LettMotif


  • Réalisateur culte et pourtant méconnu, Jean Eustache n'a eu de cesse, dans la douzaine de films réalisés au long de sa courte carrière, de brouiller les pistes, de mélanger les genres et les idées, de cultiver l'ambiguité entre la vérité et les apparences.




    En jouant ainsi sur les idées de vrai et de faux, Eustache peut ainsi redéfinir les genres cinématographiques, rétablir la vérité sur l'époque et la société dans laquelle il vit et, en toute confiance, laisser seule sa mise en scène, faire surgir la vérité.


    Jérôme d'Estais est né à Paris. Il a étudié la littérature et le cinéma, ses deux grandes passions. Il vit dorénavant à Berlin où il a successivement traduit des scénarios, produit des émissions culturelles et enseigné le cinéma et la littérature française.


  • Célébré ou décrié, Andrzej Zulawski n'a jamais laissé personne indifférent. Alors qu'il revient aujourd'hui au cinéma, après quinze années loin des plateaux, il est enfin temps de s'intéresser à un cinéaste qui, à l'instar de certains de ses compatriotes, tels Polanski ou Skolimowski, n'a pas fini de chercher, d'expérimenter. D'étonner.




    Temps de se pencher sur une oeuvre forte, dérangeante, excessive. Immédiatement reconnaissable. Sur treize films, traversés par des thèmes récurrents, des obsessions communes. La vision d'un cinéaste intransigeant qui, en convoquant tous les arts, tous les sens, tente de s'approcher au plus près du mystère. De la vérité.




    Jérôme d'Estais est né à Paris


    et vit désormais à Berlin


    où il a successivement traduit


    des scénarios, produit des émissions culturelles et enseigné le cinéma


    et la littérature française.




    178, son premier roman, est sorti l'année dernière et Jean Eustache ou la traversée des apparences


    est paru en février aux éditions LettMotif. Il a aussi collaboré


    à l'ouvrage sur Hal Hartley qui sortira prochainement.



  • Célèbre pour avoir été le pygmalion de Marlene Dietrich, Josef von Sternberg reste aujourd'hui encore un artiste énigmatique méconnu du grand public. Sur près de vingt-sept longs-métrages tournés entre 1925 et 1953, le réalisateur s'est essayé à tous les genres, passant des films de gangsters aux intrigues d'espionnage, des récits historiques aux films noirs et des mélodrames aux aventures exotiques. Cette dernière catégorie, particulièrement fournie, compte cinq films : Morocco en 1930, Shanghai Express en 1932, The Shanghai Gesture en 1941,Macao en 1952 et The Saga of Anatahan en 1953. Témoins d'une époque coloniale, ces oeuvres jalonnent la production du cinéaste et attestent d'un désir sans limite de leur auteur pour le dépaysement.




    Dans l'univers sternbergien, les aventuriers, les escrocs, les militaires, les joueurs et les belles de nuit se côtoient dans une danse nocturne perpétuelle dans des contrées éloignées qui offrent des refuges rêvés pour des protagonistes au passé douteux. Le jour et la nuit se confondent, les repères temporels s'estompent, les individus se croisent, se déchirent et se séparent. Le réalisateur dépeint les errances de personnages déracinés qui semblent arrivés au bout du monde... en réalité dans les studios d'Hollywood où tout n'est qu'apparence. Mais cet orient de pacotille n'est pas aussi manichéen qu'il y paraît et ces visions exotiques sont une porte d'entrée pour comprendre l'ensemble de l'oeuvre de Josef von Sternberg.


    Docteur en esthétique, sciences et technologie des arts, Stéphane Benaïm a soutenu une thèse sur l'univers oriental dans l'oeuvre cinématographique de Josef von Sternberg. Il a enseigné durant quinze ans la théorie et l'histoire du cinéma à l'université de Paris 8 Vincennes - Saint-Denis et a également collaboré à plusieurs revues spécialisées, dontL'Écran Fantastique.

  • Muse de John Cassavetes avec qui elle a tourné pas moins de sept films, Gena Rowlands n'en demeure pas moins une actrice mystérieuse. Cultivant à la fois la force et la fragilité, la séduction et le mal-être, sa personnalité semble avoir plusieurs facettes qu'elle déploie au fil de sa carrière, de ses rôles. Gena Rowlands n'hésite pas à se mettre à nu, créant une frontière floue entre sa réalité d'actrice et celle de ses personnages. Parmi les aspects abordés dans son jeu, se trouve la question de la maturité, indubitablement. Comment rester sous les projecteurs quand des actrices d'un certain âge en sont écartées ? À travers Opening Night etGloria notamment, celle que nous surnommerons "la star accessible" s'insurge contre une dictature hollywoodienne liée à l'âge. À ce titre, ces deux films - sortis respectivement en 1977 et 1980 - tentent de réhabiliter la femme de plus de quarante ans, peu avantagée dans le cinéma classique. Ce projet propose donc d'analyser la persona de Gena Rowlands autour de deux rôles phares. Ces derniers amorceront non seulement une évolution dans sa carrière, mais également un renouveau du stéréotype de l'actrice vieillissante créé dans les années 1950, avec des films comme All About Eve de Joseph Mankiewicz.




    Après l'obtention d'un baccalauréat littéraire, Paola Dicelli a effectué une Licence puis un Master de Cinéma à l'Université Paris Ouest de Nanterre. Son mémoire sur Gena Rowlands a obtenu la mention très bien. Elle poursuit un an plus tard ses travaux, en se concentrant davantage sur l'actrice d'âge mûr comme figure transmédiale populaire. Forte de ce bagage universitaire, elle s'oriente vers le journalisme de cinéma et plus largement de la culture, compte tenu de son intérêt pour de nombreux arts (danse, littérature et théâtre). Parallèlement, Paola Dicelli a écrit de nombreuses nouvelles - dont deux ont été publiées dans des magazines littéraires - et réalise des courts-métrages. Elle travaille actuellement sur plusieurs projets d'écriture.

  • Cet ouvrage poursuit deux objectifs. D'une part analyser l'image du « Noir » et son évolution dans l'imaginaire cinématographique français depuis un siècle. D'autre part, mettre en lumière la présence des Noirs et Métisses dans le cinéma hexagonal depuis les premières vues des frères Lumière jusqu'au triomphe d'Intouchables, en évoquant notamment les rôles interprétés par Josephine Baker, Habib Benglia, Darling Légitimus, Robert Liensol, Isaac de Bankolé, Firmine Richard, Jacques Martial, Alex Descas, Mouss Diouf, Aïssa Maïga, Edouard Montoute, Stomy Bugsy, Eriq Ebouaney, Joeystarr ou Omar Sy.
    Ce livre consacre par ailleurs un chapitre au « cinéma noir français » pour essayer de comprendre pourquoi et comment s'est constitué un cinéma identitaire, pour ne pas dire communautaire, réalisé par des cinéastes afro-ascendants depuis une trentaine d'années.


    Un dictionnaire regroupant les principaux acteurs et réalisateurs concernés parachève ce projet.


    Régis Dubois est enseignant en histoire du cinéma et a déjà publié de nombreux ouvrages sur le 7

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    art, dont Images du Noir dans le cinéma américain blanc (L'Harmattan, 1997),Le Cinéma des Noirs américains, entre intégration et contestation (Le Cerf/Corlet 2005),Une histoire politique du cinéma (Sulliver, 2007) ou Hollywood, cinéma et idéologie(Sulliver, 2008). Il a par ailleurs écrit pour CinémAction, Télérama, Le Monde Diplomatique, Manière de Voir, L'OEil, Contretemps, Brazil, Tausend Augen ou encoreAfricultures.




  • Le travail de recherche porte sur les filmographies riches et mystérieuses de deux cinéastes russes : Andrei Tarkovski et Andrei Zviaguintsev. Au moyen de l'analyse des figures sonores, confrontée avec les théories philosophiques et cinématographiques, les principales problématiques du temps au cinéma sont soulevées. L'objectif étant d'éclairer le concept ambivalent de la révélation du temps, il a fallu desceller les correspondances entre les films des cinéastes. L'étude approfondie des figures sonores permet de montrer le cheminement de la représentation du temps. En partant du reflet fidèle de l'écoulement du temps, les cinéastes présentent néanmoins une vision subjective de la durée. Ils confèrent à l'instant, l'unique unité absolue du temps, la puissance de réunir toutes les simultanéités temporelles. L'instant présent devient un dialogue permanent et ambivalent entre le passé réel et le futur virtuel. L'instant a donc rapport avec le réel autant qu'avec l'imaginaire. Mais il est toujours au coeur de la quête du temps absolu et vrai. Une forte aspiration à une réalité intemporelle, à un temps éternel s'observe chez les cinéastes russes. La représentation de ce temps absolu ne s'opère que sous forme d'une révélation spontanée et vraie.

  • Dans toute son oeuvre Fellini élabore un jeu de miroirs complexe à la fois pour comprendre comment se construit la réalité de l'homme et pour réfléchir sur le processus créatif, et il ne cesse de répéter que le cinéma est un art de la mémoire.


    Une mémoire personnelle, souvent mêlée à un sentiment nostalgique, où s'établit un rapport particulier entre souvenirs réels et souvenirs inventés et où est questionnée la problématique de la représentation de la réalité, réalité qui semble impossible à dire et qui doit être recréée par l'imaginaire.
    Une mémoire aussi qui raconte l'histoire de l'Italie, de l'être humain, du cinéma et qui critique la société moderne, où l'empreinte nostalgique devient de plus en plus forte et où la prise de conscience qu'il n'y a pas de retour possible se fait plus vive. La nostalgie prend alors une dimension plus universelle, où la question du temps devient primordiale et où le mouvement entre les différents temps passé, présent et futur accompagne et renforce le mouvement entre réalité et imaginaire.
    Cette étude tente d'analyser ces nostalgies et leurs représentations dans l'univers complexe du réalisateur.


    Véronique Van Geluwe est née au Maroc et a vécu une vingtaine d'années en Italie où elle a travaillé dans le conseil en entreprise. Passionnée de cinéma, elle a collaboré durant une dizaine d'années au Festival du cinéma africain, d'Asie et d'Amérique latine de Milan et est également traductrice-adaptatrice cinématographique et professeur d'italien. Elle vit actuellement à Aix-en-Provence où elle a effectué un Master recherche en cinéma-audiovisuel.

  • Le cinéma de Philippe Garrel ne cesse de voir revenir à lui une multitude de figures qui surgissent à la surface des films comme les symptômes d'un temps à la fois trouble et opaque, inaccessible en dehors d'un travail d'insistance et de répétition qui pousse progressivement ses films vers la possibilité d'un témoignage introspectif. Les chemins que ces figures se frayent à travers les images, oscillant entre figuration et évocation, faisant vibrer jusqu'au plan le plus empreint de vacuité, ne sont pas sans conséquence sur notre regard, ils engendrent des rapports entre présence et absence qui construisent une véritable esthétique de la survivance. Cet essai tente d'aborder cette part des images qui est d'abord purement sensible.

    Thibault Grasshoff est chercheur doctorant à l'Université d'Aix-Marseille, où il travaille sur la théorie du cinéma. Sa thèse qui est en cours porte sur la notion de résistance, déjà centrale dans le présent ouvrage. Il est le "ciné-fils" de quelques auteurs - Bergman, Godard, Garrel - chez lesquels cette idée, liée à un caractère inépuisable de l'oeuvre d'art, résonne très fortement.

  • Danielle Bleitrach, sociologue, universitaire spécialiste de la mondialisation et du développement, auteur de nombreux ouvrages sur le mouvement ouvrier, l'Amérique latine et plus récemment sur l'espace postsoviétique, a voulu interroger deux antinazis. Il s'agit de deux références dans leur domaine, Brecht et Lang, dont la rencontre a lieu à Berlin - L'Opéra de quat'sous, M le Maudit - puis l'exil, là ils retrouvent un autre grand, Hanns Eisler, le musicien, le communiste, et ils font un film sur l'assassinat d'Heydrich, le bourreau de Prague : Les Bourreaux meurent aussi. Heydrich est le bourreau des juifs, l'organisateur de la solution finale, question juive à laquelle il ne sera pratiquement pas fait allusion dans le film. Pourquoi ce silence, pourquoi le choix de la fiction, l'histoire d'un mensonge collectif de la population pragoise ? Mais surtout en quoi, aujourd'hui, le vaccin antifasciste a-t-il désormais perdu son efficacité, laissant chacun impuissant devant le retour des périls ?
    Ce livre porte aussi la marque de conversations menées avec Richard Gerhke, architecte, autour de l'Allemagne de Weimar, la relation entre l'architecture et le cinéma, arts de masse, industrie, création et propagande, celle de la mise en scène nazie et ses décors.

  • La pensée populiste est apparue dès la guerre d'indépendance des colons britanniques d'Amérique du Nord contre la Grande-Bretagne de 1775 à 1783. Malgré tout, le populisme américain a surtout connu son heure de gloire avec The People's Party en 1892. De fait, ce parti populiste a cristallisé la colère des fermiers américains (dont des Afro-Américains) très endettés de la fin du XIXe siècle. Ce mouvement agraire était très attaché aux idéaux pionniers et se méfiait du développement économique et du salariat (qu'il jugeait incompatible avec la liberté et la démocratie). Les Populistes défendaient l'égalité des chances, une libre entreprise tempérée par le Common Sense (le bon sens) et un pouvoir détenu par des hommes vertueux. Les ennemis des populistes sont souvent de puissants banquiers, des hommes politiques corrompus ou encore de grands industriels qui oppriment le "peuple".
    Ce livre analyse comment les productions cinématographiques américaines ont souvent mis en avant cette idéologie populiste depuis les premiers films de David Wark Griffith (Les Spéculateurs) jusqu'à ceux de Clint Eastwood (Bronco Billy), en passant par des réalisateurs mythiques comme John Ford (Les Raisins de la colère) ou Frank Capra (Monsieur Smith au Sénat).
    Diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est journaliste et enseignant. Il est l'auteur d'un premier livre intitulé Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière et a notamment collaboré à la revue Cinémaction.
    Il prépare actuellement une thèse sur le populisme américain.

  • Le scénario et le scénariste composent ici l'objet scénaristique. En France, dans le monde du cinéma, leur valorisation pose semble-t-il problème. En abordant la question de la reconnaissance institutionnelle de l'objet scénaristique dans le monde de l'art cinématographique français, ce mémoire s'intéresse aux mécanismes sociaux et aux instances de légitimation exerçant leur influence dans un milieu donné. Pour ce faire, l'analyse transpose de grands pans de la théorie des mondes de l'art de Howard S. Becker à l'étude de la reconnaissance institutionnelle de l'objet scénaristique. Si l'on peut concevoir le scénario et le scénariste comme des éléments constitutifs d'une chaîne de coopération se mettant en branle dans le cadre de la fabrication d'un film, l'objectif du présent projet vise à démontrer que le type de reconnaissance institutionnelle s'organisant autour de l'objet scénaristique s'apparente de même à une chaîne de coopération mettant en réseau bon nombre de membres du monde de l'art cinématographique.





    Gabrielle Tremblay détient un grade de master de l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 en études cinématographiques et audiovisuelles, avec spécialisation en économie et sociologie. Elle est aujourd'hui inscrite au doctorat d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle poursuit ses recherches en lien avec le scénario et le scénariste de cinéma.


  • Cinéaste et scénariste majeur de la comédie italienne, Ettore Scola a été l'auteur de films qui font pleinement partie du panthéon du cinéma italien. Nous nous sommes tant aimés (1974), Affreux, sales et méchants (1976), Une journée particulière (1977) et La Terrasse (1980) ont permis au réalisateur d'accéder à une reconnaissance critique et publique internationale.
    L'Histoire contemporaine de son pays (du fascisme au miracle économique), mais aussi l'évolution artistique du cinéma italien, constituent des thèmes majeurs de son cinéma. Une cinématographie qui se caractérise par une grande variété formelle, une profonde fantaisie et une représentation très cohérente de l'histoire et de la société italiennes.

    Charles Beaud est titulaire d'un Master recherche en cinéma obtenu à l'Université d'Aix-Marseille. Il est passionné par le cinéma italien, l'histoire du cinéma, les relations entre le cinéma et l'histoire, la question des genres cinématographiques, la comédie italienne et américaine et le réalisme cinématographique.

  • Cet ouvrage retrace un parcours inhabituel d'assimilation, d'hybridation et de réinvention du fait littéraire au cinéma. Entre reprise et transformation, Jacques Rivette réalise trois oeuvres différemment marquées par une puissante innutrition balzacienne : Out 1, Noli me tangere (1970-71), film fleuve expérimental d'environ treize heures, articulé sur l'improvisation des acteurs et centré sur la quête des Treize balzaciens ; La Belle Noiseuse(1991) qui transpose au présent du tournage l'histoire du Chef d'oeuvre inconnu en la modifiant partiellement, et Ne touchez pas la hache (2007), film en costume « fidèle à la lettre » à La Duchesse de Langeais. Ces "trajectoires balzaciennes" s'inscrivent dans un réseau complexe de références, d'allusions et de citations qui reflète la construction en toile d'araignée de La Comédie Humaine et définit l'articulation composite et hybride de l'oeuvre rivettienne.
    Francesca Dosi, de langue maternelle italienne, est professeur de français langue étrangère en Italie et enseignant-chercheur de cinéma. Elle vit entre Paris et Parme. Membre de l'ÉA 4400 "Écritures de la modernité" (Sorbonne nouvelle Paris 3/CNRS) et des associations internationales « Amis de Balzac » et « Amis de Rimbaud », elle collabore à l'organisation de colloques cinématographiques et publie régulièrement des articles universitaires concernant l'esthétique de l'hybridation. Elle s'occupe des dynamiques d'échange entre littérature et cinéma dans une perspective d'emprunt, de reprise et de réinvention. Son centre d'intérêt est la modernité cinématographique par rapport à l'héritage romanesque du XIX e siècle, mais ses recherches portent aussi sur la mise en question du réalisme au cinéma et, en spécifique, sur les approches ambiguës du réel dans le cinéma italien contemporain. Elle est également artiste peintre et expose régulièrement ses toiles qui, comme ses récits, sont à la fois complainte d'une absence et rêve puissant de survie et de grâce.

  • Depuis de nombreuses années, Sylvester Stallone est considéré comme un représentant de l'impérialisme américain avec des films comme Rambo II ou Rocky IV. Mais l'acteur-réalisateur-scénariste est un artiste bien plus complexe qu'il n'y paraît. Cet ouvrage propose ainsi une analyse de la filmographie de "Sly" dans le but de prendre le contre-pied des clichés qui lui sont habituellement associés (surtout en France). Car en plus d'être un digne représentant de la classe ouvrière, apprécié des classes populaires, Stallone défend une réelle vision humaniste tout au long de son oeuvre.


    Ce travail documenté, illustré d'une quinzaine de photographies, propose ainsi un éclairage inédit sur la star grâce à une approche de type cultural studies - dans la mouvance des star studies - dont l'enjeu est d'analyser sans aucun a priori et de manière pluridisciplinaire (mêlant l'analyse filmique, l'histoire, la sociologie, la politique, la biographie...) les productions populaires de la culture de masse en tenant compte aussi bien des intentions des auteurs que des contraintes du marché et de la réception du public. Une approche, malheureusement, encore largement boudée en France qui prouve pourtant, avec ce livre, toute sa richesse.


    Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est journaliste et enseignant. Il a notamment collaboré à la revueCinémAction et il est l'auteur d'un ouvrage remarqué intitulé Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood publié aux éditions LettMotif en 2015.

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