Littérature générale

  • "Le tour du monde en 80 jours" de Jules Verne est un roman que l'on ne présente plus. Philéas Fogg et Passepartout sont un peu nos Don Quichotte et Sancho Panza, nos Jacques le Fataliste et son maître, des personnages devenus universels dans un roman si connu que l'on ne le lit plus tellement. Alors, Les Editions de Londres ont fait comme avec "Les tribulations d'un Chinois en Chine", elles ont truffé l'ouvrage d'illustrations originales. Pourquoi pas ?

  • Le "Voyage au centre de la terre" est pour certains le plus grand roman de Jules Verne. Les Editions de Londres sont plutôt de cet avis, mais surtout elles n'oublient pas que le « Voyage... » fait partie des vingt-sept ouvrages de la bibliothèque du Docteur Faustroll de Jarry. C'est vrai que dans le « Voyage... », tout y est : style impeccable, poésie, intrigue serrée, personnages fouillés, mythe de l'engloutissement, du retour aux origines, narration au découpage presque cinématographique, trouvailles, rebondissements, retournements, et chute inattendue. Ce qui commence avec un vieux manuscrit trouvé à Hambourg, contenant un document en caractères runiques, continue avec le secret d'un alchimiste Islandais, un volcan, un voyage souterrain de milliers de kilomètres, des grottes de cristal, forêts de champignons géants, animaux préhistoriques combattant dans une mer intérieure de la taille d'un océan, et se termine dans une apothéose à l'italienne. Voilà, un chef d'oeuvre.

  • « Alcools » est un recueil de poèmes de Guillaume Apollinaire paru en 1913. Commencé en 1898, « Alcools » est le fruit de seize années de travail. Manquant d'homogénéité à la première lecture, « Alcools » impressionne par la diversité de ses thèmes, ses rythmes, ses sons et ses sentiments. Apollinaire y supprime parfois la ponctuation, apparemment inspiré par La prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, et en cela pourrait être considéré comme le précurseur de la poésie française moderne. Mis en chanson à de multiples reprises, le recueil est l'un des plus célèbres de la poésie française.

  • Les Liaisons dangereuses est un roman par lettres de Choderlos de Laclos, publié en 1782, donc sept ans avant la Révolution. Les Liaisons dangereuses est un des romans les plus célèbres du Dix Huitième siècle, oublié au Dix Neuvième siècle, il est revenu à la mode au Vingtième siècle. Il est à la fois symbole des moeurs immorales de la noblesse pré-révolutionnaire, mais aussi un remarquable exercice de style, de composition de personnages par l'intermédiaire de styles distincts, un magnifique exercice de manipulation des âmes et des êtres, qui conduisent non pas à l'amour mais à la mort. Découvrez notre édition enrichie de notes, d'une préface originale et d'illustrations d'époque.

  • Bel-Ami

    Guy de Maupassant

    Bel-Ami est le plus célèbre roman de Guy de Maupassant. D'abord publié en feuilleton dans Gil Blas en 1885, « Bel-Ami » parait la même année chez Ollendorf. « Bel-Ami » décrit l'ascension fulgurante de Georges Duroy, un médiocre officier revenu d'Afrique du Nord, dans la société parisienne en utilisant non pas son intelligence, puisqu'il n'en a pas, mais l'attrait qu'il exerce vis-à-vis des femmes et son absence totale de scrupules. « Bel-Ami », initialement une critique de la société parisienne de son époque, reste extraordinairement moderne.

  • "Le dernier jour d'un condamné" est un roman de Victor Hugo écrit en 1829. Précédé d'une préface de 1832, "Le dernier jour d'un condamné" est un réquisitoire contre la peine de mort sans concessions, sans « oui, mais... » et autres nonsens communs. A vrai dire, le publier est un honneur, car il existe peu d'hommes qui possèdent la conscience morale de Victor Hugo. En 1829, être contre la peine de mort est quelque chose de radical, puisque le premier débat date de 1795. Il faudra encore attendre 152 ans pour que le voeu de Victor Hugo soit exaucé et que la peine capitale soit abolie.

  • Germinal

    Emile Zola

    « Germinal » est un roman d'Émile Zola paru en 1885 dans la série des Rougon Macquart. Zola y décrit de façon romancée la vie des mineurs de charbon du Nord et s'inspire de la grande grève qui fut organisée dans les mines de la Compagnie d'Anzin au début de 1884.

  • « La Chartreuse de Parme » est un roman de Stendhal publié en deux volumes en Mars 1839, puis remanié et republié en 1841. C'est un roman tardif, écrit quelques années avant la mort de Stendhal. « La Chartreuse de Parme » est souvent considérée comme son oeuvre maitresse et son chef d'oeuvre. Fabrice del Dongo est amoureux des femmes, notamment de sa tante et de la fille de son geôlier. Il veut une vie d'aventures.

  • Au départ un roman écrit à l'occasion de la venue d'Alexandre II à Paris, "Michel Strogoff" est le plus grand roman de Jules Verne. A ses détracteurs, il y montre l'étonnante palette de ses talents littéraires et de conteur. "Michel Strogoff" raconte l'incroyable voyage du courrier du Tsar de Moscou jusqu'à Irkoutsk au beau milieu d'une invasion tartare. Ecrit d'une langue à la fois précise et riche, structuré comme une tragédie grecque aux élans oedipiens, truffé de rebondissements, de morceaux de bravoure, d'images qui restent collées sur la rétine, on ne s'étonne guère que "Michel Strogoff" ait réinventé ou même inventé le roman d'aventures, et ait sûrement renforcé la russophilie française de l'époque. On trouvera la carte du voyage de "Michel Strogoff" à la fin de la présente édition .

  • Frédéric Moreau, rentrant chez lui par le bateau qui remonte la Seine, aperçoit une femme, Marie Arnoux, dont il tombe follement amoureux au premier regard. C'est un amour impossible, car Marie est mariée et fidèle à son mari. Mais après cette rencontre, tout ce qu'entreprendra Frédéric sera dicté par cet amour.

  • Au Bonheur des Dames est encore un témoignage du caractère visionnaire de Zola. Outre d'être un des rares romans des Rougon-Macquart qui se finisse bien, Au Bonheur des Dames décrit l'essor des Grands Magasins au Second Empire. Même si vous n'aimez pas promener votre caddie dans les allées du C... le plus proche, Les Editions de Londres vous garantissent que vous n'en lâcherez pas votre tablette, et éditeur numérique innovant, vous offrent même leur garantie « satisfait ou remboursé ». Au Bonheur des Dames est un des meilleurs romans de Zola, et ce n'est pas que le roman des grands magasins, c'est aussi celui de la société moderne ; tout y est : exode rural, émergence de la classe moyenne, déshumanisation, capitalisme en essor, substitution de la prospérité matérielle au bonheur. Zola nous avait prévenu.

  • Candide

    Voltaire

    A notre époque, Candide, c'est l'oeuvre la plus célèbre de Voltaire. Il n'en a pas toujours été ainsi. Même pour des mortels comme Voltaire, moins condamnés à l'oubli que nous autres, on ne choisit pas vraiment son destin. C'est comme ça, on passe sa vie à se tromper, on se bat contre des chimères, on est trompé, bafoué, trahi, on espère, on est déçu, et on finit sa vie en revenant au point de départ. Comme ça, on regrette probablement moins. Et pourtant, il nous reste...Candide. En le lisant, on tient la main de dizaines de générations de lecteurs, et celles des générations à venir, on existe, par delà sa propre vie.

  • "L'Assommoir" est un roman d'Emile Zola écrit en 1876. C'est le septième volume des Rougon-Macquart, et le plus célèbre des romans de Zola avec « Germinal ». Ici, l'auteur, en peignant la condition ouvrière, atteint les sommets du mélodrame et de la tragédie personnelle. L'assommoir, c'est l'alambic qui trône dans l'estaminet où les ouvriers et leurs compagnes viennent trouver le réconfort de l'ivresse. L'Asommoir, c'est l'histoire de Gervaise, la description méthodique de sa déchéance terminale, sans espoir, c'est avant tout le roman de la condition ouvrière. L'Assommoir fonde la réputation de Zola d'auteur réaliste et naturaliste.

  • Nana

    Emile Zola

    « Nana » est un roman d'Emile Zola publié en 1880. Neuvième volume des Rougon-Macquart, Nana est le roman lubrique de Zola. En peignant les amours sulfureuses d'une courtisane, en décrivant avec soin la façon dont elle rend les hommes fous d'elle, comme elle les ruine et les mène à leur perte, avant de succomber de la petite vérole dans d'atroces souffrances, Zola choque son époque. De tous les ouvrages de Zola, Nana fut l'ouvrage scandaleux. Le projet de Zola était pourtant bien clair : Nana, c'est la représentation du Second Empire, de sa corruption, de l'argent comme échelon de toute existence sociale, du sexe comme grand levier du mouvement du monde.

  • « À rebours » est un roman de Joris-Karl Huysmans paru en 1884, un roman unique dans la littérature française. Plus que le manifeste d'un soi-disant décadentisme, c'est le manifeste d'un retrait du monde, et de sa sublimation par un regard esthétique sur les choses, les êtres et le sens de la vie. Si l'art religieux chrétien est si prolifique, n'est-ce pas que la foi a vaincu le non-sens et l'impasse de l'existence en la transformant en esthétique ?

  • "Le Horla" est un recueil de quatorze nouvelles de Guy de Maupassant. C'est l'un de ses recueils tardifs, un des plus intéressants, et surtout le recueil qui contient la nouvelle éponyme « Le Horla ». « Le Horla » est l'une des nouvelles fantastiques les plus célèbres et les plus troublantes de la littérature française. Mêlant allègrement les thèmes du double et de l'être surnaturel descendu sur terre, la nouvelle prétend au titre d'ancêtre du film d'angoisse. Pour Les Editions de Londres, c'est la plus grande nouvelle de Maupassant.

  • Les germanopratins n'aiment pas Jules Verne : aux Editions de Londres, nous ne nous privons pas de le dire, nous en éprouvons même un malin plaisir. Oui, "De la terre à la lune", premier volume narrant une expédition lunaire avec trois hommes serrés dans un obuscapsule, est une oeuvre unique. Oui, ses qualités littéraires ne sont peut être pas celles d'un Dumas, mais Verne écrit très bien. Mais surtout, c'est un visionnaire littéraire. Enfin, imaginer, avec ce niveau de détail et de précision, un vol habité sur la lune, cent quatre ans avant Apollo XI, cela, parmi tant d'autres choses, ça place Jules Verne parmi les plus grands !

  • « Les Confessions » de [Jean-Jacques Rousseau furent publiées après sa mort en 1782 pour les six premiers livres et 1789 pour les six suivants. Dans les Confessions, Rousseau raconte les évènements de sa vie, mais il raconte surtout ses sentiments. Il n'hésite pas à raconter ses fautes et ses travers, mais il cherche toujours à les justifier. Comme Montaigne au début des Essais, Rousseau présente les Confessions comme l'étude d'un seul sujet, lui-même : « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature, et cet homme, ce sera moi. » « Je me suis montré tel que je fus : méprisable et vil quand je l'ai été ; bon, généreux, sublime, quand je l'ai été. »

  • « La guerre de Troie n'aura pas lieu » est une pièce de Jean Giraudoux, jouée pour la première fois au Théâtre de l'Athénée en Novembre 1935. Il s'agit de la pièce la plus célèbre de Giraudoux, un morceau de bravoure littéraire, scénique, politique. L'une des plus grandes pièces du répertoire français. Tout commence par un dialogue entre Andromaque et Cassandre. « La guerre de Troie n'aura pas lieu, Cassandre ! » dit Andromaque à Cassandre ; c'est la première réplique de la pièce. Ce à quoi Cassandre lui répond : « Je te tiens un pari, Andromaque. » Pâris vient d'enlever Hélène, la femme de Ménélas, et le moins qu'on puisse dire, c'est que le roi de Sparte le prend mal.

  • La «Bête humaine» est un roman d'Emile Zola publié en 1890. Dix-septième roman des Rougon-Macquart, Zola est à cette époque au sommet de son art et de sa gloire. On sous-estime souvent à quel point La Bête humaine se distingue du reste de son oeuvre, à quel point c'est une oeuvre à part. En effet, pour une fois, les personnages ne sont pas les véhicules d'une critique sociale, ils ont une vie propre derrière laquelle la société n'apparaît qu'en toile de fond, ils sont poussés par des instincts animaux, sensuels, meurtriers qui dominent et expliquent leurs actes. Par bien des traits La Bête humaine est probablement le premier roman noir ?

  • Oedipe roi

    Sophocle

    « OEdipe roi » est une tragédie de Sophocle créée entre 430 et 420 avant Jésus-Christ. Il s'agit de la pièce la plus célèbre de Sophocle, tant pour ses qualités dramatiques (le personnage de OEdipe qui découvre petit à petit la vérité), la dépiction de la condition humaine (l'impossibilité d'échapper à son destin) et les multiples influences nées de la pièce (concepts de la psychanalyse...). OEdipe, depuis qu'il a résolu l'énigme du Sphinx et libéré la ville du monstre au corps de lion et à la tête de femme, a épousé la reine Jocaste en récompense, veuve du roi Laios, tué dans des circonstances pas encore élucidées. Le peuple vient le consulter à propos de la peste qui s'est abattue sur la ville. OEdipe envoie Créon consulter l'oracle de Delphes. OEdipe consulte le devin Tirésias, qui lui révèle que le responsable de la peste sur Thèbes n'est autre que lui, le roi.

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    On ne présente pas Jarry, et on ne présente pas non plus Ubu. Ubu, dont la relation des aventures la plus célèbre est "Ubu roi", c'est selon Les Editions de Londres l'un des personnages, allez, lançons-nous, le personnage le plus unique, le plus extraordinaire de la littérature française. Oui, il y a D'Artagnan, et Gargantua, et Scapin, et Monte-Cristo, etc...Mais Ubu, c'est Ubu. C'est tout le grotesque qui est au monde, c'est l'absurde, le ridicule de la condition humaine, sa fragilité, sa vie sociale, ses méprisables petites préoccupations qui quotidiennement nous distraient de notre état d'être en vie, nous éloignent de nous-mêmes. Alors, chérissons Ubu pour ce qu'il est : une fulgurance, un coup de génie né il y a un peu plus de cent ans.

  • « Salammbô » est un roman de Gustave Flaubert publié en 1862, dont l'action se situe à Carthage et qui raconte l'épisode de la guerre des Mercenaires. Flaubert s'inspirera beaucoup de l'histoire de Polybe afin de raconter les évènements qui émaillent cet épisode tragique de l'histoire de Carthage, sorte de pont entre la première guerre punique et la deuxième. Mais il séjourne aussi à Tunis entre avril et juin 1858, il lit les textes des auteurs antiques : Polybe, Appien, Xénophon, Plutarque, Hippocrate.

  • Le "Supplément au voyage de Bougainville" de Diderot traite de la relativité des moeurs, des cultures, des valeurs. Il s'inscrit résolument dans la logique de déconstuction de la société dans laquelle Diderot s'est engagé. Si Voltaire critique son temps et ses moeurs, s'il s'en prend à la France de Louis XV, Diderot repense l'Occident, il s'engouffre dans la brèche ouverte par Voltaire, et remet tout à sa place, c'est-à-dire la tête à l'envers. Comme toujours, Diderot ose, il va loin, il s'attaque au pouvoir en place, au clergé, aux idées reçues. Et il ne tombe pas dans le piège de l'idolâtrie de l'autre.

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