupe d'officiers pénètre sur le champ d'aviation de Rangsdorf, au sud de Berlin. Parmi eux, le colonel d'état-major von Stauffenberg ; c'est un grand mutilé : le 7 avril 1943, en Afrique du Nord, il a perdu l'oeil gauche et le bras droit ; son visage, naguère d'une assez remarquable beauté, est sillonné de profondes cicatrices. Le Führer l'a spécialement convoqué à son Quartier général de Rastenburg, en Prusse orientale pour qu'il lui expose la situation exacte des formations nouvelles que l'Armée de réserve peut jeter sans délai sur le front de l'Est. Son dossier, le colonel von Stauffenberg l'a rangé dans la serviette en cuir jaune qu'il porte de la main gauche. Mais un autre objet gonfle la serviette : un paquet enveloppé dans un linge - la charge explosive que le colonel comte Claus Schenk von Stauffenberg déposera tout à l'heure sur le bureau de Hitler... A sept heures, l'avion décolle.

  • Du haut des remparts, les Grecs voient les assiégeants traîner des échelles et amonceler des armes, puis festoyer longtemps dans la nuit avant de regagner leurs tentes. Ces préparatifs et ces réjouissances leur semblent insolites et de mauvais augure : les Turcs se préparaient-ils à l'assaut ? Pendant que les cloches retentissent dans la ville pour que chacun regagne son poste, l'empereur Constantin exhorte les Grecs et leurs alliés, massés devant Sainte-Sophie. Constantin implore ensuite le ciel - un ciel devenu obscur comme du jais. Est-ce un présage ? Une prophétie populaire dit que Byzance tombera aux mains des Infidèles par une nuit très noire...

  • 808 morts, 558 blessés, 1536 prisonniers... Tel est le bilan de la journée de Dieppe. Première répétition des débarquements futurs ? Entreprise insensée et gratuite ? Ce livre répond et ressuscite la lutte de ces Canadiens héroïques qui se firent tuer sur le sol de France.

  • Pour remédier à l'inflation intellectuelle occidentale, il nous manque de pouvoir réconcilier l'intelligence avec la poussée obscure et inépuisable de l'instinct. Faire de nos pulsions nos alliées, apprendre à les regarder en face sans peur et sans témérité pour les mieux conquérir... tel est le cheminement proposé par l'auteur qui pourrait faire siens ces propos de Michel Foucault : "... jamais la psychologie ne pourra dire la vérité sur la folie, puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie..."

  • Léon Blum, en 1924, rejetait la participation des socialistes au gouvernement Herriot. Mais il admettait que les socialistes pourraient être amenés par le jeu naturel du régime parlementaire à exercer le pouvoir, si le suffrage universel les investissait d'une autorité suffisante, à plus forte raison si la démocratie ne pouvait plus fonctionner s'ils n'assumaient la direction. En 1936, ces conditions se trouvèrent réunies et Léon Blum fut appelé au pouvoir. Paul Ramadier, qui fut dès 1924 avec Paul Boncour, Pierre Renaudel, Marius Moutet partisan de la participation, replace l'exercice du pouvoir dans l'évolution qui a conduit les partis socialistes européens de l'orthodoxie marxiste triomphante au Congrès d'Amsterdam de 1904, aux programmes socialistes de la dernière décennie, qui ne tendent pas à l'établissement d'un régime économique et social préconçu, mais à assurer le règne de l'équité et la libération de toutes les oppressions. Cet effort vers la justice et la liberté n'est possible que dans la démocratie et par la démocratie. Il exige l'intervention de l'État et un certain recours à sa puissance de contrainte qui deviendrait intolérable si l'idée démocratique ne régnait pas en maîtresse. C'est dans cette perspective que l'auteur dresse le cadre dans lequel le pouvoir peut être exercé. Les problèmes du travail sont à la première place et, bien qu'ils aient presque tous été abordés, exigent encore de nombreuses refontes. Le développement de l'économie collective est lié à la marche du socialisme. Les nationalisations et les socialisations y tiennent une large part, mais non pas exclusive. L'économie dirigée, la planification, la redistribution des revenus ont pris une place prépondérante dans l'action socialiste. Il n'y a pas une seule voie triomphale qui monte vers la justice sociale, mais une multitude de chemins. Peut-être n'atteint-on pas un paradis, mais seulement un niveau supérieur. L'effort socialiste n'a pas de fin dernière : mais Il a une direction constante.

  • Marcel-Edmond Naegelen est fils d'Alsaciens émigrés de leur commune natale à Belfort, pour demeurer Français. En 1948, il abandonne durant plusieurs années une brillante carrière politique pour, sur la demande du gouvernement, dont il fait partie, tenter de redresser en Algérie une situation gravement compromise. Il apprend à aimer ce pays et ses habitants de toutes origines. Il conquiert leur confiance et quand il les quitte ce n'est pas sans avoir réclamé en vain les réformes nécessaires. Depuis, l'ancien Gouverneur Général suit avec angoisse et déchirement le déroulement des événements en Algérie. En vain, il multiplie les avertissements et les appels. Son analyse des causes de la rébellion, de l'état moral et politique des Algériens, de la trop longue indifférence du peuple français, des raisons profondes de la capitulation devant le F.L.N., des conséquences redoutables qu'elle entraîne, est à la fois implacable et douloureuse. Les souffrances des Français d'Algérie, Pieds-Noirs et Musulmans, sont peintes avec émotion et vérité. L'origine alsacienne de M.E. Naegelen, son expérience algérienne lui ont fait vivre ce malheur et permis de la comprendre. Ce livre restera comme un document sincère et complet sur ce que l'on appelle : « le drame algérien ».

  • Voici, révélée pour la première fois, l'histoire des négociations secrètes engagées entre l'O.A.S. et le F.L.N. durant les derniers mois de la présence française en Algérie. Rédacteur en chef du « Journal d'Alger », introduit dans tous les milieux, lié d'amitié avec les personnalités de tendances les plus opposées, nul n'était plus qualifié que Fernand Carréras pour écrire ce livre. Il a eu communication des minutes établies quotidiennement par l'ancien maire d'Alger, Jacques Chevallier ; il a suivi, jour après jour, les longues conversations menées par ce dernier avec les représentants du F.L.N. - le président Farès, le docteur Mostefaï - et ceux de l'O.A.S. - Jean-Jacques Susini, le colonel Gardes... Il a eu en mains également les archives de l'O.A.S. Mais Fernand Carréras n'est pas seulement un témoin d'une objectivité parfaite, qui établit enfin la vérité sur un des épisodes les plus surprenants de la guerre d'Algérie. C'est aussi un « pied noir » qui a suivi, le coeur serré, l'affrontement sanglant des deux communautés et qui a, lui aussi, participé un moment au grand rêve d'une Algérie réconciliée.

  • Au seuil de ce dernier quart du XXe siècle, la France se tourne vers son passé pour y retrouver ses plus profondes racines. Et d'abord et surtout vers le Moyen Age, vers ces trois siècles de lumière - le XIe, le XIIe et le XIIIe - qui la virent se couvrir de monastères et de cathédrales, pierres sacrées où, aujourd'hui encore, elle reconnaît son visage et son âme. De ces siècles, le XIIIe est le plus glorieux. Une figure le domine : Saint Louis. Mais une figure domine Saint Louis : sa mère, Blanche de Castille. Il appartenait à la sauvage petite princesse, confinée dans son enfance derrière les remparts de son château de Castille assiégé par les Maures, de devenir une des grandes reines de l'Histoire de France, sinon la plus grande. Elle fut l'inspiratrice du grand idéal de paix et de justice qui, à travers son fils, devait animer son temps. Belle comme le jour et blanche comme le lys, ont dit les poètes - mais aussi femme de foi et de coeur, et grande politique. Cette image trop oubliée de notre histoire, René Bertrand la fait revivre ici dans sa vérité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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