Les Éditions Perce-Neige

  • Infini

    Jean Babineau

    Parc national de Kouchibouguac : un endroit très prisé des amateurs de plein-air, mais aussi un drame social interminable qui est devenu, 50 ans plus tard, le sujet de ce roman enlevant où l'histoire contemporaine est racontée dans un style qui mélange le réalisme magique à l'univers parfois tordu de la fonction publique et des médias. L'auteur relate avec brio les tristes évènements de 1969 quand les gens de 7 villages côtiers du Nouveau-Brunswick furent injustement expropriés de leurs logis, dont les célèbres Jackie et Yvonne Vautour.

  • Objectif Katahdin retrace avec beaucoup de sensibilité le périple de l'auteur sur le sentier des Appalaches qu'il a entrepris seul alors qu'il était âgé de 20 ans. Il avait comme bagage un sac à dos de 40 litres, une tente monoplace et une petite guitare empruntée. C'est un récit captivant qui témoigne de la force et des faiblesses de l'humanité, mais surtout comment tout peut devenir possible pourvu qu'on soit têtu et déterminé.

  • Écrit par Viola Léger entre 1971 et 1976, ce récit est d'une valeur documentaire et archivistique inestimable pour qui veut découvrir comment la comédienne a fait évoluer le personnage emblématique créé par Antonine Maillet. Viola Léger a incarné la Sagouine plus de 2 000 fois sur scène en 35 ans de carrière.

    Une préface de Gabriel Robichaud et un cahier photos accompagnent le texte.

  • À force de regarder par en haut, à force de comparer la côte de l'Atlantique Sud à celle de l'Atlantique Nord et de dire aux gens d'Ushuaia que j'habite à «l'autre bout du Monde», que nous sommes les riverains du même océan, que nous sommes, au fond, des antipodes, je ne peux plus voir les Amériques de la même façon. L'attrait des pôles, sans doute.

    Plus loin devant moi, c'est le cap Horn et l'Antarctique, je ne peux pas aller plus loin vers le Sud, Il est temps de rebrousser chemin, de repartir vers le Nord.

    Je pense à l'estuaire du Saint-Laurent, au couloir des icebergs le long des côtes du Labrador. La prochaine fois que je reprendrai de nouveau la route, si je montais aussi loin, si je montais là-haut? Si je cédais encore, mais autrement, à l'attrait des pôles?

  • Grande figure de l'art contemporain en Acadie, Roméo Savoie signe à l'âge de 82 ans un premier roman d'une écriture élégante, espiègle et coquine. Il nous entraine dans une histoire aux apprences trompeuses et dans laquelle des personnages intrigants nous renvoient à nos propres questionnements.

  • Un an jour pour jour après avoir divorcé de sa femme, Dubreuil apprend qu'une tumeur maligne s'est logée dans son cerveau et que ses jours sont comptés. Se sachant condamné à mort, il refuse les traitements de chimiothérapie qui auraient pu prolonger sa vie et quitte tout pour aller s'installer dans un chalet au bord de la mer, à Saint-Perrin, où personne ne le connait. Là, sur un cap de roc escarpé donnant sur une plage bourrée de touristes, Dubreuil se lance dans une quête de soi-même qui l'amène à poser un regard à la fois très dur et humoristique sur la manière dont il a mené son existence. Paradoxalement, alors que son corps dépérit chaque jour, le narrateur n'a jamais semblé aussi vivant : l'écriture thérapeutique lui permet en effet de faire la paix avec son passé et d'accueillir la mort en toute sérénité.

  • Rédigé sur le ton de la confession, et avec un humour cinglant , le premier roman de Daniel Leblanc-Poirier nous plonge dans la géographie d'un triangle amoureux où le temps n'existe pas, où les axes et les rues maintes fois parcourus prennent la forme d'une machine à voyager dans le temps.

    Le cinquième corridor relate les états d'âme de Daniel, narrateur en transit en plein coeur de Montréal. Il parcourt en boucle les rues St-Denis, Ste-Catherine, Guy et St-Laurent où il y cherche tantôt le fantôme de Mylène, son premier amour, tantôt celui de Margaux, celle qui a tout fait basculer.

    Entre Mylène, Margaux, les punaises de lit, sa mère bipolaire, Claudie la vendeuse de crack et le visage angélique de Pagona, Daniel cherche à remonter le temps, tente de se réconcilier avec l'homme qu'il est, mais ne réussit qu'à mesurer l'ampleur du vertige qui l'habite.

  • La vie n'est qu'une tache provisoire... Dans Un thé avec Nathan, un passager clandestin, une grand-mère régicide, une doublure nantie à la rhinoplastie réussie et une esthéticienne amatrice de la force centrifuge en sont pleinement conscients. Avec leur clan et le lama d'Hergé, ils célèbrent le passage du temps, l'amitié et trois sacrements sur fond de nage synchronisée. Ce roman-ruisseau délirant appelle le lecteur à écarter quelques branches, à sauter de galet en galet, bref à s'y mouiller, pour en suivre le cours.

  • L'Ennemi que je connais raconte la vie d'un groupe de jeunes dans une petite ville coupée en deux par une rivière. Ils ont 18-19 ans. Pour passer le temps, ils écoutent du U2, du Pink Floyd. Ils fument. Ils boivent. Certains d'entre eux sont en vacances de l'université ou du collège. D'autres se demandent quoi faire de leur vie. Y a-t-il seulement un avenir dans cette petite ville? En ce mois d'août asséché, ils travaillent au moulin à bois, comme leurs pères. Mais voilà que l'entreprise est secouée par une grève. Comme le moulin est au coeur de la vie de cette ville, tous les habitants sont frappés. La violence s'installe. L'amour est trouble. Cette petite ville ne sera plus jamais la même.

  • Voici un homme en quête de lui-même. Est-ce l'auteur? Est-ce un personnage? Nul ne le sait, mais, avec sa plume minimaliste, l'écrivain nous entraîne dans un univers oriental, le sous-continent indien, où nous devenons les témoins silencieux du plus grand mystère qui soit: celui de la découverte de soi-même.

  • La montagne s'érige devant lui comme un obstacle insurmontable. Et pourtant, Robert n'a pas le choix, il doit se rendre au sommet. C'est un gars avec une mission. Même s'il voulait s'en retourner chez lui avec Véronique et les enfants, la chose n'est plus possible. Robert en a trop dit. Un mandat d'arrestation a été émis contre lui. L'ascension de la montagne n'est plus facile et il s'interroge sur la raison d'être de toute cette folie.

  • Le style ludique de Jean Babineau transforme la forme romanesque par le choc des codes et des conventions. Avec Gîte, l'auteur poursuit un projet d'écriture qui se veut à la fois portrait liguistique, épopée familiale et satire joycienne de la vie en Acadie.

  • La Danse sauvage explore les rêves et les désirs que suscitent les contraintes et les intempéries de la vie; ce sont des amours qui se cherchent, qui se trouvent parfois et qui souvent se déchirent. Guillaume, qui n'arrive pas à garder un emploi, veut monter un orchestre et faire le tour du monde; Lydia est strip-teaseuse en attendant de pouvoir vivre de son art; Charly, pour sa part, se pense au-dessus de la situation et croit avoir trouvé la solution à ses problèmes financiers en se lançant dans le commerce de la drogue...

  • Jean Babineau poursuit avec Vortex une exploration très originale des rapports interculturels sur le continent américain. Ce « road book » qui fait voyager l'Acadien André Boudreau de Moncton au Mexique est le lieu d'un foisonnement du langage et des cultures. Il institue des rapprochements inattendus entre l'Acadie et le Mexique où l'on pourra voir un moyen inédit de résistance au vortex aspirant de la culture états-unienne. Le narrateur y occupe une position tout aussi singulière que dans les romans précédents de l'auteur. La marginalité culturelle qui le caractérise imprègne son regard et lui donne cette conscience décalée de l'observateur en retrait, si propice à l'humour et à l'ironie. Armé de ce regard essentiellement critique, il fait de l'exclusion qui le prive l'occasion de projeter une nouvelle vision du monde, riche de l'ambiguïté et de l'implicite qui sont au coeur de la littérature.

  • Dans la veine du réalisme magique, ce roman atypique de la littérature acadienne a charmé les lecteurs et lectrices de tous âges au moment de sa parution en 1989 aux Éditions d'Acadie. Il s'agit de l'histoire d'une femme excentrique qui a toujours voyagé dans les livres afin d'en faire un grand jeu pour y embarquer tous les gens de son village. En raison de l'ancrage local de l'action et de ses thèmes, ce roman est une source de réflexion sur le vivre-ensemble en Acadie qu'il s'avère essentiel de soumettre à l'interprétation de nouvelles générations de lecteurs.

  • Philippe Garon a écrit Ton dictionnaire du bout de la Terre pour son fils à qui il explique la Gaspésie en 132 textes suivant l'ordre alphabétique. Dans ce récit percu­tant, l'auteur pose un regard polémique et poétique sur le yin et le yang de sa région natale. Parmi les thèmes abordés : la complaisance, la démographie, la morue, la pauvreté, la religion, la solidarité, l'uranium, etc.

    On appréciera les 34 photographies de Frédérick DeRoy reproduites dans ce livre ainsi que les 13 pièces musicales de Guillaume Arsenault qui l'accompagnent et dont l'écoute est gratuite sur Internet.

  • Adepte de la musique country et des danses en ligne, l'électricien anodin qu'est Donald Grant a été abusé et traumatisé dans son enfance au point de disjoncter lorsqu'il subit un stimulus particulier. Sous le coup de la colère, il commet un acte irréparable qui déclenche en lui un appétit glouton, si bien que la serveuse du Resto Chez Jos le surnomme Arnold, en référence au petit cochon de l'émission les Arpents verts. On sait qui est l'assassin dès la première page du roman, mais on se demande comment l'équipe de l'inspecteure Marconi arrivera à mettre la main au collet de l'auteur des meurtres sordides qui se répètent en série.

  • Quitter sa famille et son village pour la première fois ; surmonter toutes les difficultés et les angoisses ; faire le deuil de son adolescence : voici l'histoire d'un jeune Acadien qui a quitté son village pour faire la récolte du tabac en Ontario dans les années 1970. D'inspiration
    moderne dans son style et son contenu, ce récit à la première personne, à la fois roman d'initiation et roman de la route, mise davantage sur l'évolution intérieure du personnage et sur la finesse de l'observation que sur l'abondance et l'éclat des péripéties.

  • Poète et globetrotteur, Serge Patrice Thibodeau fait appel au récit pour raconter, à coups d'anecdotes et de clins d'oeil, une partie de ce qu'il a vu et entendu au fil des vingt-cinq dernières années qu'il a passées à parcourir le monde. Doué d'un sens de l'observation
    original, le voyageur témoigne de préoccupations universelles, telles la guerre, la pauvreté et l'intolérance, tout en ayant recours par moments à un humour inattendu qui donne à ces récits un ton très personnel. La traversée de ces lieux cachés est en soi un long
    voyage, dans tous les sens, mais elle est aussi l'histoire d'un retour.

  • Voici l'oeuvre d'une primo-romancière dont l'écriture est finement ciselée, bien ficelée, et qui donne à lire des situations dans lesquelles plusieurs femmes se reconnaitront. On devine que l'histoire se passe quelque part dans la Péninsule acadienne, une intrigue entrecoupée par un passage dans la ville de Prague. Le personnage de Simone et celui, excentrique, de Colibri sont très attachants et originaux.

empty