Entreprise, économie & droit

  • Cet ouvrage est l'oeuvre d'un économiste qui, en 1995, cherchait à contribuer par des propositions concrètes au rétablissement du plein emploi. Pour Michel Gaspard, tout se joue sur notre capacité à accélérer la croissance de façon durable : avec une croissance molle, on n'a que des emplois nombreux mais pauvrement payés, ou alors des pauvres sans emploi. Comment faire alors ? L'auteur nous montre, à l'aide de quelques scénarios très pédagogiques, comment l'État peut desserrer les freins de la croissance économique, comment une accélération de la croissance rend plus efficaces les politiques publiques pour l'emploi, comment la réduction du temps de travail peut alimenter cette dynamique, à quel point les activités tertiaires sont encore porteuses de création d'emplois. Et ces emplois ne seront pas des « petits boulots » si la réglementation du travail ne disparaît pas. Telle est l'ambition de ce livre.

  • Les réformes économiques en Chine sont volontiers présentées comme un succès. Pourtant, si le taux de croissance dépasse 10 % l'an, les déséquilibres macro-économiques (inflation, déficit budgétaire) s'installent et les inégalités sociales se creusent. En démantelant l'économie planifiée, le gouvernement du Parti communiste chinois a scié la branche sur laquelle il s'appuyait. Du fait de la décentralisation, il n'est plus capable de mettre en place une politique économique d'ensemble. La méthode du « double track », qui consiste à doubler d'un marché chaque instance de l'économie planifiée, a favorisé le développement d'une corruption qui infiltre tous les rouages de la société. L'ouverture sur l'extérieur a par ailleurs soumis la Chine aux exigences d'un marché mondial dominé par la spéculation financière. Les capitaux étrangers, concentrés dans des zones économiques spéciales qui connaissent une croissance débridée, ont déconnecté ces régions du reste du pays. La Chine ne sera pas un « nouveau dragon ». La réussite de la Corée et de Taïwan, dans les années 1970 et 1980, s'est appuyée sur un contexte international très différent et sur une action politique très volontaire, ici totalement absente.

  • Connaître les travaux des économistes et des sociologues qui, par le passé, ont marqué l'histoire de leur discipline est un exercice imposé pour tous les étudiants ou lycéens en sciences sociales. Mais c'est aussi, pour les non-initiés, un excellent moyen pour comprendre la logique des débats actuels d'experts sur l'emploi, la croissance, les inégalités... Le parti pris de ce livre n'est donc pas celui de l'exhaustivité, mais de la clarté : après le tome 1 de « Déchiffrer les grands auteurs de l'économie et de la sociologie » (des mercantilistes à Schumpeter et Keynes), ce tome 2 présente les auteurs majeurs de l'après-guerre (François Perroux, Milton Friedman, Friedrich Hayek, Pierre Bourdieu, John K. Galbraith, Albert Hirschman, Joan Robinson, Gunnar Myrdal ou Nicholas Kaldor). Avec cette qualité de style qu'on lui connaît pour rendre vivantes et accessibles les analyses de spécialistes, Denis Clerc expose de façon remarquablement limpide l'originalité scientifique de chacun des auteurs sélectionnés, et leurs polémiques - parfois vives - sur des débats toujours d'actualité : l'aggravation des inégalités nuit-elle à la croissance économique, comme le pense N. Kaldor ? Pourquoi J. Robinson, F. Hayek, M. Friedman ou J. Hicks plaident-ils pour, ou contre, l'intervention économique de l'État ? Peut-on relancer la croissance et l'emploi en créant de la monnaie ? Comment le prix Nobel A. Hirschman explique-t-il le rôle des idées et des mouvements sociaux dans l'évolution économique ?... Des débats académiques qui n'ont rien d'académique !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis 1986, l'Europe est entrée en force dans le débat politique français. Elle est devenue, selon les termes du Xe Plan, « un élément dominant de la stratégie macro-économique » et « une priorité nationale ». À la veille du grand marché de 1993, et au lendemain du traité de Maastricht sur l'union économique et monétaire, ce livre propose un bilan de la construction européenne. À un rythme parfois heurté, l'Europe avance. Est-elle, pour autant, une superpuissance économique ? Que devient le social ? La PAC a-t-elle atteint ses objectifs ? Les choix libéraux ne vont-ils pas creuser les inégalités régionales ? Écartelée entre un approfondissement-fermeture et un élargissement-dilution, l'Europe saura-t-elle surmonter les profondes divergences de conception des pays qui la composent ?

  • Depuis 1986, l'Europe est entrée en force dans le débat politique français. Elle est devenue, selon les termes du Xe Plan, « un élément dominant de la stratégie macro-économique » et « une priorité nationale ». À la veille du grand marché de 1993, et au lendemain du traité de Maastricht sur l'union économique et monétaire, ce livre propose un bilan de la construction européenne. À un rythme parfois heurté, l'Europe avance. Est-elle, pour autant, une superpuissance économique ? Que devient le social ? La PAC a-t-elle atteint ses objectifs ? Les choix libéraux ne vont-ils pas creuser les inégalités régionales ? Écartelée entre un approfondissement-fermeture et un élargissement-dilution, l'Europe saura-t-elle surmonter les profondes divergences de conception des pays qui la composent ?

  • La réduction du temps de travail n'est plus seulement un débat d'idées, c'est maintenant un enjeu concret pour le gouvernement et les partenaires sociaux. Mais comment comprendre cet enjeu, comment s'engager dans cette négociation qui est « descendue » dans les entreprises, si l'on ne connaît pas les effets sur les ménages, sur le chômage, sur les entreprises ou sur les finances publiques, des différentes solutions qui ont été avancées par les uns et les autres (loi Aubry, bien sûr, mais aussi loi Robien, temps partiel, semaine de quatre jours, 35 heures avec ou sans perte de salaire, etc.) ? Bref, comment tirer parti au mieux d'une réorganisation du travail ? Ce livre permet donc d'y voir plus clair dans la cacophonie ambiante. Il analyse d'abord l'état des connaissances et des thèses en présence. Puis quelques-uns des meilleurs experts de la question expliquent la logique des différents partis pris sur la réduction du temps de travail (« oui, c'est urgent et prioritaire », « pourquoi pas, mais c'est très insuffisant », « surtout pas, c'est dangereux pour l'économie »), précisent les écueils et les possibilités sur le terrain des entreprises. Certes, aucun expert n'est neutre : certains, ici, conseillent, ou ont conseillé plus ou moins directement ceux qui nous représentent au gouvernement ou dans les syndicats. Mais c'est un atout : le résultat de la réduction du temps de travail dépendra précisément de l'engagement de tous ces acteurs sociaux, car ce n'est pas une action mécanique dont on connaîtrait à l'avance le résultat. Ce livre est donc un guide précieux pour la période à venir.

  • L'écroulement des pays communistes semble avoir clos tout débat sur l'avenir de nos sociétés. De l'Est à l'Ouest, du Nord au Sud, aucun salut ne serait envisageable en dehors des lois du marché : un marché universel et intemporel, un marché composé d'individus mus par leurs intérêts privés que vient harmoniser, pour le bonheur de tous, la libre concurrence. Pourtant, tout au long de l'histoire, le marché a recouvert des réalités sociales fort diverses. Perçu tantôt comme facteur de chaos - dans la cité grecque - tantôt comme moteur de la société - dans l'État-nation -, il a toujours été l'objet d'un règlement politique. Le XXIe siècle sera peut-être celui de l'économie de marché, mais laquelle ? Celle d'un marché soumis à la loi du plus fort, ou celle d'un marché régulé par une autorité internationale ? Le livre d'Hervé Defalvard est un antidote puissant à la pensée unique. C'est aussi une relecture originale et passionnante de grands auteurs comme Aristote ou Adam Smith, bien souvent caricaturé par ceux-là mêmes qui se réclament de lui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Malgré ses quarante ans seulement, l'industrie informatique est devenue un enjeu majeur pour les pays industrialisés. À tel point que les États y ont joué ou tenté d'y jouer un rôle prépondérant. Cette industrie fut longtemps dominée par les firmes américaines. En Europe, chaque État a tenté de s'adapter au modèle américain, mais avec du retard et des moyens inférieurs. Le Japon, au contraire, a mis en place, dès le début des années 60, une stratégie originale fondée sur la coopération. Aujourd'hui cependant s'ouvre pour tous une ère d'incertitudes. Face aux mutations en cours, États et entreprises sont à la recherche de nouvelles stratégies. Les politiques étatiques conditionnent en effet le destin de cette industrie. Et les choix libéraux qu'a faits l'Europe ne sont pas étrangers aux graves problèmes qu'elle rencontre dans ce domaine. Clair et pédagogique, ce livre est accessible à tous ceux qui veulent en savoir plus sur un secteur clé de l'économie. C'est également un outil précieux pour tous les étudiants en économie industrielle.

  • Selon les experts officiels, le chômage, en Europe et en France, n'est pas lié à l'insuffisance de la croissance, mais aux « rigidités du marché du travail », et tout particulièrement à l'excès du coût du travail. Pas question donc de relance keynésienne : la « seule politique possible », c'est la désinflation compétitive, la réduction des déficits publics, qui permet de gagner la confiance des marchés financiers et d'ancrer le franc au mark. Hoang-Ngoc Liêm montre comment la pensée unique, en matière de politique économique, est le fruit du ralliement à un schéma théorique unique. Par souci de conférer à la science économique le statut de science dure, les héritiers académiques de Keynes se sont progressivement glissés dans le moule néoclassique. Pourtant, des analyses et des propositions alternatives existent chez les économistes hétérodoxes, même si leurs travaux demeurent souvent « éclatés ». L'auteur se propose d'en dégager une somme cohérente, matrice possible d'une « autre politique » qui s'affirme fort éloignée des forces sociales conservatrices.

  • La croissance spectaculaire des transactions financières a été l'un des faits marquants de la décennie 80 et de la première moitié des années 90. La sphère financière représente la pointe avancée du mouvement de mondialisation de l'économie : les institutions financières non bancaires sont les principaux acteurs et souvent principaux bénéficiaires de la richesse économique mondiale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans cet ouvrage daté de 1986, Philippe Norel livre une critique de l'économie moderne et des perspectives du développement des pays du Tiers Monde : selon lui, nos idées sur le développement sont aujourd'hui brouillées... Apologie des « Nouveaux pays industriels » au Sud et d'un libéralisme salvateur au Nord, déclin des utopies socialistes, gestion laborieuse d'une crise interminable ou encore « fin de développement », autant d'images, de réalités qui se télescopent. En deçà des thèses à la mode, l'histoire économique et les stratégies de développement existantes nous renvoient aux faits : asservissement des peuples aux objectifs productivistes, dépossession des autonomies, intégration des individus comme travailleurs peu ou pas reconnus... Tels sont les visages d'une économie mondiale qui réaménage ses hiérarchies sans transformer sa logique. Dans la crise du Nord comme dans les soubresauts du Sud, là sont les enjeux du développement.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les banques sont souvent critiquées. Vingt années d'hégémonie dans la collecte des dépôts et le financement de l'économie les ont dotées d'un pouvoir accru et de situations confortables. Participant à toutes les fonctions économiques, la banque est indispensable. Confrontée aujourd'hui au triple défi de la montée des risques, du renouveau de la Bourse et de la baisse des taux d'intérêt, la banque redéfinit sa stratégie et donc son métier. Saura-t-elle inventer, avec ses partenaires, les solutions financières qui dynamisent une économie en crise ?

  • L'accroissement des richesses économiques a jusqu'à présent mobilisé l'essentiel des énergies. Mais aujourd'hui l'amélioration de la productivité entraîne une augmentation du chômage qui apparaît alors à la fois comme le signe d'une réussite économique et celui d'un échec social. Pour résorber cette exclusion sociale, il faut donc repenser les objectifs de nos sociétés productivistes, les règles du jeu social, les règles de répartition. Ainsi chacun pourra prendre part aux activités, qu'elles soient productives ou désintéressées.

  • La recette miracle éliminant le chômage et susceptible de contenter toutes les attentes n'existe pas. Il faut au contraire conjuguer les actions pour, à la fois, multiplier l'emploi et en diversifier les modalités, avec un seul impératif social, que cette diversité s'accompagne d'une sécurité juridique et d'une réelle valorisation sociale pour les individus.

  • Avec le souci d'encourager le lecteur à se forger sa propre opinion, le directeur du mensuel "Alternatives économiques" donne une grille de lecture cohérente des différentes théories concernant les politiques d'emploi et de lutte contre le chômage. Un livre pour permettre au citoyen comme au salarié de faire des choix en connaissance de cause.

  • Les auteurs dénoncent ceux qui, sous prétexte de modernité, bradent le statut salarial : ils dressent un bilan critique de la flexibilité des horaires, de la dérèglementation du travail, des contrats de travail partagés entre plusieurs entreprises, etc. Mais ils montrent aussi comment infléchir le cours des politiques d'emploi, proposant des éléments pour un nouveau contrat salarial.

  • Ce livre part d'un constat sévère : la mondialisation de la finance a provoqué instabilité et crises, favorisé un partage des richesses au profit des actionnaires et des revenus du capital mais au détriment de l'emploi et des revenus du travail. D'où une croissance malsaine, assise sur l'endettement et la spéculation. Pour sortir de ce piège, il faut d'abord comprendre comment nous en sommes devenus prisonniers : c'est le premier mérite de ce livre. Il explique précisément comment les investisseurs financiers (à commencer par les fonds de pension) imposent leurs exigences de rentabilité aux entreprises. Mais il souligne aussi la responsabilité des États qui, par leurs politiques libérales ou restrictives, dans les années quatre-vingt, ont fait le lit de la mondialisation financière. Le second mérite des auteurs est d'aller au-delà du diagnostic et d'explorer les voies d'une nouvelle régulation de la finance mondiale : comment endiguer de nouvelles crises financières malgré la déréglementation et l'imprudence des banques ; comment, notamment grâce à une taxe Tobin, freiner l'instabilité due à la volatilité des capitaux spéculatifs ; comment mieux stabiliser les taux de change entre monnaies... Bref, sans minimiser les difficultés et les doutes qui subsistent, comment réguler à nouveau la finance et reconquérir des marges de manoeuvre pour les politiques publiques sans pour autant s'isoler dans un cadre strictement national.

  • Voici réunis en un seul volume les auteurs essentiels au fondement de la pensée économique et sociologique moderne : d'Adam Smith à John M. Keynes et Milton Friedman, d'Émile Durkheim à Max Weber, en passant par des auteurs moins connus comme François Quesnay ou Joseph A. Schumpeter. L'oeuvre de chaque auteur est ici expliquée, mais aussi resituée dans son contexte historique et par rapport aux débats avec des auteurs antérieurs ou contemporains. C'est donc une pensée en action qui est présentée, permettant notamment de mieux appréhender les débats d'actualité : quelle est la pertinence des analyses de Marx ou de Keynes par rapport à la dynamique du capitalisme contemporain ? Qu'auraient dit les classiques et les keynésiens des choix actuels de politique économique ?... Un choix de textes significatifs d'oeuvres originales des auteurs présentés est proposé à la fin de chaque chapitre et permet de saisir sur le vif les grands moments de l'histoire de la pensée. Bref, un outil indispensable pour les lycéens et les étudiants en sciences sociales, et pour tous ceux qui veulent comprendre la réflexion économique et sociologique d'aujourd'hui. Cette deuxième édition est enrichie d'une présentation des multiples interprétations possibles de l'oeuvre de Keynes.

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