Mercure de France

  • Ce volume contient :
    L'Inquiétude de Shakespeare
    Brutus ou le rendez-vous à Philippes
    Readiness, Ripeness : Hamlet, Lear
    "Art et Nature" : l'arrière-plan du Conte d'hiver
    Une journée dans la vie de Prospéro
    Shakespeare et le poète français
    Transposer ou traduire Hamlet
    Comment traduire Shakespeare ?
    Traduire en vers ou en prose
    Traduire les sonnets de Shakespeare
    La Poétique de Yeats

  • Ce volume contient :

    Étienne Durand
    Remarque sur le portrait
    Andrea Mantegna
    De Véronèse à Goya
    "Une Cérès à la nuit, d'Adam Elsheimer"
    Un débat de 1630 : la Peste d'Asdod et l'Enlèvement des Sabines
    Les Bergers d'Arcadie
    Tiepolo à la fin du monde
    Mozart en son point du monde
    Le Désert de Retz et l'expérience du lieu
    La couleur sous le manteau d'encre
    Edward Hopper : la photosynthèse de l'Être
    Georges de Chirico
    Henri Cartier-Bresson
    Le désir de Giacometti
    Giacometti : le problème des deux époques
    Annexe : Les Stances à l'Inconstance d'Étienne Durand

  • Pour comprendre, pour lire Sacher-Masoch, il faut d'abord se débarrasser de l'équivoque du masochisme et des interprétations cliniques ou philosophiques qu'on en a données. Reste alors une parole, dont l'être n'est pas affirmation, nomination claire et consciente de soi, mais balbutiement. La recherche de l'être de Masoch devient alors une sorte d'enquête étymologique, qui recourt aussi bien à l'étude des racines grecques et latines qu'à des sortes de parenthèses - sur Heidegger ou le Roman de Renart - permettant d'approcher, comme des ruses de guerre de l'esprit, l'énigme masochienne. Ainsi Pascal Quignard développe-t-il un discours qui n'est ni psychanalytique ni structuraliste, ni historique ni marxiste, mais dévoilement d'une lecture indépendante, elle-même insérée dans le vaste discours des oeuvres littéraires, toujours contemporaines les unes des autres, toujours perdues les unes dans les autres, toujours en train de se lire.

  • Ce volume rassemble la plupart des écrits publiés par Yves Bonnefoy de sa venue à Paris, vers 1945, à 1951, quand déjà il s'éloignait du groupe surréaliste, à proximité duquel il avait vécu un moment.
    On y trouvera des essais et des poèmes parus alors en revue et parfois réimprimés depuis de façon confidentielle , et aussi le Traité du pianiste, un récit qui avait fait l'objet d'un petit volume en 1946, mais que son auteur n'avait jamais repris en langue française - il y eut une édition anglaise et une italienne - du fait de l'étonnement, plutôt réprobateur, qu'il en éprouvait.
    Ce retour sur le passé s'accompagne d'un long essai autobiographique, dans lequel Yves Bonnefoy s'interroge sur ces écrits d'autrefois, croit en comprendre le sens, formule en tout cas des hypothèses et assiste à la remontée de souvenirs qui lui expliquent beaucoup de ses préoccupations de l'époque et même une part de son travail ultérieur.

  • Ce volume contient : L'Égypte ; Les fruits ; Les feux ; Une coupole ; Rome, les flèches ; Convenerunt in unum ; La huppe ; Les dieux ; Les découvertes de Prague ; Nouvelle suite de découvertes ; Rue traversière ; Rentrer, le soir ; Seconde rue Traversière ; Le fou rire ; Du signifiant.

  • Quelques-uns des textes qui paraissent dans ce volume avaient déjà été publiés en 1981, aux éditions de la Baconnière. À ces premiers beaucoup d'autres sont ajoutés aujourd'hui, qui pourront ne pas sembler trop bien justifier ce titre : Entretiens. Mais c'est qu'ils ont été des réponses à des enquêtes, des contributions à des colloques, des interventions en des occasions de réflexion en commun. Et, surtout, les rassembler sous ce mot, c'est dire que je ne sais pas écrire si par l'esprit je ne m'entretiens pas avec tel ou tel interlocuteur, que j'ai écouté et voudrais convaincre.

  • Quel est donc notre propos - si toutefois nous en avons un ? Mettons que nous ayons écrit une fausse étude. Parce que nous lisons Nietzsche dans le texte, que nous l'entendons parler, peut-être le ferions-nous parler pour "nous-même" et nous mettrions à contribution le chuchotement, le souffle, les éclats de colère et de rire de cette prose la plus insinuante qui se soit encore formée dans la langue allemande - la plus irritante aussi? Pour qui sait l'écouter, la parole de Nietzsche acquiert une vertu d'autant plus percutante que l'histoire contemporaine, que les événements, que l'univers commencent à répondre de façon plus ou moins divagante aux questions que Nietzsche a posées, voici quelque quatre-vingts ans. La façon dont Nietzsche interrogeait le proche ou lointain avenir qui maintenant est devenu notre actualité quotidienne - qu'il prévoyait convulsive, jusqu'à caricaturer sa pensée dans nos convulsions mêmes - l'interrogation de Nietzsche, nous essayerons de comprendre en quel sens elle décrit ce que nous vivons maintenant."
    Pierre Klossowski.

  • La pratique et l'enseignement de la neurologie et de la neuro-chirurgie, durant plus de quarante ans, ont convaincu Raymond Houdart de l'existence d'un "plan d'édification", susceptible de mieux comprendre l'organisation générale du système nerveux de l'homme. Le but de cet ouvrage est d'exposer, le plus clairement possible, cette organisation du système nerveux, comment elle apparaît dans ses principales activités, et aussi de décrire ce que l'on sait ou ce que l'on peut imaginer de son extraordinaire fonctionnement. Cette description intéresse en particulier celles des activités dont parlent rarement les traités de neurologie et de physiologie traditionnels, comme la conscience, l'affectivité, la mémoire, la pensée... Analysées le plus souvent par les sciences humaines. Écrit d'une manière simple mais rigoureuse, ce travail s'adresse à tous ceux qui sont intrigués, inquiétés ou émerveillés par ce prodigieux appareil qu'est le système nerveux, "honneur de l'homme".

  • La pratique et l'enseignement de la neurologie et de la neuro-chirurgie, durant plus de quarante ans, ont convaincu Raymond Houdart de l'existence d'un "plan d'édification", susceptible de mieux comprendre l'organisation générale du système nerveux de l'homme. Le but de cet ouvrage est d'exposer, le plus clairement possible, cette organisation du système nerveux, comment elle apparaît dans ses principales activités, et aussi de décrire ce que l'on sait ou ce que l'on peut imaginer de son extraordinaire fonctionnement. Cette description intéresse en particulier celles des activités dont parlent rarement les traités de neurologie et de physiologie traditionnels, comme la conscience, l'affectivité, la mémoire, la pensée... Analysées le plus souvent par les sciences humaines. Écrit d'une manière simple mais rigoureuse, ce travail s'adresse à tous ceux qui sont intrigués, inquiétés ou émerveillés par ce prodigieux appareil qu'est le système nerveux, "honneur de l'homme".

  • La Vérité de parole est le troisième volume de L'Improbable, recueil d'essais sur la poétique dont les deux premières parties sont L'Improbable (suivi d'Un rêve fait à Mantoue) et Le Nuage rouge.

    TABLE :
    I - Marceline Desbordes-Valmore ; La poétique de Nerval ; Madame Rimbaud ; II - Une écriture de notre temps ; III - Un poète « figuratif » ; Gaëtan Picon allait parler, ce soir-là ; Les mots, les noms, la terre ; Jorge Luis Borges ; IV -Quelque chose comme une lettre ; Note bibliographique

  • "On retrouve dans ce tableau [de Mondrian] qu'on voit déjà si moderne quelques-unes des catégories les plus spécifiques autant que les plus anciennes de l'interrogation du divin - ainsi l'ambiguïté d'un espace assez peu marqué pour s'ouvrir comme la peinture romane au non-dimensionnel du symbole, assez perspectivé toutefois pour que nos aspects et nos gestes puissent y inscrire leur forme et avec elle leur espérance. Même les couleurs du Nuage rouge, bleu du manteau de la Vierge, émeraude de l'alchimie, rouge dont Delacroix ensanglantait l'Idéal, sonnent là une fois de plus dans l'histoire les trois notes fondamentales de notre condition qui veut forcer ses limites."

    TABLE :
    I - Baudelaire contre Rubens ; II - Giovanni Bellini ; Elsheimer et les siens ; À l'horizon de Morandi ; Quelques notes sur Mondrian ; Un ennemi des images ; Deux souvenirs de Georges Duthuit ; III - Les mots et la parole dans la Chanson de Roland ; La poétique de Mallarmé ; Rimbaud encore ; L'illumination et l'éloge ; Pierre Jean Jouve ; Sur la fonction du poème ; IV - Georges Henein ; Paul Celan ; Dans la couleur de Garache ; Peinture, poésie : vertige, paix ; La fleur double, la sente étroite : la nuée ; Terre seconde ; Note bibliographique.

  • Quelles vibrations dans ce trait qui se risque parfois dans des taches, sous des rehauts d'un peu de couleur : le dessin ! Ce dessin qui peut sembler moins, au premier regard de qui a aimé de grands retables, ou la matière transfigurée dans un Titien, un Vermeer, ou l'orage qui va gronder ou s'attarde chez Delacroix, mais qui parfois se révèle autant sinon même presque plus, dans le presque rien d'une ligne qui hésite, qui s'interrompt. Comme si l'aveu d'une insuffisance, pour autant qu'on la reconnaisse au comble d'une maîtrise, était la vérité devant laquelle toute autre se décolore, mais aussi un afflux, quelque chose comme une source.

  • Je dédie ce livre à l'improbable, c'est-à-dire à ce qui est. À un esprit de veille. Aux théologies négatives. À une poésie désirée, de pluies, d'attente et de vent.   À un grand réalisme, qui aggrave au lieu de résoudre, qui désigne l'obscur, qui tienne les clartés pour nuées toujours déchirables. Qui ait souci d'une haute et impraticable clarté.

  • "Ce recueil réunit trois poètes, pour qui mémoire et oubli sont l'expérience majeure. Mallarmé veut oublier, et pour ce faire accepte de renoncer à trouver du sens ou du prix aux émotions, aux désirs qui continuent de l'étreindre. Contre la rhétorique de ses sonnets Shakespeare a choisi le théâtre afin de mieux pénétrer la volonté d'être qu'il voit émouvoir Desdémone ou animer Cléopâtre, mais aussi la méconnaissance qui précipite Macbeth ou Othello, et même Hamlet, au désastre. Baudelaire, lui, veut passionnément oublier et passionnément se souvenir, en cela il reste au sein de la condition commune, et fait de la vérité sa reconquête de chaque jour. Ce qu'il faut, maintenant que rien ne doit plus dominer d'une transcendance illusoire l'une ou l'autre des deux versants de l'horizon du langage."

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