Les éditions de L'instant même

  • Le jour où la belle Junie emménage avec Britannicus, le royaume d'Agrippine est menacé. Néron n'a plus qu'une idée en tête, posséder Junie, quitte à mettre Octavie dehors. L'ordre établi s'écroule et tous se retrouvent dans une course à qui mettra le feu à la maison familiale.
    Si les personnages sont empruntés à Racine, c'est dans un royaume de vinyle et de mélamine que se déploie cette histoire de trahisons, de sacrifices, de désirs, de flammes et de corps ensevelis sous la neige et les cendres, mais aussi d'amours infinis.

  • Entretiens avec Peter Brook menés par Pierre MacDuff, directeur général de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes.

  • Textes de trois pièces de théâtre de Lomer Mercier Gouin accompagnés d'un dossier bibliographique et d'une présentation de André G. Bourassa, éminent spécialiste du théâtre québécois et des écrivains automatistes.

  • « Ventre » le deuxième volet d'une trilogie théâtrale du comédien et dramaturge Steve Gagnon continue l'exploration de la séparation amoureuse amorcée avec « La montagne rouge (SANG) ». Elle et lui s'affrontent, s'entrechoquent et se déchirent avec leurs

  • Huit personnages vivent dans des cabanes autour d'un lac, au milieu d'une forêt, Des hommes, des femmes, qui ont des chenilles, des papillons, des peuples en migration dans les jambes et dans le ventre. Un matin, Élie, la femme marin, décide de partir sur un bateau ; Emma se prépare à mettre un oreiller sur le visage de ses fils ; Thomas se met à manger les oies de Louise : Louise passe ses nuits au milieu du lac, à hurler comme un loup. Ils font tout ça par ennui, pour provoquer quelqu'un ou te temps, pour lancer un appel, par besoin urgent que quelque chose se passe, enfin. C'est aussi et surtout une envie folle de bousculer les choses, de ne pas avoir peur de se tromper ou de s'égratigner et de ne pas se complaire dans un confort qui parfois nous prend à la gorge et nous donne la terrible sensation de passer à côté.

  • Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. I l y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit.
    S'inspirant librement de deux contes d'Andersen (« La Dryade » et « L'Ombre ») et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen.
    Comme toujours chez Robert Lepage, c'est par le voyage, le mouvement vers l'Autre, l'étranger, qu'un Québécois tente de découvrir ce qui le touche et l'anime.

  • TROIS regroupe la trilogie sur la migration et l'identité amorcée par le monologue autobiographique UN, dans lequel Mani Soleymanlou tente de nommer ce qui le définit comme Iranien. Dans DEUX, rejoint par son complice Manu, Mani cherche, comme dans un écho, ce qui a bien pu lui échapper dans sa quête identitaire. Celle-ci culmine dans TROIS, une oeuvre chorale mettant en scène quarante-trois artistes montréalais qui évoquent le sujet sensible de leurs origines et de leur identité.
    Avec une pointe d'humour et d'autodérision, TROIS entraîne le propos singulier vers la pluralité, souvent paradoxale, qui forme le Québec d'aujourd'hui

  • Trois comédiennes, Julie, Kathleen et Geneviève, s'ouvrent le temps d'un cinq à sept où les tabous s'avalent aussi rapidement que les shooters. L'amour, le couple, le désir, la sexualité, les impératifs de performance, la morale sociale autour de l'utérus, les standards de beauté anxiogènes et l'insupportable pression qui comprime le corps dans un moule One size (must) fit all nourrissent les échanges de surface. Puis, l'ivresse aidant, les trois femmes plongent en des zones plus intimes, celles où sont enfouis les aspects inavouables de leur personnalité, leurs pulsions, leurs peurs, leurs angoisses et leurs drames, avant de regagner la surface et de trinquer de plus belle. Fanny Britt compose une partition syncopée rythmée par un langage cru et franc où la frontière entre la réalité et la fiction demeure volontairement floue. Cinq à sept est le deuxième volet d'une trilogie amorcée avec Ils étaient quatre, de Mathieu Gosselin et Mani Soleymanlou, et close par Huit, de Mani Soleymanlou.

  • Deux frères se retrouvent sur la ferme familiale pour la lecture du testament de leur père. L'aîné, Arnaud, a quitté la maison quatorze ans auparavant. Devenu correspondant de guerre, il n'a plus jamais donné de ses nouvelles. Armand, son frère, l'accueille carabine en main. Brisé par l'horreur des conflits, Arnaud peine à comprendre la rage qui habite Armand. Mais, traqué par ses souvenirs, il ne peut plus se dérober. Il doit creuser et déterrer ce qu'il gardait enfoui, libérer les mots qui l'étranglent. Avec la pièce Dehors, le dramaturge, comédien et traducteur Gilles Poulin-Denis signe sa troisième oeuvre. L'auteur, originaire de la Saskatchewan, marie avec adresse et sensibilité l'anglais au français dans une écriture précise et poétique. À travers le personnage d'Arnaud, il explore les passages empruntés par un homme en quête de repères.

  • La finance est devenue une abstraction et s'est immiscée dans toutes les sphères de notre vie.
    Jusque dans l'art contemporain.
    Surtout dans l'art contemporain.
    Ce que vous verrez ce soir s'appuie sur une recherche documentaire. On a cité des artistes, des galeristes, des encanteurs, des spéculateurs et des économistes. On a tenté de voir plus clair dans les mécanismes obscurs du marché. Et d'entrer dans l'intimité de l'art et de l'économie.
    Cette démonstration est faite à partir du récit de l'évolution de la carrière d'une jeune artiste en art visuel. Un peu à bout de souffle, l'augmentation du prix du cuivre l'obligeant à revoir son mode de création, elle obtient une résidence d'artiste à Londres pour se ressourcer. Sa vie et sa carrière seront complètement transformés par sa rencontre avec un trader américain très actif sur le marché de l'art.

  • La pièce met en scène la fin tragique des rêves d'étendues immenses et de liberté d'adolescents déçus par leur entourage. Frédéric, dans la vingtaine, attend la mort dans sa chambre d'hôpital. À son chevet défilent ses proches dévastés à qui il refuse de parler. Au coeur de sa fièvre émergent son frère d'âme, Wilson, et son amour de jeunesse, Odile, qui l'accompagnent jusqu'à sa fin qui prend des airs de tempête de sable.

  • Carl et Steven en arrachent ; pères à temps partiel, fils ou amoureux décevants, ils peinent à garder la tête hors de l'eau et à préserver un semblant de dignité. Pour survivre, ils feront des petits boulots pour Mario Vaillancourt, le propriétaire des Galeries du Boulevard. Mais Vaillancourt ratisse large et il ne donne pas seulement dans le commerce licite. Il exploite aussi des « sides lines » pour lesquels le recrutement se fait à la pièce. Idéalement auprès des plus vulnérables.
    On retrouve dans Pour réussir un poulet les personnages qui jalonnent l'univers de Fabien Cloutier. Des êtres dépassés qui, en tentant d'améliorer leur sort, ne peuvent faire autrement que de glisser dans le vortex de la déchéance. Si Fabien Cloutier réussit à nous faire rire, c'est pour mieux nous rappeler que les choses vont mal. De plus en plus mal.

  • Nathalie et Anne-Sophie, deux soeurs que tout sépare, se retrouvent bloquées par une tempête de neige dans un motel de Laurier-Station. Sur un coup de tête de Nathalie, en colère contre son mari qui hésite à subir une vasectomie, elles avaient entrepris la route depuis Rivière-du-Loup pour récupérer la part d'héritage d'Anne-Sophie, une courtepointe confectionnée par leur mère décédée depuis peu. Dans ce lieu clos, les rivalités fraternelles et les fêlures de l'enfance ne tardent pas à faire surface. Les deux soeurs s'affrontent, pleurent, rient, ragent, doutent. En contrepoint se dessine le drame de Cassidy, la fille de Carolanne, l'exubérante tenancière du motel.
    Dans Laurier-Station : 1000 répliques pour dire je t'aime, Isabelle Hubert aborde avec délicatesse et humour les rapports familiaux et cherche dans les couleurs de l'enfance les réponses aux afflictions de l'âge adulte.

  • Destiné aux créateurs, aux professeurs de théâtre, d'arts plastiques, d'arts visuels ou vidéo et aux animateurs d'ateliers de création, le manuel Face à l'image se veut un outil de base pour faciliter l'intégration du son et de l'image. Il répond aux besoins de tous ceux et celles qui, peu importe leur domaine d'activité, souhaitent « parcourir le spectre des possibilités de l'écriture scénique ». Motivés par une longue collaboration ainsi que par des pratiques scéniques multidisciplinaires, les auteurs ont tenu par le biais de cet ouvrage à jeter des ponts entre les continents, l'Europe et l'Amérique, tout en demeurant conscients des différences inhérentes aux réalités culturelles. La richesse du résultat témoigne largement de l'universalité du langage visuel et souligne avec éloquence la pertinence d'une telle collaboration.

  • Le personnage des Étés souterrains est une femme, début cinquantaine, enseignante pragmatique, libre, qui aime les débats et questionner l'ordre établi. Elle agit sans rendre de comptes à personne... jusqu'à ce que la vie s'en mêle et vienne ébranler son corps et ses certitudes.

  • Barbara, Bernard et leur fils Bruno habitent une grande maison parfaitement aménagée, dans un quartier construit de maisons tout aussi vastes entourées d'arbres et de fleurs, faisant rempart contre la menace de la Ville. Normale en apparence, la famille se trouve au bord de la désintégration. Chacun vit pour soi, entretenant jalousement ses propres obsessions. Fasciné par le monde de la Rue, Bruno en ramène un jour une punkette qui cristallisera tous les désirs. Au gré des caprices de chacun, Blanche deviendra la nouvelle force centrifuge qui renforcera l'aliénation de cette famille étrange.

  • Les Contes à passer le temps conjuguent passé et présent pour offrir, d'abord, des histoires ancrées dans une ville de Québec contemporaine, grâce à la plume d'auteurs généreux. Inspirés par les quartiers de la capitale nationale, Lorraine Côté, Jean-Michel Girouard, Sophie Grenier-Héroux, Noémie O'Farrell, Jocelyn Pelletier et Erika Soucy donnent naissance à des personnages plus vrais que nature et racontent Noël comme jamais auparavant.
    Dans un second temps, le recueil revisite avec enthousiasme les contes classiques du terroir québécois et d'ailleurs, de la Corriveau à la Chasse-Galerie en passant par la Reine des Glaces. Sous la plume de Maxime Robin, ces histoires intemporelles prennent vie et s'animent, portées par une langue évocatrice.
    Évoquant à la fois les veillées d'autrefois et les soirées entre amis dans les cafés d'aujourd'hui, l'anthologie des Contes à passer le temps deviendra sans aucun doute un incontournable du temps des fêtes !

  • Maxime, un jeune auteur et acteur diplômé du Conservatoire de Québec, s'intéresse à la vie et à la carrière d'une octogénaire au passé fascinant.
    Par le biais de rencontres se déroulant dans l'appartement miteux de Madame G., Maxime lève le voile sur une partie méconnue de l'histoire de la ville de Québec. Tenancière de maison close, gérante d'un bar illégal, femme indépendante et tenace, Madame G. se livre avec retenue mais permet néanmoins au jeune homme de découvrir des personnages plus grands que nature, des jeunes femmes qui n'ont d'autre option que de trouver refuge au bar / rencontre La Grande Hermine.
    Au-delà des anecdotes savoureuses et des perles sur la nature humaine, la pièce de théâtre de Maxime Beauregard-Martin est une magnifique réflexion sur l'amitié. Elle aborde également, non sans un certain humour, les difficultés associées à l'écriture d'une oeuvre dramatique.

  • Un matin, Maurice Dancause se lève et s'effondre, terrassé par un AVC. Après plusieurs jours de coma et quatre années de réadaptation, il se bat pour trouver les mots. Pourtant, 30 ans plus tard, il déclare se sentir plus heureux et plus libre maintenant.
    Fascinée par cette histoire de résilience et par cette reconstruction, l'autrice Anne-Marie Olivier se glisse dans la peau de Maurice et invite le lecteur à accompagner son personnage au bout de son récit.
    La pièce a été écrite à partir des entretiens réalisés avec Maurice Dancause.

  • Singulières, la nouvelle pièce documentaire de Maxime Beauregard-Martin, se penche sur le célibat au féminin. D'après une idée originale d'Alexandre Fecteau, le texte a été écrit à partir de témoignages recueillis pendant deux ans auprès de d'une vingtaine de femmes célibataires québécoises de trente ans et plus, issues de différents horizons.
    Singulières propose une rencontre privilégiée avec des femmes brillantes, épanouies, lucides qui questionnent leur rapport au couple, à la maternité, au corps et aux attentes de la société.

  • Christine et Alain ont décidé de marquer le dixième anniversaire de leur mariage en renouvelant leurs vux, dans leur Gaspésie natale. La veille de la cérémonie, pendant quAlain enterre pour la seconde fois sa vie de garçon, Christine retrouve ses deux belles-surs, Chantale sa meilleure amie de jadis et Catherine. Larrivée inopinée de David, autrefois lennemi juré de Catherine, donne un tour inattendu à la soirée. En évoquant les souvenirs de leurs années du secondaire, les quatre trentenaires laissent percer la solitude, le doute, le désenchantement et le désespoir qui habitent les uns et les autres. Dans un texte où lintensité dramatique fait bon ménage avec lhumour, Isabelle Hubert nous donne ici sa version de la crise de la trentaine. Lauteure de « La robe de Gulnara » et de« Laurier-Station » y exprime la compassion devant la souffrance de ses semblables et pose le regard lucide sur notre société qui font toute loriginalité de son écriture.

  • Trois soeurs forcées de se prostituer dans le Québec rural d'après la Deuxième Guerre mondiale voient dans le défilé de la Saint-Jean l'occasion de se venger du tort que leur cause la société bien-pensante de leur village. La pièce d'André Ricard est une peinture pleine d'humour et d'entrain sur la transformation des mentalités au moment où l'électrification rurale marque l'entrée des petites communautés dans un monde nouveau, moderne.

  • D'un des plus fameux films pour la jeunesse de la cinématographie québécoise, Fabien Cloutier a tiré une pièce qui projette dans le proche avenir ces enfants qui ont décidé de se faire la guerre dans la neige. N'en attendons pas une imitation ni une simple transposition : les personnages ne sont pas des enfants, les acteurs ne jouent pas à l'enfant, le monde va mal, très mal. Et Pierre qui ne s'occupe pour ainsi dire plus de sa chienne Cléo...
    En jetant un regard neuf sur le scénario original de Roger Cantin et Danyèle Patenaude, réalisé par André Melançon, premier volet des Contes pour tous, Fabien Cloutier ouvre de nouvelles avenues à une oeuvre marquante, l'installant en quelque sorte dans une réalité autre, sur une scène de neige, à quelques pas, à quelques années de nous.

  • Dans « La fête à Jean », Pierre-Luc Lasalle donne la parole à ceux et celles qu'on entend trop peu : les endeuillés. Famille et amis sont réunis pour célébrer l'anniversaire de Jean. Mais ce sera le dernier, car Jean est atteint d'une maladie incurable. On mange, on boit, on rit, mais on pleure aussi, car la mort prochaine de Jean ravive chez certains des deuils, récents ou anciens. Proche du théâtre documentaire, mêlant fiction et réalité, la pièce aborde l'étape douloureuse du deuil dans nos vies.

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