PUG

  • Notre monde est envahi de théories du complot. Comment les sciences permettent-elles de s'y retrouver entre vrai et faux complots, rationalité et irrationalité?
    De nos jours, chaque événement majeur (attentat terroriste, pandémie, mort de célébrité, etc.) donne lieu à des théories alternatives à la version officielle, les théories du complot, qui se diffusent à la vitesse instantanée d'Internet. À la lumière de nombreuses études scientifiques, ce livre explore les raisons qui font que tous, nous pouvons être attirés par ce genre de récit, et pourquoi certains y croient plus que d'autres. L'auteur analyse les conséquences de ce phénomène, puis propose des pistes pour lutter contre la prolifération des théories complotistes.

  • « Oh, David, tu fais un boulot cool... tu te balades... tu glandes... Tu fais ta ronde ? T'es au boulot, là ? » Éducateur de rue : voilà un métier mal connu, souvent mal jugé, et pourtant indispensable. À travers de nombreux entretiens, l'auteure effectue une analyse fine de ce métier atypique, spécialisé dans la prévention de la délinquance, mettant des mots sur ce qu'ils font, extrayant les compétences de leur pratique et tordant le cou aux idées reçues sur cette profession : loin des clichés classiques avec jugements à l'emporte-pièce, tout ici est décortiqué, déconstruit avec approfondissement. À partir des situations exposées et des témoignages retranscrits, l'auteur pose un regard psychosocial sur les phénomènes vécus dans la rue afin de mieux appréhender ce qui s'y joue. Cet ouvrage est avant tout une réflexion sur la méthodologie du travail de l'éducateur dans la rue et porte sur les savoir-faire, compétences et stratégies utilisés par ces professionnels de prévention spécialisée.

  • Pourquoi la recherche est-elle un enjeu dans la l'autonomie de l'université? Après trente ans de combat pour construire un couple université recherche fort, Jean-Marc Monteil prend la plume pour défendre sa vision. Éloignée des universités étrangères et notamment des universités allemandes qui font une place centrale à la recherche scientifique,l'Université française a éprouvé longtemps de grandes difficultés à construire une indépendance stratégique, alors même que son désir d'autonomie ne date pas d'hier. Dans ses rapports directs ou indirects avec la recherche, avec ses partenaires et avec les territoires, des grandes écoles aux organismes de recherche, la voie de l'université est demeurée étroite. Dans cet ouvrage, l'auteur, témoin engagé au long cours, décrit la marche de l'université dans la quête de son autonomie. Par de courtes incursions derrière le décor des trente dernières années et, en notant les défis scientifiques, économiques et sociaux de nos sociétés, ils'attache, en lui donnant toute sa place, à souligner la liberté et la responsabilité de l'Université pour les relever.

  • Pourquoi la plupart des patients pris en charge dans des dispositifs de soin par la parole (DSP, dont font partie les psychothérapies modernes) guérissent-ils de leurs maux alors que ces modèles thérapeutiques proposent des types de réponses qui semblent très éloignées les unes des autres ?
    Dans quelle mesure la psychothérapie est-elle un moyen « rationnel » d'aider à guérir ? Quel est le pouvoir de la parole dans le processus de guérison ? Depuis Freud et Lacan, de nombreux avis contradictoires se sont échangés sur le sujet, et nul ne sait aujourd'hui trancher concrètement sur cette question. Ce livre apporte sa contribution au débat.
    Illustré de nombreux exemples concrets, cet ouvrage intéressera aussi bien les professionnels que le grand public concerné par la question.

    La collection Points de vue et débats scientifiques, créée et dirigée par Pascal Pansu et Alain Somat, traite de thèmes qui, au sein de la communauté scientifique, font débat et sont sources de polémique.
    Sans recourir à des jugements de valeur, les ouvrages de la collection, rédigés par des chercheurs, s'ancrent dans une position critique et alimentent la controverse.

  • Très peu de gens connaissent la différence entre kinésithérapeute, ostéopathe, kinésiologue, chiropracteur et rebouteux. Et vous ? À qui allez-vous confier votre corps ? L'offre est immense : d'un côté, le monde du bien-être, où se mêlent massages et coaching thérapeutique ; de l'autre, des techniques manuelles douteuses, parfois dangereuses, toujours séduisantes. Au milieu, si le patient est perplexe, le kinésithérapeute l'est aussi. Secoué par les modes, submergé par le marketing et tiraillé par des enjeux commerciaux, il assiste au boom des thérapies alternatives et subit le refus croissant des parcours classiques de soin. Parviendra-t-il à faire de son domaine une vraie discipline, aux outils fiables, à l'éthique solide ? Ce livre posera des questions à tous les professionnels de santé, mais il s'adresse d'abord aux patients confiant leurs ossements à des mains pétrisseuses, et surtout aux étudiants kinésithérapeutes qui rêvent de forger une réelle épistémologie de leur profession. Il fournit une panoplie d'outils méthodologiques pour identifier les pièges rhétoriques, de raisonnements et d'interprétation, afin de distinguer science et pseudoscience, soin et pseudo-soin, loin du prêt-à-penser

  • Jamais notre santé mentale n'a été l'objet d'autant d'attention par les pouvoirs publics. Qu'il s'agisse de nous éviter d'être déprimés, anxieux, en burn-out, agressifs envers nous-mêmes ou autrui, de trop manger, trop boire, trop fumer, etc., le dispositif de santé publique multiplie les programmes de prise en charge de notre mal-être.
    Mais cela ne suffit plus : mieux vaut prévenir que guérir, dit-on, et il s'agit désormais d'intervenir très en amont des problèmes que l'on imagine devoir survenir. Dès notre naissance, et même avant, par exemple en formant les futurs parents à des méthodes d'éducation permettant d'obtenir des enfants garantis sans troubles mentaux ni comportementaux...
    Les intentions sont bonnes. C'est évidemment pour notre bien et pour celui des autres que l'on se préoccupe de nous apprendre les bons comportements. Mais le bien qui est ainsi visé s'articule à une définition de la bonne vie, du bon humain, sur laquelle il est impératif de porter un regard critique, comme sur les moyens utilisés pour y parvenir, tant ce dispositif est susceptible d'avoir des conséquences majeures sur nos vies.
    C'est l'objectif que se donne cet ouvrage, qui jette le pavé d'une analyse critique, statistiquement, sociologiquement et épistémologiquement informée, dans la mare des bonnes intentions santémentalistes.

  • Astrologie, croyance à la réincarnation, à la télépathie, ou au pouvoir de guérison... le paranormal et les pseudosciences sont présents dans toutes les sphères de notre société. Serge Larivée propose avec cet ouvrage un essai critique sur l'emprise de ces croyances.
    Il cherche ainsi à comprendre l'attirance que l'on peut ressentir pour le paranormal et les pseudosciences. Ce faisant, il montre en quoi le climat socioculturel et l'éducation contribuent à leur promotion. Enfin, il présente, afin de les dénoncer, une trentaine de procédés utilisés par les promoteurs des pseudosciences pour justifier leur approche.

  • Peut-on vraiment observer la pensée dans le cerveau à l'aide des nouvelles techniques d'imagerie cérébrale ?
    Chaque jour, cinq articles utilisant l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) sont publiés dans les revues scientifiques internationales. De la justice à l'économie, la neuro-imagerie investit de nouveaux territoires et l'impact médiatique de ces recherches est considérable.
    À l'heure où certains proposent d'entraîner une région spécifique du cerveau ou développent des techniques marketing qui ciblent une région cérébrale, ce livre revient sur les problèmes fondamentaux qui se posent lorsqu'on aborde l'esprit-cerveau à travers le prisme de l'imagerie cérébrale.
    Premier ouvrage traitant de la neuro-imagerie et de ses relations avec la psychologie à travers une approche critique, ce livre a pour objectif de montrer les limites et les potentialités de ces nouveaux outils d'exploration. En s'appuyant à la fois sur les connaissances psychologiques et neuroscientifiques, il revient sur les méthodes, les interprétations et les interrogations posées par les progrès récents de l'imagerie cérébrale.
    Révolution dans notre connaissance de la cognition ou effet de mode technologique ? Voilà en tout cas de quoi ouvrir le débat.

  • Comme tous les travailleurs, les chercheurs ne peuvent échapper à l'évaluation. Celle-ci ne peut être conduite par eux-mêmes.
    De nombreuses questions se posent : qui doit les évaluer ? À quel rythme ? Et surtout, sur quelles bases ? Sur leur réputation, leurs interventions, leur implication dans la discipline, leur présence dans la littérature scientifique ? Mais alors quelle littérature ? Comment apprécier cette présence ? Par le nombre de textes publiés ? La diversité des revues ? Par l'écho qu'ont les textes dans la littérature ?
    La bibliométrie tend aujourd'hui à saturer l'évaluation. Elle est une réponse à quelques-unes de ces questions. Elle propose une forme d'évaluation comptable qu'on voudrait objective mais qui comporte de nombreuses limites et ambiguïtés.
    /> Ce livre présente quelques outils bibliométriques comme les fameux « facteur d'impact » et « h-index » et, à travers une analyse des pratiques mises en oeuvre, montre que l'objectivité n'est pas au rendez-vous et que la littérature sollicitée n'est pas vraiment internationale. Il décrit comment la bibliométrie peut devenir un outil de globalisation scientifique et culturelle.

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