Marivole Éditions

  • « Enfants pendant l'occupation, nous rêvions de devenir des maquisards mais quelques années plus tard c'est la guerre d'Algérie qui nous a cueillis, à peine sortis de l'adolescence. Nous nous sommes retrouvés un fusil dans les mains pour combattre ceux qui se battaient pour leur liberté. Je me suis senti alors trahi par ma patrie, celle qui avait combattu les nazis. J'ai eu à plusieurs reprises l'envie de m'échapper de cet enfer, je ne l'ai pas fait car ce cauchemar m'a permis de mieux découvrir l'existence et la solidité de mes racines. C'étaient des souvenirs de bonheur et d'humour, c'étaient mes jeunes années, ma famille et mon terroir qui s'accrochaient à moi pour me retenir, pour me dire qu'il ne me fallait pas tout détruire. J'ai compris alors que mes idées - pourtant très justes - ne me donnaient pas tous les droits. »

  • « Berlaudiot », c'est le nom qu'on donne par chez nous à l'idiot du village. Si on y adjoint le qualificatif de « petit », ça devient alors moins péjoratif, plus affectueux. Bernard, petit garçon « différent », va devoir composer avec une époque et un environnement de « gens normaux ». Il va traverser les années 50, 60 et 70 à Sancoins, son village. Confronté à toutes les évolutions dues au « progrès », il vivra aussi quelques drames qui traceront le fil de son existence. Si les situations géographiques et temporelles se révèlent rigoureusement exactes, émaillées de quelques personnages réels ayant traversé cette époque, l'histoire, elle, est totalement imaginaire, et sert essentiellement à évoquer la douceur de vivre le long de l'Aubois au cours de ces années bénies.

  • Jean-Pierre, trentenaire, quitte son appartement dans le quartier de la Chancellerie à Bourges et part dans le Midi pour terminer son travail de deuil. Mais c'est compter sans les lois du hasard qui mettent sur sa route Martin, le régisseur de la tournée d'été 1965 des vedettes yéyés ; Martin, l'homme qui a des yeux indescriptibles, comme ceux d'Isabelle, sa femme, qu'il vient de perdre. C'est donc aux rythmes de Cloclo, Richard Anthony, Eddy Mitchell et de bien d'autres, que Jean-Pierre va suivre la caravane de ces jeunes artistes qui tortillent des fesses, dansent le twist et crient « yéyé ! » Il découvre alors les jalousies entre starlettes, les promenades en décapotable sur les petites routes de Provence, les échanges de fumettes le soir après le spectacle... la vie de saltimbanques qui ne passent jamais deux nuits de suite dans le même lit.

  • La vie d'une femme libre à l'époque de mai 68 en Auvergne et Bourbonnais. Michelle, l'héroïne du roman, a vécu la contestation de 1968. Elle a adhéré à certains de ses idéaux. Cru à l'évolution de la société. A-t-elle vécu libre ? Intelligente, sérieuse, elle a pu étudier, réussir, travailler, être indépendante, mais qu'en est-il de la liberté d'aimer ? En fait, sa vie sentimentale s'est heurtée à l'intransigeance des préjugés qui ont failli la briser. Elle a ensuite dû entreprendre un long chemin pour se reconstruire. Une histoire située dans la société en pleine évolution des années 60, en Auvergne et Bourbonnais, rythmée de séquences dans le Cantal, la Haute-Loire, la Saône-et-Loire, et qui évolue vers la Touraine et le Berry, sans oublier plusieurs escapades insulaires : Oléron, Ré, Sicile.

  • Début janvier 1958, Bernard Kerlien est appelé pour effectuer son service militaire : une année en France près de Rennes puis le reste en Algérie, au 1er RIM à Trézel, dans le sud Oranais. Vivez la vie pleine de rebondissements des jeunes gens qui effectuaient, 28 mois de service militaire, il y a une soixantaine d'années. Participez à leurs aventures palpitantes, leur quotidien ponctué d'épisodes le plus souvent amusants mais aussi parfois dramatiques. Plongez-vous dans la vie d'une caserne ou d'un camp militaire avec ses contraintes mais aussi ses joies, notamment les permissions données au compte-gouttes et qu'il fallait mériter... Suivez pas à pas la vie des jeunes appelés, en France puis en Algérie, avec ses moments de franche rigolade et ses périodes plus mélancoliques, voire parfois douloureuses. La guerre n'est pas loin, le danger est toujours présent. Mais l'insouciance de la jeunesse, la franche camaraderie et la quille en ligne de mire... permettent de garder le moral. Faites un bond dans le passé à la recherche, peut-être, de vos souvenirs. Ceux qui n'ont pas connu le service militaire sauront à quoi ils ont échappé... ou ce qu'il leur manquera à jamais... Une cure de bonne humeur au milieu d'une époque dramatique de notre Histoire. Une leçon de vie.

  • Lucien, le Galoupiot de Sancerre, commis aux chieuves, se retrouve cette fois au coeur d'une enquête qui met en jeu des trésors enfouis depuis l'époque du petit roi de Bourges, Charles VII ; celui-là même qui bénéficia de l'aide de Jeanne d'Arc pour monter sur le trône. Son conseiller, le chevalier de Giac aurait, dit-on, pactisé avec le diable en lui vendant sa main droite, puis subtilisé une partie du trésor royal avant de l'enfouir dans les soubassements de sa tour à Sancerre. Une course au trésor remonte alors le cours de l'Histoire à travers Sancerre et le Sancerrois. Des meurtres se succèdent et des énigmes surgissent, probablement en lien avec le trésor caché. Notre commis, avec l'aide précieuse de ses amis et du lieutenant Kosser parviendra-t-il à résoudre tous ces mystères ? Avec cette enquête du commis vacher, on retrouve le Berry et plus particulièrement le Sancerre des années 60 : ses traditions, ses danses, sa vie de tous les jours, ses métiers et ce parfum de terroir que l'auteur a pu restituer grâce aux témoignages de sa famille et de ses amis qui vivent sur place.

  • « On s'était dit rendez-vous dans 10 ans, vous connaissez la chanson ? Mais était-ce une bonne idée ? Si certains ont réalisé leur rêve au-delà de toute espérance, d'autres sont restés là, dans ce petit village d'Auvergne perché au-dessus de Clermont-Ferrand. En apparence, tout va bien quand tout le monde est là. Mais Mick a compris dès son retour qu'il n'avait plus grand-chose à faire ici. S'il n'y avait pas eu Noémie, il ne serait sans doute jamais revenu ! Lui avait suivi la vague de tous les bouleversements sociaux, musicaux et artistiques de ces dernières années des sixties. Les autres, eux, s'en fichaient un peu de l'évolution du monde. Même Mai 68 ne les avait qu'à peine effleurés. Cependant, il fallait qu'il reste, Mick, jusqu'à ce qu'il comprenne pourquoi Noémie s'obstinait à ne plus vouloir partir avec lui. Une belle bande, oui, mais faite de quoi ? Entre non-dits, mesquineries et tromperies, cette jeunesse dorée de la fin des années 60 va voir son vernis s'écailler pour laisser place à une vérité d'où sortiront les travers de tout ce petit monde. »

  • Dans son deuxième roman, Jean-Claude Fournier nous plonge à nouveau dans l'atmosphère des Trente Glorieuses. Il nous peint ici un portrait réaliste, original et nuancé de ces trois décennies, qui ne furent pas toujours vécues, par ceux qui les traversèrent, comme l'ère de progrès social, de foi en l'avenir et d'insouciance qu'il est convenu de célébrer aujourd'hui. L'histoire qui nous est racontée est celle d'un enfant du peuple, dont l'enfance et l'adolescence se passent entre Montluçon, sa ville natale, puis Moulins et Clermont, deux cités où il étudiera dans l'espoir de faire un jour carrière dans le cinéma, une passion contractée dès le plus jeune âge. Mais il n'est pas facile de réaliser ce rêve lorsque l'on a été persuadé d'entrer à l'École normale d'instituteurs par des professeurs de collège convaincus que cette orientation était la voie « royale » pour un élève issu d'un milieu très modeste. L'ascenseur social fonctionnera-t-il complètement pour ce petit-fils d'un maçon creusois venu chercher du travail dans le bassin industriel de l'Allier, et d'un mineur descendu du Nord après la Grande Guerre ? Au-delà de son destin particulier, ce poulbot montluçonnais est représentatif de toute une génération qui aspira, de manière diffuse encore au début des années 60, à un grand chambardement dans sa vie sociale mais surtout intime. Tous les lecteurs, même les plus jeunes, se reconnaîtront dans ce refus d'entrer prématurément dans le rang, tel qu'il est exprimé dans cette histoire.

  • Gien, meurtri par la guerre, a presque fini de panser ses plaies et est devenu un "joyau de la reconstruction". La population s'étourdit dans une activité fébrile et joyeuse, mêlant travail, fêtes costumées grandioses, concours en tous genres, et plaisirs de la chasse. Les événements d'Algérie en arrière-fond troublent peu le moral au beau fixe. Maud, la demoiselle du téléphone, une Berruyère venue travailler à Gien, ne tarde pas à s'intégrer à une bande de jeunes : on danse, on rit, on flirte... Les passions éclosent : l'amour, la jalousie... La haine mûrit lentement dans le coeur de Maud pour la trop belle Francine, qui plaît à tous les garçons, et surtout à celui dont elle est éprise. Dès lors, elle n'aura de cesse de nuire à sa rivale, s'appuyant sur des racontars. Les souvenirs de l'occupation sont encore bien présents. Le passé finira-t-il par dévoiler son double visage ? Dans cette petite ville typique du début des années 60, l'amour sera-t-il plus fort que le « qu'en dira-t-on » ?

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