Sciences humaines & sociales

  • « Ces gens-là » ce sont les habitants d'une cité de transit auprès desquels l'auteur a enquêté systématiquement. « Nous devons remercier Colette Pétonnet de nous donner aujourd'hui un livre passionnant, admirablement pensé et écrit sur ce sujet, écrit Roger Bastide dans sa préface, mais il faut aller plus loin ; il faut la féliciter d'avoir appliqué à ce sujet les méthodes de l'ethnologie, en vivant dans la cité qu'elle décrivait, en utilisant l'observation participante, les entretiens continus, au fil des heures et des saisons. Ce qui fait que la Cité de La Halle revit devant nous, avec ses commérages dans les couloirs, ses drames ou ses moments de fête, les rites secrets des caves et les aventures des jeunes dans la « brousse » environnante. Car la « maison » ici, ce n'est pas seulement l'appartement, c'est aussi le couloir, l'escalier, les caves ou la cour, chaque sous-groupe, groupe sexuel ou groupe d'âge, ayant son domaine propre, qu'il façonne et qui le façonne. »

  • A partir d'une analyse en profondeur de la production et de la reproduction dans les sociétés agricoles d'autosubsistance, l'ouvrage de Claude Meillassoux apporte à la fois une théorie du mode de production domestique, les éléments d'une critique radicale de l'anthropologie classique et structuraliste et les bases d'une critique constructive de la théorie du salaire de Marx.

  • Entre ceux qui pensent que l'École est devenue incapable d'inculquer aux élèves les règles élémentaires de la vie en collectivité, ceux qui considèrent que les enseignants sont trop souvent dépassés par les déchaînements de jeunes sans repères, ceux qui réclament plus de discipline, ceux qui dénoncent l'incohérence de l'application de la règle, ou les sanctions trop systématiques... la polémique fait rage et s'enlise. Selon Bernard Defrance, on ne peut sortir de ce débat sans issue - entre répression et démission - qu'en articulant construction des savoirs et institution de la loi. L'enjeu est à la fois disciplinaire et pédagogique. S'appuyant sur de nombreux témoignages d'élèves, l'auteur montre pourquoi des situations de blocage ou des conflits violents, peuvent survenir et comment il est possible d'en sortir, en permettant aux jeunes de trouver des repères et d'accepter des règles, valables pour tous. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1993, et qui a vu depuis la plupart de ses propositions reprises dans les textes officiels, fournit aux parents et aux éducateurs des clefs de compréhension de l'institution scolaire et, en particulier, des repères juridiques clairs. Cette nouvelle édition, entièrement mise à jour, tient compte des réformes et des débats les plus récents concernant l'École.

  • Qu'est-ce qu'une association ? Quelle est l'importance du mouvement associatif français ? Quelles sont les origines de la fameuse loi de 1901 ? Qu'ont en commun les associations de services sanitaires et sociaux, celles d'éducation populaire et les joueurs de boules ? Quel rôle ce secteur joue-t-il dans l'économie ? Est-il créateur d'emploi ? Quels en sont les acteurs ? Quelles relations ont-ils avec les pouvoirs publics ?

  • Le tiers monde est - et sera longtemps encore - rural, malgré la forte urbanisation qu'il connaît depuis une vingtaine d'années : en l'an 2000, un habitant sur deux vivra dans les campagnes, et assurera l'alimentation des villes. C'est dire l'importance à venir des campagnes dans l'économie du tiers monde. Mais celui-ci est multiple : quoi de commun entre les zones désertiques du Sahel et la pampa argentine, entre les hauts plateaux andins et les rizières de l'Asie du Sud-Est, entre le Nord-Est brésilien et la Chine ? L'auteur connaît bien ces différentes situations, et mène dans ce livre une étude comparative et prospective des enjeux économiques, sociaux, culturels et environnementaux qui se nouent dans les campagnes. Deux réalités accablent ces continents : la pauvreté, sans cesse grandissante des paysanneries, et la fragilisation des solidarités villageoises. Jacques Chonchol propose, pour faire échec à la pauvreté, de revaloriser l'aspect rural, d'encourager une industrialisation appropriée aux campagnes et aux paysans, de favoriser l'émancipation des femmes qui sont à la base des cultures, de rétablir les nécessaires équilibres avec l'écosystème. Mais ces diverses propositions doivent être resituées dans leur contexte, et c'est pourquoi l'ouvrage effectue, chapitre après chapitre, un véritable tour du monde. Le déficit alimentaire, les problèmes fonciers, l'intervention de l'État, l'enseignement agricole, l'influence du modèle occidental de développement, les structures familiales, l'échange inégal ville/campagne, etc., différent d'une région à une autre. La ville, la modernité, la division internationale du travail, lancent de véritables défis aux communautés rurales. Les réponses sont à formuler et à mettre en oeuvre dès aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Elles sont filles de parents maghrébins immigrés en France. Leurs pères sont ouvriers, artisans, chômeurs ou retraités, l'un fut officier de gendarmerie. Elles sont nées à Nanterre, à Bobigny, Sartrouville, à Paris dans le vingtième, dans la banlieue nantaise ou à Roubaix et y ont grandi. Elles ont de dix-huit à vingt-sept ans, sont lycéennes, étudiantes, animatrice, secrétaires, restauratrice ou "au chômage". Quelques-unes ont un compagnon, l'une est mariée, une autre divorcée, la plupart sont célibataires. Toutes ont parlé sans réticence, contentes d'être écoutées par une auditrice attentive, française, ethnologue, spécialiste de la culture de leurs parents, ainsi à même de comprendre leurs difficiles et douloureux problèmes. En effet, elles sont partagées, parfois déchirées entre leurs aspirations personnelles de jeunes femmes en France et le désir, bien différent, de leurs parents, qui auraient voulu les voir devenir ces "femmes bien", modèle de femme maghrébine. Diverses ont été leurs conditions de vie, divers leurs rapports avec parents et frères, leurs connaissances de la religion, du Maghreb, leurs scolarités, leurs activités et relations éventuelles hors de la maison paternelle, leurs attitudes envers l'autre sexe, leurs propres désirs de famille et d'enfant, leurs problèmes d'identité et de nationalité, enfin, pour certaines d'entres elles déjà, leur participation à la vie active en France. A travers leurs discours sur toutes ces questions - une centaine d'heures d'entretiens -, sont analysées les conditions et les circonstances, les constantes et les variables susceptibles de freiner ou de favoriser leurs dispositions à l'intégration.

  • Pour la population juive de France pendant l'Occupation, il fallait, soit se conformer à une législation assassine, soit désobéir et courir les risques de la clandestinité. L'auteur est historien et fut animateur de la résistance juive communiste pendant la guerre.

  • Prenant comme point de départ le programme d'action adopté par l'ONU lors de la conférence du Caire en 1994, cet ouvrage identifie les contours du nouveau défi démographique qui appelle à une mutation de nos principes d'organisation sociale et économique, de notre rapport au pouvoir et, partant, de nos valeurs.

  • Le projet des auteurs réunis dans cet ouvrage est simple et ambitieux à la fois : dans une langue accessible et claire, il s'agit de mettre leurs savoirs et leur expérience auprès des adolescents à la disposition des parents et des éducateurs. Sont ainsi tracées les grandes lignes directrices de cette période de la vie, que l'on soit fille ou garçon, et expliqué ce qui peut, à un moment ou à un autre, freiner ou altérer un développement harmonieux. On ne trouvera cependant ni « recettes » éducatives ni propos d'experts détenteurs d'une vérité, mais confrontations d'expériences, rencontres et convergences de points de vue, pour dédramatiser la perception de l'adolescence et réaffirmer les ouvertures dont elle s'accompagne.

  • Ce livre est un témoignage, l'itinéraire complet d'un coopérant qui a passé vingt ans au Pérou, dans des situations professionnelles très différentes. L'auteur a changé cinq fois de statut : ingénieur agronome de formation, il a d'abord eu pour mission d'aider les communautés paysannes andines à améliorer leur production. Enseignant ensuite, puis chercheur, puis coordinateur de projets auprès des paysans andins et, enfin, agent technique. Au terme de sa trajectoire, l'homme d'aujourd'hui regarde le coopérant naïf d'hier et soulève quelques questions essentielles : quel est le rôle du coopérant aujourd'hui ? un colporteur de techniques modernes, de méthodes, de concepts issus des pays dits développés ? ou un médiateur entre deux cultures, deux savoir-faire ? ou bien encore un « professionnel » en voie de disparition ?... Comment peut se concevoir à l'avenir la coopération, si elle n'est fondée sur l'idée d'un apprentissage mutuel ? Un livre utile à tous ceux que la coopération et l'aide humanitaire intéressent, pour répondre à leurs premières interrogations et bousculer quelques idées reçues.

  • Le débat sur le temps de travail prend rarement en compte le point de vue du travail des femmes. Or, elles sont les principales destinataires des politiques actuelles d'aménagement du temps de travail, de création et de développement d'emplois flexibles et précaires. Est-ce le partage ou la division du travail ? Cet ouvrage, pluridisciplinaire, envisage la totalité des temps sociaux - temps de travail et « hors » travail, temps domestique et professionnel. Il analyse les contenus des accords de partage du travail qui ont été conclus dans les entreprises. Des comparaisons internationales avec des pays du tiers-monde, de l'Europe, les États-Unis, le Canada et le Japon interrogent la notion même de partage du travail.

  • La violence à l'école défraie tous les jours la chronique. Elle est devenue une préoccupation majeure du ministère de l'Éducation nationale, et de l'ensemble du corps social : des colloques sont organisés pour réfléchir à des solutions, et des mesures sont prises - à tous les niveaux - pour encadrer les « barbares » que seraient les nouveaux collégiens et lycéens, mais elles se révèlent trop souvent insuffisantes et inefficaces. Plusieurs fois réédité depuis sa première publication en 1988, ce livre a été le premier à mettre en cause le fonctionnement de l'institution elle-même : il montre que la violence à l'école trouve largement son origine dans la violence de l'école. La thèse que Bernard Defrance défend, depuis plus de vingt ans, commence à être entendue : tant qu'on ne s'attaquera pas aux violences ordinaires, consubstantielles à notre système scolaire, qui s'exercent quotidiennement contre les élèves (brimades diverses, interrogatoires humiliants, notations empiriques, procédures de sélection, punitions illégales...), on ne résoudra rien. Et les établissements, en tout premier lieu ceux des quartiers défavorisés, continueront à être des marmites sous pression. Cette nouvelle édition est entièrement actualisée : elle tient compte des dernières études, et les propositions pour agir et prévenir s'appuient sur les évolutions récentes. Une lecture indispensable pour tous les professionnels concernés, et pour les parents sensibles aux problèmes de l'école.

  • Face aux déchaînements d'horreur en Algérie, l'opinion internationale semble tétanisée. Beaucoup d'observateurs disent : on ne comprend pas, on ne sait pas ce qui se passe vraiment. [...] Le rapport de Reporters sans frontières - Algérie, la guerre civile à huis clos - dénonce l'étrange inaction du pouvoir dans la recherche des assassins de journalistes, l'impitoyable censure qu'il exerce sur la presse, et l'interdiction de fait qu'il a imposée de toute enquête indépendante sur les violences ; le rapport de mission de la FIDH - La levée du voile : l'Algérie de l'extrajudiciaire et de la manipulation, établi à partir de témoignages particulièrement accablants recueillis sur place, montre que la lutte légitime de l'État algérien contre le terrorisme est menée, depuis 1992, en violation complète des conventions sur les droits de l'homme dont il est pourtant signataire (pratique généralisée de la torture, séquestrations arbitraires et disparitions, exécutions sommaires, milliers de prisonniers d'opinion, exactions encouragées des milices, etc.) ; - le rapport de l'organisation américaine Human Rights Watch - Algérie, des élections à l'ombre de la violence et de la répression - revient, à l'issue d'une mission sur place, sur les conditions très particulières des élections législatives du 5 juin 1997 (exclusion de certains opposants, censure, climat de violence, etc.) ; - et, enfin, le rapport d'Amnesty International - Algérie : la population civile prise au piège de la violence - analyse les exactions des groupes armés d'opposition, le rôle singulier des milices d'autodéfense armées par le pouvoir, le mur du silence construit par ce dernier pour entraver les enquêtes indépendantes, et l'indifférence de l'opinion internationale. Un ensemble de textes sans équivalent, qui ne permettra plus de dire : On ne savait pas.

  • La France a choisi l'alternance. Le nouveau gouvernement s'applique à sa tâche avec sérieux. Saurons-nous, cela étant, nous attaquer collectivement aux causes fondamentales de la crise de notre système politique ? Nous mobiliser sur des réformes de structures à la mesure des défis ? On a trop incriminé la mondialisation, contrainte mais aussi opportunité : la crise est d'abord en nous-mêmes. Notre problème principal réside dans cette exception française : un régime hyper-délégataire. Si l'exercice du pouvoir demeure centralisé, et si la société se tourne toujours vers l'État, la démocratie française est menacée de régressions majeures. Reconstruire un pouvoir politique : réaliser cet objectif, conditionne tout progrès de société. Les Français ont besoin d'un plan de travail pour reconstruire leur maison. La société ne dispose aujourd'hui que d'un programme face à la conjoncture, pas encore d'un projet. Le mouvement social et civique qui prend essor est ambivalent, et demande moins d'être flatté, que de participer à la solution des problèmes. L'apport principal du livre de Philippe Herzog se situe au niveau de la méthode : réapprendre à travailler ensemble en société. C'est un manifeste pour une démocratie participative. En sollicitant les commentaires, reproduits ici, de huit personnalités d'horizons très divers, Philippe Herzog montre que le débat est possible et peut être fructueux. Comment organiser les responsabilités pour résoudre le défi de l'emploi ? Comment construire une stratégie de croissance dans la mondialisation ? Comment refonder l'État ? Comment unir les Européens ? Des pistes novatrices sont avancées : la cogestion, la coopération du public et du privé ; gouverner en partenaires, diffuser et partager les pouvoirs ; fédérer les Européens pour un développement solidaire. Un livre dérangeant et constructif, qui sollicite le débat.

  • Mondialisation, multiculturalisme, justice sociale, bioéthique, crise du politique : ces termes et ces expressions occupent l'espace du débat public sans qu'on sache souvent ce qu'ils recouvrent précisément. Pour cette raison, cet ouvrage tente de fournir un éclairage, aussi précis et complet que possible, sur ces grandes notions et sur les controverses qu'elles suscitent dans le monde politique et intellectuel. Les auteurs de chaque contribution se sont efforcés de mettre en évidence les problématiques, les termes et les enjeux de débats aussi complexes qu'incontournables : ainsi la place du droit dans nos démocraties, le rôle de l'école, la crise du lien social et, à l'extérieur de nos frontières, l'avenir de l'État-nation, le nouveau désordre international et la construction européenne. Dans ce livre, ces grands enjeux du débat public contemporain sont restitués dans leur dimension philosophique, politique, économique, juridique et sociologique. Cet ouvrage clair et pédagogique s'adresse, en priorité, aux étudiants des Instituts d'études politiques, aux candidats aux concours administratifs et aux écoles de commerce. Mais chacun pourra trouver, dans cet ouvrage, matière à sa réflexion personnelle sur les débats de notre temps.

  • Ce livre s'adresse à ceux qui refusent aussi bien l'horreur économique que le politiquement correct. Et qui ne s'accommodent pas de la langueur de la vie démocratique : élites décriées, militants désenchantés, représentation par les élus contestée, citoyens déresponsabilisés. À l'ère technologique, face au tout marché, la politique du XXIe siècle reste à inventer, de la base au sommet. C'est la conviction qu'entend faire partager ici Michel Charzat, maire du XXe arrondissement de Paris, sénateur socialiste de la capitale, acteur influent, mais discret, de la vie politique depuis plus de vingt-cinq ans. Exemples concrets à l'appui, il montre pourquoi, et comment, la démocratie locale, école et creuset de l'autonomie des citoyens, est le moyen nécessaire, sinon suffisant, de stimuler un nouvel appétit de participation politique. Dans ce livre d'entretiens avec Claude Neuschwander - lui-même un passionné de démocratie économique et sociale -, Michel Charzat explore, de façon très vivante, les voies possibles de ce renouveau. Et il explique ce qu'il faudra mettre en oeuvre pour que Paris - berceau de la démocratie moderne - redevienne un modèle pour le monde.

  • De 1989 à 1994, l'affaire du foulard a divisé l'opinion française. Pour les uns, en arborant leur foulard, ces jeunes musulmanes manifestent un prosélytisme inacceptable dans l'école laïque, et doivent en être exclues si elles s'obstinent à le garder. Pour d'autres, l'école de la République doit accueillir tout le monde, y compris les élèves enfoulardées, qu'elle saura intégrer. La polémique s'est chargée d'une telle tension idéologique, qu'elle a fini par occulter la réalité même du phénomène et ses enjeux véritables. D'où l'intérêt majeur de ce livre, fruit d'une enquête de deux ans dans les banlieues dites chaudes auprès des enseignants et des jeunes filles voilées. Une enquête qui bouscule les idées reçues : ni terroristes en herbe, ni adolescentes musulmanes manipulées, les unes acceptent le port du foulard pour rassurer leur famille et négocier leur accès à la modernité, et d'autres l'arborent volontairement, comme le signe de leur double identité, française et musulmane, citoyenne et croyante. Et, loin de favoriser l'émancipation des jeunes musulmanes, leur expulsion de l'école publique, offre des martyres inespérées aux activistes intégristes. Pour les auteurs, la passion que soulève le foulard de ces écolières est un révélateur : si la République est menacée, ce n'est pas par le foulard, mais par les difficultés qu'éprouve la société française à opérer la synthèse entre égalité et différence, République et démocratie. Les responsables politiques, les enseignants, mais aussi celles et ceux pour qui le foulard est devenu un sujet de débat - et de confrontation - trouveront dans ce livre matière à réflexion. Et les réponses aux questions complexes que pose l'affaire des jeunes filles voilées.

  • La vie d'un communiste cabochard ou les aventures de Codou : communiste, objecteur de conscience, interné chez les fous, héros de Saint-Tropez contre la municipalité véreuse, morphinomane malgré lui, volontaire en Espagne, déporté dans les camps d'Algérie, responsable aux faux papiers pour le PCF, employé dans les ministères communistes et, enfin, versé dans l'import-export avec les pays de l'Est... À chaque fois, il empêche de danser en rond, fourre son nez où il ne faut pas, et n'en fait qu'à sa tête. La vie d'un communiste cabochard ou le Parti vu d'en bas : il croit au Parti tant qu'il peut, mais il note scrupuleusement tout ce qui le choque dans l'attitude des dirigeants qu'il côtoie. Il ne plaque pas la théorie sur le réel : il donne à voir Marty, Tillon, Rol-Tanguy, Garaudy, et même le mystérieux Jean Jérôme. Comme ils lui sont apparus, en bien ou en mal. De même pour les pays de l'Est : il ne disserte pas sur le socialisme réel, mais il se trouve à Budapest et à Varsovie en 1956 et il va partout, les yeux grands ouverts. Et quand il revient à Paris, il quitte le PC. La vie d'un communiste cabochard ou la honte. Honte aux dirigeants qui n'ont pas su être dignes de leurs militants, qui n'ont pas eu le goût du sacrifice, de l'honneur, ou simplement de la vérité. Honte aux petites magouilles et aux grandes trahisons.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Dix-neuf ans après l'indépendance, et quinze ans après le coup d'État de Boumédienne, où en est le processus algérien ? Quel bilan tirer aujourd'hui de cette expérience qui constitue l'une des plus anciennes tentatives qualifiée de « socialiste » dans le tiers monde ? Quelles alternatives s'offrent au pays depuis la mort de Boumédienne ? Ce livre s'efforce d'analyser la portée et la signification des transformations multiples qui ont affecté la société algérienne ces dernières années. Un livre publié en 1981 par DERSA, groupe de militants du CEDETIM (Centre d'études anti-impérialistes) algériens et français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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