La découverte

  • Contrôle raconte la fascinante histoire d'une autre modernité sonore. Une modernité incarnée à l'origine par un seul homme, figure majeure mais méconnue du XX e siècle : Harold Burris-Meyer. Ingénieur, homme de théâtre, il fut surtout inventeur de dispositifs sonores et expérimentateur en sciences du comportement. Depuis les années 1930, période de déchaînement propagandiste, fasciste comme capitaliste, il est au coeur de ce récit des premières tentatives de manipuler les masses au moyen du son.
    Contrôle raconte la fascinante histoire d'une autre modernité sonore. Une modernité incarnée à l'origine par un homme, figure majeure mais méconnue du XXe siècle : Harold Burris-Meyer. Ingénieur et homme de théâtre, il fut inventeur de dispositifs sonores et expérimentateur en sciences du comportement.
    À travers les trois grands chapitres de son histoire -; le théâtre, l'industrie, la guerre -; s'écrit celle des premières tentatives de manipulation des masses au moyen du son. Divertir ou terrifier, apaiser ou piéger, guérir ou perturber, nulle différence pour l'ingénieur illusionniste. De l'acoustique théâtrale à la musique dans l'industrie en passant par l'élaboration de leurres sonores employés pendant la Seconde Guerre mondiale contre les troupes allemandes et italiennes, il s'employa toute sa vie à montrer l'influence profonde du son sur les réactions et les émotions de l'homme.
    L'écriture de Juliette Volcler est portée par le double objectif de peindre de manière vivante l'époque, son contexte social et culturel, ses rêves échoués, ses expérimentations réussies, et de donner des outils critiques face à l'environnement sonore en pleine mutation du XXIe siècle.

  • Ce livre très original et novateur raconte une histoire dans laquelle le son, l'audition et l'écoute sont placés au centre de la vie culturelle des deux siècles passés, au coeur de la connaissance, de la culture et de l'organisation sociale. Il propose une alternative au récit dominant selon lequel la culture occidentale, en devenant moderne, serait passée d'une culture de l'audition à une culture de la vision.
    " Il vous faut un casque audio " : ce slogan publicitaire du début du XXe siècle n'a rien perdu de son actualité. S'isoler dans un monde de sons, prêter attention aux détails acoustiques, rechercher la haute fidélité sonore, communiquer à distance et construire un réseau social... ces pratiques s'enracinent dans un ensemble de transformations intervenues au tournant du XIXe alors que gramophone, stéthoscope, téléphone et autres dispositifs d'écoute deviennent les protagonistes d'une histoire passionnante, celle de notre culture sonore.
    Jonathan Sterne s'intéresse aussi bien aux anthropologues collectant des chants indigènes qu'aux auditeurs occidentaux surpris par les voix des morts. Son ambition est de rendre compte de l'importance de l'histoire du son dans tous les aspects de la " modernité " : l'évolution des sciences, la mutation de la médecine, la popularisation des techniques et des médias, l'essor concomitant du capitalisme et du colonialisme, les nouvelles formes de pouvoir collectif et entrepreneurial.
    Une histoire de la modernité sonore propose une alternative au récit dominant selon lequel la culture occidentale, en devenant moderne, serait passée d'une culture de l'audition à une culture de la vision. Livre fondateur des
    sound studies, il est d'ores et déjà considéré comme une référence dans ce domaine émergent.

  • Conçues pour être toujours plus addictives, les chansons de Katy Perry ou Rihanna reposent sur l'art d'une poignée de producteurs méconnus. Qui sont ces artisans des hits mondiaux ? Comment travaillent-ils ? Quels sont leurs cahiers des charges ? Leurs " trucs " ? De New York à Los Angeles, de Stockholm à Séoul, un journaliste du New Yorker enquête sur ceux qui font la pluie et le beau temps des charts, et écrit l'histoire d'une forme musicale devenue langage universel.
    Les chansons de Britney Spears, Rihanna ou Katy Perry reposent sur l'expertise d'une poignée de producteurs et d'entrepreneurs relativement méconnus, qui répondent au nom de Denniz PoP, Dr. Luke, Max Martin ou Stargate. Qui sont ces artisans des hits mondiaux ? Comment travaillent-ils ? Quels sont leurs cahiers des charges ? Avec cette enquête vivante et richement documentée, John Seabrook nous plonge au coeur des studios d'enregistrement, là où se fabrique -; et s'impose -; la norme en matière de musique pop. Son analyse des tubes planétaires mêle approche ethnographique, savoir-faire musicaux, récits de vie et analyses du marché. Multipliant les points de vue,
    Hits ! Enquête sur la fabrique des tubes planétaires est un document exceptionnel pour la réflexion sur les musiques populaires actuelles.

  • David Bowie, Marc Bolan, Bryan Ferry, Suzi Quatro ... : l'émergence du glam rock au début des années 1970 fut une réponse parmi d'autres à la crise identitaire des jeunesses européennes. Le glam rock est un théâtre à part entière, qui place la subversion de l'identité sexuelle et du genre au premier rang de sa stratégie de reconnaissance. Avec cette première étude de fond consacrée au glam, Auslander positionne au centre de l'évolution des musiques populaires un courant resté relégué aux marges.
    Look androgyne et agressif, maquillage outrancier et
    plateform shoes, boas rose fuchsia et costumes à paillettes, c'est à une véritable révolution esthétique, célébrant l'extravagance et l'ambiguïté sexuelle, qu'assiste l'Angleterre des années 1970. Le glam rock, mélange de sophistication et de vulgarité, de refrains chétifs et d'envolées mélodiques travaillées, est une réponse parmi d'autres -; mod, psychédélisme, reggae, punk, etc. -; à la crise identitaire des jeunesses européennes.
    Entre concerts et performances, théâtre et travestissement, David Bowie, T. Rex, Roxy Music, Suzi Quatro, Slade ou Gary Glitter secouent le conservatisme en explosant sur scène les conventions de genre et d'identité. Ces artistes prennent ainsi acte de l'épuisement d'un grand récit contre-culturel -; celui de la musique changeant le monde -; et réorientent leur investissement social et politique de la veille vers le champ du spectacle.
    Philip Auslander replace ici au centre de l'évolution des musiques populaires un courant indûment relégué aux marges. Il nous montre en quoi ce mouvement éphémère autant que spectaculaire a été porteur de revendications de libertés en tous genres et a contribué à incarner les attentes et les ambitions d'une génération tout en influençant en profondeur les courants musicaux ultérieurs.

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