Gallimard

  • C'est ´r Noël, et c'est ´r Saint-Pierre de Rome, le jour et le lieu les plus sacrés de la chrétienté occidentale : Charles, roi des Francs depuis 768 et des Lombards depuis 774, reçoit un diadcme des mains du pape Léon III, et les assistants s'écrient : '´R Charles Auguste, couronné par Dieu grand et pacifique empereur des Romains, vie et victoire!' Au faîte de sa puissance et déj´r salué comme le nouveau David, le fils de Pépin le Bref, fondateur de la dynastie carolingienne, est désormais reconnu comme le successeur de Constantin, premier empereur romain chrétien.
    Cette restauration de l'Empire d'Occident, réinterprété par l'Église, est le produit d'une construction idéologique et d'une conjoncture politique dont Robert Folz restitue magistralement la réalité complexe, et parfois obscure, dans cet ouvrage devenu un classique depuis sa premicre parution. De la gencse de l'événement jusqu'´r son extinction en 877 avec Charles le Chauve, petit-fils du grand Empereur, puis ´r son exaltation avec la transfiguration d'un Charlemagne hérodsé et sanctifié, le grand médiéviste disparu donne ´r lire ce qui s'est joué d'immense pour le destin de l'Occident ce jour d'hiver de l'an 800.
    Laurent Theis revient dans sa préface sur la dimension originelle de ce couronnement fondateur et sur son ombre pendant de longs siccles, en les situant dans notre savoir, et notre mémoire, du passé national.

  • "Je ne me suis jamais tant ennuyé qu'à cette vilaine guerre." Le général en chef de l'armée d'Italie soupire cela, dans sa lettre à Joséphine. Pourtant, la campagne militaire qu'il mène depuis un an lui a valu de beaux lauriers. Mais connaître la gloire à vingt-sept ans, après des victoires difficiles, ne l'empêche pas de demeurer hanté par "l'à-quoi-bon ?". Tant de risques valent-ils la peine d'être courus, et de souffrances endurées, si le rang et la notoriété acquis peuvent se trouver brusquement remis en cause par les vicissitudes de la politique à Paris ? Depuis dix ans, comme tous ses contemporains, Bonaparte a vu bien des hommes briller au zénith de la célébrité, de la popularité même, puis chuter dans l'opprobre.

  • Anagni est une ancienne position stratégique, située sur un éperon rocheux qui domine la campagne romaine. Elle a été le théâtre d'une journée historique le 7 septembre 1303. Le roi de France, Philippe le Bel et le pape Boniface VIII vont alors se défier, et le conflit est aggravé par la forte personnalité des deux protagonistes. Antoine de Lévis-Mirepoix revient sur les causes et conséquences de l'Attentat d'Anagni et montre à quel point les destinées de la France et de l'Église étaient alors étroitement entremêlées.

  • La Saint-Barthélemy a longtemps été considérée, étudiée comme une explosion du fanatisme religieux, comme l'épisode le plus dramatique des guerres fratricides qui pendant quarante années dressèrent les uns contre les autres catholiques et protestants français. La Saint-Barthélemy fut en effet cela, mais elle fut aussi bien autre chose. C'est diminuer cet événement capital, c'est en sous-estimer la portée que de ne pas le situer dans la perspective générale du XVIe siècle et de ses bouleversements politiques. C'est méconnaître également son actualité.
    Les causes et les effets de la Saint-Barthélemy n'apparaissent clairement que si on les présente en fonction des vastes mouvements non seulement religieux, mais aussi diplomatiques et sociaux qui agitaient l'Europe. Dès lors l'éclairage change et les principaux acteurs de la tragédie apparaissent sous un jour nouveau.
    En orientant son travail dans cette voie, Philippe Erlanger s'est imposé pour règle : ne céder à aucune des passions que ce sujet brûlant a si souvent provoquées chez les historiens. C'est avec une objectivité totale qu'il a cherché la vérité de ce drame, manifestation éclatante de la folie des hommes, tout imprégnée de l'esprit d'une époque révolutionnaire et que la nôtre aurait profit à méditer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Waterloo, 18 juin 1815 : cette bataille de sinistre mémoire a opposé l'armée française, dirigée par l'empereur Napoléon Ier, à l'armée des Alliés, dirigée par le duc de Wellington et composée de Britanniques, d'Allemands et de Néerlandais, rejointe par l'armée prussienne commandée par le maréchal Blücher. Elle s'est achevée par la défaite décisive de l'armée française. Dans la collection « Trente journées qui ont fait la France », Robert Margerit nous présente cette journée et, bien au-delà d'elle, la crise dont Waterloo fut le couronnement tragique.

  • Août 1914 : les troupes allemandes déferlent à travers la Belgique bousculant les armées française et britannique. C'est la retraite générale. La France est envahie. Seul un « miracle » peut la sauver de la défaite totale. Ce sera la victoire de la Marne. Henry Contamine, parti pour le Front en 1916, a, au cours de sa longue carrière universitaire, appliqué sa recherche à l'étude de la Première Guerre mondiale. Grâce à sa remarquable érudition et à une documentation souvent inédite, il est parvenu à renouveler notre vision et notre connaissance d'un événement dont les conséquences joueront un rôle essentiel dans le destin de la nation. Son ouvrage est paru en décembre 1970, dans la collection « Trente journées qui ont fait la France ».

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