Le Mot et le reste

  • Nina Simone Nouv.

    De sa jeunesse américaine dans le Sud ségrégationniste à ses dernières années passées en France, la vie de Nina Simone se lit comme un roman. Enfant prodige blessé par le racisme, elle fait ses débuts dans les clubs douteux d'Atlantic City avant de triompher sur les scènes du monde entier. Très tôt engagée dans la lutte pour les droits civiques, elle mêle avec succès art et militantisme, mais des problèmes personnels graves viennent entraver sa carrière. Après des années de galère, notamment parisiennes, elle renoue avec le succès grâce au triomphe inattendu de «My Baby Just Cares For Me». Cette biographie exhaustive met en lumière le parcours d'une artiste, tardivement reconnue comme la créatrice majeure qu'elle a été, et son influence qui dépasse largement le cadre de la musique.

    Né en 1975 et basé à Paris, Frédéric Adrian est journaliste pour la presse musicale. Il appartient depuis une quinzaine d'années à l'équipe du journal Soul Bag dont il a été longtemps le directeur de publication. Il y écrit en particulier des chroniques de disque et de livres, des entretiens et des articles. Depuis 2013, il s'est également consacré à l'écriture des biographies de Marvin Gay, Otis Redding, Stevie Wonder et Ray Charles, publiées au Castor Astral.

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Alternative nation : la scène indépendante americaine 1979-2001 Nouv.

    Durant un bref moment de grâce musicale au tournant des années 1980 et 1990, dans le prolongement de la révolution punk, les losers l'emportent enfin aux États-Unis. Alors que le conservateur Ronald Reagan entre à la Maison Blanche et que le hard-rock et la synth-pop entament une décennie dorée, émerge sous l'impulsion de labels indépendants une scène rock qualifiée d'«alternative». Et, avec elle, de nouvelles esthétiques: le grunge, les Riot Grrrls, la lo-fi Il ne lui manque qu'une étincelle pour conquérir le monde: elle s'appellera Nevermind, deuxième album de Nirvana, paru il y a 30 ans en septembre 1991. Cette anthologie revient sur une période prolifique du rock américain et ses classiques (R.E.M., Nirvana, Cat Power) ses succès (Beck, Pixies, Sonic Youth) et ses trésors cachés.

    Né en 1982, Jean-Marie Pottier est journaliste indépendant. Ancien rédacteur en chef du magazine en ligne Slate, il écrit régulièrement sur la musique et la société américaines. Il a publié, aux éditions Le mot et le reste, Indie Pop 1979-1997, une anthologie du rock indépendant britannique saluée par la presse (Les Inrockuptibles, Télérama, France Musique...), Ground Zero, une histoire musicale du 11 Septembre et Smile, la symphonie inachevée des Beach Boys.

  • En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte et inventent une nouvelle voie, créant un espace où les filles sont enfin entendues et légitimes. Trente ans plus tard, alors que les groupes phare Bikini Kill et Bratmobile remontent sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, à Alanis Morissette, Fiona Apple et même Beyoncé ou Lizzo.

    Née en 1989, Mathilde Carton est journaliste. Ancienne rédactrice en chef de Grazia, elle a aussi travaillé à la télévision pour Arte et France 2. Diplômée de l'ESJ Lille, elle aime particulièrement les sujets qui croisent culture et politique.

  • Nancy, 1961. Dans sa chambre d'adolescent, Jean-Claude Berthon conçoit le premier numéro de Disco Revue, magazine tout entier consacré à ses idoles : Elvis Presley, Ray Charles, Johnny Hallyday... Un projet inédit mais a priori sans avenir. Puis tout s'accélère. L'émission Salut les copains devient une revue dont les ventes toisent le million d'exemplaires, et ce n'est qu'un début. Quand les Beatles, Dylan ou Polnareff s'invitent dans les lycées, Rock&Folk s'impose comme la référence et dans ce sillon, d'autres verront le jour. Des 60's à nos jours, la presse rock en France a grandi et ses réprésentants, qu'ils s'appellent Best, Les Inrockuptibles, Actuel, VoxPop, Gonzaï ou Rock Hard, épousent les mouvements culturels, politiques et sociaux pour répondre aux aspirations d'une jeunesse.

    Grégory Vieau est journaliste indépendant. Il travaille principalement pour Arte. Il a aussi écrit pour VICE, New Noise, Brain Magazine, Kiblind, Mowno... Une histoire de la presse rock en France est son premier ouvrage.

  • Au milieu des 80's, le paysage musical noir américain est en pleine mutation. Le funk et la soul évoluent ; Michael Jackson et Prince deviennent des pop stars internationales ; une partie de la jeunesse se reconnaît davantage dans le hip-hop. De jeunes artistes sentent qu'ils peuvent faire la synthèse de toutes ces sensibilités et cette musique prend le nom de R&B. Jimmy Jam & Terry Lewis, Babyface & L.A Reid ou Teddy Riley sont les chefs de file de cette révolution qui débute avec les stars du new jack swing (Keith Sweat, Al B.Sure), les boys bands élevés au gospel (Boyz II Men) ou les girl groups sexy (En Vogue, TLC). Mary J.Blige, R.Kelly, Alicia Keys Frank Ocean ou Beyoncé s'imposent dans le temps comme les nouveaux souverains de la great black music.

    Belkacem Meziane est musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié une anthologie sur le funk, On The One! et une anthologie sur le disco, Night Fever.

  • On croyait avoir tout lu sur les Beatles, mais Philippe Brossat réussit le pari de nous surprendre avec ce guide exhaustif des lieux où les Fab Four ont laissé une trace, dans les deux villes fondatrices de leur mythologie : Londres et Liverpool. Plus de trois cents adresses étoffées de photos racontent un fragment de leur histoire, entre précision historique et anecdote. De la maison natale de George Harrison aux cent vingt chambres de son manoir, après une bifurcation à la galerie où John Lennon a rencontré Yoko Ono, on découvre la chambre où Paul McCartney a composé son premier morceau, et le magasin où Brian Epstein a scellé le destin de Ringo Starr. Londres & Liverpool avec les Beatles entre dans leur intimité, de leur enfance dans l'industrielle Liverpool à la folie du swinging London.

    Philippe Brossat est né en 1954, en même temps que le rock. Il n'a cessé de se passionner pour l'histoire de cette musique. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de Places I Remember et Streets of New York.

  • Au-delà des artistes italiens qui jouissent d'une grande popularité chez nous, une multitude de pépites reste à découvrir. Au menu de cette anthologie, 100 albums - des historiques, des oubliés, de l'underground - rassemblés sous le dénominateur pop, un format qui regroupe aussi bien le rock'n'roll (Adriano Celentano), le prog (Nino Ferrer), le jazz (Paolo Conte), le disco (Raffaella Carrà), la new wave (Litfiba) ou le rap (Jovanotti), des pionniers des 60's à la scène indie actuelle (Andrea Laszlo De Simone). Au fil des chroniques, certains aspects historiques ont été particulièrement mis en lumière, comme le rôle important de la contre-culture et des femmes (Patty Pravo). À l'arrivée ce livre est un plan pour voyager dans l'Italie de ces soixante dernières années, unifiée par la musique.

    Rosario Ligammari est journaliste et traducteur d'italien. Ces dix dernières années, il a écrit sur la musique (Gonzaï, Magic, Section26...), le cinéma (Canal+) et le sexe (feu Wyylde Le Mag). Buongiorno pop, 100 albums italiens de 1960 à nos jours est son premier livre.

  • Souvent réduits à ses représentations dans la culture pop (des clips de Madonna aux films de Tim Burton) la culture gothique et ses pionniers - Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou Joy Division - proposent bien plus que ces poncifs. Sous un gouvernement Thatcher austère, ces derniers laissent tomber la révolution punk pour s'orienter vers la célébration du morbide. Alimenté par les réseaux indépendants, le mouvement s'organise à l'ombre de têtes de gondole comme The Cure, s'épanouit, se mélange et renaît de multiples fois avant l'arrivée des revivals. Avec Alien Sex Fiend, Dead Can Dance, Sisters of Mercy, The Mission, Cocteau Twins, Rosetta Stone ou Lycia, cette anthologie offre un panel éclectique, entre références incontournables et découvertes audacieuses.

    Victor Provis a été chroniqueur sur Xsilence avant d'animer My Bloody Candy sur Radio Graf'Hit, consacré aux genres du rock indépendant. Il s'est ensuite occupé du Blog du Mouvement Shoegaze, projet qui a abouti au livre Shoegaze, publié aux éditions Le mot et le reste (2018).

  • Né pauvre dans le Mississippi du début du XXe siècle et mort à seulement 27 ans, Robert Johnson fait figure de météore dans l'univers de la musique américaine. Au cours de sa carrière chaotique, il n'a enregistré que vingt-neuf chansons qui l'installèrent pourtant comme l'un des plus grands bluesmen de tous les temps. En vingt-neuf chapitres habilement agencés, Jonathan Gaudet imagine la brève existence d'un homme dont la légende dit qu'il aurait vendu son âme au diable en échange de la renommée. Vingt-neuf morceaux devenus des références ; vingt-neuf routes qui se rejoignent dans la nuit ; vingt-neuf âmes patientant à la croisée des chemins.

    Né au Québec à Joliette en 1977, Jonathan Gaudet a fait des études de littérature, puis a enseigné le français en Argentine, en Louisiane, à Prague et à Athènes. Installé en Grande-Bretagne, il partage son temps entre l'enseignement, la musique et l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs romans dont La Piscine (Héliotrope, 2016).

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Au printemps 67, la pop psyché de Pink Floyd quitte l'underground londonien. Porté par les innovations débridées de Syd Barrett, le Floyd barrettien semble être la recette du succès. Pourtant, début 68, juste après l'intégration de David Gilmour, le groupe décide de laisser son leader sur le côté. Aussi vulnérable qu'ingérable, broyé par le LSD, Syd est viré de son groupe. Inscrit dans son acte de naissance, l'épisode marque la mémoire du quatuor au fer rouge. Se pencher sur le douloureux noeud relationnel entre le groupe et son premier leader permet de comprendre l'essence même du Floyd. En partant de cette intuition simple, ce livre propose d'analyser en détail les ressorts de leur relation et de montrer comment le destin tragique du premier a déterminé l'évolution artistique du second.

    Alexandre Higounet est journaliste. Après avoir notamment travaillé pour RMC Sport, il exerce actuellement au sein du média Le 10sport. Aux éditions Le mot et le reste il a déjà publie Pink Floyd, Which One Is Pink?.

  • En 1983, le hip-hop prend ses marques en France et rassemble trois jeunes qui écriront un gros chapitre de l'histoire du rap français : Bruno Lopes (Kool Shen), Didier Morville (Joeystarr) et Franck Loyer (DJ S). D'abord connu comme crew de danseurs et de graffeurs, NTM devient rapidement le posse de rappeurs Suprême NTM et s'affirme comme un incontournable de cette culture musicale underground qui deviendra la norme. Désireux de raconter par le menu le parcours du groupe, les auteurs sont partis à la rencontre de ceux qui ont contribué à leur ascension. Loin des anecdotes people souvent attachées à leur histoire, ce livre s'intéresse à leur musique, avec tous les secrets de studio et du label, et propose une plongée dans le business du rap, loin du « Peace, love, unity and having fun ».

    Auteur, spécialisé dans la culture hip-hop, de New York State of Mind, Pierre-Jean Cléraux a écrit pour différents médias dont l'ancien rap2k.com, Neo Boto, Ofive magazine et a co-fondé le site Buggin.fr.

    Vincent Piolet vit et travaille en région parisienne. Il a signé le premier essai documentaire sur la naissance du hip-hop français, Regarde ta jeunesse dans les yeux, naissance du hip-hop français 1980-1990.

  • Apparu dans les 80's, en partie sous l'impulsion de la rencontre entre les pionniers du hip-hop Run-D.M.C. et le groupe de hard-rock, Aerosmith, le rock fusion regroupe les musiciens désireux de s'affranchir des frontières par le rap-metal et le funk-metal. Cette scène aussi déjantée qu'audacieuse devient populaire dès le début des 90's avec les Red Hot Chili Peppers, Faith No More ou Rage Against The Machine. Leur succédera une nouvelle génération de groupes - Korn, Deftones ou Slipknot - qui redéfinissent, à l'approche de l'An 2000, les contours d'un metal en cours d'essouflement.Des Beastie Boys à The Mars Volta, en passant Linkin Park ou Body Count, cette anthologie dresse le portrait haut en couleur d'un vaste univers et en scrute cent de ses oeuvres les plus représentatives.

    Jean-Charles Desgroux, né en 1975 à Biarritz, est un spécialiste du hard rock et du heavy metal. Ayant oeuvré pour Rock Sound, Crossroads ou Rock&Folk, il reste aujourd'hui très actif sur le site Hard Force et sa radio Heavy1. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié les biographies d'Alice Cooper et d'Iggy Pop, ou encore des anthologies sur le stoner et le hair metal

  • Au même titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marqué l'histoire du rock en tant que guitariste, d'abord avec les Yardbirds puis John Mayall et surtout chez Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et repousse les limites de la guitare blues. En 1974, il rencontre un énorme succès avec 461 Ocean Boulevard, notamment grâce sa reprise de «I Shot The Sheriff». Ce disque marque le début d'une carrière prolifique et d'une période marquée par des succès populaires comme «Cocaine», «Tears in Heaven», «Layla» mais aussi par un alcoolisme destructeur. Jean-Sylvain Cabot retrace sa carrière, remontant une discographie qui s'étoffe encore de nos jours, émaillée de coups durs qui ne l'empêchent pas de revenir sur le devant de la scène, décennie après décennie.

    On connaît surtout Jean-Sylvain Cabot comme spécialiste du hard rock et journaliste pour le compte de Rock&Folk entre 1980 et 1985. Né en 1955 en Normandie, il réside et travaille dans le sud de la France.
    Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur de : Hard'n'Heavy 1966-1978, Sonic Attack (2009), Hard'n'Heavy 1978-2010, Zero Tolerance for Silence (2010), Fleetwood Mac (2014) et The Who, Getting in Tune (2017).

  • Comment débusquer, mettre à nu la vie et l'oeuvre de Jimi Hendrix, si pleine de ces clichés qui font partie intégrante de sa légende? Comment une femme peut-elle déchiffrer cet homme? Comment, elle, Blanche, peut-elle ressentir son noir? Face à toutes ces questions, elle ne possède qu'une fragile certitude, le partage de la seule chose qui leur soit résolument commune : la musique. C'est de sa musique que naît la fiction, une musique dont le propos sert de fil conducteur et permet de scruter son auteur à l'aune d'une histoire qui va bien au-delà de celle du rock. En découlent ces variations biographiques et poétiques qui s'emparent de la vie d'Hendrix la moins connue, celle qui va de l'enfance aux premiers succès et tentent de mettre en lumière les lignes de force de ses univers.

    Jeanne-Martine Vacher est productrice éditoriale, journaliste, auteure et musicographe. Elle a été également l'une des voix de France Culture pendant plus de vingt-cinq ans et en charge du développement culturel à l'Opéra de Paris.

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Le 25 mai 1973, paraît Tubular Bells, premier album d'un jeune label, Virgin Records, et d'un inconnu d'à peine 20 ans : Mike Oldfield. Cette oeuvre instrumentale va rencontrer un succès aussi immense qu'inattendu, amplifié par l'utilisation de son thème d'introduction dans le film L'Exorciste. Ce disque célèbre, dont les ventes sont aujourd'hui estimées à plus de quinze millions d'exemplaires, a suscité plusieurs suites et versions alternatives, et même un concert aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Il a fortement contribué à bâtir la fortune de l'empire Virgin et reste l'oeuvre emblématique de Mike Oldfield. Ce livre revient sur son contexte de création et de diffusion.

    Frédéric Delâge est né en 1968 à Périgueux. Il est journaliste à La Nouvelle République du Centre-Ouest et Centre Presse. Passionné de musiques progressives, il a collaboré à plusieurs magazines (Rockstyle, Compact, Crossroads) et a créé le blog rockprogetc.com. Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur d'une anthologie consacrée au rock progressif et de la biographie de Kate Bush.

  • Cet ouvrage s'interroge sur la place de la femme et des femmes dans le rap français, en s'intéressant aux différentes thématiques qui touchent leur condition et émancipation puis en donnant la parole aux actrices de la scène rap, par la mise en lumière de leurs oeuvres et parcours. Il sera question des pionnières - présentes dès la naissance du genre et évacuées au moment de son âge d'or -, des pilliers que sont Diam's, Casey et Keny Arkana, représentant chacune une facette de la rappeuse, et des contemporaines, de plus en plus nombreuses, pour lesquelles l'urgence est dans l'émancipation des femmes et se ressent dans leurs textes et attitude. L'auteure explique les spécificités langagières et musicales du rap et démonte les clichés visant à l'extraire d'une culture musicale francophone.

    Bettina Ghio est docteur en Littérature et civilisation françaises. Elle est enseignante au lycée et chargée de cours à l'université Paris 3. D'origine argentine, elle s'est intéressée au rap français et a déjà publié un essai remarqué sur les liens entre le rap et la littérature : Sans fautes de frappe (Le mot et le reste, 2016).

  • Dalida, Mythe et mémoire situe le vaste succès commercial de la chanteuse dans son contexte historique, musical et idéologique, et analyse l'ambivalence de ses nombreuses identités, de séductrice exotique à femme tragique, d'Orientale à disco queen. En tant que star de la chanson, elle est un personnage musical et médiatique complexe, dont les accusations de ringardise, fréquentes de son vivant mais rares par la suite, signalent l'évolution des catégories de "variété commerciale" et de "bonne chanson" dans la culture contemporaine. Aux fans de tous âges, ce livre offre un regard neuf sur les raisons d'un succès ; aux curieux, il explique la construction d'un mythe. Pour tous, il célèbre la riche carrière et la mémoire d'une chanteuse-caméléon.

    Barbara Lebrun est maître de conférences en `French Cultural Studies' à l'Université de Manchester depuis 2002, où elle enseigne des cours sur la culture française contemporaine, dont les délices de la chanson. Elle est l'auteure de Protest Music in France (Ashgate 2009 ; prix IASPM 2011), et éditrice ou co-éditrice d'ouvrages collectifs : Chanson et Performance (L'Harmattan 2012), Death and the Rock Star (Ashgate 2015), et le numéro spécial `Music and Magic' de la revue Popular Music (2019).

  • Après avoir été rédacteur en chef de la revue spécialisée Blues Again, Christian Casoni souhaite donner un véhicule plus généraliste au blues et propose ses services à Rock&Folk. Intéressé par son idée de reconnecter les fans de rock à cette musique, Philippe Manoeuvre lui donne les clefs de la rubrique Beano Blues. À partir de là, Casoni a le champ libre pour parler de la musique du diable. Il décide de le faire sur un ton qu'il veut légèrement sacrilège, et met au ban le traitement savant d'une musique qui n'est pas l'aïeul du rock mais le rock'n'roll lui-même ! Car au fil de cette anthologie d'articles, le journaliste tend à montrer que s'adresser aux fans des Stooges et des White Stripes, c'est inévitablement parler à ceux de Howlin' Wolf, Elmore James ou Hound Dog Taylor.

    Christian Casoni est un garçon de bureau né en 1958, un temps postier, prof, illustrateur et dessinateur de presse, il a été rédacteur en chef de Blues Again et pigiste chez Rock&Folk.

  • Constitué en majorité d'acteurs masculins et parfois scandaleusement misogyne, le rap semble avoir un problème avec les femmes. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir pris part à cette grande aventure. Remontant aux 70's, ce livre évoque le destin de quelques pionnières puis retrace l'épopée contrariée des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d'une époque où elles peinaient à s'imposer sans protecteur masculin, à celle, actuelle, marquée par une profusion de rappeuses. À travers la présentation de cent oeuvres et d'autant de rappeuses, de Cardi B à Lil' Kim, Lauryn Hill, Missy Elliott, Casey ou Keny Arkana, ce livre rend hommage à la pluralité des styles adoptés par les femmes du rap, et à leurs façons parfois contraires d'y promouvoir un agenda féministe.

    Sylvain Bertot a été rédacteur en chef de plusieurs webzines pionniers sur le rap. Il anime aujourd'hui le blog Fake For Real. Avant ce livre, il a été l'auteur de trois autres, consacrés respectivement à l'histoire du rap, au mouvement hip-hop indépendant des la fin des années 90, et au format musical alternatif qu'est la mixtape.

  • Chanteur halluciné pour initiés mais connu du grand public, acteur césarisé, collaborateur des rappeurs, Philippe Katerine est devenu incontournable ces 15 dernières années sans jamais ne rien perdre de son authenticité. Il n'a pas eu à s'adapter à son public car, progressivement, c'est son public qui s'est adapté à lui. Qu'est-ce qui a fait que Philippe Blanchard, jeune vendéen à la timidité maladive, qui dessinait des Jésus en érection pendant les cours et se faisait appeler Poubelle, se mette à composer un disque, en 1992, sous le pseudonyme de Katerine? De ses débuts dans la Nouvelle chanson française, à la reconnaissance du public avec son tube «Luxor, j'adore» en 2005, Katerine se raconte à Thierry Jourdain dans cette biographie passionnante et décalée.

    Thierry Jourdain, né à Rouen en 1979, travaille dans le milieu de la culture et de l'organisation d'événements artistiques en Normandie depuis 2004. En 2014, il fonde avec plusieurs amis l'association Equilibre Fragile avec laquelle il crée un micro label K7 puis une revue papier trimestrielle du même nom, consacrée à la musique, la photographie et la littérature. Aux éditions Le mot et le reste, il est déjà l'auteur de Elliott Smith, Can't Make A Sound et Miossec, Une bonne carcasse.

  • Peut-on parler d'une seule et même musique arabe ? Comment circonscrire géographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer qu'il n'y a pas qu'une musique arabe, tout en révélant l'unité musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, à la culture et au développement différents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces régions ? À travers une centaine d'enregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles à leurs réinterprétations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice à une déambulation sonore inédite.

    Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l'Institut d'Etudes Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l'âge d'or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

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