Littérature générale

  • Ce traité de John Stuart Mill a été publié en 1863. Il s'inspire de la morale de Bentham, fondateur de l'utilitarisme à la toute fin du XVIIIe siècle, qui partait du principe que le plaisir est l'unique but de l'existence. Mill, son disciple, a su comprendre que même une philosophie utilitaire ne saurait se passer d'une conscience et il a voulu la doter d'un sentiment du devoir et d'une obligation morale.
    Bentham avait lancé la formule : chercher le bonheur du plus grand nombre en identifiant toujours l'intérêt de l'individu à l'intérêt universel. Sans combattre ce point de vue, Mill observe qu'on trouve d'autant mieux le bonheur personnel qu'on le cherche moins, et qu'on y parvient en travaillant au bonheur des autres, à l'amélioration du sort de l'humanité.

  • Le 21 décembre 1914, Freud écrit qu'il prépare " une théorie de la névrose avec des chapitres sur les destins de pulsions, le refoulement et l'inconscient ".
    Il commence en mars 1915 à composer ces trois essais qu'il présente, dans la lettre du 1er avril à Lou Andreas-Salomé, comme " une sorte de synthèse psychologique de ses conceptions antérieures ". La rédaction est achevée le 4 mai, en même temps que celle du Complément métapsychologique à la doctrine du rêve et de Deuil et mélancolie. Ces essais seront rassemblés en 1924 sous le titre Métapsychologie, dans le volume V des Gesammelte Schriften. Sigmund FREUD. Direction scientifique : Jean Laplanche. Direction de la publication :
    André Bourguignon, Pierre Cotet. Notices, notes et variantes par Alain Rauzy.
    Traduit par Janine Altounian, André Bourguignon, Pierre Cotet, Jean Laplanche et Alain Rauzy. Préface de François Robert.

  • Si Marx fascine tant les philosophes, c´est peut-être parce qu´il a si vigoureusement dénoncé l´illusion de « la philosophie », le « discours de la mauvaise abstraction », toujours idéaliste même sous des dehors matérialistes, et toujours stérile malgré sa grandiloquence.
    Pourtant, à n´en pas douter, comme le montrent les cent textes rassemblés dans cette anthologie - pris dans les oeuvres de jeunesse et surtout dans Le Capital et ses brouillons -, l´oeuvre de Marx est d´une éclatante richesse philosophique. L´introduction de Lucien Sève revisite le corpus marxien et expose pour la première fois avec précision le réseau catégoriel d´ensemble qui constitue le fond de la « Logique du Capital » : essence, abstraction, universalité, objectivité, matière, forme, rapport, contradiction dialectique, histoire, liberté...
    Outre l´introduction et les notes qui accompagnent chacun de ces textes, un index des concepts philosophiques détaillé contribue à faire de ce volume un précieux instrument de travail et de culture.

    Cent textes choisis, traduits et présentés par Lucien Sève.

  • Qu'est-ce qu'être de gauche? Le clivage gauche-droite, lit-on parfois, n'a plus de sens aujourd'hui - il n'en aurait peut-être même jamais eu... Et si la réponse se trouvait dans l'histoire? C'est le pari de ce livre : voici un panorama des gauches françaises, de la Révolution à nos jours, par les textes. Laissons la parole à Robespierre, à Jaurès et à François Mitterrand ; à Victor Hugo, à Sartre ; à Léon Blum, à Simone Weil, à Nuit Debout... À travers leurs mots, l'identité de la gauche se forge. Parce que la gauche se reconnaît dans des valeurs, des principes ; parce qu'on peut distinguer des familles, des généalogies, parmi les hommes qui l'ont incarnée ; et parce qu'il est important, à l'heure des choix et des engagements, d'en avoir conscience.

  • Qu'est-ce qu'être de droite? Le clivage gauche-droite, entend-on dire parfois, n'a plus de sens aujourd'hui - il n'en aurait peut-être même jamais eu... Et si la réponse se trouvait dans l'histoire? C'est le pari de ce livre : voici un panorama des droites françaises, de la Révolution à nos jours, par les textes. Laissons la parole à Tocqueville, à Charles de Gaulle, à Jacques Chirac ; à Chateaubriand, Balzac et Bernanos ; à Georges Pompidou et à Dominique de Villepin... La droite s'est faite sous leurs plumes. Parce que la droite se reconnaît dans des valeurs, des principes ; parce qu'on peut distinguer des familles, des généalogies, parmi les hommes qui l'ont incarnée ; et parce qu'il est important, à l'heure des choix et des engagements, d'en avoir conscience.

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