Nouveau Monde Editions

  • D'anciens agents de terrain et responsables des services secrets (DST, RG, DGSE, etc.) sortent de l'ombre pour raconter les réalités de l'espionnage et du contre-espionnage à la française, avec en contrepoint des archives inédites permettant d'accéder au coeur du système.
    Pour la première fois sont ici ouvertes les archives Foccart, donnant à lire la correspondance du « Monsieur Afrique » de l'Élysée avec ses agents sur le terrain, ainsi que les rapports de ces derniers sur leur action auprès des chefs d'État africains. Au-delà du « pré carré » des anciennes colonies, des anciens du SDECE et de la DGSE racontent l'action méconnue des services en Afrique anglophone.
    L'ouvrage conduit le lecteur dans les coulisses de la guerre froide : avec un officier en poste à Moscou chargé de collecter du renseignement sous étroite surveillance et avec les patrons de la DST qui doivent traquer et démanteler les réseaux soviétiques. On découvre aussi l'affaire Farewell telle qu'elle a été traitée par le contre-espionnage français.
    Enfin, après la chute du communisme, on suit les actions du terrorisme international dans l'Hexagone : les anciens patrons des RG et de la DST dévoilent dans ces pages comment plusieurs attentats ont pu être évités.
    Sur le front extérieur, des épisodes rocambolesques sont révélés, comme le soutien financier et militaire du colonel Kadhafi aux indépendantistes kanaks... Et d'anciens responsables de la DGSE reviennent sur leurs opérations clandestines, certaines connues (comme l'échec du Rainbow Warrior commenté ici par l'amiral Lacoste), et bien d'autres réussies mais demeurées secrètes, notamment en matière de diplomatie parallèle et peu conventionnelle...
    Une contribution majeure à l'histoire récente des services français, par ceux-là mêmes qui l'ont vécue.

  • Dans l'ombre de Staline, Beria fut pendant quinze ans le chef de la police secrète soviétique et d'un réseau d'espionnage à l'échelle mondiale. Commandant en chef du NKVD, censeur de la presse et de la culture, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps, maréchal de l'URSS, vice-président du conseil des ministres, Beria fut le véritable numéro 2 du régime, redouté même par ses pairs. Originaire de Géorgie, il intègre au début des années 1920 la Tcheka, première police politique d'Union soviétique. En 1926, il dirige la répression du mouvement nationaliste géorgien, s'attirant ses premières distinctions. Dans les années 1930, il prend le contrôle du Parti communiste géorgien. C'est déjà l'homme de confiance de Staline et l'organisateur des purges d'avant-guerre. A partir de 1938, il prend la direction du NKVD, la police politique préfigurant le KGB, et il y fait régner la terreur. Il est responsable des arrestations et de l'élimination des opposants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Beria est l'instigateur des massacres de Katyn, et de déportations massives. Grâce aux renseignements glanés par ses services en Occident à partir de 1942, il initie le programme nucléaire soviétique. Haï par ses collègues, Beria est arrêté peu après la mort de Staline. Accusé de complot et d'espionnage, il est exécuté dans des circonstances troubles.Historien américain d'origine polonaise et spécialiste du système soviétique, Thaddeus Wittlin est le premier biographe du sulfureux Beria. Son ouvre est le résultat de plus de six années de recherche de part et d'autre du rideau de fer.

  • En 1942, la 6e armée allemande atteint les faubourgs de Stalingrad où commence une bataille de cinq mois, parmi les plus dures de l'Histoire. L'armée Rouge oppose une résistance tenace aux troupes du Führer, au prix de souffrances extrêmes de part et d'autre. Tout bascule lorsque le maréchal Paulus, face à l'inéluctabilité de la défaite, décide de cesser le combat. Ce revers est un véritable tournant psychologique et militaire, largement exploité par la propagande soviétique. Le IIIe Reich perd sa meilleure armée et doit renoncer à tous ses objectifs stratégiques dans le Caucase. Moins de 10 000 soldats allemands reverront leur pays. Associé pour toujours à ce désastre, et seul maréchal allemand à avoir été capturé par l'ennemi, Friedrich Paulus est une personnalité controversée. Retrouvés et publiés après sa mort, ses carnets constituent une source inégalable sur la conduite de la guerre et sur son action personnelle face aux ordres de Hitler. Ils offrent un point de vue unique sur l'invasion de l'URSS et la terrible bataille de Stalingrad : le regard lucide et factuel d'un des généraux allemands les plus méconnus, reflet exact de sa pensée stratégique et de ses décisions tactiques lors de cet épisode majeur de la Seconde Guerre mondiale.Journaliste et historien, Boris Laurent est spécialiste du conflit germano-soviétique et des relations internationales durant l'entre-deux-guerres et la Seconde guerre mondiale. Il est également membre de la Commission française d'histoire militaire.

  • Rétif de la Bretonne (1734-1806) fut un écrivain libertin très prolifique. En effet, ayant passé une grande partie en prison pour libertinage, il eut tout le loisir d'écrire. Les nouvelles proposées ici sont extraites des Contemporaines, un ouvrage qui ne compte pas moins de quarante volumes ! Contemporain et adversaire du Marquis de Sade qu'il accusait d'identifier abusivement libertinage et souffrance, Rétif de la Bretonne, fait du jeu libertin, un art français du joyeux, du léger, du frivole et de l'inutile, où il n'est point question de victime et de bourreau. Philosophe moraliste d'origine modeste, il fut un témoin des moeurs parisiennes et plus particulièrement des prostituées. Les pulsions ou les passions pour les femmes le conduisirent dans les faubourgs et les tréfonds des nuits parisiennes, sous couvert d'observations anthropologiques. Ce recueil est une sélection des meilleures d'entre elles. Subtiles sur le plan littéraire, elles nous montrent qu'au royaume du libertinage, la ruse est un moyen pour les femmes de conserver leur indépendance ou leur liberté, et qu'elle s'accompagne le plus souvent d'une pensée joyeuse et du consentement du partenaire qui se laisse volontiers séduire.

  • Près d'un demi-siècle a passé depuis l'assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963. Pourtant, tout n'a pas été dit sur le meurtre du 35e président des États-Unis. Il y a toujours des informations complémentaires, de vraies et de fausses révélations, des déclarations d'officiels américains, des aveux de témoins ou d'acteurs du drame qui deviennent bavards au soir de leur vie.
    Des organes officiels et des officines obscures, parfois aidés par la presse, ont longtemps soutenu une version très contestable des faits, refusant que les enquêtes soient rouvertes, persécutant ceux qui n'étaient pas de leur avis et traitant avec mépris le travail du House Select Committee on Assassinations (HSCA), qui a conclu en 1979 que le président avait été victime d'une conspiration.
    Le film d'Oliver Stone a relancé le débat et attisé la curiosité du public. Beaucoup se demandent si les faits relatés dans cette production hollywoodienne sont authentiques. Ce livre a donc pour objectif de répondre à de nombreuses questions : combien y a-t-il eu de balles tirées pour combien de tueurs ? Oswald était-il un bouc émissaire et pourquoi l'a-t-on fait taire ? Qui avait un intérêt à voir mourir Kennedy ? Faut-il y voir l'action de la mafia ou des services secrets ? Sa mort a-t-elle eu un impact sur la politique américaine ?

empty