Langue française

  • Je ne suis pas complice de la démesure je demeure enseveli sous les jours obscurs Le poète que l'on croyait disparu revient à nous, et une obsessionnelle et troublante mélancolie l'accompagne, désespoir teinté d'ironie que ses lecteurs connaissent bien. Jean-Claude Pirotte, parti sur les traces de ce territoire qu'il n'avait jamais vraiment quitté - l'enfance -, se retrouve face à un présent sombre, déroutant. Ce sont des cailloux blancs, des ruisseaux, des forêts et des songes qui se réveillent et se révèlent cauchemars de l'histoire. Sous sa plume, la mort s'efface, les nuits se peuplent. Une écriture intense, inoubliable.

  • Ce vaste poème s´inscrit dans la grande tradition des poèmes d´amour occidentaux, du Cantique des Cantiquesà Paul Eluard, en passant par Pétrarque, Ronsard, Chénier, Lamartine et tant d´autres.

    De l´amour courtois au Lettera amorosa de René Char, des Ballades de Marot aux Yeux d´Elsa d´Aragon, que cela soit sous la forme de sonnets, élégies, odes ou hymnes, c´est du même chant amoureux dont il s´agit, de son exaltation sensuelle et de son élévation, transfigurées par le souffle du vivant.

    Ici, le chant est fusion de l´amour et de son expression, déclinée sous toutes formes de variations. Musique de l´amour et amour de la musique y mêlent leurs effusions dans un même concert d´images et de sensations.
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    J´ai mis mes mots dans ta bouche, neuve terre de leurs envols, je t´ai écrite avec mes mots, mes mots chantés par toi, lavés de ton amour, qui m´ont fait en te faisant neuve à jamais, à jamais lue.

  • Chaque nouveau recueil de Joseph Paul Schneider approfondit la démarche qui caractérise, depuis plus de vingt ans, le poète de Marmoutier : dire l'alliance en ses métamorphoses. Au creuset de l'histoire et du temps, au secret de la terre et de ses failles, au coeur de l'arbre et de ses sèves, dans la clarté du ciel et du vitrail, Schneider affine son alchimie personnelle avec cette rigueur et cette précision dont il ne s'est jamais départi. La ferveur mesurée de son lyrisme n'a d'égale que la fidélité du poète à ses sources, à ses racines, à ses amitiés aussi, surtout pour les peintres dont il aime et connaît l'oeuvre. Cette steppe où il nous entraîne est celle de tous les élans possibles.

  • L'évidence et le mystère ou, pour user de termes propres à l'auteur, "la leçon de choses et l'éblouissement", se partagent l'univers de ce poète tout de finesse et de sensibilité. Cette ombre et cette lumière donnent un singulier contour à la poésie de Gabrielle Althen ; une poésie qui ne se livre pas d'emblée, appelant une lecture attentive. Avec ses images souvent étranges, parfois inquiétantes, l'écriture est celle d'un sismographe qui enregistre la moindre vibration. Sensuelle et intellectuelle à la fois, la poésie de Gabrielle Althen envoûte et séduit.

  • Ce livre fait référence aux fragments d´Héraclite et à l´ouvrage éponyme de Lucrèce.

    L'auteur tente de transcrire dans une écriture poétique la philosophie atomiste de Démocrite, Epicure et Lucrèce, dans laquelle l´être, dans son essence aussi bien que dans ses relations à l´autre, est une combinaison éphémère d´atomes qui se rencontrent par hasard dans le vide.



    Loin d´être une vue négative de l´existence, l´atomisme poétique conduit, à travers un constat matérialiste pleinement assumé, à un sentiment de lucide ataraxie.



    La composition de l´ouvrage part d´un noyau initial largement développé qui constitue le poème principal, suivi de textes « atomisés », fragments de plus en plus brefs qui se resserrent progressivement, pour s´achever en un vers unique suggérant la vacuité de tout discours.

  • L'oeuvre poétique de Tristan Cabral est hantée, depuis la publication de son premier recueil Ouvrez le feu ! en 1974, par l'emprise psychiatrique sur des hommes orphelins d'eux-mêmes.
    Les poètes voient les situations et les drames avant de les vivre. Tristan Cabral a rejoint, après un incident sur la voie publique, ses hantises. Interné en clinique, il écoute les voix des absents, des excusés, et nous restitue ici une beauté couleur d'hommes.

  • Appels d'être, appels d'air. Dans l'atelier de l'été, les mots se liment, s'affûtent, se dansent sorciers, sourciers. Ils transpirent une vérité de chair et d'âme, d'os et de sang. Ils traquent, ils brûlent, ils célèbrent. Quand ils chantent « en chanson dans le texte », c'est de la même voix porteuse de rage profonde et d'effervescente fraternité. Un seul mot d'ordre ou de désordre : Vivant !

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