Librairie Droz

  • L'Heptaméron est une oeuvre à la croisée des discours religieux et mondain, où diffèrent sans s'exclure amour sacré et amour profane qui transmet depuis des siècles le testament spirituel, vivace, émouvant et profondément humain d'une des grandes dames de l'Histoire de France. Soeur de François Ier et grand-mère de Henri IV, Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, a joué un rôle essentiel dans la vie culturelle de la Renaissance française. Avec l'Heptaméron, elle a composé un recueil de nouvelles inspiré du Décaméron de Boccace, resté inachevé (72 nouvelles) au moment de sa mort (1549).

  • Guillaume Farel est l'un des premiers réformateurs, l'aîné de Calvin et Bèze. Parmi les premiers instruments qu'il estima nécessaires au réveil de la foi, il plaça les textes liturgiques comme le Pater Noster ou le Credo.
    Francis Highman nous présente ces textes, qui furent parmi les plus diffusés de la Réforme, comme la première expression de la piété réformée française. Car si l'exposition du Credo est largement inspirée de Luther, Farel développe autour du texte du Pater Noster de nombreuses explications où se reflètent les éléments de sa spiritualité : rapport personnel en même temps que dépendance entière du croyant envers Dieu, et purification intérieure par le Saint Esprit.
    Lisez Chrestiens et vous trouverez consolation.

  • Les Satyres chrestiennes de la cuisine papale ont été imprimées à Genève en 1560, sans nom d'auteur, par Conrad Badius. Cette charge virulente contre l'Eglise de Rome, qui répond également aux pamphlets français contre les réformés, est remarquable à plus d'un titre: son texte enlevé, d'une réelle tenue, se distingue par le soin accordé à la langue, où fusent jeux de mots salaces, calembours savoureux et allusions osées, avec un humour corrosif qui rappelle Rabelais.
    Qui en est l'auteur? Cette oeuvre singulière a été longtemps attribuée, sans preuve, à l'imprimeur lui-même, Conrad Badius, et parfois même à Pierre Viret. Charles-Antoine Chamay rejette ces attributions au profit de Théodore de Bèze, le réformateur qui succédera bientôt à Jean Calvin. L'édition qu'il donne des Satyres élucide les enjeux d'un texte trop longtemps occulté.

  • La traduction française, donnée par l'auteur en 1541, de son Institution de la religion chrétienne est un événement majeur pour l'histoire religieuse de l'Occident moderne et de la prose d'idées française. Pour la première fois, les matières de la philosophie, de la théologie, de l'exégèse et de la morale étaient traitées en français systématiquement et au plus haut niveau. L'édition, établie par Olivier Millet, corrige le texte de 1541 là où il est fautif ou problématique à la lumière des versions françaises suivantes et surtout de la source latine de 1539. L'annotation fournit des explications de nature philologique, historique, théologique, philosophique et rhétorico-littéraire, sans s'enfermer dans un seul registre. Elle signale des sources humanistes négligées jusque-là, notamment Erasme et Melanchthon, et elle suggère la diversité des approches critiques que peut susciter l'oeuvre de Jean Calvin. Elle met en valeur la composition de l'ensemble, ainsi que la manière dont l'auteur utilise ses sources, et elle fait ressortir la dimension littéraire du chef-d'oeuvre du réformateur.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Nous reproduisons ici pour la première fois le texte de 1550 avec les variantes de toutes les éditions connues jusqu'à la mort de Bèze, sauf les variantes purement orthographiques et les simples fautes d'impression qui n'ont pas eu d'influence.

  • Aurais-je contracté une obligation à l'égard du valeureux Chevalier de Berquin du fait d'avoir publié ou pour mieux dire exhumé deux de ses oeuvres qui ont échappé à la destruction voulue, en son temps, par ses adversaires et aux ravages de ces cinq derniers siècles ?...
    La Declamation des louenges de mariage, unie, dans une reliure contemporaine, à un exemplaire de la traduction du Nouveau Testament par Lefèvre d'Etaples, est suivie, dans l'exemplaire unique de la Bibliothèque publique et universitaire de Genève, de deux opuscules qui méritent, eux aussi, de reparaître au grand jour. Comme je le disais à propos de La Complainte de la Paix, du Chevalier aussi, ce sont là des épaves de prix et des reliques d'un passé religieux cher aux étudiants de la réformation française.
    Voici donc la Brefve admonition de la maniere de prier, et Le Symbole des Apostres déjà examinés par Mrs. M. Mann Phillips dans son ouvrage essentiel, sur Berquin entre autres : Erasme et les débuts de la Réforme en France, Paris, Champion, 1934, pp. 133-134 ; 134-140.

  • Introduction; Chansons Spirituelles, 1re partie (ch. 1 à 32); Chansons Spirituelles, 2e partie (ch. 33 à 47); Appendice I; Notes critiques; Recherches sur les « timbres » profanes; Appendice II; Glossaire; Bibliographie; Table des incipit

  • Introduction; Avertissement; Chrestiennes Meditations: Epistre; Méd. sur le Ps. I; Méd. sur le Ps. VI; Méd. sur le Ps. XXXII; Méd. sur le Ps. XXXVIII; Méd. sur le Ps. LI; Méd. sur le Ps. CII; Méd. sur le Ps. CXXX; Méd. sur le Ps. CXLIII

  • L'objet de cette étude est de mettre en lumière un petit livre dont l'influence et le succès furent grands il y a quatre siècles, et ainsi de faire mieux connaître celui qui le mit en français : le Chevalier de Berquin et sa Declamation des Louenges de mariage, traduit du latin d'Erasme de Rotterdam, docteur en théologie.

  • La Coche est une discussion entre trois dames sur ce thème :
    ... qui aura de bien aymer l'honneur
    Et d'avoir plus dans le cueur de douleur
    celle qui est abandonnée par son ami, celle qui, se sentant délaissée par le sien, est, de plus, importunée par celui de la première, celle enfin qui, pour partager la douleur des deux autres et ne point rompre l'union dans laquelle elles ont vécu, veut congédier le sien.

  • La Complainte de la Paix, manifeste de l'irénisme érasmien, fait partie de la campagne offensive menée par le chevalier de Berquin contre la Sorbonne et son syndic, Noël Bédier, de 1520 à sa mort sur le bûcher, le 17 avril 1529. La traduction en langue vulgaire de la Querela Pacis d'Erasme est un chef d'oeuvre de fidélité élégante. Berquin, ami intime de François Ier, apparaît comme l'un des champions les plus hardis, et peut-être le plus doué, à l'aube de la réformation gallicane.
    La version reproduite ici fut imprimée clandestinement en 1530, la condamnation ayant porté sur le manuscrit. Cette édition replace le texte dans l'ambiance théologique et historique du temps, et fait revivre la figure de Berquin à travers des souvenirs nourris, d'Erasme à Jean Bodin.

  • Les Prisons constituent le sommet de l'expérience humaine, spirituelle et artistique de Marguerite, reine et poétesse.
    Le symbole de la prison, même s'il n'est pas nouveau et s'il est présenté fort simplement, est aussi bien l'incarcération amoureuse que la concrétisation de l'état douloureux de l'âme, dans l'attente de la grâce, et n'aspirant finalement qu'à la mort. Sous tous les aspects, ,cette vaste confession allégorique se distingue des oeuvres lyriques qui la précèdent ; c'est le chef d'oeuvre de Marguerite, sans doute un sommet de la littérature du XVIe siècle.

  • « Il n'est rien qu'estre
    A une fenestre
    Regardant le beau temps venir ».
    En prose (outre ses Lettres), l'Heptaméron. En poésie lyrique, d'une part des pièces fugitives (épigrammes ou « chansons spirituelles », d'amour religieux et mondain) ; d'autre part, de grandes méditations dogmatiques sur le service de Dieu (du Dialogue aux Prisons). Au théâtre, une grande tétralogie biblique, à côté de sept pièces profanes. Tel serait le catalogue méthodique de l'oeuvre de la reine de Navarre. Avec, pour chefs-d'oeuvre : en prose, l'Heptaméron ; en vers, le Théâtre profane : qu'on trouvera ici groupé pour la première fois1.
    C'est, par d'autres aspects aussi, un volume tout nouveau que nous espérons donner aux lettrés. Séduits davantage par d'autres problèmes et par des oeuvres plus imposantes, ceux qui se sont occupés {p. VIII} de la reine avec tant de soin et de pertinence ne se sont pas attachés à étudier, de nos comédies, la date, les circonstances historiques, les appartenances (rapports avec Calvin, avec Dolet, avec Marot), ni, d'une manière générale, les éléments de réalisme documentaire, dont s'éclairera le sens même de pièces plus ou moins énigmatiques à l'abordage. Restituées à leur cadre, c'est tout un itinéraire coloré de la reine (biographique et spirituel), que les sept comédies profanes esquisseront, si l'on veut bien ne plus les considérer in abstracto. Cette vie, on rappellera rapidement ce qu'elle fut.

  • Première édition critique des quatre Comédies bibliques de Marguerite de Navarre: Comédie de la Nativité, l'Adoration des trois Rois, la Comédie des Innocents et la Comédie du Désert. Ces comédies ont été négligées par la critique récente, l'édition donnée devrait permettre à celle-là de sonder à frais nouveaux la veine biblique de la "Marguerite des princesses".

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