La Table ronde (réédition numérique FeniXX)

  • Le nouveau livre de Claude Popelin "La Corrida vue des coulisses" a la valeur d'un témoignage assez unique sur le monde de la Tauromachie. Introduit dès sa jeunesse dans le milieu des éleveurs et des toreros, pratiquant en amateur l'art du "toreo", l'auteur était mieux placé que quiconque pour commenter la réalité d'une tradition millénaire, dont l'actualité ne se dément point. Mêlant les souvenirs vécus aux enseignements que lui a valus son expérience passionnante, il éclaire les problèmes techniques, analyse les instincts des taureaux sur lesquels butent souvent les spectateurs, surprend dans leur intimité les artistes de l'arène les plus réputés. Cela l'amène à conduire son lecteur au coeur de l'Espagne, du Mexique et du Midi de la France, partout où s'entretient la coutume populaire, dont le spectacle de la corrida est l'expression publique. Il lui permet ainsi de mieux connaître ce dernier et, si le coeur lui en dit, de le mieux goûter. S'adressant au néophyte, il pense aussi à enrichir les connaissances de "l'aficionado" déjà accompli, tout en soulignant l'émotion caractéristique d'une lutte dans laquelle l'homme, avant de songer à vaincre un périlleux adversaire, doit nécessairement triompher des faiblesses inhérentes à sa nature de mortel.

  • A l'automne de la guerre d'Algérie, un journaliste revenait à Cherbourg après avoir été rappelé pendant un an comme officier de réserve. Au retour de cette expérience, où il avait appris dans un commando de chasse à connaître "ce couple divin, le courage et la peur", il trouva dans La Comédie de Charleroi une fraternelle résonance qui le poussa à relire toute l'oeuvre de Drieu La Rochelle. Pourtant, Jean Mabire avait tout juste dix-huit ans quand Drieu s'était suicidé une nuit de mars 1945 et il n'avait jamais rencontré l'auteur de Gilles. Mais depuis qu'on ne parlait plus de Drieu - qu'on ne devait plus parler de Drieu - le visage et la pensée de cet écrivain maudit attiraient avec une force étrange ce garçon d'une autre génération qui trouvait une âme de Viking à ce frère perdu. Pendant de longs mois, Jean Mabire a relu tous les livres et tous les articles de Drieu, s'attachant surtout aux textes les moins susceptibles d'être quelque jour réédités. L'engagement politique avait-il tué un écrivain ou révélé un homme ? Le message du Jeune Européen peut-il encore se déchiffrer ? Drieu garde-t-il sa place parmi nous ? Autant de questions auxquelles ce livre veut répondre. Près de vingt ans après la mort de Drieu, il fallait lui rendre la parole. Non pas pour qu'il plaide sa cause. Elle appartient irrémédiablement à une autre génération. Mais pour que le premier (et le dernier peut-être) Français d'Europe continue ce dialogue avec la jeunesse qui fut l'ambition de toute une vie, volontairement arrêtée à la cinquantaine, pour rester fidèle à ce que le fantassin de Charleroi avait été "au plein de son âge". "Drieu parmi nous", quel que soit le sceau du temps marquant certains gestes et certaines phrases de Drieu, n'est pas un livre historique. C'est un livre contemporain. Car Jean Mabire ne prétend pas justifier le passé de Drieu La Rochelle, mais inaugurer son avenir.

  • Il y a les sceptiques, qui se réfugient dans l'ironie, ou se contentent d'un haussement d'épaules facile. Il y a les craintifs, qui ne veulent pas "qu'on leur en parle", et s'imaginent qu'il suffit de ne pas penser au problème pour que celui-ci ne se pose plus. Il y a ceux qui s'inquiètent, et qui voudraient savoir, et qui s'interrogent... Au-delà de l'humain apparent, du tangible, du visible, une vie secrète et redoutable transparait. Des phénomènes inexplicables se développent sous nos yeux incrédules ou angoissés. Des êtres se montrent doués de pouvoirs étranges. La baguette du sourcier révèle des trésors invisibles. Le pendule du radiesthésiste décèle des maladies cachées. D'objets en apparence inanimés sourdent des forces maléfiques. Des cas de dédoublement suscitent des faits stupéfiants. Envoûtements, possession, voyances, magie blanche ou noire, sorcellerie... un monde mystérieux dessine ses contours imprécis au milieu et au-delà de notre monde connu, fini - ou que nous croyons tel... Marguerite Gillot a découvert naguère, presque par hasard, qu'elle était de ces êtres exceptionnels qui ont accès au monde obscur. Elle a consacré des années de sa vie au service du prochain dans un sens bénéfique, et surtout au service de la médecine et des médecins. Elle a acquis une expérience unique de ces forces qui dépassent notre entendement et de ces phénomènes qu'il faut bien qualifier de surnaturels. Riche de son expérience - et de sa foi, elle accepte aujourd'hui de soulever dans un livre un coin du rideau qui cache le mystère. Avec une tranquille assurance, qui ne peut que convaincre les plus incrédules et les plus blasés, elle nous conduit AUX PORTES DE L'INVISIBLE.

  • Le Commandant Jacques Abtey et le Fregattenkapitän Dr Fritz Unterberg-Gibhardt ont servi l'un et l'autre leur pays, avant la guerre et dans la guerre. Leur mission était exactement opposée, comme deux pièces identiques dans un jeu d'échec. Ils faisaient tous les deux partie du service de contre-espionnage. La mission de l'un consistait à envoyer des "agents" en France et la mission de l'autre consistait à découvrir et à neutraliser ces agents. Réciproquement, le Commandant Abtey avait des correspondants en Allemagne, dont s'occupait le Dr Fritz Unterberg-Gibhardt. Maintenant ils parlent de leurs combats, de leurs succès ou de leurs échecs, avec une liberté entière. L'action de ce livre se déroule sur une péniche qui descend le Rhin, dans un hôtel d'Anvers, à bord d'un croiseur ancré à Toulon, dans les bureaux de l'Ambassade d'Allemagne, aux abords d'un terrain d'aviation de Metz. On y trouvera comment et pourquoi un officier de la marine française accepta de livrer le "code" de la marine aux agents de l'Allemagne ; on y découvrira comment un soldat du Train des Équipages pouvait avoir communication de la critique des manoeuvres de l'arme blindée. Les drames de l'occupation sont évoqués avec force par les deux anciens adversaires. Ce n'est pas sans émotion que le lecteur français revivra la fin du "réseau interallié" vue du côté de l'Abwehr et s'interrogera sur la personnalité de la "Chatte". La silhouette mal connue, encore recouverte d'ombres, de l'Amiral Canaris, Chef du contre-espionnage allemand, domine la dernière partie de ce recueil. Les agents secrets - les vrais - ne sont pas des James Bond. La vérité est souvent beaucoup plus simple que se l'imaginent les romanciers : plus simple et plus incroyable.

  • Le Docteur A. Salmanoff, médecin et philosophe, héritier des grands encyclopédistes, donne la synthèse de quarante ans d'expérience et résume dans son oeuvre magistrale les principes de la thérapeutique qui a fait son renom. Il faut tendre, avant tout, à rétablir les quatre grandes fonctions de l'organisme : respiration, circulation, élimination, assimilation ; c'est-à-dire redonner à l'organisme ses moyens de défense contre les agresseurs multiples. Ce que le Docteur Salmanoff appelle la bio-thérapeutique est fait d'efforts efficaces pour augmenter le bilan énergétique. Aux tendances actuelles de la médecine pharmacologique, il faut préférer une thérapeutique humorale qui corrige les perturbations des grands métabolismes et rétablisse le pouvoir auto-curatif du corps vivant. Une nouvelle médecine est donc proposée aux chercheurs et aux malades. Les marchands seuls auront à en pâtir. Le premier volume du Docteur Salmanoff : Secrets et sagesse du corps, a reçu tant auprès de la presse qu'auprès du grand public (en France et à l'étranger) un succès que le corps médical a été contraint de reconnaître et qui lui a permis de saines méditations. Le miracle de la vie, deuxième volume, ouvre de nouvelles perspectives au lecteur dans un domaine qui concerne chacun : celui de la vie humaine, de sa sauvegarde, de ses mécanismes.

  • Voici le dernier livre posthume, le véritable testament médical du Dr. Alexandre Salmanoff. Faut-il rappeler que le Docteur était diplômé des Facultés de Moscou, Berlin et Pavie. Qu'il fut le plus jeune professeur de médecine d'Allemagne, puis membre extraordinaire de l'Académie Royale de médecine d'Italie avant de devenir le père de la Capillarothérapie. Ancien directeur de toutes les villes thermales d'U.R.S.S., il fut aussi le médecin personnel de Lénine. Après Secrets et sagesse du corps (1958) et Le miracle de la vie (1960) - en passe d'être traduits dans le monde entier - oeuvres dans lesquelles le Dr. Alexandre Salmanoff révélait dans un style accessible à tous les conclusions pratiques de travaux qu'il avait menés pendant plus de quarante ans et qui ont conduit à la guérison de très nombreuses maladies réputées inguérissables et à des rajeunissements spectaculaires, voici Les mille chemins de la guérison ou De la cellule au soleil, dernière oeuvre du Docteur qu'il acheva peu de temps avant sa disparition survenue le 20 janvier 1964 dans sa 89 me année. Cette dernière oeuvre se situe dans la ligne des deux précédentes. Secrets et sagesse du corps avait été salué par la presse spécialisée européenne comme une "révolution médicale". Le miracle de la Vie en était la suite logique. L'oeuvre magistrale d'un clinicien-philosophe, héritier des grands encyclopédistes, qui livre son expérience de la vie, de la maladie, du vieillissement et des moyens d'y remédier. Les mille chemins de la guérison ou De la cellule au soleil est une oeuvre enrichissante pour chacun. La voix d'un homme exceptionnel s'y élève, une voix de plus en plus écoutée car elle s'est révélée prophétique. C'est le message de vie de celui que l'on a pu surnommer le "médecin miraculeux".

  • Au mois de juin 1964, la situation est catastrophique au Congo, la rébellion a gagné les trois cinquièmes du territoire national. Plus rien ne semble pouvoir l'arrêter. C'est alors que les plus hautes autorités congolaises demandent à Moïse Tshombe, qui vit en Europe depuis un an, de rentrer au pays "pour tenter quelque chose". Seul, il a gardé suffisamment d'influence sur les masses pour pouvoir arrêter ce raz de marée. Nommé premier ministre, Moïse Tshombe s'efforce de rétablir l'ordre dans tout le pays, de relancer l'économie durement touchée par les troubles, de rétablir le prestige du Congo à l'étranger et aussi d'organiser le nouveau régime prévu par la loi fondamentale de Luluabourg. Après plusieurs mois d'efforts, l'essentiel est sauvé. Mais la peur de la rébellion disparue, les divisions reviennent. Les politiciens, qui avaient à l'heure du péril oublié leurs vaines querelles, relèvent la tête et les intrigues reprennent contre l'homme au pouvoir. Elles aboutiront à la destitution du premier ministre, proclamée illégalement le 14 octobre 1965 par le président Kasa-Vubu.

  • Est-ce le livre le plus humoristique de l'année ? Jean Grandmougin, dont les éditoriaux sont écoutés deux fois par jour par les millions d'auditeurs de Radio-Luxembourg, s'essaie, pour une fois, au comique. Il nous raconte l'histoire imaginaire d'un plombier qui dépose son bilan et se présente aux élections. Élu, il devient par une série de gags - car toutes les bévues qu'il commet sont transformées en exploits par les journaux - le plus mirifique des chefs de gouvernement, le grand homme de la France, avant d'entrer, couronnement d'une carrière désopilante, à l'Élysée. Le livre est irrésistible d'un bout à l'autre. En riant, Jean Grandmougin fait la satire de nos moeurs politiques, de leur verbiage. Il ridiculise la logomachie. Seuls, ceux qui s'y trouvent caricaturés risquent d'en rire plutôt jaune. Noenoeil nous apporte un Jean Grandmougin pince-sans-rire en train de se gausser d'une politique dont il démasque sans pitié les faux-semblants. Chaque page dégonfle une baudruche.

  • En racontant ses joies, ses peines, ses combats, Alphonse Halimi, champion de boxe, nous présente un document aussi direct que sa célèbre "droite" qui a fait le tour du monde. Son livre est le récit d'un petit homme devenu une grande vedette parce qu'il a su prendre la vie au sérieux sans se prendre lui-même au sérieux. La vie d'Halimi c'est d'abord un sujet que les grands auteurs du siècle dernier, réalistes, naturalistes et volontiers sociologues, n'auraient pas dédaigné. Halimi à sept ans, fuyant Constantine en sautant dans un train, échouant au milieu des clochards sur les quais d'Alger, n'est-ce pas le début d'un excellent roman ? Le même Halimi, vingt ans plus tard, recevant des félicitations unanimes, dînant avec Romain Gary, encouragé par Marilyn Monroë, n'est-ce pas la réalisation d'un formidable conte de fées ? Mais la vie d'Halimi, c'est un style, sinon un état d'âme. La simplicité, la naïveté de celui qui se montra fier d'avoir vengé Jeanne d'Arc en "knock-outant" un boxeur irlandais à Londres, dominent ces deux cents pages écrites sans prétention mais aussi sans concessions. Mes joies, mes peines, mes combats, c'est enfin un hommage à la boxe rendu par un champion qui, sans elle, ne serait qu'un petit cireur ou un crieur de journaux. C'est le cri du coeur sincère d'un homme qui aurait pu être un voyou s'il n'avait eu la chance - ou l'impulsion - d'entrer un jour dans un gymnase où l'on enseignait un art dont Alphonse Halimi cherche à préserver la noblesse. Après avoir livré, avec le succès que l'on sait, plus de 180 combats amateurs et plus de 40 combats professionnels, Alphonse Halimi avait le droit, sinon le devoir, de nous raconter les heures roses et les heures grises d'une vie somme toute bien remplie.

  • L'année 63 s'ouvrit sur le gigantesque scandale à épisodes qui a reçu tour à tour les noms de Profumo, Ward et Keeler. On cessa vite de parler sécurité. Il ne restait qu'une croustillante affaire de moeurs. Personne n'a dit le vrai nom de l'Affaire : « Opération R », cette lettre étant la première d'un mot russe signifiant « pourriture ». Personne jusqu'à ce jour n'a révélé son but : pourrir les milieux dirigeants anglais et les amener par le chantage à démolir l'Alliance atlantique. Et l'on n'a pas su davantage que, ce faisant, les Services secrets soviétiques outrepassaient les ordres et les intentions de Khrouchtchev, dont à l'époque la chute semblait imminente. On n'a pas su quels fils rattachaient le scandale londonien au conflit Moscou-Pékin, aux dissensions entre l'armée rouge et le Parti, au procès Wynne-Penkovsky, aux disgrâces de plusieurs généraux russes, à la fuite en U.R.S.S. d'Harold Philby. Ils sont loin, les ébats de la gentry dans les alcôves de Wympole Mews et la piscine de Cliveden. Car le libertinage n'aura été qu'un instrument et ses acteurs des marionnettes dont on tirait les fils de Paris, de Moscou, et même de Pékin et de Washington. Ce fut un jeu complexe, mais, pour la première fois, il apparaît cohérent et sans lacunes.

  • On a beaucoup parlé des combattants parachutistes ces temps derniers. On a beaucoup écrit sur eux, et dit quelques sottises. Ce ne sont que des récits de combats, des biographies... Mais voici le premier livre d'ensemble sur l'histoire récente de ces hommes qui tombent du ciel. Le premier saut en parachute date du 20 Novembre 1785. Les premières interventions militaires de parachutistes datent de Mars 1938. Depuis, ils sont à travers le monde - Russes, Allemands, Américains, Anglais, Français - quelques dizaines de milliers d'hommes qui ont en commun le souvenir de ces "sauts" dans le vide.. SAUTS O.P.S. retrace les épisodes des plus notoires occasions où furent engagées les unités parachutistes, que ce soient les Allemands au-dessus de la Crête, les Américains au-dessus de la Normandie, nos "Paras" en Indochine et à Port-Saïd... Mais, initiant le grand public aux problèmes passionnants de la stratégie militaire, ce livre nous expose aussi quel a été le rôle du parachutiste dans l'histoire des armes entre le cheval et l'hélicoptère. Et il pose la question, une question brûlante : pourquoi les Russes n'ont-ils pas engagé des divisions parachutistes ? Est-ce que les divisions "parachutistes" françaises sont déjà "militairement" périmées ? Est-ce que l'avenir du parachutisme n'est pas résolument sportif ? Ou bien, peut-on imaginer que le parachute sera - non plus à la disposition du militaire - mais de l'agent secret (comme on l'a vu dans la Résistance), du militant ?

  • Jean Grandmougin n'existe pas. Pour les Français qui se portent deux fois par jour à l'écoute de ses éditoriaux, il n'a pas d'opinion. On n'écoute pas Jean Grandmougin, mais l'art qu'il a d'exposer les idées des autres et le cours des événements. Que pense-t-il en son for intérieur ? Pour écrire Diagnostic de la France, Jean Grandmougin a rompu délibérément avec son personnage. Il a composé un livre, qu'il n'a pas voulu objectif, où il a tracé quelques croquis, d'une facture toute personnelle, sur l'état de la France, sa mentalité, son orientation. A grands traits il suggère le conflit de conscience des Français. Par contraste avec l'homme du micro, il joue de la satire, de la caricature. Son style devient caustique, ironique, cinglant. Jean Grandmougin écrit comme il ne parle surtout pas. Il laisse percer des appréhensions, des passions, une violence presque qui sont à l'opposé de sa gymnastique radiophonique quotidienne. Un homme apparaît derrière le masque impassible du célèbre éditorialiste, de Radio-Luxembourg.

  • Les night-clubs, les boîtes de strip-tease, les clubs nudistes, le Lido, les salles de garde, la p.j., les prostituées, les clochards, les suicidés, les cliniques d'accouchement... ou d'avortement, les taxis de nuit, les accidents d'automobile, les ivrognes, la brigade fluviale, les fugues des adolescents, les rondes de la brigade des agressions, le catch, les halles, les trafiquants de femmes, la morgue, les abattoirs, les chiffonniers, les maisons de rendez-vous, la police privée, les dancings, les soirées de Lipp, les habitués du fiacre, la salle Cusco, le bois de Boulogne et ses promeneurs solitaires.

  • Manifeste pour une génération. Tel est le titre que Jean Grandmougin avait envisagé de donner d'abord à ce livre. Il a craint qu'il ne fût prétentieux et il aurait choisi "Bifur" - en souvenir de ce disque, le long des voies de chemin de fer, qui indiquait jadis une bifurcation - si ce rappel du passé n'avait été contre-indiqué pour un livre qui traite de l'avenir. Car il n'est question que de cela. Le monde change comme il n'avait jamais changé. Sous nos yeux, les événements s'accélèrent. Le monde tourne de plus en plus vite. Qu'allons-nous devenir si nous ne comprenons pas assez tôt ? Le plus grave est qu'avec la bombe H nous avons le feu de Dieu entre les mains. Serons-nous assez aberrants pour faire sauter la planète ? Trop de nos hommes d'État sont d'un autre temps. Sommes-nous sûrs qu'ils sont à la hauteur d'une époque qui n'a pas de précédent ? Les vieilles méthodes de gouvernement ne sont-elles pas périmées ? A grands traits, Jean Grandmougin brosse un tableau de cette situation. Il nous donne des orientations, des conseils. Il nous exhorte à vivre autrement. Sa conclusion ? Nous n'avons que vingt-cinq ans pour changer de tête.

  • Vatican II. L'Église va-t-elle revenir à ses origines ? Retour aux sources ? Jean Grandmougin s'écarte de la politique - s'occupe-t-il de la politique du ciel ? - afin de proposer aux chrétiens et à ceux qui ne le sont pas une expérience qu'il lui est advenu de faire du temps qu'il s'initiait à la philosophie. Ignorant tout catéchisme et toute théologie, il a abordé les Évangiles avec ce qu'il croit avoir été un oeil neuf. Sans déformation ni truchement. Fût-elle inorthodoxe, il nous restitue l'image qu'il a reçue alors de Jésus dans l'espoir, sinon qu'elle contribuera à une rénovation de l'Église - ce serait prétentieux - mais qu'elle hâtera une maturation. A-t-il tort ou raison ? Jean Grandmougin n'a pas la vanité de parler en théologien. La preuve en est qu'il mêle à son argument des poèmes qu'il écrivit, à la même époque, pour jalonner son itinéraire spirituel. Un nouveau Grandmougin ? Un Grandmougin poète ? Un homme vu sous un jour, en tout cas, que personne ne prévoyait.

  • Le Grand Combat du XV de France, roman de pack et d'épée dédié à Lucien Mias et à ses conquérants, ne racontait pas seulement ce qui s'est passé entre Springboks et Français en Afrique du Sud en 1958. C'était aussi, première chronique du rugby en librairie, le livre de l'amitié, du courage, de l'espérance jamais découragée et d'une fierté qui montait très haut. Dix ans exactement ont passé : dix ans de rugby, de victoires et de défaites, avec ses héros disparus et ses amis perdus. "Les grandes équipes ne meurent jamais", aime répéter Denis Lalanne qui le tient de Wilson Whineray, le plus grand des capitaines néo-zélandais. Après La Mêlée Fantastique, La Peau des Springboks et, écrit en collaboration avec Henri Garcia, Quinze Coqs en colère, voici Ce bleu des maillots et des guerres qui dit ce qui s'est passé entre All Blacks et Français en Nouvelle-Zélande en 1968. Et bien d'autres choses encore car, si les grandes équipes ne meurent jamais, c'est évidemment qu'il leur arrive de renaître.

  • Avec "Le Grand Combat du Quinze de France", écrit en 1958 au retour de l'inoubliable tournée de nos rugbymen en Afrique du Sud, Denis Lalanne a inauguré la série sportive de "l'Ordre du Jour" et, sans doute, justifié la place nouvelle du Sport dans notre littérature. Maurice Herzog lui décerna le Grand Prix de Littérature Sportive de l'Association des Écrivains Sportifs présidée par Paul Vialar. "Le Grand Combat" servit en outre admirablement la propagande du jeu de rugby dans notre pays et le renom du XV de France à l'étranger, ainsi que le prouve le succès retentissant remporté par ce livre dans les pays de langue anglaise et notamment en Nouvelle-Zélande, où son auteur fut salué comme "un as du journalisme", voire comme "l'Hemingway du rugby français" ! Dans "La Mêlée Fantastique" Denis Lalanne s'affirme, comme l'a écrit Antoine Blondin, "le seizième homme du XV de France et non seulement son barde, mais son témoin". Grand reporter du journal L'ÉQUIPE, il a suivi les Tricolores sous tous les cieux, en France et en Grande-Bretagne, à Moscou, à Venise, à Bucarest, en Rhodésie et en Afrique du Sud, à Buenos-Aires et à Santiago du Chili. Il ne les a pas abandonnés, bien sûr, dans les défaites qu'ils ont endurées en Nouvelle-Zélande. Mais la "Mêlée Fantastique" n'est pas seulement l'histoire d'une tournée malheureuse de deux mois au bout du monde ; c'est celle des trois années les plus fabuleuses du rugby français, comme une oeuvre de longue haleine faisant suite au "Grand Combat". Cependant, ce second livre, Denis Lalanne l'a écrit comme le premier en l'espace de trois semaines, comme un article de premier jet, dans le style ardent d'un reporter chez qui la solide expérience de ces aventures de rugby n'a pas entamé les facultés d'émotion et les qualités du coeur.

  • On trouvera dans ce livre toutes les facettes d'un univers fantastique, tantôt chatoyant, tantôt livide : les hystéries chorégraphiques dans les boîtes psychédéliques de San Francisco les grandes kermesses d'accouplement public dans l'île de Wright ; les mangeurs d'opium et de haschisch dans les bistrots sans joie de Kathmandou ; les fantasmes hallucinatoires se terminant en tragédies dans les hôtels de Kaboul ; l'érotisme débridé s'exprimant sans retenue dans les annonces de ces journaux ; les communautés mystiques imposant le dénuement total ; les nouvelles églises où des drogues sont données comme sacrements ; bref, on trouvera tout l'univers hippy. Suzanne Labin a suivi ce mouvement à la piste tout autour du monde, jusqu'aux paradis himalayens où sont allés nicher les enfers de la drogue. De ses descriptions palpitantes et de ses analyses percutantes il ressort que le mouvement hippie incarne la subversion la plus radicale qui soit apparue depuis Jésus-Christ. Ce premier dossier complet et passionnant du nihilisme moderne a été rassemblé par Suzanne Labin avec une grande compréhension pour le phénomène qu'elle analyse et les jeunes gens qui l'incarnent : "Les jeunes rebelles sont toujours des détenteurs de vents nouveaux qui commencent à souffler dans ce siècle, alors que la masse ne les perçoit pas encore..." Mais cela n'empêche pas la lucidité de ses vues. "Croyez-vous vraiment - dit-elle aux hippies - que vous allez créer une culture avec ce regard-là ?" Elle conclut : "L'esprit d'entreprise, né il y a vingt mille ans, ne sera pas remplacé par l'esprit de néant."

  • La toxicomanie touche, à l'heure actuelle, plus de 350 millions d'individus dans le monde. Ce chiffre effarant est pourtant vrai, si l'on en croit toutes les enquêtes officielles et officieuses, dont celle de l'ONU, sur la drogue. Jacques Armand-Prévost, qui a vécu de longues années en Extrême-Orient en qualité de journaliste, a mené son enquête avec une patience et une pénétration qui lui permettent de livrer aujourd'hui tous les documents d'une affaire dont les rebondissements, politiques ou sociaux, sont imprévus. S'il a intitulé son livre OPIUM, MONNAIE FORTE c'est avec la conviction que l'opium n'est pas seulement une drogue, mais aussi une monnaie qui permet d'acheter des armes et des consciences sans jamais craindre les dévaluations. Des régions à peu près inaccessibles d'où il se cultive, le pavot suit la "route de l'opium", arrive au "carrefour des pirates" et se distribue dans le monde entier à partir de certaines plaques tournantes : États-Unis, Singapour, Bangkok, Hong-Kong, Liban, Italie, France. Comment s'opère ce trafic et comment la police internationale s'efforce de le juguler, Jacques Armand-Prévost le révèle dans ce livre d'une importance capitale pour comprendre les dessous de certaines affaires restées, jusqu'ici, ténébreuses aux yeux du grand public.

  • Trente ans de chiffons ! Trente ans de vie parisienne ! Raymond Corot, figure bien connue du Tout-Paris, nous raconte sur le ton de la confidence l'histoire de son étonnante carrière. Ce livre est aussi celui de l'amitié ; l'auteur salue au passage les plus grandes personnalités des arts et des affaires, rencontrées au cours de ces années. Du jeune vendeur des Grands Boulevards au propriétaire de l'important magasin des Champs-Élysées, il y a des mètres et des mètres de tissus, d'anecdotes et de rencontres que Corot nous livre avec la plus charmante simplicité tandis qu'en arrière-plan défilent Megève, Cannes, Deauville, New-York...

  • Alain de Sérigny - directeur de l'Écho d'Alger - a été le seul inculpé "journaliste" du Procès des Barricades. Il a donc suivi le Procès d'un double point de vue : personnel et professionnel. Le point de vue personnel est totalement passé sous silence dans ce livre qui, constitué essentiellement d'extraits de comptes rendus dactylographiés des audiences, s'est voulu de la plus grande objectivité possible. D'un Procès qui a duré quatre mois - et dont le compte rendu intégral occupe près de 10.000 pages, Alain de Sérigny a choisi et classé l'essentiel. Sous le titre "L'ARMÉE PARLE", on trouvera les passages les plus saisissants des dépositions du Maréchal Juin, du Général Massu, du Colonel Broizat, du Colonel Lacheroy et des autres officiers appelés par la Défense. Sous la rubrique LE CLIMAT POLITIQUE, on trouvera l'essentiel des témoignages de M. Georges Bidault, de M. Jacques Soustelle, de M. Morice, de Maître Biaggi etc. L'affaire de la fusillade - avec ses dépositions contradictoires - fait l'objet d'un autre chapitre. Prennent la parole successivement l'Accusation et la Défense. Enfin, la dernière partie traite exclusivement du procès de l'auteur. Et après avoir été déposées devant le Tribunal Militaire de Paris, ces "pièces" sont maintenant déposées devant celui de l'Histoire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment se peut-il que le portrait de Mao ait surgi dans le Cour de la Sorbonne, c'est-à-dire que, pour la première fois dans l'Histoire, une partie de l'élite du monde libre puise son inspiration dans une révolte contre la culture déchaînée à Pékin ? Comment se peut-il que, pour la première fois dans l'Histoire, par les oeuvres de Pékin, la guérilla urbaine et tout son cortège de pré-terreur fassent leur entrée dans les villes les plus policées d'Occident ? Comment se peut-il que, pour la première fois dans l'Histoire, une fourmilière d'agents aux yeux bridés sillonne et angoisse les continents les plus lointains ? Pour la première fois dans la littérature politique, Suzanne Labin, dans son dernier ouvrage : Le petit livre rouge arme de guerre, apporte une réponse complète à ces questions et rend compte d'un phénomène qui est peut-être l'un des plus étonnants d'une époque pourtant fertile en surprises. L'auteur, spécialiste internationalement réputée du communisme démonte avec mæstria et décrit avec brio les fils de l'immense toile qui a permis à Mao Tsé-toung, le "Pharaon-Émeutier", de déchaîner ou d'attiser des troubles dans tous les coins du monde en recourant à "l'hallucination intellectuelle de la révolution totale", à l'usage diabolique des ambassades, des restaurants, des agences de presse comme véhicules de sa subversion, à une fantastique réseau d'"écoles de la violence". L'auteur jette une vive lumière sur les traits qui distinguent l'entreprise chinoise de sa devancière soviétique : le trafic de la drogue, le rôle des écoliers si dramatiquement illustré en mai 1968 à Paris, le recours, comme nouvelle vague révolutionnaire, aux jouvenceaux physiquement disponibles, socialement irresponsables intellectuellement grisés, le caractère professionnel et téléguidé - avoué par Che Guevara - de la nouvelle guérilla qui s'étend désormais des brousses et des montagnes aux villes les plus modernes et dont Suzanne Labin offre la première analyse exhaustive.

  • Caravane Panhard IC 16 n'est pas un livre d'aventures à l'image de ceux que l'après-guerre nous à offerts, depuis les reprises de la Croisière Jaune où l'automobile de série a remplacé la voiture à chenilles, jusqu'aux redécouvertes de l'Amérique en Caravelle de Christophe Colomb reconstituée. Éric et Marie-Madeleine Gillet ne sont pas partis pour nous raconter Salle Pleyel en kodachromes leur petite vie d'explorateurs modernes : leur longue marche vers l'Asie est une des plus passionnantes expériences de notre siècle : l'examen sans concession par de jeunes Français (un ingénieur, une psychologue, deux journalistes, un caméraman) des conditions de vie moderne de ces moins de 20 ans du monde jaune qui seront 1 milliard en 1970. Ce livre est la première partie de cette expérience : le compte rendu haletant de 80.000 kilomètres de déserts, de neige, et de boue où chaque mètre gagné sur la nature est une victoire. Plus passionnant qu'un roman, plus vivant encore qu'une autobiographie, il vous condamne dès la première ligne à ne plus vouloir le quitter avant la dernière.

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