Régionalisme (métropole)

  • « Enfants pendant l'occupation, nous rêvions de devenir des maquisards mais quelques années plus tard c'est la guerre d'Algérie qui nous a cueillis, à peine sortis de l'adolescence. Nous nous sommes retrouvés un fusil dans les mains pour combattre ceux qui se battaient pour leur liberté. Je me suis senti alors trahi par ma patrie, celle qui avait combattu les nazis. J'ai eu à plusieurs reprises l'envie de m'échapper de cet enfer, je ne l'ai pas fait car ce cauchemar m'a permis de mieux découvrir l'existence et la solidité de mes racines. C'étaient des souvenirs de bonheur et d'humour, c'étaient mes jeunes années, ma famille et mon terroir qui s'accrochaient à moi pour me retenir, pour me dire qu'il ne me fallait pas tout détruire. J'ai compris alors que mes idées - pourtant très justes - ne me donnaient pas tous les droits. »

  • « Berlaudiot », c'est le nom qu'on donne par chez nous à l'idiot du village. Si on y adjoint le qualificatif de « petit », ça devient alors moins péjoratif, plus affectueux. Bernard, petit garçon « différent », va devoir composer avec une époque et un environnement de « gens normaux ». Il va traverser les années 50, 60 et 70 à Sancoins, son village. Confronté à toutes les évolutions dues au « progrès », il vivra aussi quelques drames qui traceront le fil de son existence. Si les situations géographiques et temporelles se révèlent rigoureusement exactes, émaillées de quelques personnages réels ayant traversé cette époque, l'histoire, elle, est totalement imaginaire, et sert essentiellement à évoquer la douceur de vivre le long de l'Aubois au cours de ces années bénies.

  • Gien, meurtri par la guerre, a presque fini de panser ses plaies et est devenu un "joyau de la reconstruction". La population s'étourdit dans une activité fébrile et joyeuse, mêlant travail, fêtes costumées grandioses, concours en tous genres, et plaisirs de la chasse. Les événements d'Algérie en arrière-fond troublent peu le moral au beau fixe. Maud, la demoiselle du téléphone, une Berruyère venue travailler à Gien, ne tarde pas à s'intégrer à une bande de jeunes : on danse, on rit, on flirte... Les passions éclosent : l'amour, la jalousie... La haine mûrit lentement dans le coeur de Maud pour la trop belle Francine, qui plaît à tous les garçons, et surtout à celui dont elle est éprise. Dès lors, elle n'aura de cesse de nuire à sa rivale, s'appuyant sur des racontars. Les souvenirs de l'occupation sont encore bien présents. Le passé finira-t-il par dévoiler son double visage ? Dans cette petite ville typique du début des années 60, l'amour sera-t-il plus fort que le « qu'en dira-t-on » ?

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