LettMotif

  • Une histoire du cinéma français se présente comme une série d'ouvrages, classés par décennies successives (des années 30 à nos jours) pour offrir au lecteur un panorama complet du cinéma français. Pour chaque année sont mis en avant les films majeurs, un grand réalisateur, une actrice et un acteur ainsi qu'un grand dossier thématique abordant pour le cinéma les questions essentielles de la période. À travers ces analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, social, politique et même technique, ce livre se veut le récit pertinent - et à l'occasion, impertinent ! - de l'histoire, riche mais encore trop méconnue, de notre cinéma.
    De l'avènement du parlant à l'effondrement de la seconde guerre mondiale, les années 30 représentent, à plus d'un titre, un véritable âge d'or du cinéma français. À la suite de la révolution technique liée à l'arrivée du parlant qui bouleverse totalement l'approche du septième art, la décennie est marquée par des événements historiques aussi importants que la crise de 1929 et le Front populaire. Avec, d'un côté, le souvenir encore prégnant de la Grande Guerre et, de l'autre, la peur d'un nouveau conflit, se dessine un cinéma français en pleine mutation, entre insouciance et gravité, entre idéalisme et réalisme, jusqu'à la naissance d'un courant déterminant pour le cinéma mondial, le réalisme poétique. Durant les années 30, de grands maîtres (René Clair, Jacques Feyder, Jean Renoir, Julien Duvivier, Marcel Carné) réalisent des chefs-d'oeuvre encore mondialement reconnus, À nous la liberté !, La Kermesse héroïque, La Grande Illusion, Pépé le Moko, Hôtel du Nord ; de grands acteurs et actrices sont élevés au rang de monstres sacrés (Jean Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Raimu mais aussi Arletty ou Michèle Morgan) sans oublier l'apport inestimable de grands seconds rôles qui font toute la verve de l'époque. Mais ce n'est pas tout : Une histoire du cinéma français rend justice à d'autres oeuvres passionnantes mais méconnues, qui revivent ici en vrais coups de coeur. Ce livre rend également hommage à des acteurs et à des actrices, en grande partie oubliés, comme Albert Préjean, Mireille Balin ou Corinne Luchaire. Le casting est somptueux, le programme des films formidable et parfois étonnant, le lecteur n'a plus qu'à se laisser porter, comme dans un film, à la rencontre du cinéma français des années 30.

    Inspecteur de l'Éducation Nationale, Philippe Pallin a orienté ses activités d'enseignant et de formateur vers l'histoire et les techniques du cinéma.


    Producteur de radio et auteur pour la télévision, Denis Zorgniotti est également journaliste et critique, musique et cinéma.


    Préface de Jean-Pierre Jeunet

  • Quand on pense au cinéma noir américain des années Obama il nous vient tout de suite à l'esprit des titres comme La Couleur des sentiments , Le Majordome , Selma , Django Unchained ou 12 Years a Slave tous sortis entre 2009 et 2016. Beaucoup de films évoquant l'histoire des Afro-Américains en somme (l'esclavage, le racisme, la ségrégation, la lutte pour les droits civiques). Faut-il y voir une simple coïncidence ou une véritable tendance ? Comment en effet ne pas imaginer que l'élection d'un Noir à la tête d'une nation travaillée depuis toujours par la question raciale n'a pas eu un effet sur la production de films ? Ne parle-t-on pas d'ailleurs communément d'un "cinéma reaganien" pour évoquer la production hollywoodienne des années 80 ( Rocky, Rambo, Top Gun... ) - synonyme de blockbusters musclés, manichéens et conservateurs - alors pourquoi ne pas parler d'un "cinéma obamanien" ? En explorant les grandes tendances de la période, ce livre tentera ainsi de comprendre comment le cinéma noir de ces dernières années a été influencé thématiquement, voire idéologiquement, par la présidence de Barack Obama. Régis Dubois est spécialiste du cinéma afro-américain. Il a notamment publié Images du Noir dans le cinéma américain blanc (L'Harmattan, 1997), Dictionnaire du cinéma afro-américain (Séguier, 2001) et Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation (Le Cerf, 2005). Plus récemment, il a signé Une histoire politique du cinéma(Sulliver, 2007), Hollywood, cinéma et idéologie (Sulliver, 2008) et Les Noirs dans le cinéma français : de Joséphine Baker à Omar Sy (LettMotif, 2015).

  • « Être considéré comme farceur et gourmet ne me gêne nullement. On aurait parfaitement pu faire de moi un besogneux alcoolique, j'aurais moins aimé ! »
    « Et quand vous rencontrerez Dieu pour la première fois, que lui direz-vous ? - Tiens, c'est vous ! »
    « La connerie est plus intéressante que l'intelligence, parce qu'elle est sans limite. »

    Du Beau Serge à Bellamy en passant par Que la bête meure et La Cérémonie, Claude Chabrol, c'est plus de cinquante ans de cinéma. Un cinéaste connu et reconnu également pour sa malice, son intelligence et son impertinence. Chabrol avait son franc-parler et il ne s'est jamais privé de donner son avis quand on le lui demandait !
    Dans Comme disait Claude Chabrol, ce sont plus de 250 citations, réparties tout au long de sa carrière, qui ont été soigneusement compilées. Tout l'esprit farceur de Chabrol restitué dans un petit ouvrage essentiel.
    Tout y passe : le cinéma bien sûr, mais aussi la connerie, la bourgeoisie, les femmes, la politique, la religion, la vie en général. Ce grand moraliste de Chabrol fait feu de tout bois, y compris sur lui-même.
    Un regard unique et une lecture aussi intelligente qu'amusante qui s'avère salutaire et d'utilité publique.
    À lire et à relire !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Tout Chabrol (LettMotif, 2020)

  • Réalisateur culte et pourtant méconnu, Jean Eustache n´a eu de cesse, dans la douzaine de films réalisés au long de sa courte carrière, de brouiller les pistes, de mélanger les genres et les idées, de cultiver l´ambiguité entre la vérité et les apparences.




    En jouant ainsi sur les idées de vrai et de faux, Eustache peut ainsi redéfinir les genres cinématographiques, rétablir la vérité sur l´époque et la société dans laquelle il vit et, en toute confiance, laisser seule sa mise en scène, faire surgir la vérité.


    Jérôme d´Estais est né à Paris. Il a étudié la littérature et le cinéma, ses deux grandes passions. Il vit dorénavant à Berlin où il a successivement traduit des scénarios, produit des émissions culturelles et enseigné le cinéma et la littérature française.

  • Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité.
    Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit.
    L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots.

    Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes.



    Table des matières


    Ecce homo. Christophe Triollet
    L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion
    Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni
    Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix
    Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne
    L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir
    Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet
    120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau
    Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart
    Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica
    Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert
    S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq
    Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard
    Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak
    Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti
    Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez
    Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion
    Brèves censoriales

  • Je me souviens.
    Je me souviens de quoi ?
    Ah oui, je me souviens que l'éditeur de ce présent ouvrage m'a demandé d'écrire un petit texte de présentation.
    Sachant que l'éditeur n'est autre que le jeune frère de l'auteur (onze ans de différence), l'auteur se souvient de pas mal de trucs, dont celui-ci :
    Quand l'éditeur avait cinq ans, j'en avais donc seize.
    Je me souviens que j'organisais des compétitions de pénos. Chacun à son tour dans les buts. Le premier qui arrive à dix. Mon truc, c'était de mener genre 7-0. Puis de le laisser me remonter, voire me dépasser. Donc à 8/7 pour lui, je repasse devant... 9/8... balle de match... Et finalement il gagne ! Il ne s'est jamais rendu compte de rien, et je n'ai jamais osé lui avouer la vérité. Je sais ce texte va être un choc.
    En même temps, on s'en fout un peu, puisque les "Je me souviens" parlent de cinéma.
    Par exemple, souvenirs de Delicatessen, l'histoire passionnante d'un boucher dont le lit grince. La Cité des enfants perdus, où l'on apprend qu'il est sain de laisser les enfants roter après avoir mangé du cervelas. Alien, resurrection, drame oedipien, Amélie Poulain, l'histoire d'un nain de jardin qui mange des framboises au bout de ses doigts, si je me souviens bien. Encore que.
    Bref, plus de 500 "Je me souviens" plus sérieux que ceux-ci. Encore que...


    Jean-Pierre Jeunet

  • Connu surtout pour ses westerns à l'italienne baroques, drôles et violents, Navajo Joe, Django, El Mercenario, Le Grand Silence ou Companeros, Sergio Corbucci est aussi un réalisateur dont l'ample filmographie comporte plus de soixante longs-métrages.
    Du néoréalisme de l'après-guerre aux mélodrames des années cinquante, de l'âge d'or du cinéma de genre (western, gothique, peplum) aux grandes heures de la comédie (son genre de prédilection) jusqu'aux années difficiles, soixante-dix et quatre-vingt, il traverse quatre décennies de cinéma italien, en épousant tous les mouvements, parfois précurseur, toujours animé par la passion de filmer.
    Romain jusqu'au bout des ongles, personnalité attachante, "l'autre Sergio" a peu suscité l'intérêt de la critique. Cet ouvrage est le premier à parcourir l'ensemble de sa carrière, une oeuvre riche et excitante à découvrir sous toutes ses facettes.

    Cinéphile viscéral ayant sévi sur les ondes et divers sites (Kinok, Zoom Arrière, les Fiches du Cinéma), Vincent Jourdan est l'auteur du blog Inisfree (http://inisfree.hautetfort.com/) où il partage depuis 2004 ses goût éclectiques, embrassant d'un large et généreux mouvement John Ford et Sergio Corbucci, l'Afrique et l'Asie, le cinémascope et le Super 8.


    Président de l'association Regard Indépendant, Vincent anime depuis 1999 les Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice autour du cinéma qui fait un pas de côté. Voyage dans le cinéma de Sergio Corbucci est son premier ouvrage.

  • Spike Lee, l'enfant terrible du cinéma afro-américain, est depuis ses débuts en 1986 autant connu pour l'originalité de son cinéma que pour ses coups d'éclats médiatiques. Baptisé "le Noir le plus en colère d'Amérique" à l'occasion de la sortie de Malcolm X (1992), il n'a eu de cesse tout au long de sa carrière d'entretenir la polémique. Avec des oeuvres engagées comme Do the Right Thing, Jungle Fever, The Very Black Show ou BlacKkKlansman, mais aussi des films moins controversés tels He Got Game, La 25e Heure ou Inside Man, il aura marqué de son passage la grande histoire du septième art. Et pourtant, à ce jour, aucune monographie française évoquant l'ensemble de son oeuvre n'est parue en librairie. Ce livre a ainsi pour but de corriger cet oubli en revenant sur toute l'oeuvre du cinéaste pour lui redonner la place qui lui revient au centre de l'historiographie du cinéma américain, avec la secrète intention de rappeler aux plus jeunes combien son rôle de pionnier fut décisif dans l'émergence d'un cinéma noir américain.

    Régis Dubois est spécialiste du cinéma afro-américain qu'il suit depuis maintenant vingt-cinq ans et auquel il a consacré plusieurs ouvrages, notamment Images du Noir dans le cinéma américain blanc (1980-1995) (L'Harmattan, 1997), Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation (Le Cerf/Corlet, 2005) et Le Cinéma noir américain des années Obama (LettMotif, 2017).



    Préface de Jean-Claude Barny
    « Le Noir le plus en colère d'Amérique »
    Les années d'apprentissage 10
    Spike Lee n'en fait qu'à sa tête
    She's Gotta Have It (1986) & School Daze (1988)
    « La chose à faire »
    Do the Right Thing (1989)
    Nouvelles polémiques
    Mo' Better Blues (1990) & Jungle Fever (1991)
    « Je suis né pour faire ce film »
    Malcolm X (1992)
    En mode mineur
    Crooklyn, Clockers, Girl 6, Get On the Bus, He Got Game
    Entre succès mainstream et échecs personnels
    Summer of Sam, Bamboozled, 25th Hour, She Hate Me, Inside Man
    La traversée du désert
    Miracle at St. Anna, Red Hook Summer, Oldboy, Da Sweet Blood of Jesus, Chi-Raq
    Retour en grâce
    BlacKkKlansman (2018)
    Annexes
    Filmographie, bibliographie, playlist
    Index

  • Scénariste star (les séries À la Maison-Blanche (The West Wing) et The Newsroom, les films Des hommes d'honneur et The Social Network), dramaturge à succès et depuis peu réalisateur (Le Grand Jeu en 2017, et The Trial of the Chicago 7 en cette fin d'année 2020), Aaron Sorkin collectionne les honneurs et les récompenses. Ses qualités de dialoguiste sont aujourd'hui majoritairement reconnues - "sans doute le meilleur de notre époque" selon Damon Lindelof, co-créateur de Lost, de The Leftovers et de Watchmen -, chacune de ses oeuvres nourrit le débat. Ses deux premières séries, Sports Night et À la Maison-Blanche, ont participé à la constitution de l'âge d'or télévisuel des années 2000. Pourtant, certains de ses propos (sur les femmes, sur Internet...) et de ses comportements (auprès de ses équipes de scénaristes) ont jadis suscité la controverse.
    Aaron Sorkin est un personnage public, un auteur très bien établi dans le paysage hollywoodien. Ce livre, le premier en français qui lui est consacré, se veut à la fois une biographie et une analyse de son style, volubile, omniscient, inspiré par les comédies américaines des années 30 et 40. Depuis William Shakespeare jusqu'aux films de Frank Capra, ses influences sont multiples et transversales. Tentons de les cerner en compagnie de Jed Bartlet, de Mark Zuckerberg, de Mackenzie McHale et de Molly Bloom.

    Journaliste spécialisé dans le cinéma, Mathieu Demaure est l'auteur de Codex des 7 couronnes. Bréviaire illustré de la saga Game of Thrones, à paraître en novembre aux éditions Ynnis. Il a écrit sur le Monde des séries, sur lemonde.fr, et dans le mook Soap (déjà sur Aaron Sorkin !) Il se voit comme la combinaison entre Molly Bloom - avec moins d'élégance -, de Will McAvoy - avec autant de charisme - et de Toby Ziegler - avec plus de cheveux.

  • Célébré ou décrié, Andrzej Zulawski n'a jamais laissé personne indifférent. Alors qu'il revient aujourd'hui au cinéma, après quinze années loin des plateaux, il est enfin temps de s'intéresser à un cinéaste qui, à l'instar de certains de ses compatriotes, tels Polanski ou Skolimowski, n'a pas fini de chercher, d'expérimenter. T ...

  • Pierre Richard, Louis de Funès, Coluche, Jean-Paul Belmondo, Thierry Lhermitte, les Charlots... Ils ont tous été une ou plusieurs fois les vedettes des comédies cultes de Claude Zidi. Champion ultime du box-office, considéré comme le spécialiste de la comédie à la française, Zidi fît ses premières armes dans un cinéma burlesque totalement débridé (Les Bidasses en folie, L'Aile ou la cuisse, Les Sous-Doués...) pour ensuite bifurquer vers des comédies plus sociétales et de genre à partir des Ripoux, première comédie de l'histoire à avoir remporté trois César (dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur film). Inconnu du grand public et ignoré par les cinéphiles, cet ouvrage réhabilite l'oeuvre riche et déjantée de Claude Zidi, en analysant les différentes thématiques et les motifs récurrents qui font de son oeuvre, contre toute attente, un cinéma d'auteur.
    Une interview exclusive de Claude Zidi vient également nourrir ces pages pour nous aider à percer son mystère...

    Thibault Decoster est chef monteur sur des programmes télé. Biberonné au cinéma populaire des années 70/80, il a consacré son enfance et son adolescence à des centaines d'enregistrements VHS sacrifiés à son genre de prédilection : la comédie. Après le bac, il a suivi une formation de montage et de scripte au Conservatoire Libre du Cinéma Français. Passionné par l'oeuvre de Claude Zidi, il a décidé d'y dédier son premier ouvrage.

  • Tout Chabrol

    Laurent Bourdon

    Tout Chabrol ? Plus qu'une promesse, un défi ! Il faut dire qu'en plus de 50 ans de carrière, l'homme n'a pas chômé : cinquante-sept films bien sûr, mais aussi vingt-quatre téléfilms, deux mises en scène de théâtre, des prestations comme acteur, sans oublier tous les articles écrits précédemment pour les Cahiers du cinéma. Et dire qu'en chemin, le bonhomme a abandonné des projets...
    Tout Chabrol, fidèle à son titre, présente tout cela dans un livre-promenade, joyeux et documenté. Un travail méthodique qui étudie chaque oeuvre, la replace dans le contexte de l'époque, les repères biographiques et la réception critique - parfois mordante - de chacune d'elle.
    Tout Chabrol restitue surtout l'essentiel : la personnalité de cet homme hors-normes. Plus de 3.500 citations, de Chabrol mais aussi de ses proches, dressent le portrait de l'homme du Beau Serge et de La Cérémonie, vif, brillant et facilement sarcastique. Un homme attachant et attaché à ses techniciens fidèles, ses acteurs fétiches et à sa famille avec lesquels il aimait tant travailler.
    Tout Chabrol, toute une vie !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Comme disait Claude Chabrol (LettMotif, 2020)
    Préface de François Berléand.

  • Le travail de recherche porte sur les filmographies riches et mystérieuses de deux cinéastes russes : Andrei Tarkovski et Andrei Zviaguintsev. Au moyen de l´analyse des figures sonores, confrontée avec les théories philosophiques et cinématographiques, les principales problématiques du temps au cinéma sont soulevées. L´objectif étant d´éclairer le concept ambivalent de la révélation du temps, il a fallu desceller les correspondances entre les films des cinéastes. L´étude approfondie des figures sonores permet de montrer le cheminement de la représentation du temps. En partant du reflet fidèle de l´écoulement du temps, les cinéastes présentent néanmoins une vision subjective de la durée. Ils confèrent à l´instant, l´unique unité absolue du temps, la puissance de réunir toutes les simultanéités temporelles. L´instant présent devient un dialogue permanent et ambivalent entre le passé réel et le futur virtuel. L´instant a donc rapport avec le réel autant qu´avec l´imaginaire. Mais il est toujours au coeur de la quête du temps absolu et vrai. Une forte aspiration à une réalité intemporelle, à un temps éternel s´observe chez les cinéastes russes. La représentation de ce temps absolu ne s´opère que sous forme d´une révélation spontanée et vraie.

  • Hollywood a largement contribué au succès populaire du septième art dans le monde et témoigné de l'inventivité des cinéastes, acteurs, scénaristes et autres monteurs ou compositeurs en produisant nombre de chefs-d'oeuvre. A travers l'analyse critique et passionnée de 100 films, d'A l'Ouest rien de nouveau réalisé par Lewis Milestone en 1930 jusque The Barber réalisé par Joel & Ethan Coen en 2000, cet ouvrage permet de comprendre les grands courants artistiques mais aussi thématiques, voire politiques, qui ont guidé l'évolution du cinéma aux États-Unis et au Royaume-Uni, et d'éclairer des oeuvres vues et revues maintes fois et passées à la postérité. Scindé en deux parties - 1930-1960 : Le règne des studios et l'Âge d'or ; 1960-2000 : La fin des codes, le réalisme ... puis la nostalgie - l'ouvrage permet de comprendre l'influence des vieux maîtres (John Ford, Alfred Hitchcock, Billy Wilder, Joseph L. Mankiewicz entre autres) sur les ténors du cinéma contemporain (Martin Scorsese, Steven Spielberg, les frères Coen), de voir aussi comment le cinéma a accompagné les grands événements du XXe siècle, tragiques et heureux. Cent films de référence qui renvoient à des centaines d'autres qui ont construit l'histoire de cet art né à l'orée du XXe siècle et devenu une industrie. Cent films pour emmener le lecteur dans un voyage au travers de nombreux genres, du western à la comédie musicale, de la science-fiction au film noir en passant par l'étude de moeurs ou le film de guerre. Tome 1 : Le règne des studios et l'Âge d'or : 1930 - 1960 Début des années trente : le cinéma parlant supplante le cinéma muet, la couleur est déjà là. C'est l'avènement des grands studios à Hollywood (Paramount, Warner Bros, 20th Century Fox, Metro Goldwyn Mayer) et la codification de genres emblématiques du cinéma américain : le western, le film d'aventures, le film noir, la comédie. L'Amérique s'est trouvé des héros, des icônes qui deviendront légendes du septième art : Errol Flynn, Humphrey Bogart, John Wayne, James Stewart, Cary Grant. C'est un cinéma esthétique, poétique, héroïque. Le Code Hays est entré en vigueur mais, loin d'entraver la créativité des cinéastes, il accompagne l'avènement d'Hollywood. C'est à Los Angeles... et aussi dans le désert de Lone Pine, en Californie, que l'on fait du cinéma ! Cette industrialisation attire nombre d'artistes européens et, alors que se profile la Deuxième Guerre mondiale, le cinéma américain bénéficie de l'apport de nombreux artistes européens. Hollywood est le centre du monde cinématographique et bénéficiera à plein de cet âge d'or dans les années cinquante. Débutée avec le maccarthysme, qui dévoile la diversité sociale et politique du cinéma américain, cette décade est celle de l'épanouissement artistique. L'apparition du CinémaScope et la banalisation de la couleur, qui coexistent avec le noir et blanc et le format 4/3, permettent aux cinéastes d'exprimer leur art sans entrave. Tout est possible. Les studios sont riches et l'on y croise de multiples stars de renommée mondiale, des scénaristes créatifs, des réalisateurs de génie. Les chefs-d'oeuvre se succèdent, de la comédie musicale au western, du film noir au drame. Plus jamais Hollywood ne connaîtra une période aussi faste, aussi riche en talents. Hitchcock, Ford, Curtiz, Hawks, Huston, Mankiewicz, Wilder, une génération de cinéastes qui n'a jamais eu d'équivalent dans aucun autre pays livre au monde des oeuvres sublimes, tandis qu'une génération de contestataires commence à remettre en cause les codes : Aldrich, Brooks.

  • John Cassavetes

    Collectif

      Un recueil de textes autour du réalisateur John Cassavetes (Faces, Meurtre d´un bookmaker chinois, Une femme sous influence, Love Streams, etc.) par des specialistes (Ray Carney, LE spécialiste américain de l´oeuvre de Cassavetes, avec une longue interview inédite en France), des réalisateurs (Olivier Assayas, réalisateur entre autres d´Irma Vep, d´Heure d´été et dernièrement de la série Carlos et de Après Mai), Martin Valente, réalisateur d´Amateurs et de Fragile[s]), des professionnels du cinéma (Pierre Pitiot, directeur de la médiathèque Fellini à Montpellier et président du festival du cinéma méditerranéen) et des nouvelles d´écrivains inspirées des films de Cassavetes.
    Un volume richement illustré de plus de 50 photos de ses différents films.
      Sommaire Odon Abbal, Cassavetes en son temps, Shadows
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  • Du Pigeon de Monicelli (1958) à La Terrasse d'Ettore Scola (1980) - sans oublier d'évoquer les films précurseurs ainsi que les oeuvres plus discrètes du mouvement proprement dit - il est question ici de mettre en évidence la richesse d'un genre proche des traditions expressives de l'Italie (la commedia dell'arte et le néoréalisme) mais toutefois attentif aux moeurs de ses contemporains en tant que révélateurs des évolutions historiques, sociologiques et cinématographiques du pays. Ainsi, l'enjeu de cette étude est de montrer comment les grands cinéastes du cinéma comique dessinent le portrait d'une Italie complexe qui se révèle être l'objet de mutations historiques et sociales essentielles au cours du XXe siècle. Mais surtout, la plus grande ambition de cet ouvrage est de démontrer que la comédie italienne est le formidable exemple d'un cinéma de divertissement comique et populaire capable de produire des oeuvres qui sont de riches objets de réflexion.

  • L'oeuvre d'Henri-Georges Clouzot, de L'Assassin habite au 21 (1942) à La Prisonnière (1968), est connue et reconnue. Mais qu'en est-il de son oeuvre fantôme, des scénarios originaux qu'il a écrits mais non tournés, l'un notamment avec Jean-Paul Sartre, des adaptations, telle que Chambre obscure d'après Vladimir Nabokov, de L'Enfer arrêté après quelques jours de tournage, ou encore des remakes qu'elle a suscités ? Claude Gauteur a déjà consacré un essai à l'oeuvre de Clouzot face à la critique, Clouzot critiqué (Séguier, 2013). Il est également l'auteur d'ouvrages sur Jean Renoir et Georges Simenon, Michel Simon et Jean Gabin, Louis Verneuil et Sacha Guitry, Léo Malet enfin.

  • Dès la naissance du cinématographe, l'extraterrestre s'impose comme un sujet d'inspiration propice à la découverte de créatures étranges et à l'exploration de contrées exotiques lointaines. Lorsque Georges Méliès réalise en 1902 Le Voyage dans la Lune, mettant en scène les "Sélénites", des aliens loufoques, il rencontre un succès immédiat. Sans le savoir, le cinéaste magicien vient de s'improviser précurseur d'un genre qui, cent quinze ans plus tard, étonne et émerveille toujours. Grand ou petit, hostile ou amical, humanoïde ou polymorphe, réalisé en animatronique ou en images de synthèse, parfois à l'aspect humain, le visiteur de l'espace est devenu une figure incontournable du septième art. Capable de s'adapter à tous les genres filmiques et également à toutes les époques, il surprend et intrigue constamment. Porteur de message universel, ou monstre sans âme à la conquête du monde, il agit comme un formidable révélateur sociétal et individuel. L'extraterrestre met en avant les comportements de l'homme quand il se confronte au « différent » et dévoile en même temps les sentiments intimes et les peurs profondes qui sommeillent en chacun de nous. Préface d'Alain Schlockoff Table des matières Préface Préambule 1. Premiers voyages Si loin, si proche De la Terre à la Lune Ovnis cinématographiques 2. La main de Dieu Croyance et mysticisme Existentialisme Disparition et altérité Les secrets des pyramides 3. Les invasions barbares : du blob à l'humanoïde Souvenirs des Cosses, la théorie du grand remplacement Les monstres attaquent, la catharcis à son apogée La saga Alien Militarisme et guerre totale Aliens en folie, le rôle de la comédie Abduction, l'aliénation primitive 4. L'avènement des super-héros Superman et le golem Superman prend son envol : la tétralogie, naissance d'une légende La tétralogie (suite) : Superman le retour Superman l'indestructible Les supér-héros passent à l'action Les antihéros contre-attaquent 5. Fables humanistes Anta odeli uta Tombé du ciel Contacts fraternels Téléphone maison Fly me to the Moon Question d'intégration 6. Space opera Naissance d'un genre à part entière Enjeux galactiques Art transgressif 7. Les aliens s'animent Insolents précurseurs Vers l'infini et au-delà Conclusion Index

  • Donald Trump a été élu, à la surprise générale, président des États-Unis. La plupart des commentateurs, qui n'avaient pas prévu cette victoire, expliquent que le milliardaire a été plébiscité par la partie la plus raciste de l'Amérique. Toutefois, cette explication n'est-elle pas réductrice ? Affirmer cela, c'est incontestablement se conforter dans une vision un peu simpliste de la politique et des problèmes socio-économiques d'une grande partie du peuple américain. L'objectif de cet ouvrage est donc de retracer le parcours de la famille Trump aux États-Unis avant de revenir sur l'engagement politique du sulfureux magnat de l'immobilier et, ensuite, de constater son influence sur le cinéma américain actuel. Quel est, au final, le programme politique que Donald Trump a proposé à ses électeurs ? Pourquoi la plupart des stars d'Hollywood se sont rassemblées contre la candidature de l'ancien animateur de téléréalité ? Enfin, en répondant à ces questions, nous allons aussi analyser certains films, proches idéologiquement du populisme mis en avant par Donald Trump, qui ont accompagné son arrivée inattendue à la Maison-Blanche. Toutes ces pistes permettent de fixer les grandes lignes d'un cinéma que l'on peut qualifier de "trumpien", celui qui va envahir nos écrans durant les quatre prochaines années...

    Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est historien du cinéma, enseignant et journaliste. Il est l'auteur de plusieurs livres remarqués sur le cinéma américain : Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood (2015, éditions LettMotif), Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière (2016, éditions LettMotif) et La Boxe à Hollywood de Chaplin à Scorsese (2017, éditions LettMotif). Il a également collaboré à diverses publications internationales.

    Table des matières
    Avant-propos 9
    Introduction 13
    1. Qui est Donald Trump ? 17
    A. Le parcours des Trump en Amérique 19
    B. La politique 29
    2. La fronde d'Hollywood 51
    A. Le cinéma américain et la politique 53
    B. Hollywood vs Trump 63
    3. Donald Trump et le cinéma 77
    A. Les films trumpiens 83
    La menace musulmane et Daech 83
    Des élites corrompues contre le peuple vertueux 96
    L'éloge de l'entrepreneur 105
    Le retour en force du héros capresque ? 115
    B. Le discours anti-trump au cinéma 121
    Conclusion 133

    Annexes 141
    Le cinéma reaganien, une réactualisation du héros populiste 143
    Filmographie 157
    Bibliographie 159
    Index 173


  • Collection Darkness et cinéma. Volume 3. Politique et religion.


    Le cinéma est politique (Christophe Triollet) // Le contrôle du cinéma organisé par L'Etat français (Christophe Triollet) // Montrer la censure (Franck Lubet) // Pouvoir de l'image, image du pouvoir (Eric Peretti) // La Première Guerre mondiale sous les feux de la censure cinématographique (Albert Montagne) // Le contrôle politique du cinéma (Christophe Triollet) // Godard et la censure (Anabel Dutrop) // L'après 1962, 10 d évocation de la guerre d'Algérie, du petit au grand écran (Laurent Garreau) // La Vie est un choix, note de lecture (Sébastien Lecocq) // L'Ordre et la morale (Christophe Triollet) // Dieu, les hommes et le cinéma (Christophe Triollet) // La Religieuse de Rivette (Laurent Garreau) // Mises en scène sacrilèges au cinéma et leurs scandales et censures (Albert Montagne) // Mais ne nous délivrez pas du mal, teenage lust (Alan Deprez) // Censures cinématographiques au pays des chats persans (Albert Montagne) // Dictature, économie et cinéma chinois, une censure pas comme les autres (Jean-Baptiste Guégan) // Raspoutine, la princesse et la MGM ou comment Irving Thalberg fit perdre un million de dollars à Louis B. Mayer (Chloé Delaporte) // Pré-code : le miroir aux alouettes. Faux-semblants et idées reçues sur le cinéma hollywoodien des années 1930-1934 (Benjamin Campion) // Censorship in America (Christophe Triollet) // La télévision américaine sous surveillance (Benjamin Campion) // Brèves censoriales, politique et religion

  • Montgomery Clift a été une star immense entre la fin des années quarante et le milieu des années soixante. Mais il ne fut pas une étoile comme une autre. Il a traversé le ciel hollywoodien telle une comète : un peu plus de 13 années passées sur les planches, 20 sur les plateaux de cinéma, soit 17 films et une mort prématurée à 45 ans.
    Comme James Dean, il a été victime d'un accident de voiture. À la différence du rebelle sans cause qui l'admirait, celui que tout le monde appelait Monty a survécu. Rebelle, il l'a été à sa manière. Moins tonitruante que celle de son cadet. Il a été le premier à imposer ses conditions aux tout-puissants studios, se payant le luxe de réécrire ses dialogues.
    Aujourd'hui, le grand public se souvient davantage de Marlon Brando. Il était le concurrent numéro un de Monty. Dans les couloirs des rédactions, il se disait que si l'un n'obtenait pas un rôle, c'était l'autre qui l'aurait. Au-delà de cette rivalité, il y avait un grand respect mutuel. Elle révélait aussi l'envie d'approcher la perfection.
    Toute sa vie, Montgomery Clift n'a eu de cesse de donner le meilleur de lui-même, allant chercher profondément en lui, dans sa propre existence, les matériaux utiles à son art. Ses compositions sont le résultat d'un travail acharné. Ses personnages restent gravés dans les mémoires : Matthew Garth, le jeune cow-boy de Red River (La Rivière rouge) en lutte contre l'autorité, Robert E. Lee Prewitt, le soldat idéaliste de From Here to Eternity (Tant qu'il y aura des hommes), et Perce Howland, le héros blessé de The Misfits (Les Désaxés). Des êtres solitaires et écorchés, à l'image de l'homme qui les incarnait. Si ce livre doit prouver quelque chose, c'est l'étonnante proximité entre ces personnages et l'acteur. Montrer à quel point vie professionnelle et vie privée ont fini par se mêler.
    L'Enfer du décor n'est donc pas une biographie, mais un travail de synthèse mêlant éléments biographiques et analyse filmique conférant à cet ouvrage un aspect analytique qu'on ne trouve, à ce jour, dans aucun autre ouvrage consacré au comédien. Mais il a une autre particularité, celle d'être le seul en France à octroyer à cet acteur fabuleux et méconnu la place qu'il mérite, celui d'un créateur sensible, érudit et marginal, qui inspira de nombreux autres et changea le statut de l'acteur en insufflant à la profession un supplément d'âme et de coeur, une authenticité.

    Sébastien Monod a suivi des études de cinéma. Il travaille dans le milieu du livre et est, en parallèle, auteur de romans qui ont la particularité de mettre en scène de nombreux personnages. Ses lecteurs apprécient une plume, de leur propre aveu, très cinématographique.



    Table des matières // Avant-propos // Une comète dans le ciel d'Hollywood // Une enfance peu ordinaire // Le théâtre (1932-1946) // Red River / La Rivière rouge (1948) // The Search / Les Anges marqués (1948) // The Heiress / L'Héritière (1949) // The Big Lift / La Ville écartelée (1950) // A Place in the Sun / Une place au soleil (1951) // I Confess / La Loi du silence (1953) // Stazione Termini / Station terminus (1953) // From Here to Eternity / Tant qu'il y aura des hommes (1953) // Raintree County / L'Arbre de vie (1957) // The Young Lions / Le Bal des maudits (1958) // Lonelyhearts / Coeurs brisés (1958) // Suddenly, Last Summer / Soudain l'été dernier (1959) // Wild River / Le Fleuve sauvage (1960) // The Misfits / Les Désaxés (1961) // Judgment at Nuremberg / Jugement à Nuremberg (1961) // Freud, the Secret passion / Freud passions secrètes (1962) // Entre Tennessee et Mississippi (1962-1966) // L'Espion / The Defector (1966) // The end // Montgomery Clift, l'héritage // Annexes // Ils parlent de Monty... // Montgomery Clift... // Bibliographie // Index

  • Mel Gibson est passé du statut de superstar, dans les années quatre-vingt-dix, à celui de pestiféré à Hollywood après le controversé La Passion du Christ et ses multiples déboires personnels. Les spectateurs lui ont aussi souvent tourné le dos, alors qu'il était l'un des acteurs préférés du public après des succès comme les films L'Arme fatale ou Signes. Désormais, citer son nom suscite aussitôt le débat, certains voyant en lui un artiste tourmenté passionnant alors que pour d'autres, il est un dangereux antisémite. Mais, au final, qui est réellement Mel Gibson ? Pourquoi sa carrière a-t-elle failli s'arrêter après son film sur le calvaire de Jésus-Christ ? Le parcours personnel de Mel Gibson est incroyable, car ce fervent catholique a imité, d'une certaine manière, le parcours christique (succès, Passion, résurrection). Nous allons donc, dans cet ouvrage, analyser sa très célèbre filmographie comme acteur avant de nous attarder plus longuement sur ses longs-métrages comme cinéaste. Tout cela permet de montrer la grande cohérence, thématique et esthétique, de son oeuvre, de Mad Max (1979) à Tu ne tueras point (2016).

    Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est historien du cinéma et enseignant. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma américain : Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood (LettMotif, 2015), Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière (LettMotif, 2016), La boxe à Hollywood de Chaplin à Scorsese (LettMotif, 2017) et Trump et Hollywood. Livre 1 : L'arrivée au pouvoir (LettMotif, 2017). Il a également collaboré à diverses publications internationales.

  • Au milieu des années 1970, l'apparition des magnétoscopes change radicalement la manière de consommer le cinéma, les spectateurs pouvant désormais louer sans aucun contrôle préalable des films que les salles ne projettent pas. Les éditeurs de cassettes vidéo remplissent alors les catalogues d'oeuvres souvent inédites, parfois pornographiques, violentes ou interdites qui échappent à tout contrôle pour le plus grand plaisir des amateurs de Bis. Au Royaume-Uni, les pouvoirs publics sont alertés par certaines associations familiales qui ne comprennent pas que des enfants puissent voir librement des films honteux et dégradants. Pour contrer la diffusion d'oeuvres jugées particulièrement dangereuses pour la jeunesse, la police anglaise organise et multiplie des saisies médiatisées dans les vidéoclubs en vertu de la loi de 1959 réprimant l'obscénité. À la demande de la principale association des vendeurs et loueurs de vidéos de Grande-Bretagne qui souhaite éviter que ses membres ne fassent l'objet de poursuites judiciaires, les autorités finissent par publier en 1983 une liste infamante de 72 titres stigmatisés sous la dénomination de Video Nasties. [...] (Christophe Triollet)

  • Du jamais vu ! Du jamais lu !
    Pour la première fois, un ouvrage - et même une somme, mieux : une encyclopédie ! - regroupe plus de 4.000 répliques de films.
    4.000 !
    Et du rare, du précieux, du pas forcément connu mais du toujours efficace. Drôles, pertinentes, loufoques, censées, incroyables, savoureuses... elles sont présentes au rendez-vous.
    En provenance de tous les horizons, de bien des pays et d'innombrables genres. Du western au film fantastique, du dessin animé au film de super-héros, la gamme entière du cinéma est passée au crible. Avec, en prime, quelques croustillantes pépites issues de séries Z et de nanards absolus. Tous les cinémas, pour tous les goûts.
    Mais...
    Et c'est ici que l'opuscule atteint une dimension cosmique : les répliques sont classées par mots ! De A (comme Abruti) à Z (comme... Zorro !) 1.350 mots ! Une paille...
    Oui, une véritable encyclopédie. "Un ouvrage qui expose alphabétiquement des connaissances spécifiques dans un domaine", comme disent les spécialistes. Et ici, le domaine c'est le dialogue.
    La première encyclopédie de répliques de films.
    Qui ne s'adresse pas uniquement aux cyclopes mais à tous les amateurs de cinéma et de bons mots.
    Et même si "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche" (Un taxi pour Tobrouk), l'amateur de bonnes répliques est assuré d'aller loin, très loin... même en restant assis.

    Historien de cinéma, auteur de biographies (Jean-Paul Belmondo, Jean Poiret, Pierre Desproges...), de livres thématiques (la boxe, les avions...) et du best-seller La Bande à Gabin, Philippe Durant collecte les répliques depuis de nombreuses années. Il les a sélectionnées, ordonnées pour constituer cette encyclopédie qui s'impose comme un outil aussi précieux qu'indispensable.

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