La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • La crise économique mondiale, la nouvelle division internationale du travail, la stratégie des entreprises multinationales ont considérablement transformé, depuis une quinzaine d'années, la configuration des rapports entre les États du Sud et ceux du Nord, une transformation marquée, notamment par l'émergence des fameux NPI, les nouveaux pays industrialisés. Alain Lipietz s'attache ici à rendre compte de cette émergence, qu'il impute principalement à la mondialisation d'un système complexe de production et de consommation de masse : le fordisme. Utilisant les concepts (régulation, fordisme, valorisation, etc.), qu'il a définis dans ses précédents ouvrages, il critique les théories dominantes du sous-développement formulées depuis une trentaine d'années, incapables, à ses yeux, d'expliquer, par exemple, l'industrialisation de certains États du tiers monde. Incapables, également, de comprendre comment peuvent coexister un taylorisme primitif et un fordisme périphérique, comme d'analyser les mécanismes de ce système mondial qui produit et reproduit de tels paradoxes. Les relations entre les États du Nord et ceux du Sud ne sont pas de simples relations de dépendance et de domination. C'est de cette réalité complexe qu'entend rendre compte dans ce livre Alain Lipietz, en s'appuyant sur l'étude d'exemples précis - Brésil, États européens méditerranéens, etc. - et en démontant les mécanismes profonds des bouleversements survenus récemment dans les relations économiques internationales (crise monétaire, choc pétrolier, délocalisations industrielles partielles, etc.).

  • L'objectif de départ de ce livre est de cerner la stratégie des groupes multinationaux français depuis 1973 et pour les prochaines années. Il présente donc un aspect rétrospectif et un aspect prospectif. Il peut en effet être considéré d'une part comme le prolongement d'une étude du CEREM qui recherchait, au début des années 1970, les facteurs de la multinationalisation des entreprises françaises. D'autre part, le questionnaire et les entretiens multiples qui ont fourni la matière de ce travail interrogeaient les firmes sur leurs perspectives pour les années 1980. Les résultats de cette investigation sont présentés dans la seconde partie. La première partie offre une approche globale de la dynamique de l'internationalisation et traite de l'évolution des investissements directs internationaux et de la crise.

  • Ce livre a un objet précis, la mise en cause de ce qui, dans le discours politique et scientifique du Parti communiste français, se veut l'expression théorique la plus avancée, la seule pertinente et authentiquement marxiste, rendant compte des réalités du capitalisme contemporain, la théorie du capitalisme monopoliste d'État : mise en cause de la logique interne de cette théorie, à travers les développements qu'elle connaît dans la littérature émanant du P.C.F. ; mise en cause, à l'aide de documents statistiques récents, de son adéquation à la réalité dont elle prétend rendre compte ; mise en cause, puisque la référence aux pères fondateurs du marxisme est explicite et constamment affichée, de sa compatibilité avec les écrits de Marx sur lesquels elle affirme se fonder ; mise en cause, enfin, de la conception qu'elle développe d'un État fonctionnant sur le mode de la dévalorisation du capital au profit des monopoles. La critique de la théorie du C.M.E. s'accompagne de propositions positives qui posent, à propos de la fiscalité ou de l'épargne, quelques jalons pour une analyse originale de l'intervention économique de l'État. Elle se dégage, en conclusion, du terrain économique sur lequel se situent les tenants du C.M.E. pour s'interroger sur le projet politique et la conception de l'État qui sous-tendent ladite théorie.

  • L'État est-il surdéveloppé ? Comment expliquer l'ampleur de l'intervention de l'État dans les économies occidentales, et la multiplication des dictatures dans les pays en voie de développement ? Dans les pays développés, l'État intervient relativement plus dans la reproduction de la force de travail, que dans le secteur industriel. Dans les pays en voie de développement, l'État intervient, en revanche, essentiellement dans ce dernier secteur. Analysant cette particularité du tiers monde, les auteurs formulent des aperçus originaux sur la faible socialisation de la force de travail, l'importance prise par le secteur informel et le rôle du secteur, dit domestique, dans les pays dominés. Dans les pays développés, l'état d'exception est la dictature, et l'état normal la démocratie ; mais, dans les pays en voie de développement, c'est l'inverse. Le tiers monde est-il condamné à cette fatalité ? P. Salama et G. Mathias montrent que si elle est économiquement déterminée, elle n'est pas inéluctable.

  • Depuis une dizaine d'années, ce thème suscite un intérêt croissant chez les économistes du monde entier. Pour y répondre, les auteurs ont réuni les contributions de spécialistes internationaux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'objectif de départ de ce livre est de cerner la stratégie des groupes multinationaux français depuis 1973 et pour les prochaines années. Il présente donc un aspect rétrospectif et un aspect prospectif. Il peut en effet être considéré d'une part comme le prolongement d'une étude du CEREM qui recherchait, au début des années 1970, les facteurs de la multinationalisation des entreprises françaises. D'autre part, le questionnaire et les entretiens multiples qui ont fourni la matière de ce travail interrogeaient les firmes sur leurs perspectives pour les années 1980. Les résultats de cette investigation sont présentés dans la seconde partie. La première partie offre une approche globale de la dynamique de l'internationalisation et traite de l'évolution des investissements directs internationaux et de la crise.

  • Le sous-développement ne peut être expliqué en soi. Toute tentative d'étudier le sous-développement en l'automatisant, en le séparant de l'évolution de l'économie mondiale, des besoins et nécessités de ses centres dominants, est voué d'emblée à l'échec, car elle élude le problème essentiel : celui de sa genèse. Pour Pierre Salama, l'accumulation du capital dans les économies du centre a un rôle surdéterminant. Les conditions dans lesquelles elle se réalise, les crises qu'elle connaît et la difficulté qu'elle peut avoir pour se reproduire, sont à l'origine des modifications des liens avec les économies de la périphérie. C'est pourquoi l'étude de l'accumulation du capital dans les économies du centre, des conditions de sa réalisation, apparaît comme essentielle pour une analyse scientifique de l'évolution des économies de la périphérie. L'objet de ce livre est donc de tenter d'analyser le caractère contradictoire du procès de l'accumulation du capital. Cette accumulation du capital - à l'échelle mondiale - a des effets différents selon le pôle (centre, périphérie) où elle se déroule. Ses effets diffèrent, tant au niveau de la répartition des revenus, qu'au niveau de la formation d'emplois productifs. Dans ces conditions, la reproduction élargie du capital « national » s'avère de plus en plus difficile. Le procès de l'accumulation du capital « national » trouve, dès lors, sa spécialité dans la production rapide de ses propres limites. Les difficultés croissantes d'accumuler de manière autonome le capital - une fois la crise du capitalisme mondial surmontée - effritent, puis sapent, les assises mêmes sur lesquelles reposait la bourgeoisie nationale. Au prix de convulsions multiples, la bourgeoisie nationale se transforme, progressivement, en bourgeoisie associée à l'impérialisme. L'exacerbation des contradictions fournira cependant la base objective au développement de la lutte de classes. (Extrait de l'introduction de l'auteur).

  • A partir d'une analyse détaillée des principaux flux économiques internationaux, l'auteur met en évidence l'ampleur des processus de différenciation à l'oeuvre dans les économies en développement.

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