Le Nouvel Attila

  • Pour que je m'aime encore Nouv.

    L'adolescente qui prend la parole dans ces pages meuble de ses rêves les grands espaces de la banlieue parisienne.

    Elle dévoile son quotidien comme si elle vivait une épopée tragi-comique : le combat avec son corps, sa famille, son école, ses amis... et ses rêves d'ascension sociale, pour atteindre l'excellence de l'autre côté du périph.
    Riche de ses désirs comme de ses failles, rendue forte par le piège douloureux de l'intégration puis de l'initiation, elle offre une vision singulièrement drôle, attachante et charnelle d'une cité chargée d'histoires.

  • Tu aimeras ce que tu as tué Nouv.

    Faldistoire s'ennuie tellement à l'école qu'il a juré la perte de sa ville.

    Bel édifice de pelouses et de béton, Chicoutimi cultive derrière ses murs l'hypocrisie et les vices de ses habitants. Quand la petite Sylvie meurt dans un accident de déneigeuse, une série d'actions en chaîne fait tomber le vernis de la normalité. Une nouvelle réalité émerge : celle des enfants morts qui reviennent en vie pour hanter la ville et prendre leur revanche.
    Faldistoire donne le signal de la révolte. Dans les cahiers d'écoliers comme dans la forme des nuages, il lit les signes qui annoncent la fin de Chicoutimi. Entre coups de poing et coups de bassin, il prend la tête de la conjuration. Sa ville sera l'épicentre de l'apocalypse.

    Dans un style punk étrangement poétique, Kevin Lambert dévoile les fantômes d'une société urbaine, où la différence est considérée comme une menace à l'ordre établi.

  • PRIX GONCOURT DU PREMIER ROMAN ET PRIX ETONNANTS VOYAGEURS OUEST FRANCE.
    Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris.
    À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l'abandon du pays, l'éloignement de sa famille, la perte de ses jouets - donnés aux enfants de Téhéran sous l'injonction de ses parents communistes -, l'effacement progressif du persan au profit du français qu'elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.
    Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.
    Maryam Madjidi est née en 1980 à Téhéran, et quitte l'Iran à l'âge de 6 ans pour vivre à Paris puis à Drancy. Aujourd'hui, elle enseigne le français à des mineurs étrangers isolés, après l'avoir enseigné à des collégiens et lycéens de banlieue puis des beaux quartiers, des handicapés moteur et psychiques, des étudiants chinois et turcs, et des détenus. Elle a vécu quatre ans à Pékin et deux ans à Istanbul.

  • Debout-payé Nouv.

    Debout-payé

    Gauz

    Debout-Payé est le roman d'Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.

    C'est un chant en l'honneur d'une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, en l'honneur d'une mère et plus globalement en l'honneur de la communauté africaine à Paris, avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C'est aussi l'histoire politique d'un immigré et du regard qu'il porte sur notre pays, à travers l'évolution du métier de vigile depuis les années 1960 - la Françafrique triomphante - à l'après 11-Septembre.
    Cette épopée familiale est ponctuée par des interludes : les choses vues et entendues par l'auteur lorsqu'il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées. Gauz est un fin satiriste, tant à l'endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu'elles ont de plus anodin - mais aussi de plus universel.
    Un portrait drôle, riche et sans concession des sociétés française et africaine, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.

  • Martin Page interroge la place de la pénétration dans les relations hommes femmes, et plaide pour une explora­tion réciproque du reste du corps et une sexualité imagi­native...
    Un manifeste percutant, ico­noclaste et joyeux sur les rapports de genre.

    Et si la sexualité était à réinventer ?

  • Querelle

    Kevin Lambert

    Une grève éclate dans une scierie du Lac-Saint-Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l'ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bars et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.
    Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la métropole, et Jézabel, issue d'une lignée rebelle de mère en fille.
    Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l'aliénation familiale ou sexuelle.
    Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s'empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale, qui rappelle Le Seigneur des porcheries, Jean Genet ou Kathy Acker.
    "Magistral... construit comme une tragédie grecque... Le puissant roman (noir) de notre époque !" - Stéphane Ehles - Télérama
    "Ironique et tueur ! Une manière bien à soi de considérer le corps-à-corps avec les ennemis sociaux..." - Mathieu Lindon - Libération
    "Un premier roman aux allures d'un film de Ken Loach, avec ses accents joual et un parler crû" - Thomas Vincy - Livre Hebdo

  • Entre les jambes

    Huriya

    Marrakech, années 70.

    Un petit garçon androgyne est abandonné par sa mère et confié à ses grands parents. Sa grand mère, musulmane, et son grand père, officier français à la retraite, se détestent et s'opposent sur tous les plans : principes, éducation, religion, sexualité... C'est la lutte du Coran contre Les Fleurs du mal.

    Entre les jambes est le récit de cette enfance écartelée entre fausses pudeurs et non-dits, mosquée et hammam, ivresses et amants, enfants des rues et prostitution forcée.

  • Imaginez que Jane Austen vit et écrit aujourd'hui dans un village de la Drôme.
    Son installation bouleverse la vie de la communauté, d'autant que chouchou des médias, elle intègre très rapidement la liste des best sellers !
    Fable irrésistible sur les coulisses de la presse et de l'édition, ce récit assume son anachronisme, tout en soulevant quelques problématiques : comment serait reçue l'oeuvre d'Austen si elle avait été écrite aujourd'hui ? Son message féministe est-il toujours d'actualité ?

  • Adelphe

    Isabelle Flaten

    À la sortie de la guerre, les hommes sont rares, ou en mauvais état... C'est le temps des révolutions, de l'Europe, et des femmes... des femmes conscientes de leur pouvoir, qui s'émancipent de leurs foyers, tirent les ficelles, et se réapproprient leur destin.
    Le jour où Gabrielle Thomas, dans sa paisible bourgade, tend à Adelphe le pasteur un exemplaire de Nêne, prix Goncourt de l'année, que chacun lit et annote à son tour, la vie des personnages bascule, les lois divines et terrestres sont menacées.
    Gabrielle d'abord, la trop honnête paroissienne ; Blanche, la bonne qui mène son maître par le bout du nez ; puis Adelphe, pasteur débonnaire que ce tourbillon de femmes revendicatrices empêche de dormir : puis ses femmes, puis son fils, puis....

    Chacun fait revivre à sa manière la partition du livre, en tentant d'en changer la fin.

  • Pour amplifier le confort entre les corps, et parler plaisir sans complexe, Lou Sarabadzic possède deux armes bien simples : le lubrifiant et la poésie. Avec elles circulent tous les fluides et glissent tous les a priori.
    Et si on réinventait l'amour physique, souvent peu satisfaisant voire blessant ? Et si on proposait des alternatives aux plaisirs stéréotypés ?
    Brisez vos chaînes, repassez le film et personnalisez-le ensemble. Soyez prêt.e.s à jouir différemment pour mieux investir ce qui se passe entre les peaux, entre les corps, et entre les yeux.

  • Black manoo

    Gauz

    Black Manoo, junkie abidjanais sans papiers, déboule dans le Belleville des années 90 avec deux guides : Lass Kader, son meilleur ami dealer, et Karol, sa belle, avec qui il ouvre un bar clandestin.
    Avec eux, on explore les coulisses d'un quartier ahurissant et les stratégies d'un immigré tout juste débarqué à Paris pour s'y enraciner, entre rituel et petits boulots.
    Le destin de Black Manoo pourrait ressembler à cent mille autres mais ne ressemble à aucun.
    Dans ce roman-monde qui fait de chaque lieu, de chaque personnalité, le creuset d'un univers, Gauz réunit les deux veines qui ont fait son succès : l'observation sociale et le destin de personnages aux marges des lois. Au-delà, il invente un style littéraire d'une concision électrique, aussi dense et intense que la plus rageuse des musiques.

  • Contre Amazon

    Jorge Carrion


    En remontant aux racines d'Amazon, en s'intéressant au point de vue du lecteur, de l'éditeur, du travailleur, sept bonnes raisons d'être contre Amazon.

    Romancier et critique espagnol, Jorge Carrión est un spécialiste mondial des librairies, auxquelles il a consacré une monographie, Librairies, Itinéraire d'une passion (Seuil, 2016). Directeur du master en création littéraire de Barcelone, et de la revue Quimera, il a vécu en Argentine et aux Etats-Unis. Ce texte a été diffusé en avant-première aux Rencontres nationales de la Librairie, en partenariat avec le SLF, le 1er juillet à Marseille.

  • Après deux ans à sillonner la planète dans l'humanitaire, Nafissa atterrit brutalement à Paris. Sans contrat de travail, il lui faut une rentrée d'argent et vite.
    Elle se lance dans une relation à coeur perdu avec Airbnb, fraîchement débarquée à Paris. Elle sera une Super-Hôte, catégorie Génie de l'ouverture à autrui. Mais l'hôtesse porte un regard férocement drôle sur ses invités et sur ce système qui exploite habilement les failles d'une ville en se nourrissant des fragilités de ses habitants.

  • Un homme sonde les réserves de pétrole des fonds sous-marins et meurt sous les balles de pirates au large du Nigeria.
    La femme qui l'a aimé poursuit sa trace en empruntant des chemins de traverse : elle trouve un écho de sa voix dans les sagas islandaises du Moyen-Âge, dont il était un lecteur compulsif. Puis le suit en Afrique, où avec l'aide du guérisseur qu'il fréquentait, elle l'aperçoit dans des visions nocturnes.

    Elle entraîne le lecteur dans ce voyage initiatique peuplé de souvenirs et de mythes, où les lieux et les époques se répondent. Un récit d'aventure et d'amour servi par une langue-monde intense & fluide comme... du pétrole.

  • Et si tout souvenir de famille n'était que fiction ? Une femme découvre une fois devenue adulte qu'elle est née de père inconnu. Une double enquête commence, à la fois sur l'identité de son père mais aussi sur les raisons du mensonge de sa mère. Chaque parcelle de la vie de cette mère excessive et trouble, professeure de collège libertaire, cache une ombre lourde de sens.

    Un récit pudique et sobre, où la force des souvenirs d'enfance emporte le lecteur dans un rire noir omniprésent.

  • Le roman s'inspire des boîtes marines datant du 19ème siècle.
    Ces boîtes, que l'on trouvait sur les bateaux, servaient à conserver pistolets, objets précieux, boussoles et journal de bord. L'auteur qui à la fin du XXe siècle en achète une à un « garçon de café » de Buda au sourire énigmatique, utilise cette boîte comme un petit coffre pour y déposer ses histoires. Dans chaque tiroir se trouve un chapitre.

  • Chienne

    Marie-Pier Lafontaine

    Deux soeurs sont soumises durant leur enfance et leur adolescence à toutes les humiliations. Tenues en laisse, obligées de marcher à quatre pattes, empêchées d'uriner, frappées. Leur mère est le témoin muet de ces agressions répétées qui provoquent au père un plaisir sadique renouvelé.
    Viol supendu, inceste latent, jamais consommé.
    Un style lapidaire pour dire l'innommable et la monotonie de l'horreur. Chienne est, racontée à la premiere personne, l'histoire d'une jeune fille démolie qui s'appuie sur les pouvoirs de la littérature pour retrouver un corps et une parole.
    Et quand elle mord, ça fait mal.

  • Prague, octobre 1941. Reinhard Heydrich, protecteur de Bohême mélomane, s'évertue à déboulonner de l'opéra la statue de Mendelssohn. En vain, car personne n'arrive à identifier Mendelssohn... et en cherchant celle qui a le plus gros nez, ils tombent sur celle de Wagner !
    Ainsi commence le récit des malheurs des petits fonctionnaires tchèques sous l'occupation nazie... Sauf que Heydrich, chargé de penser la « solution finale », a vraiment existé. Son assassinat a déclenché une répression atroce.
    Jiri Weil fait partie des quelques milliers de juifs à avoir survécu : il a conçu ce livre en 1946, pour conjurer son histoire et ses années de clandestinité.

    Comme chez Bruno Schulz ou Edgar Hilsenrath, le sarcasme et la bouffonnerie côtoient la tragédie.

  • En 1995, un vagabond, Litsoï, est retrouvé mort sur la terrasse d'un bunker de Constanta construit par les Nazis, dans le delta du Danube. Dix ans plus tard, trois ouvriers disparaissent en explorant ce bâtiment. L'enquête mène sur la voie d'une famille de maquereaux ensorceleurs, d'un mystérieux village de Lipovènes perdu dans les bras du delta, et d'une malédiction qui rend les hommes impuissants.

    Dans un univers de mélodies, ressurgissent les figures mythiques et le merveilleux de l'enfance.


  • Face aux coups et violences de leur père Dan, Ernst et Sarah répondent par une relation fusionnelle et un amour inconditionnel.

    Sarah fugue en pleine forêt ; Ernst lui apporte des vivres en cachette ; leur mère cherche réconfort auprès des hommes de la mine.
    Ces personnages dessinent un chassé-croisé hallucinant autour du rêve lumineux d'Ernst : apprendre à voler comme un oiseau. Ces oiseaux que son chasseur de père, lui, tue.
    Réveillés entre ciel et terre, trouveront-ils un sol solide ? Le jour où Dan, dans un élan aveugle, accuse ses enfants d'inceste, il déclenche une battue qui mène chacun sur la voie d'une révélation.
    Des profondeurs de la langue, Constance Chlore extrait l'histoire tragique, trop souvent réelle, de l'enfance abandonnée à sa frêle boussole.

  • « Je suis ici pour écrire un scénario. La femme est blonde et blessée, le ciel brumeux, c'est un huis clos étouffant sur le toit d'un hôtel. Le film est construit sur un malaise, une inquiétude, un mystère ; on ne sait pas qui est cette femme, et on ne le saura pas, à la fin... »
    Annie Perreault construit un thriller à l'ambiance lynchienne. Après l'avoir lu, vous regarderez votre prochain autrement.

  • "Un spectacle total par les célèbres Ginger & Fred. Avec : pas moins de deux stations-service, une montagne, une troupe de homards, seize cagettes de beignets, la conscience collective, l'esprit de contradiction, et pour la première fois, un opéra complet de Richard Wagner en claquettes..."

  • Dans une des pires versions du monde futur, les humains ont abandonné leurs organes vocaux et respiratoires au profit d'un filtre placé dans la gorge afin de pouvoir traiter l'air devenu toxique.
    Richard rêve d'entendre sa propre voix et de sentir vibrer ses cordes vocales. Cela peut poser problème quand on est amoureux de la fille du plus grand savant de l'époque, père de cette révolution scientifique.

  • La recherche d'une mère disparue réunit une famille : un fils volontairement auto-confiné dans sa chambre depuis plusieurs années pour expérimenter la douleur du monde, sa soeur fille étudiante qui retourne à la maison, le père anéanti par l'événement.
    Les personnages entament un parcours initiatique autour d'une lettre reçue : Venez me chercher. Au coucher de soleil sous les pattes du géant...
    Récit tendre et aux limbes de l'étrange, Tout le malheur des hommes est le miroir poétique de nos peurs et nos questions vis-à-vis de la recherche d'une place dans une société meilleure.

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