La Piterne

  • Salammbô

    Gustave Flaubert

    Le roman a pour intrigue la Guerre des Mercenaires au IIIe siècle av. J.-C, opposant la ville de Carthage aux Mercenaires barbares, employés pendant la première Guerre punique, qui se sont retournés contre la ville ensuite : ces mercenaires se sont révoltés car ils étaient furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue et ne pas avoir été payés pour les efforts et leurs sacrifices.
    Flaubert a romancé cette histoire et dégagé des personnages ; il a néanmoins respecté l´Histoire connue, en se documentant durant cinq années. En parallèle, il développe la vision d'un Orient idéal, imaginé comme exotique, sensuel et envoûtant, mais aussi violent et accablant de chaleur.

  • Ces contes représentent le savant mélange des différents intérêts de l'auteur. Il aborde les simples et profondes misères des petites gens, en milieu urbain ou rural, narrées comme des choses ordinaires, nuancées par sourire, parfois moqueur, souvent féroce. Ces récits ont le pouvoir de tenir le lecteur en haleine, lui laissant découvrir des profondeurs illimitées.
    Maupassant distille dans ce receuil les contrastes extrêmes, allant jusqu'à la Mort sans retour. Contes en noir et blanc, en lumières et en ombres, en façades publiques et en intimités secrètes.

  • SANS FAMILLE

    Hector Malot

    Sans famille est une oeuvre mettant en scène de nombreux personnages, tous plus ou moins importants, qui marqueront Rémi, l´aideront dans sa quête et dans sa vie, surtout pour retrouver sa mère.
    À la manière d´un grand feuilleton romanesque, Hector Malot signe un roman d´initiation par excellence où le héros grandit en affrontant une suite d´aventures, de mésaventures et de drames. Voulant décrire la France du XIXe siècle, Hector Malot fait voyager son héros dans plusieurs régions du pays ainsi qu´en Angleterre.

  • Les 21 juors d'un neurasthénique (1901) suivi de La 628-E8 (1907)
    Octave Mirbeau décrit la société à travers les curistes d'une station thermale et à travers les notes de voyage à travers la France, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne.
    Les deux textes montrent l'humour et la tendresse de l'auteur.

  • Est-il encore utile de présenter le plus célèbre conte de la Normande Marie-Jeanne Leprince de Beaumont, après toutes les versions aménagées depuis sa création ?
    La réponse semble évidente, c'est pourquoi l'éditeur a-t-il voulu revenir le plus proche de l'origine et présente le conte publié 11 ans après sa première édition.

  • Dingo

    Octave Mirbeau

    Dingo : Dernière oeuvre narrative de Mirbeau, Dingo n'a pas pu être achevé par le romancier, trop malade. En rupture complète avec la tradition "réaliste", ce récit nous introduit dans un monde de fantaisie, où la galéjade et le mythe côtoient l'observation, et où la réalité la plus sordide, inspirée par les déboires rencontrés par le romancier, est transfigurée par le regard et l'imagination du narrateur. (Pierre Michel, Société Octave Mirbeau)
    Un gentilhomme : Roman inachevé, dont il ne reste que les trois premiers chapitres, Un gentilhomme a été rédigé vers 1900-1902 et vite abandonné, avant d'être publié en 1920 par la veuve du grand écrivain. Revenant sur ses débuts, à la faveur de la fiction, le romancier développe une analyse typiquement anarchiste de la prostitution, et considère que celle de l'esprit est bien plus salissante que celle du corps. (Pierre Michel, Société Octave Mirbeau)

  • Roman historique et roman d´aventures, il raconte une belle histoire d´amour dans le Cotentin de l´auteur. Le héros est un « Chouan » (royaliste) et un agent secret, dont les fréquentes traversées de la Manche, au nez et à la barbe des Républicains en font un gibier de choix. Victime d´une trahison, il est capturé et condamné à la guillotine. Douze de ses compagnons d´armes les plus résolus parviendront-ils à le libérer à temps ?
    Cette épopée, basée sur un fait réel, est contée trente ans plus tard par la seule femme ayant participé à la périlleuse entreprise. Le petit cercle d´amis, royalistes désenchantés, est heureux de revivre un passé dramatique et glorieux. Le rythme de l´action, d´abord un peu lent, s´accélère ensuite : les amateurs d´émotions fortes ne sont pas déçus.

  • Le bacille

    Arnould Galopin

    Martial Procas est un scientifique reconnu, spécialiste des microbes pathogènes. Beau, le tout-Paris, en particulier féminin, accourt à ses conférences universitaires.
    Un jour, une belle Américaine attire son regard et il tombe amoureux de cette femme ; or c'est une aventurière qui le quitte quelques semaines après leur mariage. Quand il s'en rend compte, Procas est victime d'une crise très grave, un cas de cyanose dû au rétrécissement de l'artère pulmonaire : le malade prend une teinte bleue incurable.
    Dès lors, victime de la haine de ses semblables, il doit fuir car trop impressionnant, cadavéreuse, avec des yeux implorant la vie! Le héros vit un calvaire, ne trouve de paix nulle part. Le jour où un ignoble boucher tue le chien de Martial, son seul réconfort, il décide de se venger.

  • Maison pour Dames

    Jean Lorrain

    Mme Farnier s'amuse à versifier pour tuer le temps. L'épouse du fonctionnaire avignonnais remporte le concours de poésie organisé par la revue Le Laurier d'or. Le succès fait craindre à M. Farnier le "qu'en dira-t-on".
    Invité à la capitale pour la remise du prix, le couple va souffrir dans ce milieu hypocrite : les intérêts du magazine, les à-côtés futiles et dangereux, l'envie et le désir de nuire, etc.
    Lorrain dresse la satire de moeurs dans le milieu de la presse du début du XXe siècle, et pas seulement de cette époque.

  • Étrange roman à propos de la célèbre planète rouge. L'ingénieur français Robert Darvel disparaît sans laisser la moindre trace ; en fait, il s'est rendu dans le monastère indien de Chelambrum. Là, grâce à la puissance de concentration des fakirs, il est parvenu à être téléporté dans l'univers et il est arrivé sur Mars. Mais sa déconvenue est à la hauteur de sa découverte : la planète est l'endroit le plus cruel qui soit imaginable ; en effet, elle est soumise à des hordes de vampires. Le peuple se laisse dévorer par des monstres, eux-mêmes avalés par des pieuvres volantes. Ceux-ci redoutent la montagne de cristal qui les domine...
    Robert Darvel tente de comprendre ces phénomènes, pendant que des amis terriens cherchent à le retrouver.
    Le cycle martien de Gustave le Rouge comprend un second volet intitulé « La Guerre des vampires ».
    Original, baroque et saugrenu, Gustave Le Rouge fait preuve d´une belle et surprenante originalité. (Gill sur Babelio)

  • Lors d´une conspiration des Légitimistes contre la monarchie de Juillet, la duchesse de Berry débarque en Provence. Bien que pourchassée par la police, elle réussit à gagner la Vendée, puis Nantes où elle est découverte par trahison le 6 novembre 1832 et transférée à la forteresse de Blaye. Cette histoire véridique est mise en relief sous la plume d´un partisan, officier resté fidèle au camp des Bourbons.


    C e n´est point un roman que j´écris ; c´est une histoire que je viens vous raconter.
    Il y a de tout dans cette histoire ;
    Tels sont les premiers mots du récit publié dès 1832, à chaud . Les épisodes sont ensuite narrés comme dans un roman de traque et de fuite.

  • Réunion d'impressions sincères et durables, de souvenirs locaux, recueillis çà et là par l'auteur, dans les champs et le long des côtes d'un pays qu'il aime, et où le passé, barbare si l'on veut, mais toujours grand, se dresse à chaque pas, et provoque des émotions artistiques L'auteur présente ainsi ses Contes lors de leur ...

  • Les Poilus de la 9e

    Arnould Galopin

    Une escouade de la 9 e compagnie du 388 e régiment d´infanterie vit une incroyable odyssée, rapportée par l´un de ses membres, le soldat Jules Parizot, ouvrier parisien dans le civil.
    Il présente ses compagnons de misère par les mots : Les autres de la 9 e sont tous de bons gars, des Normands et des Bretons, les uns rus é s et matois, les autres paisibles et r é solus. Il n´y a pas de « flanchards » parmi les quinze. On se conna î t, nous avons tous vu le feu ensemble... En un mot, on a pu s´appr é cier.
    Ce roman est un excellent exemple du « roman de tranchée » populaire qui conserve la verve des récits d´aventures traditionnels tout en évoquant la terrible réalité du moment : un conflit dont on ne connaît pas encore, ni de sitôt, l´issue.

  • Clotilde

    Alphonse Karr

    Tony Vatinel, fils du maire de Trouville, est amoureux de Clotilde de Sommery, rien de bien original ! Sauf que Clotilde est mariée, certes mal mariée, et qu'elle refuse de donner son corps à deux hommes, même si son coeur préfère son amant ! À sa publication, un critique estimait : la passion de Tony exaltée jusqu'au meurtre, l'ardente coquetterie de Clotilde sont décrites dans un récit vif et coquet où il est impossible de ne pas se plaire. (La Revue de Paris, 1839)

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • Contes à soi-même

    Henri De Regnier

    Henry de Régnier annonce dans les premières lignes de son ouvrage, l'intention qui le guidait :




    "De ce petit livre le titre est encore ce qui m´y plaît le plus comme pouvant en devenir l´excuse au besoin. Sinon, que chaque lecteur bienveillant approprie à ses songes ce dont ils s´accommoderont et j´aurai eu, par surcroît, le plaisir de m´être conté quelques-uns des miens ; aussi, aurais-je voulu pour frontispice à ces pages tels emblèmes significatifs. Un peintre de mes amis les eût dessinés ; il y aurait figuré par exemple un miroir ou une conque ou une gourde curieusement ornementée. Il l´aurait représentée en étain, car j´aime ce métal qui a un aspect de très vieil argent humble, éraillé et intime, un argent un peu mat comme si l´approche d´un souille le ternissait ou si son éclat se tempérait de la moiteur d´avoir été longtemps tenu par une main tiède.




    "L´allégorie sans doute eût été plus claire par une conque. La mer en dépose de charmantes sur le sable des plages, parmi les algues doucereuses, un peu d´eau et des coquilles. Une nacre çà et là à vif sous leur écorce en irise les luxueuses plaies et leur forme est d´une malice si mystérieuse qu´on s´attend y entendre chanter à son oreille les Sirènes. L´écho indéfini de la mer y murmure seul et ce n´est en lui que le flux de notre sang qui y imite le cri intérieur de nos destinées.


    "Mais un miroir vaudrait mieux certes..." Ainsi, avec des précieux et des images alambiquées, il dresse les portraits incertains d'une mémoire infidèle entre amours perdus, regrets survenus et mélancolie.

  • Plongeant dans ses souvenirs d´enfance ou de vacances dans le pays natal, autour de la Hague, l´auteur réveille des farces, des anecdotes, des images rencontrées. Il décrit les animaux aux comportements surprenants ; il ressent ses premiers émois ; il se rappelle les blagues entre pêcheurs ; il revit l´école buissonnière, la tournée des saltimbanques, les rigueurs de la mer. Il peint les paysages, les caractères, les profils bien typés souvent avec tendresse, parfois avec humour.
    Vingt et un récits composent le recueil : La chanson du pays (poème) - Le brochet - La maison de Millet et Lusile de Gréville - Le corbeau des falaises - Cristi-Badet - Le Guénégué - Le bohémien - Le barbier de Monroc - Le ramier - Le sorcier - La forêt qui chante (poème) - Le braque - La lande de Bavent - Une première à Barneville sur Mer - La danse - La malle - Le roi des Écrehou - Ma première communion - Dans la dune - La barrière - Le corbeau et l'aloès - Les pommiers (poème)

  • L´expression "être un talon rouge" se disait au XVIIe siècle d´un courtisan qui avait de tels accessoires à ses souliers, ce qui passait pour une marque de noblesse.

    En 1662, Monsieur frère du roi, revenant du Carnaval au marché des Innocents à Paris crée involontairement une nouvelle mode à la Cour : ses talons étaient devenus rouges, car maculés de sang. Dès les jours suivants, les nobles de la Cour adoptent des talons rouges pour leurs chaussures.
    À travers quatre nouvelles où se croisent des personnages hauts en couleurs, le narrateur raconte les cruautés et les rumeurs des courtisans du roi Louis XV :
    - le toutou de la Maréchale ;
    - la Courtisane amoureuse ;
    - le Magnifique ;
    - la perruque de M de Sartine.
    Le spécialiste des cours françaises rédige un véritable magazine "people" de l'entourage royal.

  • Les amours de Philippe

    Octave Feuillet

    Bien avant la vague moderne, l'académicien normand Octave Feuillet avait invité l'auto-fiction. En effet, quelle incroyable similitude entre l'auteur et son personnage : origines, parcours, retour.
    Philippe de Boisvilliers est né dans une longue famille normande ; son mariage est convenu alors qu'il n'est encore qu'enfant ; à l'âge adulte, il va étudier le droit dans la capitale et il préfère la vie parisienne à la solitude provinciale. Toute en prétendant se diriger vers une carrière juridique, il rêve d'un succès d'auteur au théâtre. Sa première oeuvre est un échec cuisant, il entraîne la rupture avec l'actrice qui tenait le rôle majeur ; son deuxième amour le transforme en prisonnier de la marquise de Talyas... Au cours d'un rapide voyage dans sa Normandie natale, Philippe croise Jeanne qu'il devait épouser par arrangement, l'enfant est devenue femme !
    Entre romantisme et réalisme, Feuillet écrit de manière élégante et lucide ; les femmes de l'intrigue sont présentées avec minutie, l'analyse des sentiments est précise, le style de la prose est excellent, discret mais spirituel.

  • Le lecteur savant trouve dans ce document de riches indications sur le légendaire normand et les comparaisons avec ceux des régions périphériques ou éloignées ; l'amateur de récits trouve dans ce répertoire bien des pistes, tant le classement est ordonné.
    L'auteur a complété le recueil avec des « poésies », livrant sous ce terme des expressions avec rimes, des chansons interprétées dans les cérémonies familiales ou des parodies moqueuses.
    L'ensemble est une analyse des mythes de la région, leur universalité ou leur spécificité. Il est un complément indispensable aux autres titres de l'éditeur.

  • Cet important ouvrage est resté classique, toujours consulté et sujet de nombreuses rééditions depuis sa première publication en 1845.
    Il reste encore le meilleur ouvrage à consulter sur l´ensemble des traditions de cette province où, grâce à des recherches savantes, l´auteur sut réunir et commenter les traditions, les légendes et les superstitions du pays normand.
    Ensuite, elle se voua à la littérature à proprement parler ; Gustave Flaubert avait en haute estime le talent littéraire d´Amélie Bosquet.

  • Aux portes de la Normandie, le pays Mortainais voisine avec la Bretagne réputée pour sa richesse mythologique.
    Dans cette belle région, si riche en souvenirs historiques, la légende a aussi une large part. À chaque monument se rattache un nom glorieux ; chaque site pittoresque a été témoin de scènes dramatiques, auxquelles la légende a prêté ses vives et ses émotionnelles couleurs. Il n'est pour ainsi dire pas de rocher dans la contrée de montagnes, dans les bois du bocage, pas de sentier au milieu des campagnes fleuries, qui ne rappelle un récit mystérieux. On dirait une immense mosaïque, dont chacun des fragments laisserait lire une inscription, où même un vaste jardin botanique dans lequel chaque plante est digne d'intérêt.
    /> L'auteur s'est hâté de recueillir ces légendes, avant qu'elles ne disparaissent à mesure que les générations d'hommes se succédaient.

  • La première version écrite de l'aventure de Robert le Diable date du XII° siècle. Le Dominicain Étienne de Bourbon en fait un exemplum. Les Croniques de Normandie s´ouvrent sur la biographie de ce héros.

    Puisant à la source première, l'auteur a composé en 2000 un spectacle intitulé « L´épopée de Robert le Diable ».
    Tel un troubadour médiéval, seul sur scène, il jouait tous les personnages : le duc, la duchesse, Robert, le pape, l´ermite, l´empereur et la princesse amoureuse. Lumières, bruitages, brefs poèmes contemporains à la manière des octosyllabes médiévaux, musiques d´époque...
    Depuis, le conteur s´est tu, le texte s´est endormi. Aujourd´hui, il reprend vie pour être lu comme un monologue à transmettre avec passion et élan.
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  • L´ouvrage, publié à titre posthume en 1805, est le précurseur de la science-fiction ; son sujet est absolument neuf.


    Le titre annonce le dénouement du plus grand de tous les drames : le grand architecte de l´univers a déterminé l´époque où la Terre doit finir et l´histoire se déroule lorsque le dernier des hommes rend le dernier soupir ; le globe devenu stérile n´offre plus qu´un petit nombre d´hommes languissants, épuisés et privés de la faculté de se reproduire. Il ne reste que deux individus à avoir conservé cette faculté : l´ homme Omégare en Europe, l a femme Sydérie en Amérique.

    Le génie de la terre, Ormus doit éloigner la destruction du monde, il a le plus grand intérêt à voir l´espèce humaine se reproduire, car son destin est lié à celui de la terre ; il cherche les moyens d´opérer la réunion des deux êtres seuls capables de perpétuer le genre humain.

    L a seconde édition, publiée en 1811, fut accueillie par la critique comme d'une grande et étonnante conception d'esprit.

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