Langue française

  • Depuis plus de dix ans, l'usage que les poètes latins de la fin de la République ont fait du mythe de l'âge d'or a piqué la curiosité de l'auteur. Ses recherches l'ont convaincu que derrière ce vieux mythe, se livrait un débat passionné dont les enjeux n'étaient autres que la notion même de liberté et la capacité de l'imagination poétique à engendrer le bonheur. Il lui a paru qu'il pouvait valoir la peine de faire partager à d'autres cette conviction.

  • " De tous les animaux susceptibles d'être des victimes sacrificielles, l'homme est le seul qui puisse faire des sacrifices ". Les essais réunis ici portent sur la culture et les formes de pensée que nous font connaître les textes sanscrits, notamment les plus anciens d'entre-eux : les Hymnes védiques et les Traités du sacrifice qui leur sont associés.
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989.
    Les essais réunis dans ce volume portent sur la culture et les formes de pensée que nous font connaître les textes sanscrits, notamment les plus anciens d'entre-eux : les Hymnes védiques et les Traités du sacrifice qui leur sont associés. Le titre, Cuire le monde, traduit l'expression sanscrite lokapakti : l'homme " cuit " le monde et se " cuit " lui-même en exécutant les rites. On choisit en effet, pour aborder l'Inde, de suivre les chemins que tracent les prescriptions et spéculations indiennes sur le rituel. Poètes et doctrinaires védiques nous y invitent : c'est en réfléchissant à ce qui a lieu sur la scène sacrificielle qu'ils élaborent les catégories du continu et du discontinu de la répétition et de la différence, du " principal " et du " reste ", de l'immédiat et du différé, du plein et du vide, de l'implicite et du déployé. Catégories universelles, sans doute, mais qui, dans l'Inde, ont cette spécificité d'avoir été " pensées " à partir du rite par excellence, l'acte sacrificiel, conçu comme modèle de l'acte. C'est pour rendre compte du sacrifice que le Veda s'interroge sur les dieux, leur corps, leur langage, et c'est dans le groupement des hommes unis dans un même projet sacrificiel que l'on décèle le prototype du lien politique. Enfin le lexique et les notions propres au rituel sont présents dans cette définition que les auteurs védiques donnent de l'homme : " De tous les animaux susceptibles d'être des victimes sacrificielles, l'homme est le seul qui puisse faire des sacrifices ". Dans cette phrase est condensée une anthropologie : ce livre tente de l'expliciter.
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989.

  • La première partie de ce livre analyse le témoignage de Platon sur ce qu'est le mythe. Dans une seconde partie sont passées en revue les critiques faites par Platon à ce type de discours qu'est le mythe. Cet ouvrage, où interviennent ethnologie et philosophie, se fonde sur une enquête lexicologique qui débusque toutes les apparitions de mûthos, c'est à dire tous les dérivés et tous les composés dont mûthos constitue le premier terme.

  • L'auteur montre ainsi l'importance des sanctuaires des divinités du territoire et des cultes de héros, fondateurs réels ou mythiques, dans la définition de l'espace de la cité. Et il identifie la naissance de la cité à la construction médiateurs et l'agencement des différents modes de participations aux rites. La dimension anthropologique de cette démarche ouvre de nouvelles perspectives pour une plus juste appréciation de ce qu'étaient la cité grecque des origines.

  • En quel sens et dans quelle mesure la Grèce ancienne fut-elle " esclavagiste " ? De la réponse à cette question toujours brûlante dépendent largement la vision que nous avons de l'Antiquité classique et les rapports qui nous lient à elle. L'auteur y répond ici en s'efforçant de concilier la présentation des principales sources documentaires et des grands courants d'interprétation historique.

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