Généralités sur l'art

  • Ce volume réunit douze études de cas : des vies d'architectes européens, écrites par des historiens de l'art et de l'architecture allemands, espagnols, français, italiens, russes, suédois. Il s'agit d'architectes qui, nés et éduqués dans une culture, héritiers d'une ou plusieurs traditions nationales, ont travaillé à l'étranger, au sein d'une autre culture, en y apportant des éléments nouveaux. Ou encore de ceux qui vécurent leurs années de voyage comme une véritable expatriation. Ces architectes transfuges, cosmopolites, créateurs de confusions stylistiques qui posent tant de problèmes aux historiens de l'art et rompent les schémas des écoles nationales, furent en grande partie responsables de la création de l'Europe architecturale, architecturée et architecturante bien au-delà de ses propres limites. L'existence de cette « Europe architecturale » est l'hypothèse générale proposée ici. L'européanité de ces architectes italo-français ou italo-russe, franco-suédois ou hispano-mexicain, fut tantôt délibérée, exigée par le commanditaire ou la communauté d'accueil, tantôt une conséquence de leur vie comme ensemble de circonstances. Telle une réaction au besoin d'adaptation, cette dernière, complète ou partielle, a souvent donné lieu à une création inédite. Comment étudier, comprendre, décrire, classer leurs oeuvres ? Pourrions-nous, en nous fondant sur ces cas, ébaucher une nouvelle histoire de l'architecture européenne ?

  • Les traités de manières et les traités artistiques, de même que le discours amoureux dans le domaine littéraire, se sont donnés la tâche de définir, voire de codifier, la gestuelle amoureuse et établissent notamment des relations entre le domaine artistique, littéraire et la vie sociale. Par rapport au « geste écrit », le « geste en image » se manifeste sous une forme plus ambiguë et laisse transparaître, souvent, des rapports de réciprocité, de domination, d'assujettissement ou d'inversion des rôles d'autant plus lorsqu'il traduit le sentiment amoureux.
    Cet ouvrage rassemble des communications, interventions et réflexions menées à l'occasion d'un colloque consacré à L'invention du Geste Amoureux à la Renaissance ainsi que d'une série de workshops portant sur le même thème pour différentes périodes chronologiques. Quels que soient la période traitée et le support de la représentation, la gestuelle est entendue, au sens large, à la fois en tant que gestes et attitudes corporelles. Il ne s'agit pas simplement d'un geste intentionné mais également d'une posture du corps, celle-ci intervenant soit de façon suffisamment régulière pour être identifiée à un « topos », soit au contraire de manière si exceptionnelle qu'elle mérite qu'on s'y attarde. Les analyses exemplaires réunies dans ce livre abordent, enfin, les questions de la migration de gestes entre le champ du rituel et celui de l'art, entre le registre du sacré et celui du profane ainsi que les transferts trans-chronologique ou trans-géographique. Elles proposent une étude des postures, attitudes, gestes et expressions qui « disent » l'amour dans les arts visuels.

  • PART[h]Enope constitue la synthèse du projet mené par le Pôle Méditerranée de l'Université Paris 8 autour des « Capitales méditerranéennes de la culture ». Naples en est la première étape. Ce travail de recherche s'est agencé sur deux ans. Un colloque international a permis d'en présenter les résultats en novembre 2012. Une journée d'étude de réflexion avait servi d'étape intermédiaire en novembre 2011. Ce volume recueille toutes ces conclusions sous la forme de vingt-six études regroupées en quatre sections : « Naples capitale artistique, capitale musicale », « Naples, ou de l'usage des arts à des fins politiques », « Naples objet littéraire », « Le mythe de Naples ». En français et en italien, ces essais se penchent sur des questions ayant trait à la relation de la ville aux arts (peinture, sculpture, musique, opéra, théâtre, littérature, photographie, cinéma), ainsi qu'à leurs implications avec la pensée politique. PART[h]Enope è la sintesi del progetto «Capitales méditerranéennes de la culture» del Pôle Méditerranée dell'Université Paris 8. Napoli ne costituisce la prima tappa. Il lavoro di ricerca si è svolto su due anni. Un convegno internazionale ha permesso di presentarne i risultati nel novembre 2012. Una giornata di studio intermedia si era tenuta nel novembre 2011. Il volume raccoglie tutte le conclusioni in ventisei articoli ripartiti in quattro sezioni: «Napoli capitale artistica, capitale musicale», «Napoli, o dell'uso delle arti a scopo politico», «Napoli oggetto letterario», «Il mito di Napoli». In italiano e in francese, i saggi affrontano questioni inerenti alla relazione della città con le arti (pittura, scultura, musica, operistica, teatro, letteratura, fotografia, cinema) e alle implicazioni con il pensiero politico.

  • Les années 1960 et 1970 ont vu se développer un art de la contemporanéité faisant interagir l'oeuvre d'imagination et l'intelligibilité de la société, souvent dans des actions collectives et interdisciplinaires. Ainsi les mouvements de contestation en faveur d'un nouvel équilibre mondial et sociétal apparaissent-ils comme le pendant politique de l'éclatement des catégories et des pratiques artistiques, et inversement. Ils inscrivent la perception de ces années-là comme celles d'une marche commune de l'avant-garde artistique et de l'avant-garde politique, c'est-à-dire des nouvelles manières d'intervenir dans le champ artistique et de celles qui, dans le champ du pouvoir, s'inscrivent en dehors des voies de la politique classique. Avec pour objet des oeuvres issues des avant-gardes artistiques des années 1960 et 1970, les études de cas interdisciplinaires qui composent cet ouvrage reviennent sur ce parallèle afin de le questionner et d'examiner en détail les multiples interpénétrations qui se sont nouées entre art et politique à ce moment historique marqué par de profondes transformations socio-culturelles.

  • Le voyage est très souvent l'occasion d'un passage à l'écriture pour le peintre, qui tient un journal, rédige des lettres, envoie des correspondances à un périodique ou jette sur le papier des notes accompagnées de croquis. Comme si le déplacement, le décentrement, la confrontation avec l'Autre engageait l'artiste à explorer d'autres ressources expressives pour dire l'expérience de l'inconnu. Quitter son lieu d'origine, abandonner temporairement son identité sociale, laisser derrière soi ses certitudes et ses routines pour se confronter à l'ailleurs génère un dépaysement qui invite à une réflexion sur soi et sur sa pratique. Itinéraires, destinations, choses vues, sensations inédites : lire des récits de voyage, c'est se préparer à des surprises. L'avantage que nous avons, lecteurs actuels des écrits des artistes du passé en voyage, c'est de connaître ces moments privilégiés à travers leur écriture. Double profit : découvrir des lieux, des instants, des dizaines de petites et grandes choses de « l'ailleurs », et découvrir l'écriture qui les a transmis. Les surprises viennent non seulement des premiers, racontés, décrits, évoqués, mais aussi de ces écrits, généralement peu banals. Le présent ouvrage revient sur quelques peintres-écrivains marquants des deux siècles passés, mais aussi sur leurs « héritiers » - des auteurs de bande dessinée - pour porter des éclairages nouveaux sur leurs « écrits viatiques », mais il propose en plus de nouveaux et nombreux documents, et oriente vers d'autres encore inédits, en particulier dans les domaines francophones, belge et français.

  • Les éditions illustrées du Roland furieux ont contribué de façon décisive à faire du poème de l'Arioste un des « grands codes » de l'imaginaire européen du XVIe au XIXe siècle. Parmi elles, celle qu'imprima en 1584 à Venise Francesco De Franceschi marque un tournant dans l'iconographie de l'Orlando furioso parce qu'il s'agit de la première édition ornée de planches gravées sur cuivre, et non plus sur bois, et parce que son influence se fit sentir bien au-delà du VIXe siècle, et bien au-delà de l'Italie, sur toute l'illustration de la poésie épique. Les meilleurs spécialistes internationaux de l'Arioste illustré se sont rassemblés en 2011 à l'université de Caen-Basse Normandie pour mettre pour la première fois en pleine lumière l'édition De Franceschi et mieux en comprendre l'importance dans la longue histoire des éditions illustrées du Roland furieux, des premiers graveurs vénitiens jusqu'à Gustave Doré. Le volume issu de leurs travaux constitue une véritable somme, organiquement conçue, qui passionnera tous ceux qui s'intéressent à l'espace visuel du livre illustré.

empty