Langue française

  • Ce traité de John Stuart Mill a été publié en 1863. Il s'inspire de la morale de Bentham, fondateur de l'utilitarisme à la toute fin du XVIIIe siècle, qui partait du principe que le plaisir est l'unique but de l'existence. Mill, son disciple, a su comprendre que même une philosophie utilitaire ne saurait se passer d'une conscience et il a voulu la doter d'un sentiment du devoir et d'une obligation morale.
    Bentham avait lancé la formule : chercher le bonheur du plus grand nombre en identifiant toujours l'intérêt de l'individu à l'intérêt universel. Sans combattre ce point de vue, Mill observe qu'on trouve d'autant mieux le bonheur personnel qu'on le cherche moins, et qu'on y parvient en travaillant au bonheur des autres, à l'amélioration du sort de l'humanité.

  • Sous ce terme de « métapsychologie », néologisme proposé par Freud à l'origine de la psychanalyse, vers 1895, se trouve désignée « la psychologie qui mène au-delà (méta) du conscient ». En 1915, l'heure est venue pour le créateur de la psychanalyse de présenter une synthèse de ses acquis. De ce grand Traité inachevé, mais sans cesse réécrit, sont demeurés ces essais précieux, que l'on trouve ici retraduits et présentés de façon à en montrer la genèse, la thématique et l'héritage. La pulsion et ses destins, le refoulement, l'inconscient : les concepts fondamentaux de la psychanalyse se trouvent définis et explorés avec rigueur et souplesse, tandis que le rêve et la mélancolie sont revisités de manière révolutionnaire. Le lecteur soucieux de s'introduire, un siècle plus tard, dans les arcanes de la psychanalyse fera ici la connaissance de « la sorcière métapsychologie ».
    On ne peut qu'être saisi de la belle rationalité freudienne, où la « fantasmation » spéculative rejoint l'extrême singularité du fait clinique - ce qui donne à ce livre la portée d'un véritable Discours de la méthode psychanalytique.

  • Si Marx fascine tant les philosophes, c'est peut-être parce qu'il a si vigoureusement dénoncé l'illusion de « la philosophie », le « discours de la mauvaise abstraction », toujours idéaliste même sous des dehors matérialistes, et toujours stérile malgré sa grandiloquence.
    Pourtant, à n'en pas douter, comme le montrent les cent textes rassemblés dans cette anthologie - pris dans les oeuvres de jeunesse et surtout dans Le Capital et ses brouillons -, l'oeuvre de Marx est d'une éclatante richesse philosophique. L'introduction de Lucien Sève revisite le corpus marxien et expose pour la première fois avec précision le réseau catégoriel d'ensemble qui constitue le fond de la « Logique du Capital » : essence, abstraction, universalité, objectivité, matière, forme, rapport, contradiction dialectique, histoire, liberté...
    Outre l'introduction et les notes qui accompagnent chacun de ces textes, un index des concepts philosophiques détaillé contribue à faire de ce volume un précieux instrument de travail et de culture.

    Cent textes choisis, traduits et présentés par Lucien Sève.

  • Qu'est-ce qu'être de gauche? Le clivage gauche-droite, lit-on parfois, n'a plus de sens aujourd'hui - il n'en aurait peut-être même jamais eu... Et si la réponse se trouvait dans l'histoire?
    C'est le pari de ce livre : voici un panorama des gauches françaises, de la Révolution à nos jours, par les textes. Laissons la parole à Robespierre, à Jaurès et à François Mitterrand ; à Victor Hugo, à Sartre ; à Léon Blum, à Simone Weil, à Nuit Debout... À travers leurs mots, l'identité de la gauche se forge.
    Parce que la gauche se reconnaît dans des valeurs, des principes ; parce qu'on peut distinguer des familles, des généalogies, parmi les hommes qui l'ont incarnée ; et parce qu'il est important, à l'heure des choix et des engagements, d'en avoir conscience.

  • Qu'est-ce qu'être de droite? Le clivage gauche-droite, entend-on dire parfois, n'a plus de sens aujourd'hui - il n'en aurait peut-être même jamais eu... Et si la réponse se trouvait dans l'histoire?
    C'est le pari de ce livre : voici un panorama des droites françaises, de la Révolution à nos jours, par les textes. Laissons la parole à Tocqueville, à Charles de Gaulle, à Jacques Chirac ; à Chateaubriand, Balzac et Bernanos ; à Georges Pompidou et à Dominique de Villepin... La droite s'est faite sous leurs plumes.
    Parce que la droite se reconnaît dans des valeurs, des principes ; parce qu'on peut distinguer des familles, des généalogies, parmi les hommes qui l'ont incarnée ; et parce qu'il est important, à l'heure des choix et des engagements, d'en avoir conscience.

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