Les Éditions Intervention

  • Transférer l'expérience, dossier principal de ce numéro d'Inter, art actuel, se penche sur l'art et son enseignement, sous la supervision de Jocelyn Robert.

    L'art s'enseigne-t-il? Qu'en est-il de l'expérience esthétique dans les enjeux de la transmission? Comment penser une pédagogie de l'action, un enseignement de la performance? Comment articuler les rapports institutionnels en processus de résistance? Les arts visuels engendrent-ils une connaissance au-delà de l'expérience? Le cadre scolaire dénature-t-il l'action artistique? Des artistes, professeurs, théoriciens, performeurs, sociologues, directeurs de départements d'art d'ici et d'ailleurs prennent position dans un dossier étoffé. Quelques noms: Grégory Chatonsky, Marcel Jean, Michael La Chance, Antigone Mouchtouris, Valentin Torrens, Marilyn Arsem, James Elkins ...

    Dans la section topos, on explore la Biennale de Lyon et celle de Venise ; on scrute le grand Alastair Mac Lennan, en workshop au Lieu, et on dialogue avec Bartolomé Ferrando.

  • Quand est-ce que cela commence, une oeuvre? Quand on en a l'idée, l'intuition? Lorsqu'un spectateur pose un oeil sur elle? Quand on lui donne une forme, ne serait-ce qu'embryonnaire? Parfois, on se rend compte qu'il faut aller loin en amont pour trouver le tout premier mot de l'histoire, que l'oeuvre avait en quelque sorte débuté bien avant d'être mise en chantier. Chaque personne le moindrement sensible au processus de création et à ses aléas sait bien qu'avant l'accouchement de l'oeuvre, il y a une gestation, des étapes. Vous verrez dans ce numéro d'Inter autant d'échographies, de croquis, de canevas, de fantasmes, pour la plupart réalisés. Ou peut-être, plus justement: des préliminaires d'oeuvres...

  • Si l'art public et l'art d'intervention font l'objet depuis quelques années d'un regain d'attention critique et théorique, ce numéro de la revue Inter, art actuel s'intéresse à un type particulier de pratique : la micro-intervention. Cette dernière ne se limite pas aux seuls champs des arts, de l'architecture ou de l'urbanisme ; elle recoupe aussi par affinités procédurales des pratiques variées agissant par insertion ou immixtion dans l'environnement (le shopdropping, le tricot-graffiti, la guérilla jardinière, le passe-livres ainsi que certaines formes d'activisme et de médias tactiques). Quels rôles la micro-intervention peut-elle jouer dans le renouvellement du rapport au territoire, dans le développement de nouvelles approches d'aménagement urbain ou d'art public? Quel partage inédit des pouvoirs et du sensible ces explorations pragmatiques de l'infime peuvent-elles susciter? Voilà quelques exemples de questions traitées dans ce dossier.

  • Il s'agit, dans ce dossier, d'examiner les pratiques de dépouillement et de simplicité volontaire : comment peut-on assumer la pauvreté, comment la création est-elle perçue comme dénuement? Il s'agit de vivre et de créer avec peu, mais aussi de mettre en commun nos ressources, outils, technologies. L'artiste peut travailler par choix avec un matériel désuet, low-tech, recyclé, bon marché. Tout le monde peut réaliser son oeuvre, il est remplaçable, « disposable ». Il peut aussi travailler pour donner une voix aux exilés, aux réfugiés ; explorer la condition des personnes sans statut politique, sans droits civiques, sans représentation historique. Qu'est-ce que la « vie nue » (Agamben) dans une société des technologies et de la consommation?

  • Bien des choses se sont produites dans le milieu des arts autochtones depuis la parution du numéro 104 d'Inter, intitulé INDIENS/INDIANS/INDIOS et piloté par Guy Sioui Durand, au début de 2010. Il y a eu une effervescence palpable depuis six ans, tant sur le plan de l'art que sur celui du discours médiatique et les actes d'affirmation et les manifestations artistiques des Premières Nations se sont multipliés. Avec le dossier AFFIRMATION AUTOCHTONE de ce présent numéro, le rédacteur invité Jonathan Lamy met l'accent sur la dimension positive de la création, de l'expression et de la résistance des Premières Nations. Après l'indifférence, le racisme et le mépris, qui n'ont pas disparu, loin de là, on voit poindre une réelle écoute, un désir croissant de comprendre et d'échanger. L'affirmation autochtone est de plus en plus entendue. Et l'art y contribue activement.

  • En 1966, alors que le LSD était encore légal, les artistes étaient préoccupés par l'exploration du potentiel cognitif, la conquête de la « liberté interne ». Ils n'hésitaient pas à avoir recours aux psychotropes pour parvenir à des états seconds et à une conscience modifiée. Ils s'intéressaient aux philosophies orientales et au chamanisme de la Sibérie et de l'Amérique du Sud, à l'ayahuasca et au peyotl, dans leur recherche de nouvelles formes d'existence. Ce numéro riche en contenu explore, cinquante ans après, le rôle des prothèses chimiques dans l'art d'aujourd'hui et en quoi elles seraient supplantées par des « suppléments technologiques ». Nous pouvons nous demander si, en 2016, les artistes sont encore préoccupés par les « portes de la perception », s'ils cherchent une conscience augmentée, sinon une humanité transformée (H+). Avons-nous encore besoin de raccourcis spirituels, d'accélérateurs psychiques, d'électrochocs culturels?

  • « Au moment où les potentialités de connexion avec le monde semblent augmenter à une vitesse exponentielle [...] il paraît de plus en plus important d'explorer les diverses modalités d'action et de création que suscite cette condition » : le 125e numéro d'Inter se place sous le signe des connectivités. Celles-ci ne sont pas nées d'hier et ont toujours divisé les grands théoriciens. Ces connexions multiples incarnent un système d'aliénation pour certains, des vecteurs d'émancipation pour d'autres, de « nouvelles voies d'hybridation, modes d'expérience ou de réseautage alternatif » enfin. Plusieurs avenues sont privilégiées par la revue : l'urbanisme tout d'abord, avec l'aménagement citoyen et spontané de zones autrefois en friche, puis la multiplication des installations interactives, les mutations de la conception sonore, la question du corps et l'intermédialité. Autant d'angles explorés par un dossier riche, fouillé et pointu.

  • La 124e édition de la revue d'art actuel Inter est un véritable happening, produit à l'occasion d'un geste collectif : « La revue comme action ». Le samedi 9 avril 2016, pendant huit heures d'affilée, les pages du numéro ont été créées sur les murs du Lieu, centre d'art de Québec, avec divers supports et disciplines correspondant aux participants sélectionnés. Ces participants, collaborateurs anciens et nouveaux, artistes et poètes, ont ainsi renoué avec le travail sur la revue comme objet et espace d'exposition. Une revue faite à la main à l'ère du numérique, un beau pari! Pensée critique, subversion graphique, rencontres entre la trace et l'empreinte : l'art actuel demande une implication directe dans tous les processus. Certaines pages ont été produites par plusieurs, d'autres en solo. La publication prenait progressivement forme au gré des situations et des contextes d'exécution. Échanges Québec-Bangkok, Günter Brus et Yoko Ono... autant de libertés créatives à explorer.

  • La façon de s'organiser des artistes détermine-t-elle leur façon de faire de l'art, l'impact et l'esthétique de l'oeuvre? Dans le dossier de ce numéro d'hiver, Inter se demande comment s'organisent et se rassemblent les artistes d'ici et d'ailleurs. Collectifs, troupes, réseaux, associations, communes, squats, famille circassiennes de forains, structures formelles : quelles sont leurs modalités de regroupement? Comment gèrent-ils leurs productions singulières au sein de ces organisations, dans des disciplines variées? Les organisations internationales sont particulièrement à l'honneur, avec divers exemples tirés de la France, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, le Pérou, le Brésil et le Cameroun.

  • Le dossier « Détournement, imposture, falsification » de ce numéro 117 nous amène sur les pentes glissantes de l'art : quand il joue avec le faux. À l'image de la revue Adbusters dont Inter détourne le couvert, cette édition est riche d'éléments visuels, d'illustrations grand format et de montages graphiques. Sous la direction de Michaël La Chance, douze auteurs se sont commis sur ce thème : Brad Jersak rapproche les coups d'éclat des Pussy Riots et la scène de Jésus au Temple, Édith Brunette présente les Yes Men, qui transforment en farces les plus grands sommets politiques et économiques, Lina X. Aguirre fait un tour d'horizon de l'art piraté au Chili et Jonathan Lamy relate la suite et la fin de « l'affaire Dulac », entre autres. Hors dossier, une incursion dans le monde fascinant de Boris Nieslony et une rencontre avec Aapo Korkeaja.

  • Intitulé « Perfomatifs », le numéro 115 de la revue Inter, art actuel nous offre un grand dossier sur l'art performance. Tout d'abord, une « phrase » héroïque de 6000 mots d'Alain-Martin Richard retrace les 35 années d'activités de cette revue qui fait la promotion des arts performatifs depuis ses débuts. Les collaborateurs Jonathan Lamy, Barbara Roland, Julie Fiala, Magalie Uhl, Michaël La Chance, Hervé Fischer, Priscilla Vaillancourt et Patricia Aubé y vont de leurs analyses et de leurs commentaires afin de susciter la réflexion. Un index du performatif - inséré en supplément dans ce numéro - contribue à dresser un portrait actuel de cette forme d'art tout en donnant des outils pour mieux le comprendre. Un document incontournable pour les passionnés de l'art performance.

  • Le projet de ce numéro «Sexes à bras-le-corps», sur la question de la présence et du traitement du sexe dans la création contemporaine, est né d'un constat historique et amusé sur l'époque actuelle: dans les sociétés occidentales, la provocation ne se situe-t-elle pas davantage du côté des voiles que des nus? Ce dossier propose donc d'explorer quelques aspects de l'articulation entre art, sexe, sexualité, corps et politique aujourd'hui. Les textes réunis témoignent de la diversité des approches et offrent surtout un aperçu de quelques explorations autour de la sexualité et du genre, à partir d'un axe privilégié: le féminisme.

  • L'art contemporain a souvent tenté de rétablir le dialogue brisé entre l'homme et l'animal. Dévoiler les ressemblances, mais surtout prendre conscience de l'animalité des hommes en tant que condition nécessaire à l'équilibre existentiel. Inter numéro 113 nous propose un dossier sur l'art actuel qui questionne ce lien entre l'humain et l'animal en mettant un accent particulier sur l'art performance qui, selon Arti Grabowski, est celui qui partage et révèle le mieux la nature animale. Des portraits d'artistes oeuvrant dans les domaines de la performance donc, mais aussi de la photographie, de la peinture, de la sculpture et du film, tels que Benoît Aquin, Ricardo Arcos-Palma, Pascale Barret, Maurizio Cattelan, Éric Clémens, Isabelle Demers, Charles Dreyfus et Jean-Robert Drouillard, pour ne nommer que ceux-ci.

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