PUG

  • Un manuscrit inédit, oublié depuis 75 ans révèle la vision pétainiste d'une femme sur la guerre.
    Cet ouvrage est le journal intime de Monique Guyot (1906-2001). Ce document inédit nous livre les réflexions et les jugements d'une femme âgée de 38 ans en 1944. Dans sept petits cahiers d'écolier,elle décrit les années difficiles de l'Occupation à la Libération de la France dans le Vercors et la région de Grenoble. Profondément bouleversée par une Résistance qui l'inquiète et des Allemands qu'elle rejette, son journal devient un moyen pour exprimer ses peurs et ses espoirs. Monique Guyot écrit pour comprendre un monde qui lui échappe,crier ses frustrations, compenser l'impossible dialogue avec son frère résistant. Son journal, imprégné des idées pétainistes,est un autre regard sur l'Histoire. Philippe Laborie raconte l'histoire de ce manuscrit qu'il présente, met en lumière, éclaire avec d'autres éléments, compare à ce qu'ont écrit ses contemporains,et ce faisant,il fait oeuvre d'historien.

  • Les Francs-tireurs et partisans (FTP), français ou étrangers, ont largement contribué à la Libération, notamment dans l'Isère et ses départements voisins.
    Loin de l'image des maquis combattant dans les montagnes, les FTP avaient fait de la ville leur principal terrain d'action. Sabotages, édition de journaux clandestins, lutte armée, autant d'opérations menées tout au long de la guerre par ce mouvement d'origine communiste, qui accueillera aussi au fil des années des résistants de tout bord. En Isère, en Savoie ou dans les Hautes-Alpes, Antoine Polotti, Marco Lipszyc et beaucoup d'autres se sont battus pour rendre sa liberté à la France.

    Cet ouvrage, qui réunit les écrits d'historiens, revient sur l'existence des FTP depuis les prémisses de leur mise en place jusqu'à l'après-guerre. Naviguant entre plusieurs territoires, il donne une vue d'ensemble à la fois démythifiée et incarnée de cette branche de la Résistance. L'histoire des FTP, de par sa singularité et les personnes qui l'ont façonnée, mérite bien toute l'attention des amateurs et des passionnés.

    Ouvrage dirigé par Olivier Cogne et Gil Emprin, avec les contributions de :
    Michel Aguettaz, Xavier Aumage, Claude Collin, Simone Devouassoux, Jean-Marie Guillon, Guy Krivopissko, Marc Mauberret, Jean-Pierre Pellegrin, Olivier Vallade.

  • Quand on parle de Résistance dans les Alpes, c'est toujours le Vercors qui vient à l'esprit. Pourtant, non loin de là, la Chartreuse a constitué, entre 1940 et 1944, une base importante de Résistance. Au centre de ce maquis, la ville de Voiron, siège local de la Milice, a été autant une ville de résistants que de miliciens. Et à quelques kilomètres, les villes de Voreppe, Rives et Saint-Laurent-du-Pont ont été de grands foyers de Résistance. Des haberts du plateau de la Chartreuse aux voies de communication dans la vallée, entre caches d'armes, opérations de sabotage et de ravitaillement, le massif a été le théâtre des allées et venues des groupes de résistants, groupes autonomes, groupes francs ou francs-tireurs et partisans.
    Pour la première fois, un livre permet de dessiner les contours de cette période trouble, et de lever le voile sur un maquis dont les actions restent encore méconnues.
    L'auteur s'appuie sur la consultation de nombreux documents d'archives, mais surtout sur les témoignages oraux de ceux qui ont participé à l'histoire de ce maquis, recueillis il y a plus de trente ans, et restés inédits. Un livre qui fera date dans l'histoire locale, et dans l'histoire de la Résistance.

  • Cet ouvrage a deux facettes. Côté pile, c'est le récit d'un maquisard qui, au sortir de la guerre, en 1945, couche ses souvenirs sur le papier : c'est La vie inimitable, un témoignage passionnant, émouvant et drôle, aux qualités littéraires indéniables, qui raconte de l'intérieur la vie de ces maquisards de l'ombre, ces jeunes hommes engagés aux côtés de la Résistance dans les maquis du Trièves et du Vercors, en 1943 et 1944. Côté face, c'est l'histoire d'un manuscrit inédit, oublié pendant 70 ans, exhumé par la fille de l'auteur, archiviste et historienne, dont le travail de présentation et d'annotation du texte original en dégage toute la force historique.
    L'ouvrage d'Yves Pérotin a la puissance du vécu, l'intensité de la mémoire, la vivacité du souvenir encore chaud. Le travail d'Anne Pérotin-Dumon le resitue dans la trame de la grande histoire, tisse les passerelles avec les événements, retrouve la trace des compagnons, documente les photos.

  • Cet ouvrage est le témoignage de Jacques Maréchaux, membre de la Compagnie Stéphane, créée en 1943 par Étienne Poiteau dit « Le Capitaine Stéphane ». Pendant deux ans, la Compagnie Stéphane multiplie coups de main et embuscades en Oisans, Chartreuse, Belledonne et dans les Préalpes. Composée essentiellement de jeunes hommes réfractaires du Service du travail obligatoire, elle comptera jusqu'à 136 hommes, entraînés de manière intensive et très bien organisés.
    Compagnie Franche, c'est-dire composée de petits groupes francs agissant chacun de son côté pour mener le combat (techniques de Guérilla), elle mènera des opérations couronnées de succès avec très peu de pertes humaines, ce qui ne sera pas souvent le cas des autres groupes de résistants.

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