Le Manuscrit

  • Le 15 juin 2011, l'Iréa a organisé un colloque sur le thème « filles-garçons en famille et à l'école : reproduction des inégalités ou éducation à l'égalité ? » Dans une conférence introductive, Nicole Mosconi évoque l'histoire des recherches sur le genre en éducation. Puis elle éclaire les concepts de genre, de sexisme et de stéréotypes du sexe. Elle rappelle des résultats de recherche sur la socialisation scolaire comme transmission de stéréotypes sexistes et sur le « curriculum caché » dans la transmission des savoirs et de ses conséquences en termes de division socio-sexuée de savoirs et du travail. Cette conférence introduit parfaitement les trois tables rondes qui ont réuni des chercheures, des universitaires, des responsables d'associations. Débats passionnants et parfois passionnés autour de trois grands thèmes : les idées reçues sur le féminin-masculin, les savoirs sont-ils neutres ? Pour ou contre la mixité scolaire ? Si besoin était, tout au long des débats de ce colloque, on s'aperçoit qu'il y a beaucoup à faire pour tendre à une véritable égalité, dans l'éducation fillesgarçons. La mixité, dans l'enseignement, se résume bien souvent à une juxtaposition, sans intégration de cette co-présence des filles et des garçons dans une même classe.

  • Depuis maintenant plusieurs années, la question de la laïcité ne cesse de revenir sous les feux de l'actualité. De multiples débats surgissent, de ces mères voilées à qui on refuse l'accompagnement scolaire aux repas spécifiques dans les cantines. Ces conflits soulèvent la question de la place de la laïcité dans la sphère publique et en particulier dans l'école. Doit-on la voir comme une contrainte ou comme un facteur du « vivre ensemble » ?
    L'Iréa a souhaité engager une vaste réflexion sur ce thème : au lycée Henri IV, à Paris, un colloque a été mené autour de la laïcité, de son histoire en France, de sa perception en Europe, questionnant sa contribution à l'intégration des élèves.
    Universitaires, chercheurs, journalistes et syndicalistes ont apporté leurs différents éclairages. Tous ont mis en avant l'importance de cette laïcité, fondamentale dans une société en perte de repères.

  • Les 3 et 4 décembre 2010, l'Iréa a organisé un colloque sur « le socle commun en France et ailleurs ». Cette notion de « socle commun », inscrite dans la loi d'orientation de 2005, fait partie depuis quelque temps du langage des enseignants. Il n'en demeure pas moins que cette notion reste complexe et s'apparente bien souvent à une « auberge espagnole », tant les contenus, les évaluations, les objectifs sont souvent flous, voire contradictoires. Pendant deux jours, plus d'une vingtaine de chercheurs, institutionnels, praticiens ont débattu autour des dimensions historiques et internationales du socle. Mise en perspective indispensable. La présence, en particulier, de chercheurs étrangers a contribué à rendre passionnants des débats qui, et c'est le moins que l'on puisse dire, ont loin d'avoir été consensuels. Définitions, regards d'historiens, savoirs de base en France et dans différents pays, conséquences, mise en oeuvre sur le terrain, compétences, enjeux... autant de thèmes qui ont donné lieu à de riches débats.
    Collection Les colloques de l'Iréa

  • Tous les spécialistes s'accordent à dire que la petite enfance - de la naissance jusqu'à six, voire 8 ans pour l'UNESCO - est une période déterminante pour le développement de chacun. Comment les enjeux éducatifs sont-ils pris en compte dans les crèches, les haltes-garderies, les maternelles et dans toutes les institutions qui sont en lien avec la petite enfance ?
    L'Iréa (Institut de recherches, d'études et d'animation du Sgen- CFDT) a organisé un colloque passionnant autour de nombreuses questions : quels objectifs définir pour la petite enfance ? Faut-il accueillir dans les écoles maternelles les enfants de 2 à 3 ans ? Quels sont les différents partenaires concernés sur le terrain? Leur travail se déroule-t-il facilement ? Comment gérer d'éventuels conflits ? Quelles priorités pour l'action politique ?
    Universitaires, chercheurs, élus en charge de l'enfance dans des municipalités, syndicalistes, inspecteurs de l'Education nationale, éducateurs, représentants de parents, pédopsychiatres..., tous spécialistes de la petite enfance, ont apporté leurs éclairages complémentaires ou contradictoires, et mis en valeur l'importance des enjeux éducatifs de la petite enfance. Une prise en charge des jeunes enfants doit être un objectif tout autant qu'un atout pour nos sociétés.

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