Sciences humaines & sociales

  • Au cours de la dernière décennie, le mot " capitalisme " a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s'appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours.
    Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L'ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d'esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu'il n'y a pas vraiment eu de " révolution industrielle ", que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d'aujourd'hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

  • Gerard de Vries expose ici avec clarté le cheminement et la logique des travaux que Bruno Latour a menés pendant ces quarante dernières années. Depuis ses premiers écrits sur les sciences et les techniques jusqu'à son anthropologie des Modernes, on suit le développement de ses idées au fil de ses travaux ethnographiques, sans oublier les controverses qu'elles provoquent.
    Bruno Latour est un des philosophes contemporains les plus influents. Ses études ethnographiques ont révolutionné notre compréhension des sciences, du droit, de la politique et de la religion. Il nous propose une philosophie et une approche des sciences sociales radicalement nouvelles, fondées sur un point de vue réaliste, matérialiste sur le monde.
    Dans ses livres fondateurs, il proposait de renoncer aux vieilles distinctions propres à la pensée " moderne " occidentale - en particulier entre nature et société - au profit d'une nouvelle description du monde dans lequel nous vivons. Elle l'a conduit à accorder une importance considérable à la crise écologique et au rôle des sciences en démocratie.
    La " philosophie empirique " de Latour a évolué au fil du temps. Gerard de Vries expose avec clarté le cheminement et la logique de tous les travaux et enquêtes qu'il a menés au cours des quarante dernières années. Il nous guide à travers ses principaux livres depuis ses premiers travaux sur les sciences et les techniques jusqu'à son anthropologie des Modernes (de Pasteur à Gaïa), montrant la façon dont ses idées se sont développées et les controverses qu'elles ont provoquées.

  • Si en tant que discipline, la sociologie s'appuie largement sur les enquêtes empiriques qui constituent son corpus, elle est tout autant le fait d'une histoire de filiations de pratiques et d'oppositions méthodologiques. Dates, oeuvres et auteurs essentiels sont ici dûment restitués dans leur contexte et leur continuité. Une quatrième édition entièrement refondue et mise à jour de ce manuel de référence.
    La sociologie n'est pas une activité purement spéculative ; elle n'est pas davantage le simple reflet de la vie sociale et politique d'une époque ou d'une collectivité donnée. On ne saurait donc ramener son histoire ni à celle d'une " pensée " ni à celle des sociétés où elle se développe, ce qui aboutirait à un relativisme historique au souffle court.
    L'hypothèse des auteurs de cet ouvrage est que leur discipline doit son développement à un ensemble de conditions intellectuelles, sociales et institutionnelles qui restent à démêler. En conséquence, la démarche adoptée relate l'histoire d'un projet et d'une pratique scientifiques, tout en en proposant quelques clés d'analyse.
    Quelles sont les dates, les oeuvres, les institutions, les techniques de recherche et les personnalités qui ont marqué le développement de la sociologie ? La sociologie est-elle une invention française, allemande ou américaine ? Pourquoi a-t-on pu parler d'un magistère français ? À travers l'histoire et les traditions nationales, y a-t-il une ou plusieurs sociologies ? Quel sens donner aux conflits qui opposent les sociologues sur les concepts et les méthodes ? Peut-on parler d'un progrès de la sociologie ?

  • Ce livre s'adresse aux étudiants en sociologie, en anthropologie et en histoire, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les questions de la diversité culturelle, du multiculturalisme, des cultures minoritaires, de la culture des immigrés, de la culture d'entreprise, de la culture ouvrière...L'ouvrage de référence, régulièrement prescrit : près de 30 000 exemplaires vendus à ce jour, dans une nouvelle 5 e édition augmentée. Depuis qu'elle est apparue au XVIIIe siècle, l'idée de culture a suscité de vifs débats. Ses enjeux sont considérables, puisque la notion de culture permet de penser l'unité de l'humanité dans sa diversité. Ce livre présente ces débats et les usages de cette notion dans les sciences sociales, en privilégiant la sociologie et l'anthropologie.
    Il apporte des réponses précises et approfondies à des questions dont l'actualité tant nationale qu'internationale souligne l'acuité : si tout être humain est un être de culture, comment acquiert-il la culture de son groupe et dans quelle mesure son comportement est-il déterminé par celle-ci ? Un même individu peut-il changer de culture ou participer à la fois de plusieurs cultures ? Comment la rencontre des cultures s'opère-t-elle ? Les cultures des groupes socialement dominés sont-elles condamnées à disparaître ou à imiter les cultures des groupes dominants ? Le changement culturel peut-il se décréter ou répond-il à des lois dont les individus n'ont pas conscience ?
    Ce livre s'adresse aux étudiants en sociologie, en anthropologie et en histoire, ainsi qu'à tous ceux qui veulent comprendre les questions de la diversité culturelle, du multiculturalisme, des cultures minoritaires, de la culture des immigrés, de la culture d'entreprise, de la culture ouvrière...

  • Ce vaste ouvrage se propose de donner des instruments factuels et conceptuels pour comprendre notre présent. Il peut être considéré comme l'autobiographie des générations actuelles, depuis les plus anciennes, qui ont vécu toute la séquence envisagée, jusqu'aux plus jeunes, qui vivent le présent, qui hérite aussi des schèmes et des mémoires de leurs aînés. Un ouvrage de référence indispensable.
    Alain Garrigou retrace ici l'histoire politique récente de la France selon une vision globale de notre temps, saturé par les médias et pourtant souvent dominé par l'amnésie. Il se propose d'en donner des instruments factuels et conceptuels. Il a pour ambition de réaliser une autobiographie collective des générations d'aujourd'hui, des plus anciennes qui ont vécu toute la séquence envisagée (1940 à nos jours) jusqu'aux plus jeunes qui vivent dans le présent, avec les schèmes et souvenirs de leurs aînés. En ce sens, la réflexion s'attache à ce monde que nous habitons, mais qui tout aussi bien nous habite.
    L'ouvrage est organisé selon un ordre chronologique nécessaire à des étudiants et à tous les lecteurs soucieux de situer les noms et les faits qui ont marqué l'histoire du pays depuis trois quarts de siècle, une histoire riche, mouvementée, scandée par une succession de " crises ". Toutefois, le récit rompt avec les façons classiques et commodes de découper le temps politique, mêmes justifiées comme 1945, 1958 ou 1981, afin de mieux mettre en perspective les enchaînements et les causes.

  • À partir d'enquêtes menées sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers, et exposées en détail, ce livre original offre un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue, à ses méthodes, mais aussi aux multiples facettes des expériences de travail, passées et présentes.
    Nombreux sont les ouvrages qui retracent les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. À partir de récits d'enquêtes, trois sociologues explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail, à partir de récits d'enquêtes sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les enquêtes sont exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue. Loin d'être sacralisée ou déniée, la " théorie " est présentée de façon concrète. Les concepts prennent sens et s'affinent à l'épreuve des faits et d'exemples précis.Ce guide d'enquête et d'analyse s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, et aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes sociologiques et les ficelles du métier.

  • Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion. La place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, système d'information...) y est devenue considérable. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques, ces outils de gestion, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations spécifiques qui marquent notre époque.
    Nos sociétés sont de plus en plus régulées par des mécanismes qui se réclament de la gestion, et la place des outils (normes, indicateurs, tableaux de bord, systèmes d'information...) y est devenue considérable. Sortis des grandes entreprises où ils sont nés, ces outils ont gagné l'économie sociale, l'État et les organisations publiques. Le projet de ce livre est d'introduire dans l'analyse des phénomènes sociaux, organisationnels et économiques ces objets, peu visibles jusque-là malgré leur omniprésence, et de les utiliser comme des analyseurs de situations qui marquent notre époque. Depuis les années 1990, des recherches en sociologie, science politique, psychologie sociale et sciences de gestion ont commencé à s'intéresser à ces objets, constituant une production scientifique importante, mais très éclatée. Il manquait une synthèse structurée qui permette à des étudiants, des chercheurs ou des managers d'approfondir ce champ. Ce livre permet également d'éclairer des travaux qui porteraient sur des instruments de politiques publiques.Cet ouvrage a obtenu le prix FNEGE du meilleur ouvrage de recherche (2014).

  • Pourquoi et comment les électeurs opèrent-ils leur choix , Que sait-on de leurs comportements ? Comment fonctionne l'institution ? Quelles sont les grandes écoles théoriques et quelles sont leurs analyses ? Sociologie et science politique s'allient ici pour un tour d'horizon complet.
    À la fois technologie politique et pratique sociale, le vote nous apparaît paradoxalement comme un tissu d'évidences peu susceptible de retenir notre curiosité, mais aussi comme un ensemble d'énigmes dont certaines restent irrésolues. Par la vertu des sondages d'opinion, on sait - approximativement - pour qui les électeurs votent, mais beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d'échanges se (dé)nouent lors d'une campagne électorale ? Quels types de préférences s'y dessinent ? Quelle part de leur existence sociale et de leur trajectoire biographique les électeurs engagent-ils dans l'acte de voter (ou de ne pas le faire) ? Cet ouvrage tente de reprendre ces questions en interrogeant le(s) vote(s) sous trois rapports : l'élection comme institution censée assurer l'expression de convictions politiques en même temps que la désignation de " représentants " ; les modèles d'interprétation des votes et la succession des " écoles " analysant " ce que voter veut dire " ; les controverses autour de la stabilité (versus volatilité) des électeurs, leur degré de compétence et la portée du processus d'individualisation de leurs votes.

  • Une synthèse historique, clinique, thérapeutique et intellectuelle de premier plan. Un manuel indispensable.
    À la fin du XIXe siècle, la psychologie se veut autonome et scientifique et elle commence à s'institutionnaliser. Au cours du XXe siècle, les psychologues investissent la famille, la sexualité, la santé mentale, la justice... Après 1945, cette dynamique entraîne des confrontations avec les psychiatres et les psychanalystes (Lacan) et avec les philosophes (Canguilhem, Foucault). Une certaine historiographie a privilégié une histoire des " grandes oeuvres " et des " grands hommes ". Sans négliger ces perspectives, cet ouvrage se propose de replacer l'histoire de la psychologie française dans ses contextes sociaux et politiques et de la lier à celle des pratiques, des institutions et des sujets : les femmes, les enfants, les fous... Ce livre s'adresse aux étudiants, aux praticiens et aux chercheurs ainsi qu'à tous ceux que concernent les débats contemporains sur les savoirs " psy ".

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