Les Presses de l'Université de Montréal

  • L'auteur s'inscrit dans une longue tradition sociologique au Québec - de Léon Gérin en passant par Jean-Charles Falardeau, Fernand Dumont, Gilles Houle, Nicole Laurin et Nicole Gagnon - et permet sa redécouverte. Il nous montre le cheminement de Léon Gérin, « le premier sociologue cana­dien », en même temps que celui d'une certaine société, comme une trame évolutive de l'individu et de la collectivité dans laquelle il s'active.

    Le recours à la correspondance nourrie de Gérin, ainsi qu'à de riches fonds d'archives, nous fait entrer dans le privé, aborder des aspects difficiles à déceler dans d'autres types de sources et reconstituer les réseaux de relations du sociologue. Les connaissances qui en découlent apportent un éclairage qui nous fait mieux comprendre la société québécoise de cette époque, mais aussi d'aujourd'hui.

  • Qui connaît vraiment les intellectuel.les hors du cercle restreint des historiens et des littéraires? Quelle mémoire avons-nous de celles et ceux qui, au Québec, eurent recours à la parole comme « mode d'action »? Qui, comme Hubert Aquin, entreprirent et entreprennent encore de « comprendre dangereusement » la culture et la société de leur époque, remuant idées et images, bousculant pouvoirs et doxa? Ce dictionnaire est conçu pour combler les lacunes d'une mémoire collective quelque peu défaillante, mais aussi pour donner envie de lire ou de relire les textes de ces femmes et hommes passionnés par les idées, qui ont contribué - et qui contribuent toujours - à bâtir la société québécoise. On y trouvera les noms de celles et ceux qui, depuis trois siècles, interviennent sur la place publique et soulèvent des questions d'intérêt civique et politique à propos d'enjeux collectifs importants; de celles et ceux qui promeuvent ou incarnent la liberté de parole et la défendent contre différents pouvoirs et structures organisationnelles. Ce dictionnaire comprend 137 entrées exhaustives sur des femmes, des hommes, des publications et des institutions du XVIIIe au XXIe siècle, écrites par plus de 80 spécialistes, ainsi qu'un index.

  • Nulle discipline n´était mieux faite que la sociologie pour accompagner activement la formation de la société québécoise au cours du XXe siècle, ce siècle de modernisation, de recentrage identitaire et de transformation des modes d´action sur la société.
    Sociologie et valeurs regroupe des textes de sociologues qui se sont penchés, tout au long du siècle, sur le statut épistémologique de leur entreprise commune pour tenter de dépasser une opposition théorique que leur pratique démentait à chaque jour, celle des faits et des valeurs. Cet effort a pris diverses formes : celles d´un plaidoyer pour la vulgarisation de la sociologie, d´une réflexion sur le rôle de l´université dans sa transmission, d´une critique de son usage par les pouvoirs ou encore d´une discussion des mérites de ses différentes approches théoriques. Gilles Gagné et Jean-Philippe Warren font ressortir dans chaque cas le rôle de l´auteur dans l´évolution de la sociologie et la signification de sa pensée dans la société de son temps. Chaque texte clé, reproduit en règle générale dans son intégralité, est accompagné d´une présentation de l´auteur, d´une introduction à son oeuvre, d´un résumé du texte présenté et enfin d´une bibliographie succincte de l´auteur. L´ensemble forme un guide indispensable qui permet de mieux comprendre l´évolution de la pensée sociologique au Québec.
    Textes de : Léon Gérin, Édouard Montpetit, Arthur Robert, Esdras Minville, Georges-Henri Lévesque, Jean-Charles Falardeau, Guy Rocher, Fernand Dumont, Jean-Jaques Simard, Marcel Rioux, Céline Saint-Pierre, Nicole Laurin, Michel Freitag, Marc Renaud.
    Gilles Gagné est sociologue et professeur au Département de sociologie de l´Université Laval. Il a publié des travaux sur l´éducation, l´État et la sociologie politique.
    Jean-Philippe Warren est sociologue et professeur au Département d´anthropologie et de sociologie de l´Université Concordia. Il a publié des travaux de sociologie de la connaissance portant sur l´histoire des idées et des intellectuels au Québec.

  • Parmi les réformes entreprises pendant la Révolution tranquille, la plus importante est sans doute celle qui a transformé de fond en comble le système d'éducation québécois, depuis le cours primaire jusqu'à l'université. Ce grand chantier n'aurait toutefois pu être mené aussi rondement si les années qui l'avaient précédé n'avaient donné lieu à un débat passionné sur l'éducation. Devant l'immobilisme du gouvernement Duplessis, de nombreuses voix se sont alors élevées pour proclamer la nécessité et l'urgence des réformes, et pour débattre de leur teneur. Cette anthologie témoigne de ce fécond bouillonnement d'idées, qui allait aboutir au Rapport Parent en 1965. Ces textes permettent, bien sûr, de juger du chemin parcouru, en rappelant une époque pas si lointaine où à peine 4 % des Québécois francophones obtenaient un diplôme universitaire, mais ils montrent également la profondeur historique de questions toujours actuelles : quelle formation donner aux enseignants ? comment démocratiser les structures scolaires ? et doit-on maintenir leur caractère confessionnel ? comment coordonner secteur privé et secteur public ? comment faire face aux défis de cette économie de plus en plus concentrée dans le secteur tertiaire, qu'on n'appelait pas encore l' « économie du savoir » ? etc.
    Presque tous les intellectuels importants du Québec d'alors ont participé à ces débats. De nombreuses organisations ont tenu de même à faire valoir leur point de vue. Bref, c'est toute la société québécoise - de ses secteurs les plus réactionnaires jusqu'à ses plus progressistes - qui s'est sentie concernée, quand il s'est agi de repenser l'école.
    Claude Corbo est professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, dont il a été recteur de 1986 à 1996. Il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.
    Jean-Pierre Couture est étudiant au doctorat en science politique à l'UQAM.

  • Peu de rapport gouvernementaux ont provoqué autant de discussions et de controverses que le Rapport Parent. Ce dernier ne visait pas moins que de restructurer de fond en comble le système d´éducation québécois. L´intérêt que suscita la Commission royale d´enquête sur l´enseignement dans la province de Québec, oeuvrant entre 1961 et 1966, et la mise en place ultérieure d´une majeure partie de ses recommandations font en sorte que son rapport final, nommé d´après le président de la Commission, Mgr Alphonse-Marie Parent, constitue un des documents fondateurs de la société québécoise contemporaine.

    Cette anthologie révèle le travail complexe de la Commission et l´actualité de ses convictions même quarante ans après. Un choix judicieux, parmi le 1485 pages et les 576 recommandations de l´original, permet de saisir la nouvelle philosophie de l´éducation dont le souci principal était une démocratisation du système scolaire et universitaire. La Commission recommande non seulement la création de nouvelles institutions devenues depuis part entière de l´éducation québécoise, comme le ministère de l´Éducation ou le cégep, mais elle réclame aussi une uniformisation des droits d´accès à la formation et à l´éducation.

    Claude Corbo présente le Rapport Parent dans le contexte de l´époque. D´une façon succincte et précise, il retrace dans l´introduction l´arrière-plan du système de l´éducation avant la création de la Commission, sa mise en place ainsi que son fonctionnement et son impact. Les textes choisis, regroupés en 25 chapitres qui sont précédés chacun d´une note explicative, permettent de replonger dans les débats majeurs qui transformeront la société québécoise et dont les répercussions sont encore palpables.

    Claude Corbo est professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, dont il a été recteur de 1986 à 1996. Il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.

  • Au Québec, le rouge et le bleu ont traditionnellement servi d'étendards aux partis qui se sont affrontés sur la scène politique - même si ces couleurs ont pu rallier, au fil du temps, des causes bien différentes. Les 79 textes de cette anthologie rendent compte des débats qui ont façonné la société québécoise depuis la Conquête jusqu'à la Révolution tranquille. On y rencontre les principaux acteurs de cette histoire et les représentants des divers courants de pensée qui l'ont agitée : Étienne Parent, lord Durham, Louis-Joseph Papineau, Robert Nelson, Mgr Lartigue, Louis-Hyppolite La Fontaine, George-Étienne Cartier, Arthur Buies, Wilfrid Laurier, Jules-Paul Tardivel, Henri Bourassa, Olivar Asselin, l'abbé Groulx, Idola Saint-Jean, André Laurendeau, Maurice Duplessis, Fernand Dumont, Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque.
    Étudiants et professeurs, journalistes et chercheurs trouveront ici les documents essentiels de l'histoire de la pensée politique au Québec.
    Yvan Lamonde, professeur à l'Université McGill, est un spécialiste reconnu de l'histoire culturelle et intellectuelle. Il a, entre autres, obtenu le Prix du Gouverneur général pour sa biographie, Louis-Antoine Dessaules, Un seigneur libéral, parue chez Fides.
    Claude Corbo a été recteur de l'Université du Québec à Montréal de 1986 à 1996. Il est professeur de science politique à l'UQÀM, où il enseigne notamment l'histoire de la pensée politique.

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